27 septembre 2013

Les Bateliers

LES BATELIERS

TITO HUMBERT


Vu la loi du 5 avril 1884 qui reconnaît l’autonomie communale et le règlement, par les délibérations du Conseil Municipal, des affaires de la commune, la municipalité considère qu’il importe de prendre des mesures relatives au maintien de la sûreté et de la tranquillité publiques, à Hendaye, le 14 novembre 1891.

« - Toute sollicitation importune pour … offres de passages sur la Bidassoa … sont interdits dans la cour de la gare et dans les rues de Hendaye,

- Les bateliers se tiendront au port d’embarquement pour le passage à Fontarabie et porteront, d’une manière apparente, soit au béret soit au bras, le numéro correspondant au bateau pour lequel ils sont patentés. »


Les problèmes subsistent toujours, il n’y a pas de consensus au niveau de la tarification des passages, notamment.

Le 5 septembre 1894, le maire Monsieur Vic, arrête :

« Considérant que pour éviter des réclamations souvent produites par les personnes qui se rendent en barque du port de Hendaye à la jetée de Fontarabie, il est de toute nécessité de fixer les voyageurs sur les prix habituels de passage que les bateliers peuvent exiger d’eux,

- Art.1 : Le prix d’une traversée de Hendaye à Fontarabie ou de Fontarabie à Hendaye ne pourra être moindre de 0,15 centime ni excéder 0,50 centime par personne,

- Art.2 : Le prix de parcours par eau de Hendaye à la plage (grève d’Ondaralxou) ne pourra être moindre de 0,10 centime ni excéder 0,30 centime par personne,

- Art.3 : Les contraventions aux dispositions du présent arrêté seront constatées par procès verbaux et poursuites, conformément à la loi. »

 

En novembre 1894, le Directeur des Douanes demande à Monsieur Vic de dresser une liste des embarcations françaises patentées ou francisées (par le paiement des droits) qui sera échangée entre les deux pays par les maires des communes respectives. Chaque mairie recevra, en échange, les noms des passeurs ou armateurs voisins. Ainsi, Fontarabie et Hendaye devront posséder la nomenclature de toute la flottille qui assure la navette entre les deux villes. Les bateliers, après avoir signalé les noms de l’embarcation et de son propriétaire, connaissent le numéro d’immatriculation de leur outil de travail.

Le Directeur des Douanes ne pouvait pas imaginer qu’un bateau présenterait, à tribord, une immatriculation espagnole et, à bâbord, une française !

En décembre 1908, le commandant de la canonnière « Le Javelot » constate, en particulier, que le samedi, les bateliers surchargent leur embarcation. Il prend, alors, la décision d’interdire de faire embarquer plus de 10 personnes, enfants compris (11 avec le batelier). En temps de crue, lorsque le courant devient plus fort, ce nombre sera réduit à 6. D’ailleurs, les patrons doivent obéissance aux gradés du stationnaire qui jugeront de devoir faire débarquer des passagers. Pareil arrêté est pris par le commandant du stationnaire espagnol, « Le Mac-Mahon ».

Au cours des délibérations du Conseil Municipal du 3 août 1912, il est encore question de l’action des bateliers français et espagnols qui troublent les rues de la cité hendayaise, par leurs sollicitations et leurs exigences envers les voyageurs. Une nouvelle réglementation est adoptée.

Il faut préciser que les bateliers ont souvent connu des injustices et exclusions qui les privaient de leur seul moyen d’existence, eux et leur famille.

Affaire de la batellerie de Hendaye

Au cours des années 1884-1885, l’épidémie de choléra fit huit cent mille victimes, en Espagne. En juin 1884, le gouvernement espagnol décida que les voyageurs allant de France en Espagne, par Hendaye, devaient subir une quarantaine dans des lazarets installés à Irun, Behobia et Fontarabie qui s’avérèrent insuffisants pour recevoir les voyageurs s’y présentant. Ces derniers devaient attendre à Hendaye que le gouvernement espagnol voulut bien les recevoir. Dès que les lazarets furent prêts, le Vice-consul d’Espagne ordonna que le transit soit assuré par la Bidassoa et non par la voie ferrée. Pendant les deux ou trois premiers jours, le service fut fait indistinctement par tous les bateliers du port de Hendaye, patentés ou non, inscrits ou non inscrits mais, cela ne plaisait pas au Syndic des Gens de Mer de Hendaye, propriétaire de l’un des bateaux servant au transport des voyageurs. Ce personnage, le Vice-consul espagnol et le Commissaire de Surveillance Administrative de la gare de Hendaye s’unirent pour évincer les bateliers français. Ils imaginèrent que les voyageurs s’embarqueraient hors du port hendayais ; ainsi, le Vice-consul était libre d’imposer aux voyageurs telles barques que bon lui semblait pour aborder sur la rive espagnole. Suite aux protestations faites par les bateliers et la municipalité, intervint le Commissaire de l’Inscription Maritime de Saint-Jean de Luz qui menaça les bateliers, exclus, de peines disciplinaires, telles que l’envoi à Rochefort ou tout autre port de l’Etat s’ils persistaient à dénoncer la décision du Vice-consul. Le Conseil Municipal espérait que « l’autorité compétente saurait faire sentir à ces fonctionnaires non patriotes, l’inconvénient qu’il y a à méconnaître les convenances et les devoirs que leur imposent leurs charges et leur qualité de Français ». Après l’application stricte des articles et traités spécifiques concernant la navigation sur la Bidassoa, aucune peine disciplinaire ne put être prononcée, les propriétaires des barques espagnoles renoncèrent au transport et, seules, les embarcations françaises patentées purent circuler, exception faite pour celle du Syndic des Gens de Mer, montée par un de ses domestiques.

Les derniers bateliers

Après la deuxième guerre mondiale, la vie économique tournait au ralenti, tant en France qu’en Espagne, après la guerre civile : des denrées manquaient de chaque côté de la Bidassoa. Des passeurs espagnols venaient jusqu’à Hendaye, le battela chargé de bouteilles de vin, principalement, qui étaient échangées contre des miches de pain, la plupart du temps.

Des élèves de Fontarabie suivaient une scolarité dans les écoles hendayaises. Par tous les temps, ils étaient transportés par les passeurs.

Au début des années 1960, le nombre des bateliers a considérablement diminué. Du côté français, Paolo Errazquin et Jean Suertegaray assuraient, encore, la liaison internationale. Les efforts physiques devaient être de plus en plus pesants chez ces deux Hendayais, atteints par la limite d’âge mais, quelles que soient les conditions météorologiques, ils continuaient, avenants, à exercer leur métier. Depuis Fontarabie, deux frères, Teodoro et Juanito Araneta, transportaient les passagers jusqu’à Hendaye. Quand les usagers du passage étaient nombreux, ils n’hésitaient pas à affréter une deuxième barque qu’ils accrochaient à la leur et on les voyait accoster, au débarcadère, avec deux embarcations remplies à ras bord. Souvent, en retournant à leur port d’attache, ils invitaient des jeunes du quartier du Port qu’ils ramenaient, ensuite, à Hendaye lors de la traversée suivante. Ces riverains peuvent témoigner du régime que les deux frères suivaient pour garder la forme, dans la journée : pain, pommes et clarete !

De nouveaux ponts, des services de bus, de tramways ont contribué à des déplacements plus rapides : le métier de rameur-passeur a disparu progressivement. Aujourd’hui, un service de bateaux à moteur continue de déposer les usagers se rendant de chaque côté de la Bidassoa. On n'entend plus le bruit des rames frottant contre les estropes et les tolets mais, en cinq minutes, on est rendu à destination. Les embarcadères ont été déplacés à Sokoburu et à l’ancienne criée de Fontarabie : au moment des fêtes, on retrouve les files d’attente et l’atmosphère festive. Le cadre est toujours aussi majestueux. On n’est pas très loin de ce que demandait Walter Starki, directeur de l’Institut Britannique de Madrid, au passeur espagnol qui l’emmenait à Fontarabie : « Ne ramez pas si vite. J’ai toute ma vie devant moi. Je vous donnerai quatre pesetas au lieu de deux, si vous abandonnez vos rames et si vous me permettez de contempler, lentement, ce beau paysage ».

 

 

 

 

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Entrevue Hitler Franco

ENTREVUE HITLER FRANCO

Deux divisions hitlériennes attendaient, dans les Landes, l'ordre de franchir la frontière; elles reçurent celui de s'en retourner.

Les habitants du quartier de la gare n'ont pas oublié le sinistre train, gris et camouflé, aux wagons plats, en tête et en queue, hérissés de canons anti-aériens, qu'ils purent entr'apercevoir en bravant la défense qui leur était faite de se mettre à la fenêtre. Ils se souviennent encore des coups de fusils tirés par les S.S. sur les fenêtres entr'ouvertes.

Pour notre part, nous avons eu la bonne fortune de rencontrer une personnalité française, ayant pu disposer de documents officiels, et qui a bien voulu rédiger la note ci-dessous publiée, avec son accord, in extenso.

Bien que son auteur ait eu la délicatesse de ne vouloir inclure sa signature dans un livre, ne lui devant rien d'autre, nous sommes en mesure d'affirmer la qualité de l'information, sa source d'une valeur historique incontestable.

L'entrevue Hitler-Franco en gare de Hendaye eut lieu le mercredi 23 octobre 1940, entre les deux rencontres à Montoire, près de Tours, de Hitler avec les dirigeants français (le 22 avec Laval seul, le 24 avec le Maréchal Pétain accompagné de Laval)

. Hitler voyageait à bord de son train blindé personnel. Il avait avec lui son ministre des Affaires Etrangères Ribbentrop.

Hitler venait demander à Franco son entrée en guerre aux côtés de l'Allemagne et de l'Italie dans le cadre d'une opération dite « Plan Félix », mise au point durant l'été notamment par l'amiral Raeder, commandant en chef de la flotte allemande.

 L'opération était destinée à fermer la Méditerranée aux Anglais par la prise de Gibraltar, et à prévenir une intervention anglaise et gaulliste en Afrique du Nord.

 Les Allemands se proposaient également d'établir des bases aux Canaries. L'affaire aurait lieu dans les premiers jours de 1941. Les forces motorisées allemandes traverseraient l'Espagne de Irun à la Linea.

L'attaque sur Gibraltar, prévue pour le 10 janvier, serait conduite par 2 000 avions de la Luftwaffe, des mortiers géants et les troupes d'élite, qui avaient déjà enlevé les forts de Liège.

 La vieille forteresse anglaise, mal armée, dépourvue d'une D.C.A. suffisante, ne pourrait pas opposer de résistance sérieuse à de tels moyens. Gibraltar, reconquise, serait aussitôt restituée à l'Espagne. En même temps, un corps blindé allemand occuperait le Portugal pour y prévenir un débarquement anglais.

Des contacts avaient déjà eu lieu à ce sujet à Berlin, au mois de septembre, entre Hitler, Ribbentrop et Serrano Suner, beau-frère de Franco, chef de la Phalange, considéré comme le n° 2 du régime espagnol et l'homme le plus favorable à l'Axe. Serrano Suner admirait Hitler, mais avait été choqué, durant son séjour à Berlin, par la brutalité de Ribbentrop, qui menaçait l’Espagne d’une occupation militaire si elle contrecarrait les plans du Führer.

La position de Franco était très délicate. Il ne pouvait pas oublier l'aide que lui avait apporté l'Allemagne durant la guerre civile avec les avions et les spécialistes de la Légion Condor

. Une partie de l'opinion publique espagnole était très favorable à une entrée en guerre aux côtés de l'Allemagne victorieuse. D'autre part, le pays était ruiné par trois années de batailles, presque au bord de la famine. II dépendait pour son ravitaillement en vivres, en pétrole de l'Angleterre et des Etats-Unis.

 Londres et Washington, malgré leur hostilité idéologique pour le régime franquiste, entretenaient avec lui des rapports corrects, afin de sauver Gibraltar. L'Angleterre exerçait, en outre, une forte pression sur les milieux financiers les plus influents de Madrid.

Le 23 octobre, le train de Hitler arriva, le premier, à Hendaye. Celui de Franco avait une heure de retard, que Hitler et Ribbentrop passèrent en déambulant et causant sur le quai. Franco arriva à trois heures de l'après-midi. Il était en petite tenue de général, avec le calot à glands. Les entretiens commencèrent dans le wagon de Hitler. On les connaît surtout par le récit du traducteur habituel de Hitler, Paul Schmidt, qui assista à toute l'entrevue.

La tactique de Franco était de ne rien refuser, mais de poser à son intervention des conditions, qui feraient reculer le Führer

. II laissa Hitler monologuer longuement, sans montrer la moindre réaction. Quand Hitler eut développé son plan, fixé la date du 10 janvier pour l'attaque de Gibraltar, Franco parla à son tour, « d'une voix calme, douce, monotone et chantante, rappelant celle des muezzins », dit Paul Schmidt.

II protesta de l'amitié et de la reconnaissance de l'Espagne pour le IIIè Reich et revendiqua pour elle l'honneur de reconquérir Gibraltar

. Mais il fallait qu'elle s'y préparât. Or, son armée était réduite à 300 000 hommes sans aucun équipement moderne. Son entrée en guerre aux côtés de l'Axe posait, en outre, un très grave problème de ravitaillement. Il fallait que l'Allemagne pût lui fournir 100 000 tonnes de céréales, du carburant. Franco réclamait, en outre, la majeure partie du Maroc français, le littoral algérien jusqu'à Oran et un agrandissement des colonies espagnoles en Afrique noire.

Les revendications espagnoles sur l'Afrique du Nord étaient particulièrement inadmissibles pour Hitler, qui, à ce moment-là, ne voulait pas « désespérer la France » et la faire basculer dans le clan gaulliste au Maroc et en Algérie, où le prestige de Pétain était considérable.

Le ton monocorde, la placidité de Franco portaient sur les nerfs du Führer. II faillit à un moment donné rompre l'entretien, puis se ravisa. Un dîner eut lieu dans son wagon-restaurant, à la suite duquel le dialogue des deux dictateurs se poursuivit encore pendant plus de deux heures.

Seul résultat de cet entretien de neuf heures, si désagréable à Hitler, qu'il aurait préféré, disait-il, se faire arracher trois ou quatre dents plutôt que de recommencer: les deux parties convenaient d'établir un vague traité, portant sur le principe de l'intervention espagnole, mais sans en fixer la date, et en la subordonnant à des livraisons d'armes et de ravitaillement, dont le détail n'était pas abordé.

 Les clauses restaient non moins imprécises pour ce qui concernait la possibilité de satisfaire les visées territoriales de l'Espagne en Afrique. Ribbentrop et Serrano Suner, devenu depuis peu ministre des Affaires Etrangères d'Espagne, étaient chargés de la rédaction de ce pacte, qui n'alla pas sans heurts violents entre eux.

A Hendaye, l'antipathie avait été réciproque entre les deux dictateurs. Pour Franco, Hitler était un comédien, qui montrait trop ses procédés. Pour Hitler, Franco était un homme courageux, mais sans envergure politique...

Comme Franco n'avait opposé aucun refus, les Allemands ne tardèrent pas à relancer l'affaire. En novembre, Hitler invita Serrano Suner à Berchtesgaden, pour n'obtenir de lui que des réponses aimablement dilatoires. Au cours de cette entrevue, Hitler parla, sans doute également, de son intention de faire passer au Maroc Espagnol au moins deux divisions allemandes. Il exposait, quelques jours plus tard, à Mussolini la nécessité de cette mesure.

En décembre, l'amiral Canaris, chef de l'Abwehr, rendit visite à Franco à Madrid, lui annonça l'intention de Hitler d'attaquer Gibraltar le 10 janvier, après que l'Espagne ait laissé libre passage à ses troupes.

Franco, nullement intimidé, répondit qu'il était impossible pour l'Espagne d'entrer en guerre à cette date, et que sa cobelligérance dépendrait du ravitaillement et des armes que l'Axe pourrait lui fournir.

Hitler demanda alors à Mussolini de servir d'intermédiaire pour fléchir Franco. L'entrevue du Duce et du Caudillo eut lieu le 1er février à Bordighera. Elle fut très cordiale. Mais Franco maintint sa thèse : l'Espagne ne pouvait entrer en guerre qu'après que l'Allemagne lui eût apporté une aide effective. Il se plaignait, en outre, que l'Allemagne eût choisi de collaborer avec la France plutôt que de satisfaire les revendications espagnoles sur l'Afrique du Nord. (Ce qui ne l'empêcha pas, en revenant d'Italie, d'avoir une rencontre cordiale avec Pétain à Montpellier et d'envisager avec lui la meilleure méthode pour résister aux Allemands sans les irriter.)

Rentré à Madrid, il dénonça le protocole de Hendaye, qu'il considérait comme dépassé par les événements. Il contestait, en outre, comme il l'avait déjà fait, que la prise de Gibraltar pût avoir une valeur décisive pour la conduite de la guerre si le canal de Suez restait ouvert aux Anglais. ( F )

 

 

 

 

 

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03 octobre 2013

Sommaire Tome 2

Harieta 171


Sommaire

TOME  2

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1609    PROCES EN SORCELLERIE -- Ile de RE

La GUERRE de 30 ANS   -- 1638 SIEGE DE FONTARRABIE VIDEO
1659 TRAITE DES PYRENEES  -   MARIAGE DE LOUIS  XIV
L'ile des Faisans  VIDEO

 la mystérieuse   CROIX de HENDAYE  VIDEO

18  SIECLE    1789 et  1793. GUERRE DE LA CONVENTION

19  SIECLE     GUERRE D’Espagne DE BONAPARTE

1856. Le Traité des limites établit la frontière au milieu de la Bidassoa et permet la libre navigation et la pêche aux riverains de deux rives.

 

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Sommaire Tome 4

Harrieta171

 

4 ème TOME

SOMMAIRE


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1936 GUERRE d'ESPAGNE -- IRUN 

voir documents

GUERRE  DE 1939/1945   video de Hitler/Franco

 

Le RESEAU COMETE  film VIDEO

                                                                                              

1946/1954 La guerre d'Indochine  

                                               

1954/1962 La guerre d'Algérie     

                                                          

1972  1974  Fête HENDAYE AUTREFOIS Gaztelu- Zahar    VIDEO      

SOTUA  --  VIDEO

Jardin des Déportés                                                                                                                                                                      

 

 

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04 février 2014

LA CONQUETE ROMAINE

 

LA CONQUETE ROMAINE  VIDEO   les mines de Irugurutzeta

1 SIECLE  OIASSO  L'essor. 10 av. J.-C -70 ap. J.-C

2   SIECLE   Les années de prospérité. De 70 à 190 VIDEO

3   SIECLE  la Novempopulanie 

4   SIECLE Le déclin de l' Empire

5  SIECLE  476 fin de l'Empire romain d'Occident

 Les GRANDES INVASIONS 

 SIECLE L'arrivée des Francs --   

7   SIECLE  INVASION ARABO-BERBERE

8 SIECLE     INVASION ARABO-BERBERE

9  SIECLE  Les VIKINGS -  824

-le ROYAUME  DE  PAMPELUNE 824 (Eneko Aritza)

10 --11--12 SIECLES  1120  URTUBIE  1135 -1148 

  PRIEURE-HOPITAL de ZUBERNOA --    PELERINAGE DE COMPOSTELLE

13 SIECLE 1203 Alphonse VIII de Castille octroie le   FOR à ONDARRIBIA

14   SIECLE  1305. Le nom de Hendaye apparait pour la première fois sur document.

La guerre de Cent Ans (1337-1453) débute

15   SIECLE  1451. Apparition du Bourg d'HENDAYE dépendant d'Urrugne une fois la guerre de Cent ans terminée

16 SIECLE     FRANCOIS Ier La RANCON

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l' OCCUPATION ROMAINE

DURA

_______ 4 Siècles_______

 

OIASSO

 

MUSEE OIASSO   A  IRUN

 

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les siècles av. J.C.

Proto-basques  et Vascons

La Conquête romaine

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L’Aquitaine bien avant la présence romaine était habitée par plusieurs peuples qualifiés aujourd’hui de proto-basques L'aire géographique allait des Pyrénées à l’Ebre.

Ces peuples partageraient un tronc linguistique commun qui serait le précédent de l’actuelle langue basque. 

Ceux que les romains appelaient les Vascons habitaient dans l'actuelle Navarre

La tribu proto-basque des Tarbelles occupait  le sud des Landes, du Pays Basque nord et de la Chalosse, sa capitale étant l’actuelle ville de Dax

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Déjà 5 siècles  avant J.C 

  ce pays avait été traversé par d'incessantes hordes  venues de la Méditerranée ( Ibères ) et du nord-est de l'Europe : les Celtes , peuple Indo-Européen , que César baptisera du nom de Gaulois

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CARTE

des Ibères ,des Celtes, et des  Proto-basques

III siècles av.JC

 

 

LA DECOUVERTE DU PASSE ROMAIN

DE   TXINGUDI

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 largement inspirée  par les écrits d'Oiasso


Auteur User:Bullenwächter

SIGILLATAS

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LES

   ROMAINS

 

--histoire d'une conquête au sud et au nord des pyrénées

 -  fin de l'occupation vers 419 :  elle aura duré quatre siècles

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La colonisation Romaine à Txingudi

la Conquête

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Pour  parvenir à OIASSO sur les bords du Golfe de Gascogne, plus près des débouchés commerciaux de Bordeaux et de Londres les Romains traversèrent la péninsule Ibérique. Ce ne fut pas facile . Ils y trouvèrent des Ibères installés depuis 5000 ans  occupant la côte est ,et des envahisseurs Celtes arrivés  depuis environ 5 siècle et qui après une cohabitation difficile étaient arrivés à des compromis qui avaient assuré une stabilité et même une culture celtibère originale et remarquable  La conquête romaine de la péninsule ibérique fut longue

.L'opposition fut farouche mais les celtibères furent vaincus. Les Romains continuèrent leur chemin et après une pause  d'un hiver à Pampelune ( dont Pompée fut le fondateur ) ils arrivèrent en bord de mer sans  grande opposition  vers 75 avant J.C.

Les Basques avaient compris très vite que les forces en présence n'étaient pas équilibrées, et n'avaient pas cru  devoir livrer  bataille

 Les romains étaient des armées guerrieres, rompues au combat depuis toujours, les Basques marins, pêcheurs ou paysans découvraient la violence. 

Les romains arrivèrent plus tardivement au Labourd.  La conquête fut faite ,par Crassus, lieutenant de César en 56 avant JC et son organisation  définitive en province romaine par Auguste entre 16 et 13 Av JC.                                                      (A)

 

Avant l'arrivée des Romains,

Avant l'arrivée des Romains, quels étaient les peuples de cette région .

Ce qui sera la France un jour, était peuplée de Tribus. Dans la région qui nous concerne, de part et d'autre des Pyrénées trois tribus  : les Vascons correspondant à la Navarre  ; les Vardules    correspondant au Gipuzkoa et les   Autrigons  implantés en Biscaye.  Au nord de la Bidassoa ,au Labourd

 les Tarbelli dont la ville principale était Dax. Tribus différentes  de bergers qui  enmenaient paître  leurs troupeaux jusque sur les bords de la Garonne .

De paysans cultivant sans outils une terre ingrate. De pêcheurs pouvant difficilement s'aventure hors de la Bidassoa,tant leurs esquifs   étaient instables.

Il nous est difficile de connaître les basques de cette époque, malgré

une description de Strabon dans sa '' Géographie ''qui s'applique d'ailleurs à tous les peuples du   Sud des monts Pyrénées.

 Cette description se situe entre 63 avant J.C et 19 après J.C donc au début de la période romaine dans notre région.

Selon lui ces peuples sont sobres, ne boivent que de l'eau, dorment à même le sol, ont des cheveux longs. Ils mangent de la viande de chèvre ,des glands dont ils font une sorte de pain ; parfois ils boivent une sorte de bière et très rarement du vin dans les festins de famille

Faute d'huile ils consomment de la graisse .Ils mangent assis sur des bancs construits le long des murs ou ils s'alignent selon le rang et l'âge, faisant circuler de l'un à l'autre des aliments.

 Les hommes sont vêtus de noir et de " saies " ( sortes de capes de laine, sans doute le kapusail  ). Ils utilisent des récipients de bois. Leur monnaie consiste en petites lames d'argent, ils pratiquent aussi le troc.

 Les femmes portent des parures de fleurs.

 Ils organisent des luttes, des pugilats, des courses, des simulacres de combat à cheval. Pendant les repas les hommes jouent de la flùte  et de la trompette, dansent en sautant, et retombent en pliant les jambes.

 Ils offrent au Dieu Ares des sacrifices d'animaux et aussi de captifs. Les criminels sont précipités du haut d'un rocher, les parricides sont lapidés hors du territoire de la tribu .

 Ils se marient à la façon des grecs .

   Les malades sont exposés en public pour que ceux qui ont eu la même maladie les guérissent.

A l'origine la religion des Basques était naturaliste et les cultes  étaient divers : du feu, du soleil,  de la lune ,du tonnerre,  et Strabon  ajoute que les Vascons se réunissaient par les nuits de pleine lune, pour vénérer par leurs chants et leurs danses, un  Dieu anonyme .Et pour leurs rites funéraires ils utilisaient la pierre d'où les nombreux dolmens, cromlechs sur les crêtes tout le long des sommets pyrénéens.


OKABE

Avant l'expédition de Brutus, ils n'avaient que des barques de cuir, ils utilisent maintenant des bateaux faits de troncs d'arbres. Ils produisent un sel de couleur rouge qui blanchit quand on le triture. Nous savons par ailleurs qu'ils chaussaient des abarkas, qu'à  la guerre ils ne portaient jamais de casque , qu'ils cultivaient du lin , du millet , les chevaux sauvages de leur région étaient célèbres, de même que les langoustes du Labourd et les jambons des Tarbelli. Plusieurs auteurs insistent sur le fait que leur pays était pauvre en vin, tant au Nord des  Pyrénées que sur la côte  d'Aquitaine. On peut se demander si  la sorte de bière dont parle Strabon n'était pas du cidre. Leur réputation d'augures, de devins était très répandue; de même il semble qu'ils adorent la lune pendant la nuit

 

 On le voit la description de Strabon avec peut être quelque vérité est très  superficielle , anecdotique et fantaisiste ,  mais il n'en existe pas d'autres .

 Néanmoins nous voilà quelque peu photographiés, les Romains peuvent arriver.                               (A)

 

LA DECOUVERTE


                                Xabi Otéro arkeolan

Les bronzes du Figuier, appliques utilisées sur un meuble qui reproduisent les figures de Minerve, la Lune, Mars et le Soleil, figurent parmi les manifestations religieuses officielles                              Xabi Otero

Le peuple romain, en général, est permissif vis-à-vis des cultes des peuples soumis ou colonisés. Mis à part les problèmes avec les juifs et les druides, dans les deux cas s'inscrivant sur fond de question politique incontestable

 texte de arkeolan

Ama xantalen

ou

L'Ermitage de Santa Héléna

qui a permis de prendre conscience de la réalité de la présence romaine et a incité à entreprendre les recherches  faites par l'équipe  archéologique "Arkeolan"


 

 

il est situé à proximité du vieux quartier, dans la zone qui porte le même nom, à l'est de la ville d'Irun sur la rive de l'Estebenea, affluent de la Bidassoa  L'ermitage, au pied du mont Ibaieta, se trouve près de l'ancien chemin qui reliait le gué de la Bidassoa aux routes intérieures. On le connaît aussi sous le nom de Ama Xantalen.

Sa grande importance réside dans sa fonction de lieu de culte durant 20 siècles et dans l'existence de vestiges archéologiques

. Le plus remarquable étant sans doute un temple romain "in antis" (à antes) du Ier siècle, ainsi que des restes d'une nécropole indigène. C'est par ailleurs la seule église du Xe siècle qu'on ait trouvée dans Guipúzkoa.

L'ermitage actuel, probablement du XIVe siècle, a un plan rectangulaire, avec une toiture à quatre versants et des murs en pierre de taille, et un portail de style "isabelino ” (mélange de gothique et de mudéjar). Son intérieur a été restauré récemment et transformé en musée pour exposer une partie des vestiges archéologiques découverts. À proximité se trouve une fontaine publique portant le même nom, de style baroque, en pierre et recouverte d'une voûte en ogive. La statue de la sainte occupe une niche dans la partie centrale. Le matériel de l'époque romaine découvert durant les fouilles de Santa Elena a, en raison de sa rareté, une grande importance dans la région environnante (depuis la Vasconie jusqu'au tronçon littoral qui relie la Cantabrie à l'Aquitaine).

Pour les habitants d'Irun, la tradition veut que l'ermitage de Santa Elena soit antérieur à l'Église de Nuestra Señora del Juncal (dont la construction de l'édifice tel qu'il est actuellement démarra au début du XVIe siècle).

La référence la plus ancienne relative à l'ermitage remonte à l'an 1530 et apparaît dans un testament. En 1673, on cite pour la commune d'Irun six ermitages: Santa Elena, San Marcial, San Antonio, Artiga, Elizatxo et San Antón.

À cette époque, l'ermitage conserve un rôle relativement important dans la vie populaire de la ville. La Confrérie de Santa Lucía y avait son siège et on y organisait jusqu'à sept processions par an, avec l'assistance du Chapitre paroissial et du Conseil Municipal. Plusieurs messes solennelles et des fêtes très populaires y étaient aussi célébrées.

La restauration de l'ermitage de Santa Elena par la Municipalité d'Irun fut l'occasion d'obtenir en 1971 l'autorisation pour la prospection archéologique du terrain et des alentours de l'ermitage.

Le résultat positif de ces sondages de prospection fut la mise en évidence à l'intérieur de l'ermitage de deux types de vestiges archéologiques: une série de murs correspondant à des édifications antérieures et un lot de céramiques (morceaux de vases et tuiles) attribuables aux romains. Peu après fut dressé un plan de fouilles exhaustif du site de Santa Elena.

Les excavations de 1971 et 1972 mirent à jour une nécropole d'incinération de morphologie “ romaine ” (disposition et rite) mais dont la typologie d'une bonne partie des urnes répond à des goûts indigènes, autrement dit "vascons". Cette nécropole accueille les défunts d'une société indigène qui conserve une partie de ses traditions mais qui montre des signes évidents de “ romanisation ” dans les accessoires (coffrets à onguent, perles de verre, broches...). Les trois monuments funéraires construits en pierre donnent à la nécropole un aspect particulier.

À l'intérieur de l'ermitage a été créé un musée monographique avec le matériel récupéré, après la restauration adéquate de l'édifice et sa réouverture au culte.

Le 13 décembre 1981, l'ermitage de Santa Elena fut rouvert officiellement au public, dix ans après le début des interventions archéologiques.

Le musée tel qu'il est aujourdui fut remis à jour et inauguré en 1989. Dans un espace situé sous le chœur et conservés sous verre se trouvent les différents éléments expositifs, tels que les panneaux explicatifs et les objets muséistiques (céramique d'incinération, monnaies, ustensiles, etc.) qui nous montrent et nous expliquent la présence romaine aux alentours de la Bidassoa, aussi bien dans son aspect quotidien qu'économique et religieux. Dans le chœur sont situés les supports explicatifs et depuis la barrière, il est possible d'observer la nécropole romaine aménagée suite aux fouilles mentionnées.                                                                                                            arkeolan

 

Nécropole d'Ama Xantalen: IRUN

 

 

Oiasso, le port du

 “mare externum”

Les monts Pyrénées, dit Pline, séparent les Gaules de l’Espagne en jetant deux promontoires dans les mers opposées

Ptolomée a indiqué la situation du promontoire occidental au golfe de Gascogne, et l’a désigné par le nom d’Oeaso,


Gallica BNF

Carte réalisée à partir de la Gaule de Ptolémée.  ( voir coin gauche )

  La présence romaine en Pays Basque a été souvent mal reflétée par l’Histoire. On a souvent entendu parler d’une "faible" colonisation de notre territoire, à l’exception des zones agricoles très fertiles de l’actuelle province d’Araba et du sud de la Navarre. Pour le reste, la présence de l’Empire Romain consistait, affirmait-on, à des enceintes fortifiées accueillant des garnisons miliaires, comme Lapurdum,l’actuelle Bayonne, ou Imus Pyrenæus, Saint-Jean-le-Vieux, leur but étant de surveiller les routes entre la péninsule ibérique et les Gaules. L’absence de restes archéologiques et la survivance de l’euskara en tant que seule langue non latinisée de l’Occident européen appuyaient cette thèse.

 

D’Ama Xantalen

 au port d’Oiasso

 

Les restes funéraires et les ciments d’un ancien temple romain retrouvés à l’intérieur de l’ermitage d’Ama Xantalen, à Irun, représentaient une exception, un fait difficilement explicable.

  Comment une nécropole de cette nature pouvait-elle demeurer dans un territoire non romanisé ? L’existence d’une poignée de galeries minières sur les versants de la montagne d’Aiako Harria, les " Trois

Couronnes", donnait des pistes mais n’offrait pas une explication satisfaisante.

Le fond marin de la petite rade d’Asturiaga, connue comme plage des Frailes, non loin du port de pêche d’Hondarribia, a elle aussi apporté de nouvelles interrogations: des amphores, des bustes, des céramiques romaines ont fait penser aux chercheurs que l’Histoire apprise jusqu’alors n’était pas totalement exacte

 

Le port en eau profonde de  Hondarribia ASTURRIAGA

 '' los frailes  '' au cap du Figuier


Miles de Fotografías libres por todo el mundo  playa de los frailes desde higer

 

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 Hypothèse confirmée après l’heureuse découverte de la rue Santiago d' Irun: un port romain en bois daté du premier siècle après J.C. Enfin, les pièces du puzzle commençaient à s’imbriquer : il y a eu des Romains sur cette partie du territoire.

 Mais le grand port de la  côte avec un établissement romain dont on commence   à connaître l'importance, est OEASO, la région d'Oyarzun, de la Bidassoa à Pasajes inclus, c'est à dire  les villes actuelles d'Irun, Hondarribia, Hendaye, Oyarzun, Renteria et Pasajes.

 OIASO est le plus grand ensemble portuaire de la région.

La  " ria " de la Bidassoa était alors plus large et plus profonde qu'aujourd'hui, de même  d'ailleurs que le "" fjord " de Pasajes où serpente la rivière Oyarzun.

 Deux promontoires dominent chacune des deux rives: l'un à Irun , l'autre à Renteria  tous deux portent le nom de Beraun, et l'étymologie  = berun = plomb, en basque est à retenir.

 Mais surtout à proximité, sont les mines d'Arditurri au  pied de Aya Mendi et de San Narciso, exploitée  par les romains ; mines de galène argentifère, de fer et de blende, ce qui explique le nom de" Béraun".

 

, le quai d'un port et d'une nécropole, découverte capitale, qui éclaire d'un jour nouveau l'activité de cette région à l'époque romaine.


les quais à étage selon la la marée                       arkeolan

Les données obtenues lors des fouilles des zones portuaires des rues Santiago ( Irun ) et Tadeo Murgia ont servi à déterminer que les quais étaient construits en bois, s'adaptant au relief, accrochés aux flancs de la colline, dans la zone de contact avec les eaux. Les embarcations y remontaient, indépendamment de l'état de la marée. On transportait les marchandises jusqu'aux entrepôts, situés à proximité des quais. Les produits qui s'étaient abîmés au cours du voyage étaient jetés dans les eaux de l'embarcadère. Ce qui, s'ajoutant aux rejets de déchets urbains, acheva de colmater les voies d'accès aux quais. 

même  le nom d'Irun est  évocateur : Iruna c'est dans l'ancien  euskerra , la ville par exellence . Enfin Oeaso est relié à Pampelune par la voie empruntant la vallée de la Bidassoa.

Tout se trouve réuni dans ce site: deux ports au moins, des mines exceptionelles, une ville , un temple, et enfin une voie facile entre la capitale du versant Méditerranéen et la côte Atlantique.

Oeaso est à la fois le port d"évacuation d'un minerai précieux, et la fenêtre des vascons vers la mer.

Du coup, les indications du chroniqueur grec Strabon ont pris un nouveau sens.

 Dans sa Géographie, il avait écrit que'' la polis'' ville d’Oiasso est située "au bord même de l’océan", et relié avec la ville de Tarraco (Tarragona, littoral méditerranéen) à travers Ilerda et Osca (Lleida et Huesca). "Cette voie mesure 2.400 stades et finit juste à la frontière entre l’Aquitaine et l' Ibérie". Non seulement l’Oiasso des Vascons semblait bel et bien avoir existé là où le géographe hellène l’avait signalé; avec la découverte du port et peu après des thermes c’est le constat indiscutable de la présence romaine sur l’ensemble du littoral du Golfe de Gascogne qui venait d’être prouvé.

 

Les Romains sont à Txingudi.

 Les Hendayais entrent enfin dans l'histoire

arkeolan

les 5 piliers du pont qui devait relier  OIASSO à HENDAYE

 des deux côtés des rives de la Bidassoa


Paco Moratinos

La Bidassoa offrait de bonnes conditions de vie. Il y a des témoignages d'occupations sur ses rives qui remontent à plus de 5.000 ans

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La transformation de la société basque

sur le pourtour de la baie de Txingoudy

. Le temps avait passé, et ils avaient découvert au fil des jours,un monde nouveau qu'ils n'avaient certainement pas imaginé et qui leur amenait  du travail,des compétences nouvelles, et une ouverture d'esprit .

Du labeur ingrat de la terre, du métier incertain de pêcheur , il leur fallut apprendre de nouveaux métiers : maçon,  menuisier charpentier forgeron et bien d'autres .

Oiasso devenait une ville florissante, carrefour de la Navarre , du Gipuzkoa et du Labourd, voie principale qui venait de Rome par la méditerranée, un port important qui menait à Bordeaux et jusque vers l'Angleterre, ville de transit et de commerce.

Les bateaux avaient pris de l'importance et permettaient d'aller plus loin que Xingoudy et de faire des pêches  plus conséquentes.La pêche jouait un rôle important dans l'économie romaine,.

 De cette activité, dépendait dans une large mesure la subsistance de la population.

 Frais, ou en conserve, le produit de la pêche trouvait sa place pratiquement dans toutes les cuisines. Présent dans celles des plus riches, pour les espèces les plus appréciées, le poisson était également d'une consommation habituelle parmi les classes les moins favorisées.

Il avait été créé  des fabriques de conserves  et de salaisons

 Le thon était le produit le plus demandé. Toutefois, on préparait aussi des poissons de petite taille, sardine, maquereau. Les conserveries pour s'établir jetaient leur dévolu sur des emplacements proches de la côte et d'un cours d'eau .

 Elles disposaient de deux espaces essentiels: une aire pour nettoyer et dépecer le poisson et une autre dans laquelle s'alignaient les bassins où on le mettait à macérer dans le sel. Leur fonctionnement requérait une pêche sélective et l'approvisionnement en sel.

 En matière d'architecture, on voit s'étendre l'usage de la brique et de la tuile, des bétons, des mortiers spécialisés et l'on introduit des solutions de construction comme la voûte et l'arc.

La construction en bois s'améliore également. On l'utilise assidûment, alors que la pierre est destinée à des édifices significatifs et emblématiques.

La forge, avec la fabrication des différents clous et goujons nécessaires, les renforts, les outils de chantier et les finitions participent au progrès. Le personnel, formé pour réaliser de nouvelles inventions, les fournisseurs de matières premières, les commerçants et les transporteurs.

Les chercheurs s'accordent sur un point, , à savoir que les indigènes enrôlés dans les troupes légionnaires, une fois licenciés -au bout de 25 ans de service- ont contribué au développement de la vie urbaine de leurs lieux d'origine. Compte tenu de la présence de nombre de soldats vardules et vascons dans les troupes situées en Bretagne ou sur le Rhin, il est très possible qu'ils fussent les protagonistes dans la formalisation de modes de vie urbains

. L'influence de cette   ville  "civitas " atteignait , au moins, les deux rives de l'estuaire, jusqu'à l'embouchure. On connaît des manifestations de cette période dans l'enceinte fortifiée de Fontarabie, à proximité immédiate de la plage d'Ondarraitz (Hendaye), sur le mont San Marcial, au Jaizkibel et au pied du château de San Telmo, dans l'anse du Figuier.

 Les habitants d'Oiasso jouissaient d'un niveau de vie équivalent à celui d'autres agglomérations urbaines de l'Atlantique. Ils observaient le régime alimentaire imposé par les us et coutumes romaines, les habitudes de toilette, d'habillement et de loisirs; ils partageaient les rites funéraires et les fêtes religieuses; ils connaissaient l'écriture latine et se dédiaient au commerce et à l'artisanat, sans oublier l'extraction minière, la pêche et les activités dérivées

 On a récemment découvert les restes d'un pont qui servait à relier les deux rives de la Bidassoa. Ce qui confirme sa condition de noeud de communications dans l'antiquité, mettant en rapport l'Aquitaine et l'Ibérie et distribuant le trafic par le réseau qui confluait à cet endroit, au gré de ses diverses ramifications et orientations.

 Sa condition portuaire lui confère, par ailleurs, une position importante sur la route de cabotage qui longeait la côte. Ce qui la situe comme référence de premier ordre entre les ports de Bordeaux (Burdigala) et Santander.

 

On doit situer l'âge d'or de la civitas d'Oiasso

entre les années 70 et 150 de notre ère.


La projection de la civita d'Oiasso     


Autre projection : on voit un pont reliant les deux rives 

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Antiochus VII (138-129 AV JC),

Tétradrachme,

 

 

· Métal : Argent                  Avers : Buste                                    diadémé, Revers

 

M. C. Jullian parle

"d’une monnaie d’Antiochus (?), trouvée à   ARRAGORI   à Hendaye, d’autres monnaies trouvées à Sainte-Anne de cette  ville, d’autres à Irun .

Antiochus est le nom de 13 rois de Syrie;

Au"Vieux fort", des monnaies très anciennes furent trouvées jadis. Mais par qui ? Que sont-elles devenues?

On l’ignore ( Camille Jullian  : Histoire des Gaules)

D'environ l'an 10 (12 à 6 av. J.-C.) date une monnaie à l'effigie d'Auguste découverte à l'occasion des fouilles de la rue Beraketa à Irun (1997). Elle est accompagnée d'autres trouvailles de l'époque d'Auguste, retrouvées dans les environs immédiats de l'église paroissiale de Juncal;

 

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 Les Fours d'Irugurutzeta

 

Aiako Harria renferme le substrat géologique le plus ancien d´Euskal Herria. Le batholite granitique d'Aiako Harria est la résultante du refroidissement du magma incandescent qui est remonté jusqu'à la croûte terrestre il y a plus de 250 millions d'années. La transformation de la composition des matériaux rocheux qui ont affleuré a favorisé l'apparition de différents minerais (argent, zinc, fer, …)

Depuis l'époque romaine les minerais d'Aiako Harria ont été exploités par l'homme.

 

  la plus grande activité minière s’est développée dans les monts d'Irun. Le carbonate de fer était

extrait des galeries de Meazuri, Meagorri, Aitzondo et Basakaitz et calciné dans les fours d'Irugurutzeta afin de le transformer en oxyde et augmenter ainsi sa teneur métallique. La Municipalité d'Irun œuvre maintenant pour récupérer ce patrimoine culturel, le mettre en valeur et l'offrir à ses concitoyens et visiteurs, pour qu'ils le découvrent et en profitent.

Le site et sa localisation

Aiako Harria renferme le substrat géologique le plus ancien d´Euskal Herria.

 Le batholite granitique d'Aiako Harria est la résultante du refroidissement du magma incandescent qui est remonté jusqu'à la croûte terrestre il y a plus de 250 millions d'années. La transformation de la composition des matériaux rocheux qui ont affleuré a favorisé l'apparition de différents minerais (argent, zinc, fer, …)


Origine et fonctionnement

les fours


restaurés


Il suffit d'un simple parcours à travers le territoire ou la toponymie de notre ville pour rencontrer des vestiges de cette activité. Et, parmi les traces matérielles qui sont parvenues jusqu'à nos jours, il faut signaler la batterie de fours de calcination d'Irugurutzeta, située dans le quartier de Meaka, aux pieds de l'impressionnant défi lé d'Aitzondo, au sein du Parc Naturel d'Aiako Harria.

L'activité minière à Aiako Harria remonte à l'époque romaine

C'étaitune importante source de revenus qui a laissé son empreinte sur la vie d'Irun, de Hondarribia et de Hendaye

Le minerai de fer (carbonate ferrique) était acheminé depuis les sites d'extraction (mines de Meazuri, Meagorri, Aitzondo, Basakaitz…) jusqu'aux fours au moyen de wagonnets circulant sur voie ferrée, ou de façon aérienne, par un réseau de câbles auxquels étaient suspendues des bennes.

La calcination avait pour but de transformer le carbonate de fer en oxyde et d'améliorer en conséquence sa teneur métallique. Pour la combustion, on ajoutait 30 k. de charbon par tonne de carbonate, en alternant les couches lors du chargement du four. Malgré les différents types de fours existants à Irugurutzeta (circulaires, carrés, en pierre, en brique…), ils répondaient tous à une même fonction et aux même caractéristiques: un énorme foyer de calcination, alimentation par la partie supérieur et bouches inférieures pour le déchargement.


xabi Otero

 On obtenait l'éclairage à l'intérieur des mines à l'aide de lampes à huile. Ces lampes servaient également à régler les changements d'équipes des mineurs.

 

Restauration

La Municipalité d'Irun travaille depuis déjà plusieurs année à la restauration de cette batterie de fours, considérée par les experts comme étant l'un des meilleurs exemples d'archéologie industrielle de notre territoire. Les derniers travaux de restauration en cours intègrent la mise en valeur des ruines industrielles elles-mêmes, ainsi que leur adaptation à des visites culturelles et touristiques. Sans oublier le Train Vert d'Irun qui permet déjà la visite audio-guidée provisoire de celles-ci. Ces travaux vont supposer un important investissement de la part des administrations et institutions impliquées. Nous sommes cependant convaincus que l'effort en vaut la peine, pour que nos concitoyens et les visiteurs puissent les découvrir et en profiter.

Espace de compréhension

 du site minier d'Irugutzeta

L'Espace de Compréhension, situé dans l'édifice silo-entrepôt actuel, abritera une explication audiovisuelle de l'activité minière qui s'est développée à Irugurutzeta et qui permettra de donner plus de profondeur au contenu thématique de l'exploitation minière à Irun.

Depuis cet Espace débutera le circuit pour la visite de la batterie de fours conçu pour une complète compréhension du processus industriel qui s'est développé sur ce site. Grâce à un passage surélevé sur le ruisseau Irugurutzeta, on pourra même accéder à une galerie minière où seront recréées les tâches d'extraction du minerai. Pour les plus audacieux, le parcours pourra se prolonger au long de l'étroite vallée pour atteindre la zone minière d'Aiztondo et le ravin de Meatxipieta. A ce jour, ce parcours est déjà balisé par le Parc Naturel d'Aiako Harria et la Fédération du Gipuzkoa de Montagne comme Sentier Local (SL).

Il suffit d'un simple parcours à travers le territoire ou la toponymie de notre ville pour rencontrer des vestiges de cette activité. Et, parmi les traces matérielles qui sont parvenues jusqu'à nos jours, il faut signaler la batterie de fours de calcination d'Irugurutzeta, située dans le quartier de Meaka, aux pieds de l'impressionnant défi lé d'Aitzondo, au sein du Parc Naturel d'Aiako Harria.

 

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Les basques ont toutefois payé cette révolution  technologique  et culturelle   par une diminution  de l'utilisation de l'Euskuara au profit du Gascon .

 

voie romaine

 

. Les canoës monoxyle, creusés dans un tronc d'arbre, ont couvert les besoins de base de navigation dans les zones fluviales -  la Bidassoa -- depuis des temps antérieurs aux romains jusque bien entré dans le Moyen Age.


LA NOVEMPOPULANIE


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Sous-division de l’Aquitaine elle était constituée de neuf peuples -puis de douze- de langue proto-basque qui habitaient entre le sud de la Garonne et les Pyrénées.

La Novempopulanie sera appelée aussi “ Aquitaine Novempopulaine ”

Sa romanisation conduira à l’émergence de la Gascogne.

 

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la pierre d'Hasparren

 

Flamen item /du(u)mvir qu(a)estor/ pagiq(ue) magister/Verus ad August/um legato mu/nere functus/ pro novem opt/inuit populis se/ iungere Gallos/ Urbe redux ge/nio pagi hanc/ dedicat aram.

“ Flamine, duumvir, questeur et magister du canton, Verus ayant accompli la mission qui lui avait été confiée auprès de l'empereur, obtint pour les Neufs peuples qu'ils se séparent des Gaulois ; à son retour de Rome il dédie cet autel au génie du canton ”.

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Il s'agit d'une inscription découverte dans les fondations de l'autel de l'église en 1660.

Le texte est gravé sur un bloc de marbre des Pyrénées qui mesure 68,3cm de hauteur, 32,8cm de largeur et 15 cm d'épaisseur à l'origine. Il a été raboté à une date non déterminée et l'épaisseur n'est plus que de 5 cm environ. Côtés et dos sont enduits de ciment.

Les lettres ont entre 3,5 et 4cm de hauteur. La dernière ligne n'est pas de la même facture que les autres.

L'empereur aurait séparé complètement des Gaulois les “ vrais Aquitains ” sur le plan administratif, mais cela s'inscrit non dans la satisfaction d'une revendication locale (concilium des Neuf Peuples) mais dans un vaste programme de réformes de l'époque de Dioclétien (morcellement des grands ensembles territoriaux et formation des diocèses).

Les Neuf Peuples constituent, depuis cette réforme  une province séparée des deux Aquitaines  comme le montre  vers 312, la liste de Vérone (liste des cités romaines).

Selon G.Fabre et J.-Pierre Bost, la date de l'ambassade pourrait se situer entre 222/244 ou alors entre 270/274-282.

*G.Fabre, J.P Bost, L'inscription d' Hasparren, Aquitania, t6, 1988.

Flamen item /du(u)mvir qu(a)estor/ pagiq(ue) magister/Verus ad August/um legato mu/nere functus/ pro novem opt/inuit populis se/ iungere Gallos/ Urbe redux ge/nio pagi hanc/ dedicat aram.

“ Flamine, duumvir, questeur et magister du canton, Verus ayant accompli la mission qui lui avait été confiée auprès de l'empereur, obtint pour les Neufs peuples qu'ils se séparent des Gaulois ; à son retour de Rome il dédie cet autel au génie du canton ”.

                                                                                                   www.hasparren-histoire.fr

 

 

ROME

FIN DE L'OCCUPATION

 

Capture

 

Le Bas-Empire: 305-476

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Déjà au Ier siècle, des tribus installées sur la rive droite du Rhin inférieur opéraient des raids maritimes et terrestres dans l'Empire romain. Ces tribus ne formaient pas encore un peuple, avec ses caractères ethniques, son histoire et ses coutumes.

Le pouvoir romain corrompu, décadent, qui dans l'opulence de sa conquête,avait oublié ses valeurs guerrières,  préférait composer que  combattre , discuter que sévir.

Il enrolait volontiers dans ses armées,  ces  envahisseurs en en faisant des soldats , pour la défense de l'empire  et perdait peu à peu de son autorité.

Puis les  grandes invasions barbares   qui, aux IVe et Ve  siècles, déferlèrent sur l'Empire romain, provoquèrent  son effondrement.

 Fuyant la menace d'envahisseurs venant d'Asie - les Huns d'Attila -, des peuples germaniques bousculent, dès le IVe  siècle, l'Empire romain déclinant et hâtent sa chute.             (A)

Les barbares arrivent sur la Bidassoa.

Cette migration se déroula entre 406 et 409, mais pendant 3 ans, ne réussit  pas à franchir les Pyrénées, car les passages étaient tenus par deux frères, Didyme et Vérinien, très nobles et puissants romains.

 Ce séjour forcé dans le piémont Pyrénéen entraîna dévastations,  et pillages

468. Dernière année de la Chronique de Hydace qui enregistre les passages des Suèves de Galice sur la Bidassoa , quelques fois en alliance quelques fois en ennemis des wisigoths de Toulouse.

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 La ville qui surgira sur l’ancien camp romain prendra le nom basque de Bayonne et celui de Lapurdum devenu Labourd sera le nom de la Province.

Le Camp romain accueillait les soldats romains qui défendaient la Novempopulanie dans ce temps du déclin de l Empire Romain.

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Les GRANDES INVASIONS

LES GRANDES INVASIONS

celles qui sont passées par Hendaye

image41

 

 

Les mouvements migratoires du IIe au Ve siècle

 

406  Commencement des Invasions des Barbares.

Les Burgondes (venus du bassin de la Wartha) (Allemagne), puis les Francs (venus d'entre Weser, Main et Rhin) pénètrent successivement par petites bandes armées, dans la Gaule romaine.

 Après eux viennent les Wisigoths (originaires des bords du Danube).

 

406 à 409  Orose, historien et théologien de Tarragone mort en 418, restitue quelques scènes de dévastation : " Les peuples des Alains, mais aussi des Suèves des Vandales et bien d'autres  avec eux, piétinèrent les Francs, traversèrent le Rhin, envahirent les Gaules, et, progressant d'un seul trait, atteignirent les Pyrenées.

Prosper d'Aquitaine raconte "

Celui qui labourait la terre avec cent boeufs il n'y a pas si longtemps a du mal à trouver une paire de boeufs.

 Celui qui circulait en ville dans des chars magnifiques, n'a plus que ses pauvres pieds fatigués pour rentrer dans sa demeure rurale vide. (...) La paix a déserté la terre et vous voyez que c'est la fin de tout.""

 P.Courteault dans son Histoire de la Gascogne  et du Béarn, nous parle d'une célèbre lettre de saint Jérôme qui décrit l'invasion des Vandales, Alains et Suèves, qui en 406 s'étendit à l'Aquitaine et à la Novempopulanie, - se dirigeant vers l'Espagne- qui furent ravagées;

les villes closes furent seules épargnées. Ces invasions ruinèrent les provinces :

 << Nos bestiaux, nos fruits, nos grains, nous ont été ravis ; nos vignes, nos oliviers détruits; nos maisons des champs ruinées; à peine reste-t-il quelque chose dans les campagnes... Les barbares n'ont épargné ni la faiblesse de l'âge ni celle du sexe. Les hommes et les enfants, le bas peuple et les plus puissants, tous ont été indistinctement frappés par le glaive.

 Ils ont brûlé les églises , pillé les vases sacrés. Ils n'ont respecté ni la sainteté des vierges ni la pitié des veuves... les évèques ont souffert les mêmes épreuves que les fidèles : ils ont été enchainés , fustigés , brûlés.>> 

Les populations furent aussi affectées par des soulèvement de '' bagaudes ''Les bagaudes  étaient, sous l'empire romain du 3 ème et du 4 ème siècle, le nom donné aux bandes armées de brigands, de soldats déserteurs, d'esclaves en fuite et de paysans sans terre qui rançonnaient   pour survivre.

Les révoltes bagaudes reprendront au  4 ème siècle, lors des invasions germaniques en Gaule et en Espagne.

 Les ravages exercés sur la population rurale et urbaine, et l’anarchie développée par le recul de l’autorité impériale, parfois remplacée par celles des dominateurs barbares.,seront considérables.

Elles se termineront vers l'an 600                                                                                         (A)

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Capture4

 

L'arrivée des Francs, des Mérovingiens et des Carolingiens

 

 

MEROVINGIENS  

 428/ 750       338 ans de pouvoir

sont la dynastie qui régna sur une très grande partie de la France et de la   Belgique actuelles, ainsi que sur une partie de l' Allemagne et de la Suisse du  5ejusqu'au milieu du VIII°siècle.

Cette lignée est issue des peuples de  Francs Saliens qui étaient établis au Ve siècle dans les régions de Cambrai et de Tournai en Belgique ( Childeric Ier . L'histoire des Mérovingiens est marquée par l'émergence d'une forte culture chrétienne parmi l'aristocratie, l'implantation progressive de l'Église dans leur territoire et une certaine reprise économique survenant après l'effondrement de l'Empire romain.

Le nom mérovingien provient du roi Merovée ancêtre semi-mythique de Clovis

 

 

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FIN  de l'ANTIQUITE

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 L'expansion du pouvoir

 FRANC (481-814)

Les Francs


La lutte entre Vascons, Wisigoths et Francs

En 507 les francs dominent l’Aquitaine, la corniche cantabrique de l’Hispanie et le nord de la vallée de l’Ebre.

A partir de 561une alliance  entre les Vascons et les Aquitains empêche la complète domination des francs.

 

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Les CAROLINGIENS .     751-987

Les Francs constituent un peuple germanique apparaissant sous la forme d'une confédération de tribus au moment des grandes invasions. Une partie d'entre eux joue un rôle central dans l'histoire de France, des Pays-Bas, de Balgique et d'Allemagneà compter de leur sédentarisation en Gaule  romaine. Ils ont donné leur nom à la France et aux Français
Les Carolingiens (ou Carlovingiens jusqu'à la fin du XIX siècle forment une dynastie de rois francs qui régnèrent sur l'Europe occidentale de 751 jusqu'au X° siècleet dont la généalogie remonte à saint Arnoul(v. 582/640  évèque de Metz.
Le terme carolingien, en latin médiéval karolingi, est dérivé de Carolus, qui est à la fois le prénom latinisé de Charles Martel (690-741), l'aïeul de cette dynastie, et celui de son petit-fils, Charlemagne (742?-814) considéré comme le plus illustre des rois de cette lignée.

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Une pièce avec pour effigie Charlemagne
et autour l'inscription KAROLVS IMP AVG

Ils doivent leur nom au plus illustre des leurs, Charlemagne
236 ans de présence

Les CAPETIENS
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Capétiens sont une dynastie prles CAPETIENSincière d’origine franque qui commence avec Hugues Capet, roi des francs, et qui règne, notamment sur la France avec sa branche directe, de 987 à 1328. La dynastie se poursuit avec les branches collatérales des Valois, jusqu’en 1589, puis avec les Bourbons à partir de Henri IV jusqu'en 1848, avec une interruption pendant la Révolution Française jusqu'en 1814 Louis XVIII, Charkes X et Louis-Philippe Ier, sont les derniers représentants de la dynastie capétienne.
Les Capétiens forment la troisième dynastie des rois de France(également appelée « troisième race»), après les Mérovingiens et les Carolibgiens. Ils ont aussi régné sur d’autres états d’Europe (comme le Portugal, la Savoie, la Bourgogne, Naples, l’Espagne…) et du monde le Brésil. De plus, avec un seul degré de descendance féminine, presque toutes les dynasties princières européennes sont capétiennes
, les Capétiens constituent la plus ancienne dynastie royale en succession masculine du monde. De fait, , la dynastie d’Hugues Capet a donné trente-sept rois à la France. Les Capétiens donnent également treize rois à Naples et à la Sicile dix rois à l’Espagne quatre rois à la Hongrietrois rois à la Pologne, deux grands-ducs au Luxembourg , trois empereurs de Romanie et par voie illégitime trente-deux rois au Portugalet deux empereurs au Bresil

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invasion musulmane

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ.

Rocher de Gibraltar d'où débuta la conquête de l'Hispanie    

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   En l’année 622, Mahomet débute la prédication d’une nouvelle religion monothéiste, l‘Islam, en Arabie.

 Cette nouvelle religion va se propager rapidement ,

 et ,avant la moitié du VIIe siècle, elle aura atteint le Caucase au nord, les frontières de la Chine et de l’Inde à l’est, le nord du continent africain et les Pyrénées .

En 711 des chefs arabes commandant des troupes berbères traversent le Détroit de Gibraltar pour aider une des factions wisigothes en lutte pour le trône de Tolède.

 Cette armée musulmane provoque la fin  du Royaume wisigoth de Tolède.

 L’ancienne Hispanie romaine est intégrée dans l’empire islamique et renommée Al Andalous.

 Les chefs arabes et leurs troupes Berbères et Mauresques, trouvent une péninsule sans défense louable et de ce fait l'occupent en un temps record.En moins de cinq ans

les envahisseurs sans rencontrer de résistance notable,éliminent le pouvoir wisigoth

image46

 

Conquête musulmane de la péninsule Ibérique - Wikipédia

Réduction du royaume wisigoth de 711 à 714

 

 A partir de  leurs nouvelles bases les musulmans décident d’avancer en Europe et d’autres armées traverseront les Pyrénées, mais en 721 Eudes duc de Vasconie  Lupus I duc d’Aquitaine et de Vasconie   les repoussera une première fois  à Toulouse  et définitivement à Poitiers (ou Tours) 

Une conquête simple mais une reconquête autrement délicate. Il aura fallu sept siècles de luttes incessantes avec les musulmans entre eux ,  les musulmans contre les wisigoths,  les francs et les Vascons de Navarre.

Al Andalous connaitra son apogée lors du Califat de Cordoue

de 929 à 1031 quand la splendeur économique et culturelle allait de pair avec la direction suprême politique et religieuse des califes andalous sur une bonne partie du monde musulman en concurrence avec les califes de Bagdad. 

 

     L’unité est réalisée par les Omeyyades, dynastie arabe, qui fixe la capitale à Cordoue en 756. Son souverain le plus prestigieux, Abd ar-Rahman III (912-961), prend le titre de calife. Le califat de Cordoue, 7 millions d’habitants vers l’an 1000, était un des pays les plus peuplés d’Occident. Le calife, "commandeur des Croyants et défenseur de la vraie foi", a un pouvoir absolu et personnel. C’est un mécène qui rassemble des artistes et des savants dont les oeuvres alimentent l’éclat et le raffinement de sa cour. Le plurilinguisme des élites et le brassage ethnique favorisent la floraison culturelle du califat de Cordoue qui a fasciné les chrétiens.

 

La fin d’Al Andalous aura lieu quand les chrétiens réfugiés dans le nord  s’organiseront en royaumes qui lutterons pendant plus de  sept siècles contre les musulmans -la Reconquête-, et feront rétrécir la superficie d’Al Andalous dès la fin du Califat de Cordoue et sa décomposition en plusieurs royaumes jusqu’en 1492, quand le petit Royaume  de Grenade sera  reconquis par Les Rois Catholiques   (A)d’Espagne


Fichier:Pt-Reconquista2.jpg libre

Il y eut  des conflits permanents entre les Francs débordant les Pyrénées et les occupants Arabes et leurs séides les Wisogoths islamisés, tels les Banu Qasi.
Au milieu de tout cela, les Vascons encore inorganisés, alliés tantôt avec les uns, tantôt avec les autres, et prenant des coups des deux côtés jusqu'au moment où ils finiront par se rassembler afin de pouvoir lutter de manière cohérente, en se donnant un roi en la personne de Eneko Arista.
La Reconquête commence en 718 lorsque les Musulmans sont défaits à la bataille de Covadonga par Pélage (Pelayo), noble d'origine wisigothe. Elle se terminera en 1492.
De ce fait, seule la frange nord de l'Espagne, correspondant aux actuels Pays Basque, Cantabrie, Asturies et Galice, restera sous domination chrétienne, au sein du royaume des Asturiesl

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La fin d’Al Andalous aura lieu quand les chrétiens réfugiés dans le nord  s’organiseront en royaumes qui lutterons pendant plus de  sept siècles contre les musulmans -la Reconquête-, et feront rétrécir la superficie d’Al Andalous dès la fin du Califat de Cordoue et sa décomposition en plusieurs royaumes jusqu’en 1492, quand le petit Royaume  de Grenade sera  reconquis par Les Rois Catholiques d’Espagne -

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Naissance de l'Etat basque
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La lutte contre les musulmans dura longtemps.
Il fallut l'alliance  de tous les Vascons pour lutter d'une façon effective contre l'occupant. Ils se donnèrent d'abord un roi  "  le roi de Pampelune" puis  après ses succès militaires il devint
 le '' Roi de Navarre''

Ce fut Sancho Garces (905-925) qui forgea ce royaume de Navarre en s'opposant aux Musulmans.
Il arriva à reconquérir les terres riches occupées par les  Banu Qasi, ( autochtones islamisés ) et ce fut alors que l'Ebre servit de frontière
 En 921, les Basques et les Léonais  s'unissent contre les Musulmans .
 Ils participeront à la bataille  de las Navas de Tolosa  en 1212
qui verra  la fin de de l'expansion musulmane ,avant qu'ils ne soient chassés définivement en 1492.

 

Que s'est-il passé en Navarre

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Dire ce qu'il s'est passé à cette époque là en Navarre est une entreprise très compliquée.

Pour faire simple il y a eu conflits permanents entre les Francs débordant les Pyrénées et les occupants Arabes et leurs séides les visogoths islamisés ,tels les Banu Qasi.

 Au milieu de tout celà les Vascons encore inorganisés alliés tantôt aux uns tantôt aux autres et prenant des coups des deux côtés jusqu'au moment ou ils finiront par se rassembler  afin de pouvoir lutter de manière cohérente, en se donnant un roi en la personne de Eneko Arista.

 La Reconquête commence en 718 lorsque les musulmans sont défaits à la bataille de Covadonga par Pélage (Pelayo), noble d'origine wisigothe . Elle se terminera en

De ce fait, seule la frange nord de l'Espagne, correspondant aux actuels Pays basque, Cantabrie, Asturies et Galice, restera sous domination chrétienne, au sein du royaume des Asturies.

 Mais ce ne sont que plusieurs siècles plus tard que les chrétiens envisageront  leur  reconquête comme un effort commun pour restaurer le royaume chrétien d'Espagne.

Mais les combats contre les Maures n'empêchent pas les royaumes chrétiens de s'affronter entre eux ou de s'allier aux souverains musulmans.

Par exemple, les premiers rois de  Pampelune (Eneko Arista et ses successeurs) sont apparentés aux Banu Qasi (Wisigoths convertis à l'islam) .

 Les souverains maures ont souvent des épouses ou des mères chrétiennes.

La vulnérabilité et les divisions des royaumes chrétiens les amènent, pour nombre d'entre eux, à devoir acquitter un tribut aux seigneurs maures dans ce qui apparaît comme une forme de vassalité.

La Réconquista commence en 718 et s'achève le 2 janvier 1492 quand Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille, les “ Rois catholiques ” (Los Reyes Católicos), chasseront le dernier souverain musulman de la péninsule, Boabdil de Grenade, achevant l'unification de l'essentiel de l'actuelle Espagne — excepté la Navarre, incorporée en 1512                                                                 (A)

Quelques dates

714   premiers contacts basco -  arabes

718  Al-Hurr à Pampelune

732 Bataille de Poitiers

778  15 Août Charlemagne battu par les Vascons à Roncevaux

 

781 Abd el Rahman s'empare de Pampelune et bat Ximeno el Fuerte

799  le parti " carolingien" de Pampelune assassine le gouverneur musulman Murarrif, qui avait dû être désigné par la coalition Inigo- Qasi, avec l'accord de l'émir

812Le parti carolingien ayant dû être évincé, le roi d'Aquitaine, à la tête d'une puissante armée, est venu rétablir un gouverneur francophile dans la capitale Navarraise; et c'est au retour de cette mission de restauration, qu'aura lieu dans les ports pyrénéens un  " deuxième Roncevaux "... à l'envers , puisque un Basque qui  s'apprêtait à donner le signal d'un nouvel assaut, à payé de sa vie son courageux projet

 

814expédition de Louis le Débonnaire à Pampelune. Incident au retour à Roncevaux

816   Révolte Gasconne après la déposition du duc des Vascons

 824 nouvelle expédition franque à Pampelune , troisième Roncevaux, organisé par Inigo Arista et Musa ben Musa, marquera la fin des rêves carolingiens

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L'affrontement basco-arabe se jouera  essentiellement au au sud des Pyrénées

Avec des nuances importantes qui le différencieront de la " manière asturienne et castillane.

Non seulement parce que il n'y aura pas, au sens mythique du mot, de Covadonga basque, mais parce que le peuple basque n'aura même pas la pensée de profiter d'une dramatique occasion pour étendre son domaine par les armes

Pour la même raison il refusera une trop dangeureuse " protection " carolingienne  ou asturienne, préférant pour l'heure, à un moment capital de son Histoire une intelligente politique à la fois matrimoniale et militaire avec une puissante et ambitieuse famille wisigoths les Banu QuasiLa fin d’Al Andalous aura lieu quand les chrétiens réfugiés dans le nord  s’organiseront en royaumes qui lutterons pendant plus de  sept siècles contre les musulmans -la Reconquête-, et feront rétrécir la superficie d’Al Andalous dès la fin du Califat de Cordoue et sa décomposition en plusieurs royaumes jusqu’en 1492, quand le petit Royaume  de Grenade sera  reconquis par Les Rois Catholiques d’Espagne -                                                                                                                 (A)

 

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EPOPEE BASQUE

RONCEVAUX

 

En 778. lors de la  Bataille de Roncevaux. Les Vascons déciment l’arrière garde du futur Charlemagne qui quittait la vallée de l’Ebre

où il voulait établir une Marche défensive contre Al Andalous.


778

RONCEVAUX

Chapelle du Saint Esprit   

La chapelle du Saint Esprit, pré-romane,

 possède une crypte, qui servait d'ossuaire pour les pèlerins

qui décédaient à l'hôpital...

La légende indique qu'elle se trouve à l'endroit précis où

 Charlemagne demanda d'édifier le tombeau de Roland,

et d'y recueillir les restes des soldats morts à la bataille en 778...libre

                   

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Roncevaux a toujours été un passage pour accéder à la péninsule ibérique. De Roncevaux ont pénétré les celtes, les barbares (409), les Wisigoths qui s'établiront le long de la Ribera del Duero et, naturellement, Charlemagne avec la plus puissante armée du VIIIe siècle, en route vers Saragosse.

 

Charlemagne, après l'échec de son expédition à Saragosse, décida de réduire en cendres Pampelune, la capitale du royaume de Navarre.

 En rentrant en France, via les Pyrénées et, entre le col d'Ibañeta et le ravin de Valcarlos, il dut subir une embuscade des natifs basques de cette région.

 Ce fut la bataille de Roncevaux.

 La chanson de Roland, écrite quelque part en France à la fin du XI siècle, attribue la victoire, localisé entre Roncevaux et Burguete, aux attaquants qui étaient des Basques et non des Sarrasins.

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Il ne semble pas que les musulmans aient séjourné au Labourd. Mais pendant toute leur présence en Navarre ils représentèrent un danger pour les pélerins qui allaient et revenaient de Compostelle. C'est pour celà qu'ils préférèrent emprunter " el camino françés del norte '' en longeant la côte cantabrique.

 Le prieuré-hôpital de Zubernoa devint  de ce fait un lieu de passage priviliégé.

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Capture

 

Capture5


La péninsule ibérique en 1030 : plus grande extension de la Navarre (orange foncé)


Arrano Beltza (l'aigle noir en basque)

BREVE HISTOIRE des VASCONS

 pour la compréhension des autres évènements

 

Le Royaume de Navarre nait en 824 autour de Pampelune, ville fondée par Pompée -.

Ce Royaume atteint son apogée au XIe siècle et

dans la première moitié du XIIe.

En 1512 une fois conquis par Ferdinand le Catholique il est integré à la Couronne d'Espagne tout en conservant ses fors et le titre de royaume

 En 1530 la partie du royaume au nord des Pyrénées, la Basse  Navarre, est dévolu au roi Henri II par Charles V et en 1589 Henri III de Navarre devient Henri IV roi de France et de Navarre.

 En1789 La Navarre française perd ses fors et le titre de royaume en s'intégrant dans le Département des Basses Pyrénées et en 1841 la Navarre espagnole subit le même sort convertie en Province Forale puisqu'elle conservera quelques petites parcelles de ses anciens fors.

 

A partir de Pampelune ce royaume va se développer sur l'espace qui d'après les romains était peuplé par les vascons à l'aube de l'ère actuelle, et qui s'étendait sur les Pyrénées de l'Océan à la moitié de l'actuel Aragon et sur le versant sud jusqu'à l'Ebre en partant de la partie orientale de l'actuel Guipuzcoa et ensuite en pasant par l'Alava et la Rioja.

Le versant sud de cet espace va être romanisé contrairement aux hauteurs pyrénéennes.

A l'époque des invasions barbares cet espace va subir le passage des Suèves, des Wisigoths des Francs et enfin des Arabes.

Devant s'opposer à deux ennemis redoutables les Francs et les Musulmans d'Al Andalous qui veulent tous les deux les Pyrénées comme frontière, les Vascons qui y habitaient,  en permanence entre guerres et trêves , décidèrent de s'organiser.

Dès le VIIe siècle les grandes familles Vascones, très nouvellement christianisées et qui contrôlaient les vallées, s'allièrent avec les'' Banu Qasi '' ancienne famille hispano-wisigothe islamisée et toute puissante dans la vallée de l'Ebre.

A partir de 824

De ce rapprochement est donc né le Royaume de Pampelune, puis de Navarre ,destiné à défendre l'indépendance des Vascons qui habitaient les Pyrénées, quand en 824 les basques  écrasent une seconde fois l'armée franque à Roncevaux et Eneko Aritza (mort en 851 )est proclamé Roi de Pampelune. 

 Il est le premier des 16 rois basques qui se succèderont de 824 à 1234  

Cet avènement ne s'est pas faite sans heurts, tant sur le plan intérieur en raison de l'opposition d'une partie de la population chrétienne ( minoritaire ) à l'alliance avec les  musulmans, qu'extérieur , la menace au sud de l'émirat de Cordoue, de plus en plus puissant, et de l'impérialisme carolingien.

Les alliances et les affrontements qui se suivent avec les rois de Léon, d'Angleterre ( qui étaient aussi ducs d'Aquitaine et de Gascogne), les comtes (puis rois) d'Aragon, les émirs (ou les califes de Cordoue) vont permettre l'expansion territoriale   du royaume appelé de Navarre sur l'ancien espace vascon et même au-delà, surtout du temps de Sanche III, le Grand, au début du XIe siècle.

C'est Sancho III qui voulant dominer jusqu'à la Garonne crée la Vicomté du Labourd, s'appropie la Soule et ce qui deviendra la Basse Navarre et tout cela permettra jusqu'au XIII siècle à la Navarre d'intervenir dans la Gascogne en concurrence avec les rois de France de Castille et d'Angleterre.

Lorsque meurt sans descendance Sanche VII le Fort 1194-1234 dernier roi  vascon, qui avait désigné Jacques Ier d'Aragon comme son successeur, les seigneurs Navarrais, refusant de voir le Royaume de Navarre réuni avec le puissant voisin Aragonais  font appel au comte Thibaud IV de Champagne (que l'évêque de Pampelune ira chercher à Provins).

 Thibaud était le fils de Blanche de Navarre, sœur de Sanche VII le Fort.

 Un mois après la mort de son oncle ,Thibaud se présenta à Pampelune où il jura fidélité aux Fueros du Royaume, fournissant ainsi à la couronne de Navarre une dynastie bien installée, de puissants vassaux dans le nord du royaume de France. C'est ainsi que fut établie la “ Maison de Champagne ” et que commence le déclin de la Navarre entourée des puissantes royaumes d'Aragon, de Castille et de France. 

Thibaud sera le premier de la longue lignée de 21 rois

d'origine non directement basque

Lui succèderont les Dynasties de

CHAMPAGNE - CAPETIENNE - D'EVREUX - TRASTAMARE

FOIX -  ALBRET- BOURBON

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CHASSE A LA BALEINE 

 

image51

 

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viking

 


 

Expansion viking du VIIIe au XIe siècle. NB : La coloration jaune du sud de l'Italie résulte d'une confusion Vikings /

domaine public :Fichier:Viking Expansion.svg

Après avoir subi les grandes invasions  barbares de l'an 400 à l'an 600 , avec le déferlement de populations venues du nord ou de l'est  , chassées de leur pays par les Huns ,voici un nouveau danger venu cette fois de la mer qui va essaimer sur toutes les côtes et plus profondément sur les fleuves dans presque toute l'Europe.

 Phénomème hallucinant  qui durera deux siècles et qui verra de redoutables marins et guerriers partir à la conquête de tous les trésors.

Venus du froid  et de leur nuits interminables,les vikings dès le retour du soleil , partaient à l'assaut de l'Europe , à bord de leurs bateaux d'une conception inédite et remarquable : les drakars

Ils seront, en Angleterre en France , en Espagne, ils seront à Paris , ou sur les bords de  la méditerranée : en 800 ils sont en Aquitaine et ils défieront les francs de Charlemagne

Toujours à l'abri de criques ou d'estuaires,opportunistes, insaisisables,

en 799 ils combattent les musulmans aux côtés du roi des Asturies

 C'est à ce moment qu'eut lieu l'une des incursions les plus audacieuses des Vikings en territoire vascon. La victime en fut le roi d'Iruñea Garcia Iñiguez, qui avait succédé à son père Eneko Aritza. Ibn Hayyan en fait le récit dans son livre “Al Muqtabis” : “les Normands arrivèrent à Iruñea en bateau” certains auteurs pensent que la Bidassoa était plus facilement navigable que de nos jours et “attaquèrent les baskunis, en tuèrent beaucoup et firent prisonnier leur émir”.

Ils seront aussi à Hendaye puisque

 Ibn Hayyan en fait le récit dans son livre “Al Muqtabis” : “les Normands arrivèrent à Iruñea en bateau” remontant la Bidassoa, et“attaquèrent les baskunis, en tuèrent beaucoup et firent prisonnier leur émir”.

Les Vikings demandèrent une rançon démesurée de 70 000 pièces d'or. Les Iruindarra étant incapables de réunir la somme demandée, plusieurs fils de Garcia Iñiguez se constituèrent otages des Normands.

 L'Histoire ne dit pas ce qu'il advint d'eux, mais il est probable qu'ils ne revirent jamais leur terre

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La baie de Txingudi était l’objet des disputes entre le Royaume de Pampelune, les Vikings et même le Royaume des Asturies ,puisque au milieu du IX siècle les chroniques des rois des Asturies Ramiro I et Ordoño I parlent des ravages causés par les Vikings à Bayonne et sur la rive droite de la Bidassoa

Pour survivre, les Basques furent les premiers à chasser les baleines dans le golfe de Gascogne.

 Le premier document  date de 670 et parle de la vente de 40 pots d'huile de baleines au nord de la France par des Basques venus du Labourd

 Peu  d'écrits, peu ou pas de vestiges, et pourtant ils séjournèrent souvent sur les côtes  des Pays Basques de France ou d'Espagne. On dit même que ce sont eux qui apprenèrent aux habitants de ce pays  l'art de la navigation en haute mer et la pêche à la baleine des mers arctiques

Il est à supposer qu'il séjournèrent souvent à Hendaye et à Hondarribia, la baie de Xingudi offrant un abri sûr.

DRAKKAR


musée oslo

 

dixieme

LE DUC DE GASCOGNE CHASSE LES VIKINGS DU LABOURD
 ET SE DECLARE VASSAL DU ROI DE PAMPELUNE
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SANCHO EL GRANDE
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Sanche III Garcés (v. 990 – 18 octobre 1035), dit le Grand est Roi de Pampelune entre 1004 et 1035, comte de Sobrarbe et Ribagorce (1018-1035), de Castille, Alava et Monzón (1029-1035). Il fut le monarque le plus puissant des royaumes chrétiens de la péninsule ibérique pendant le XIe siècle. en même temps qu’il intervenait en Gascogne en s’appropriant des territoires du nord des Pyrénées -Soule et Basse Navarre-), c’est probablement lui qui créa la Vicomté du Labourd, et revendiqua, sans succès, le duché de Gascogne.
Pendant son royaume apparait le nom de Guipúzcoa pour désigner, sans contours précis, la province d’outre-Bidassoa
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Enlevé du sein de sa mère morte et élevé par Fortunio de Guevara , il aurait aimé une jeune fille parfaitement belle ( Gustiz Ederra )et constitué pour ses descendants légitimes Justiz le domaine d'Ederra sur cette montagne.
Un monument dressé sur la pointe du
Jaizquibel est visible depuis la plage de Hendaye
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Renaissance Germanique L'approche de L'an mil correspond à une période de renaissance, qui se fait sentir dès les années 950 et associée à une période de réforme religieuse :L'ordre de  Cluny est fondé en 909. Il va rayonner sur une grande partie de l'occident. Premiers contacts avec la civilisation arabo-musulmane en Espagne  Evolution de la féodalité La terre donnée en usufruit viager devient la base de tout système de relation.
⦁    Le Califat de Cordoue est alors très florissant

 

 

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SANCHEZ GARCES III ,'' le grand " de NAVARRE en revendiquant la GASCOGNE crée la Vicomté du  LABOURD

La paroisse d'URRUGNE  apparait sur un document


 

 

·         1031: Effondrement du Califat Omeyade de Cordoue   Morcellement politique  d-Al Andalous, permettant une impulsion décisive à laReconquête , avec la prise de Tolède 1085 notamment.

1059 premiers documents sur la pêche à la baleine sur le littoral basque

·         1066 :Bataille de  Hastings , début de la conquête de l'Angleterre par Guillaume le  Conquérant

·          : à la clôture du Concile de Clermont, le pape Urbain II appelle à la première croisade

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URRUGNE  :

 son église, apparait dans les documents d’engagement

des seigneurs du Labourd à coté  de Sanche “ le Grand ”.

En 1083 Fortun-Sanche, vicomte de Labourd fait donation à la cathédrale de Bayonne de l’église Saint Vincent d’Urrugne à l’occasion de la consécration de son fils Ramire Sanche devenu moine.

Jusqu’au XVIIe siècle Urrugne possédera un vaste territoire, de la Nivelle à la Bidassoa et du La Rhune à l’Océan; avant ce siècle Hendaye sera un lieu, un quartier sous sa juridiction.


La pierre tombale de Sanche III Garcés

musée Léon 


rois de Navarre :

de gueules aux chaînes d'or posées

 en orle, en croix et en sautoir,

chargées en cœur d'une émeraude au nature

Entre 1058 et 1086 le comté-duché de Gascogne va devenir propriété des Ducs d’Aquitaine d’abord avec Guillaume VIII de Poitiers et surtout Guillaume IX “ le Troubadour ” Comte de Poitiers, Duc d’Aquitaine et duc de Gascogne.

 

Capture

 

1130 ALFONSE 1er roi de NAVARRE envahit le LABOURD et y reste 2 ans
 

 

Arrano beltza

 sceau du roi Sanche VII de Navarre - le fort -

 (1170-1234 )

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le château

d'URTUBIE


Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle. Bonion 1er, seigneur d'Urtubie, est mentionné vers 1120. On ne sait que peu de choses sur les premières familles d'Urtubie qui ne semblent pas avoir possédé de maison forte sur la seigneurie.Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle.

Le Château d'Urtubie

Appartenant à la même famille depuis sa construction en 1341, ce château fortifié a été agrandi aux XVIe et XVIIIe siècles pour devenir aujourd’hui un Monument Historique très accueillant, meublé et décoré avec raffinement.

Les pierres d’Urtubie racontent plus de six siècles de l’histoire du Pays Basque.

Le roi Louis XI y séjourna en 1463 et Louis XIV érigea le domaine en vicomté en 1654.

Au XIX° siècle, Soult puis Wellington y passèrent lors des guerres napoléoniennes.

Vous y trouverez des meubles d'époque du XVIème, XVIIème, XVIIIème et XIXème siècle, des tapisseries de Bruxelles du XVIème ; d'Aubusson du XVIIème et de Beauvais du XVIIIème siècle.

A l’extérieur du château vous pourrez vous balader dans le parc et les jardins à l'anglaise. Sans oublier la visite de la chapelle, de la salle de bain du XIXème et de l’orangerie du XVIIIème siècle.

                                                                                                                                             .

L'Histoire complète dans

 Documents

 

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La Bidassoa devient la limite sud du

duché d’aquitaine-Gascogne  

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 vers 1100  Fontarrabie Les réduits nord de la poudrière seraient les vestiges de ce château fondé peut-être par Sanche abarca sous le régne de Sanche le savant et les deux fenêtres en lancettes encadrant sa grande porte sont du même style  gothique primitif

 

1120 Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle. Bonion 1er, seigneur d'Urtubie, est mentionné vers 1120.

 1124/1169  le vicomte du Labourd est Bertrand fils de Semen Fortun  et petit fils de Fortun Sanche II

1126. Alphonse VII roi de Castille imposa son protectorat sur la Navarre

 

 le roi d'Aragon (“ le Batailleur ”) assiège Bayonne sans succès.

 Les rois de Navarre ne renoncent pas à la Gascogne et pour cela comptent sur la rive gauche de la Bidassoa:

 Sanche VI “ le Sage ” et Sanche VII “ le Fort ” améliorent les fortifications de Fontarabie jusqu’à la fin du XIIe siècle

 

 Au lendemain de l' éclatante victoire de   Cutanda,( 1120 )  contre les Maures ,Alphonse était passé en France à la fois pour accroître son influence dans le sud ouest de la France, Béarn et Gascogne, et pour recruter de nouveaux contingents de troupes en vue de nouvelles expéditions.

 

Alphonse Ier roi de Navarre et d'Aragon dit le Batailleur (v.1073-1134), roi d'Aragon et de Navarre de 1104 à 1134 ; passe par Andaye envahit le Labourd  et assiège  Bayonne.mais rappelé en Navarre pour refouler les Maures, il fut tué en 1132 au cours d'une bataille qu'il perdit

1149 Acte passé par l'évêque de Bayonne et Sanche de Donnezain, prieur des Bénédictins, avec G. de Zubernoa et B. de Irandatz pour l'érection d'une chapelle paroissiale à l'hôpital de Santiago (Saint Jacques de Compos­telle), fondé en 1135.

1150 La ville de Hondarribia est citée en 1150 dans la charte de ville accordée à Donostia par le roi de Navarre Sanche le Sage.

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Alphonse Ier le Batailleur,

roi d'Aragon,

par Francisco Pradilla,

Alphonse Ier le Batailleur (1104-1134) roi de Navarre et d'Aragon, envahit le Labourd et s'y maintient pendant 2 ans

.Grand conquérant il double la superficie du royaume d'Aragon        


Il y a malheureusement peu de traces  du long séjour des Anglais en Guyenne, car en partant ils ont emporté leurs archives avec eux.

 

 

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ALIENOR d'AQUITAINE

C'est à l'abbaye de Fontevraux, où elle s'est retirée, que meurt la reine de France et d'Angleterre, épouse successive du roi de France Louis VII le Jeune  , et de Henri II d'Angleterre.

Aliénor d’Aquitaine représentée sur un mur de la chapelle Sainte Radegonde de Chinon.


Aliénor d'Aquitaine (1122-1204), par Joos van Cleve 

(Musée d'histoire de l'art de Vienne).

 

Empire Plantegenet

Angleterre et France après le mariage avec Henri dePlantagenet

 


 

De 1337 à 1453, la rivalité entre les royaumes de France et Pendant tout le temps de l'occupation du Labourd par lesAnglais, les communications entre la France et l'Espagne se firent surtout par Dax, Saint-Jean-Pied-de-Port et Pampelune. Mais, après le retour de cette province à la France, cet itinéraire fut un peu délaissé et on passa plus volontiers par Dax, Bayonne,Hendaye et Tolosa.

 

1152. Le duché d’Aquitaine s’intègre dans le Royaume d’Angleterre quand Henri Plantagenet, époux de la Duchesse Aliénor, devient Henri II d’Angleterre.

Aliénor épouse le roi d'Angleterre en 1152.Cette alliance confère à Bayonne de nombreux privilèges commerciaux. Les Bayonnais deviennent les transporteurs des vins de Bordeaux et d'autres produits du sud-ouest comme la résine.

1170 à 1565 la  langue Gascone sera la langue officielle à Bayonne, donc aussi à Hendaye et ce pendant 400 ans ( André Pées )

1177, Richard  intervient contre les vassaux du roi de Najambon ou le pastel vers l'Angleterre.

 Bayonne est aussi une base militaire importante détenant des chantiers navals et de nombreux marins. En 1177, Richard Coeur  de Lion intervient contre les vassaux du roi de Navarre, en guerre contre lui. 

Richard Coeur de Lion sépare Bayonne en 1177 de la vicomté de Labourddont la capitale devint alors Ustaritz

 et y perd Bayonne et le Labourd

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Les rois de Navarre ne renoncent pas à la Gascogne et pour cela, ils  comptent sur la rive gauche de la Bidassoa: Sanche VI “ le Sage ” et Sanche VII “ le Fort ” améliorent les fortifications de Fontarabie jusqu’à la fin du XIIe siècle.

 

1193  La Navarre, en guerre contre lui.Le vicomte de Labourd, Guillaume Raymond, cède ses droits au roi d'Angleterre, Henri Plantagenet déjà devenu duc d'Aquitaine par son mariage

 

1194 Une bulle du pape Célestin III confirme en novembre que les pouvoirs de l'évêché de Bayonne s'étendent expressément et proprement au val d'Oléarzu à partir de Saint-Sébastien.

 

La Bidassoa devient la limite sud du duché d’aquitaine-Gascogne .C’est la conséquence de la rivalité entre les ducs     aquitains-gascons et les rois de Navarre avec leurs domaines au nord de Pyrénées et leurs prétentions sur la Gascogne.

 

En 1130 Alphonse Ier roi de Navarre et d’Aragon et prétendant

 aussi à la couronne de Castille, envahit le Labourd et y reste 2 ans

Santiago (Saint Jacques de Compos­telle), fondé en 1135.

 

1149 Acte passé par l'évêque de Bayonne et Sanche de Donnezain, prieur des Bénédictins, avec G. de Zubernoa et B. de Irandatz pour l'érection d'une chapelle paroissiale à l'hôpital de Santiago

 

De 1337 à 1453, la rivalité entre les royaumes de France et d'Angleterre, vieille de plus de deux siècles, se manifeste par une série de guerres entrecoupées de longues trêves: c'est ce que l'on appelle, improprement, «la» guerre de Cent Ans. Sur ce conflit majeur se greffent des conflits secondaires qui impliquent les alliés des deux rois (Aragon, Castille, Ecosse, princes des Pays-Bas et d'Allemagne rhénane), les papes et, dans la succession des guerres civiles, les grands féodaux français et anglais.

Au-delà des luttes féodales, et même si son prétexte est dynastique,- la guerre de Cent Ans- est en réalité l'expression du premier grand conflit de deux Etats souverains.

Et le Labourd ne fut pas absent de cet éternel conflit. Le déroulement des faits, d'une complication extrême n'offre pour nous que peu d'intêret. Ce qui nous importe c'est de savoir ce qui s'est passé sur notre sol et les conséquences qui en ont résulté.

Appartenant à la Gascogne jusqu'en 1152 notre province du Labourd passa alors sous la domination anglaise, à la suite du mariage d'Héléonore d'Aquitaine et d'Henri Plantagenet ; elle y demeura jusqu'en 1451 Le régime féodal connut peu d'altérations, les relations avec l'Angleterre étant presque exclusivement limitées au versement de contributions.

Après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II Plantagenêt, en 1152, les terres du Labourd passeront sous la dépendance de la couronne anglaise et elles seront l'objet de multiples intrigues, dont l'un des principaux protagonistes sera le fameux Richard Cœur de Lion, artisan du développement commercial et économique de Bayonne.
Cette influence anglaise dura jusqu'en 1450, quand le Labourd revint à la couronne française, après la signature du traité de paix au château d'Ayherre.

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Le prince noir_Toutefois, on doit mentionner que depuis son arrivée en Aquitaine en 1355, jusqu'à son retour définitif en 1371 pour cause de maladie, il a organisé pendant seize ans une interminable suite de chevauchées, tant contre ses adversaires en dehors de ses provinces que contre quiconque osait contester son autorité sur ses terres. Souvent implacable et brutal, il se conformait néanmoins aux terribles « usages » en vigueur en temps de guerre, savoir pillages, démolitions, ravages, incendies.

 

 

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PRIEURE-HOPITAL de ZUBERNOA -- PELERINAGE DE COMPOSTELLE

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 Les plus anciens domaines que nous voyons exploités sur le territoire d'Hendaye sont ceux de Zubernoa, baigné par la Bidassoa, et d'Irandatz, qui lui était contigu
. Dès le XIIe siècle, nous trouvons Guillaume de Zubernoa et Bernard d'Irandatz apposant comme témoins leur signature au bas d'un acte du 1er janvier 1149. Le Vicomte ou Gouverneur de Bayonne fait appel aux chefs de ces deux maisons en qualité de conseillers, suivant la coutume féodale alors en vigueur dans le Labourd.
 Par la suite, le nom de Zubernoa cessa de s'appliquer au domaine, mais s'étendit par contre, de la nouvelle paroisse qui allait être créée, aux maisons qui formèrent la Campagne d'Hendaye et une partie de celle d'Urrugne. Quant à celui d'Irandatz, il subsiste encore, et après avoir passé entre les mains de la famille Laroulette, au XVIIè siècle, puis entre celles de la famille d'Aragorry au XVIII siècle, il est, depuis le mariage en 1752 de Rose d'Aragorry avec Michel d'Arcangues, la propriété des descendants de ce dernier

.Achetée par la Ville, cette vieille ferme qui avait nom d'Irandatz, est devenue la Maison de la petite
Enfance 

L'acte du 1er janvier 1149 dont nous venons de parler était un compromis passé entre l'Evêque de Bayonne, les seigneurs de Zubernoa et d'Irandatz et le Prieur de l'Abbaye Bénédictine d'Arthous dans les Landes. Celui-ci, Sanche de Donnezain, avait fondé quelques années auparavant, en 1135, sur les terres données par Guillaume de Zubernoa, un hospice pour les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il était question, dans ce compromis, de l'édification d'une chapelle que justifiait déjà l'importance de la population, et dont l'emplacement est encore aujourd'hui marqué d'une croix, à l'intersection des chemins de Béhobie et de Santiago.

 

Ordre de l'Epée rouge
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L’Hôpital de Saint Jacques est crée sur la rive droite de la Bidassoa en 1135, quelques mètres en amont de l’actuel pont Saint Jacques. l’Ordre de l’Epée Rouge (Ordre -militaire et religieux- de Saint Jacques)  sous la protection des roi de Castille et de Navarre, prendra dans un premier temps sa direction. Cet endroit était le passage des pèlerins qui, suivant le Chemin de la Côte, voyageaint à pied, le gué de Béhobie étant le passage des autres pèlerins qui allaient à Compostelle sur des cavaleries ou en charriot.

Le PRIEURE-HOPITAL de ZUBERNOA, résulte de la création de la
Chapelle de l’Hôpital Saint Jacques en 1149, qui se convertira en paroisse, et comprendra aussi le lieu de Biriatou avec son église. Sur le document de création figurent les noms de Guillaume de ZUBERNOA (sur les terres duquel se plaçaient hôpital et chapelle) et Bertrand d’IRANDATZ propriétaires respectivement des domaines du même nom
Ses fondateurs le voulurent là parce qu'il commandait le point le plus étroit du  passage de la rivière , non seulement par ses riverains des deux bords ( qui en firent usage jusqu'au XX ° s ) , mais aussi par les pélerins visant Fontarrabie et la route de la côte  cantabrique .
 Servir les uns et les autres entrait pleinement dans la vocation de ces religieux hôspitaliers.
D'ailleurs pour assurer leur propre subsistance et celle de leurs hôtes, ainsi que pour pourvoir aux dépenses d'entretien de la maison du prieur et de l'hôpital, ils jouissaient de biens étendus, que le manuscrit de 1305 énumère
<< l'annexe de Biriatou, son moulin, sa nasse, ses dimes et droits, ses champs, paturages , forêts, bois, terres cultes et incultes, ses péages, ports ou passages de Hendaye à Fontarrabie, de Béhobie à Irun, privilèges de chasse et de pêche , ses maisons et tous autres biens , fruits et revenus, questes, cens et appartenances >>
.Ces biens  étaient grands, mais nous sommes au Moyen- Age  en ces temps ou au Labourd, il était plus de terres incultes que de cultivées.
 Les fonds ne manquaient certes pas, mais si aux religieux il offrit quelque richesse, c'est à leur travail qu'ils la dûrent
.Peu à peu ils cédèrent aux uns et aux autres la plus grande partie des terres qu'ils avaient mises en valeur dans toute la vallée -- rive droite -- de la Bidassoa, tellement que nous  trouvons leurs propriétés et droits bien réduits au XVII ° s.
Ils sont, en effet, ainsi précisés dans un acte signé par Louis XIV, mettant fin à un litige d'ordre territorial avec l'Espagne:
-- à Urrugne, le passage de Béhobie ;
--à Hendaye , le passage de l'hôpital Saint-Jacques et aussi la grande île et autres terres dits  des Joncaux
( fait dans la barraque de l'île des Faisans, située au milieu de la rivière de la Bidassoa .)
Au commencement les biens sont inventoriés;25 journées de terres labourables 6 à 7 hectares, des vergers, une vigne et ...une nasse pour la pêche du saumon, celle-là qui valut au prieur  tant de jalousies de la part des Hendaiars !
Ce religieux ne cessa d'être leur bête noire ! Ainsi en 1775, dans une requête au roi relative aux diffilcultés qu'ils éprouvaient de la part des pêcheurs de Fontarrabie, les Hendaiars allaient jusqu'à accuser le prieur << d'une trop parfaite intelligence >> avec ces derniers ainsi qu'à rejeter  sur lui et bien d'autres, l'état de leur misère.
 Leur plainte ne manque pas d'humour ! Du prieur ils disent ; << non content d'exercer un état que les disciples du Sauveur du Monde avaient quitté pour Le suivre, il s'approprie 2 arpents de terre comme joignant l'île d'Insura
.Il a fait construire une baraque pour l'utilité de sa nasse, il y fait traîner ses filets et s'oppose à ce que les opposants les mettent en culture.
Les habitants de Fontarrabie ont fait  << un pacte de famille >> avec le prieur, ils pêchent en commun avec lui.Ce prieuré est assez rentable pour fournir au titulaire la plus honnête subsistance >>
 .Il est vrai que bien d'autres ne sont pas épargnés dans cette plainte, tels les habitants des paroisses d'Ustaritz, Cambo et Larressore, << qui se permettent de venir pêcher sur la Bidassoa...,non contents  de disposer à leur gré de la Nive où abonde le saumon et autres poissons .>>
Considérant à nouveau l'activité du prieuré, nous ne disposons d'aucun texte qui nous éclaire tant soit  peu sur ce qu'elle fut aussi bien autant des religieux de l'Ordre du Saint Esprit. c'est à dire jusqu'en 1530, qu'au cours du long siècle qui suivit, sous les Prémontrés , jusqu'en 1650;
Il n'est pas douteux qu'au cours de tous ces siècles l'activité du prieuré - hôpital  se développa pleinement dans le cas de la vocation de ses religieux; il est également certain que le nombre des pélerins alla en déclinant.
 Le fait est que de 1650 à 1792, les registres de l'hôpital ne mentionnent que deux décès :
-- en 1683 , celui de S...de Bontour, du diocèse de Sens, venant de Saint Jacques en Galice et qui fut enterré dans l'église >>
-- en 1752, celui d'un bas-navarrais, de 70 ans environ .
Par contre, seuls depuis au moins 1650, le prieur et son vicaire concentrèrent toute leur activité dans le domaine spirituel
.Ayant ajouté aux bâtiments primitifs une église comprenant deux chapelles intérieures ( Saint- Bernard et Sainte-Croix ) ils reçurent de l'évêque  la juridiction d'une paroisse comprenant l'annexe de Biriatou ainsi que le quartier dit de Subernoa, prélevé sur la vaste paroisse d'Urrugne
et soulageant d'autant son église-mère.
L'Evêque, malheureusement, ne prit pas la précaution de délimiter très exactement cette nouvelle paroisse.
 Il en résulta une belle confusion, dont deux cents ans plus tard, Hendaye ne manqua pas  de tirer profit !
 Pour autant la paroisse Saint Vincent d'Urrugne conserva jusqu'en 1792 la coutume d'une procession annuelleà l'église de l'hôpital Saint- Jacques de Subernoa. c'était au temps des rogations et deux jours lui étaient consacrés.
 Le premier, ce sont les gens de Subernoa qui venaient en procession à leur ancienne église-mère; le lendemain, ceux d'Urrugne faisaient la procession inverse, toujours par le Pas-de-Béhobie ( trajet aller et retour environ 20 km ). La fatigue était grande, mais la communauté, généreuse, savait y apportait quelque soulagement !
De ce prieuré,de ce grand domaine du Moyen-Age, situé sur le bord de la Bidassoa , près du pont de Santiago, il ne reste plus que le bénitier conservé à l'église Saint Vincent                                             (F)
 et quelques pierres conservées à Priorenia
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Pour conclure citons une chanson guipuzcoane à propos du pèlerinage.
 En effet à la frontière franco-espagnole d’Irun il semble que l’on accueillait les pèlerins revenant de Saint-Jacques de Compostelle par un chant où les paroles espagnoles se mêlent aux paroles basques:

Pelegrino,pelegrino,
una limosnita
por amor de Dios.
Zingar, arraultze
bat ez bada bertze
bertze...
Pelegrinuac datoz Santiagotican,
Atea irequi beza, icusiagatican;
Chomin,jozac trompeta.
Pello, non duc conqueta?
Berdin baldic baciagoc
Ecarri beteta

<Pèlerin, pèlerin, l’aumône pour l’amour de Dieu. Jambon, oeufs sinon un, plusieurs, plusieurs...Les pèlerins viennent de Saint-Jacques; ouvrez la porte pour les voir.Chemin sonne trompette. Pierre, où est ta terrine? Si cela t’est égal apporte-la  pleine>                                                                       (F)

le passage vers Compostelle

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Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle  est un pèlerinage catholique, dont le but géographique est le tombeau légendaire de l'apôtre saint Jacques, , situé dans la crypte de la cathédrale -de-Compostelle en Galice
Mais c'est seulement après la prise de Grenade en 1492, sous le règne des Rois catholiques, Ferdinand d'Aragon et Isabelle la Catholique, que le pape Alexandre VI 1492 à 1503) a déclaré que Compostelle était, avec Rome et Jérusalem, le lieu d'un des “ trois grands pèlerinages de la Chrétienté ”.
Le mot “ tombeau ” a disparu des discours des deux derniers papes.
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Deux routes conduisaient de France en Espagne à travers les Pyrénées Occidentales : celle de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux et Pampelune et celle de Saint-Jean-de-Luz à Irun et Burgos par Santiago
. La première était la moins pénible ; c'était la voie naturelle de la traversée des Pyrénées. Les armées de Charlemagne et de Louis le Débonnaire l'empruntèrent au IXè siècle : on sait ce qu'il leur en coûta. A plus forte raison les pèlerins inoffensifs, proie facile pour les bandits qui infestaient le pays et pour les indigènes qui, bien qu'adonnés à la culture, n'avaient pas perdu l'habitude de détrousser les voyageurs, ne pouvaient s'y aventurer sans danger.
Beaucoup préféraient donc suivre le second itinéraire malgré les inconvénients qu'il présentait. De Saint-Jean-de-Luz à Santiago, la route passait à 500 mètres du bourg d'Urrugne, montait à Postaenea, un relai de poste, sans doute situé à la Croix des Bouquets, et, négligeant les lacets actuels de la descente sur Béhobie, atteignait la Bidassoa plus à l'ouest de ce bourg en dévalant la colline d'Aldapa.
 C'était le chemin suivi par les équipages et les courriers qui allaient de France en Castille et à Madrid. La chaussée était assez mal pavée, mais sans ornières. En hiver, par mauvais temps, les diligences avaient du mal à escalader ce que l'on appelait « la montagne de Béhobie ». Une diligence partait deux fois par semaine de Bayonne pour Madrid. Dans l'intervalle on devait louer des mules. Pour bénéficier de la poste et des relais, il fallait retenir sa place à l'avance et le prix était exorbitant : en 1722, le prix du voyage en poste de Paris à Hendaye était de 2.400 livres pour un fonctionnaire accompagné de deux valets, et autant pour le retour. Il ne faut pas oublier que la monnaie d'alors avait une toute autre valeur que notre  franc.

Les dégradations causées par l'eau au gué de Santiago obligèrent dans la suite à modifier l'itinéraire, On utilisa le Pas de Béhobie à proximité de l'île des Faisans et dès lors fut créé un nouveau tracé de route qui, au pied de la redoute Louis XIV, suivant à peu près le tracé actuel, rejoignait l'ancienne route à la Croix des Bouquets.
On passait la rivière dans un grand bac qui transportait voyageurs, bêtes de somme, carrosses et charrettes. Les droits étaient perçus avant l'embarquement. Le tarif n'empêchait pas les bateliers de rançonner les voyageurs, aussi bien d'un côté que de l'autre. Toutes les relations de voyage le constatent. Pour en finir avec les exigences des passeurs, le roi de Castille avait, dès 1525, ordonné la construction d'un pont, mais l'exécution ne suivit pas. En 1701 existait un pont de bois, traversant l'île des Faisans. Mais ce pont fut alternativement détruit et reconstruit au cours de chaque guerre. On le remplaça dans la seconde moitié du XVIIIè siècle par un pont en pierre qui fut lui-même détruit en 1813 par l'armée française battant en retraite. Les Anglais lui substituèrent des pontons. En 1823, à la suite du passage de l'armée du comte d'Artois, il fut refait en pierre et en bois et appelé « pont du duc d'Angoulême ». Le pont actuel a été construit en exécution du traité de 1856.
Quant au passage entre Hendaye et Fontarabie, enlevé aux habitants d'Hendaye qui n'avaient pas le moyen d'en assurer le trafic et concédé en 1634 à la maison d'Urtubie en reconnaissance des services qu'elle avait rendus au cours du siège de La Rochelle, il semble n'avoir été que peu utilisé malgré l'existence d'une assez bonne route qui, prolongeant la rue Agorette à Ciboure, suivait les falaises de Socoa jusqu'à Haïçabia, pour s'enfoncer ensuite dans les terres, et par Dorrondéguy, Errondonia et Chorrioenia atteindre Irandatz.
Les pèlerins n'étaient pas les seuls voyageurs passant par Santiago. Un courant d'affaires s'établit de très bonne heure entre le Labourd et le Guipuzcoa. Cette province basque espagnole, montagneuse et au sol pauvre, avait besoin de blé et de bétail qu'elle importait de France avec laquelle elle communiquait plus facilement qu'avec le reste de la Péninsule. En échange, elle fournissait du vin, du fer, du charbon et du bois. Le Guipuzcoa jouissait de tout temps de l'exemption des droits de douane et de la liberté du commerce, et de leur côté, les habitants du Labourd résistaient victorieusement aux tendances centralisatrices du pouvoir royal.                                              (OG)

Carte montrant les chemins contemporains en Europe pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle

L'endroit où les pélerins embarquaient pour accoster à quelques encablures en Espagne
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 Ce sera le début des grands itinéraires qui draineront tous les pèlerins des pays de l'Europe et de l'Angleterre

Plus tard ces cheminements en groupe se firent d'autan plus rares qu'à la suite d'abus ils furent interdits par les rois.
 Ne furent autorisés que les pélerins voyageant isolément, munis d'une attestation du curé de leur paroisse. C'est cette pièce qui nous a heureusement permis de connaître le point de départ de ceux d'entre eux qui vécurent leur dernière heure à Urrugne .
 Bien d'autres documents font ressortir la faveur dont jouissait notre route auprès les pélerins: des guides et des itinaires publiés à leur intention, des notes de voyage, des chansons, des cantiques spirituels et même des images d'Epinal.
 Le suprême tèmoignage demeure dans les pierres: sculptures dans nos lieux de prière, souvenr à l'état de ruines dans les hôstelleries et dans les hôpitaux qui jalonnaient les routes jacobites, marquant les gîtes d'étape desservis par les ordres hospitaliers ou religieux.
La route qui , fut la plus fréquentée est celle qui illustre au Moyen-Age le nom de Roncevaux.
De nombreuses et très sérieuses études l'ont mise en pleine lumière ainsi que le courant qui l'alimentait.
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 Mais ,avant elle, il y eut notre route, le première en date du milieu du X° s, elle fut un peu abandonnée dès le recul de la domination musulmane  et rendit celle de Roncevaux plus sûre , à partir du XII°
 Elle rentra toutefois dans le circuit normal de bien de pélerins. Normalement elle drainait les Bretons, les Normands,les Anglais, venus par la mer et qui après avoir débarqué à Soulac, en Gironde arrivaient à Bayonne par la route des lacs.
A Dax elle recueillait ceux, partis de Paris et Bordeaux, qui avaient choisi la route la moins accidentée en direction de Bayonne .De là tous avançaient vers Saint-jean-de-Luz (Donibane ) et Ciboure où de son hôpital il reste la Croix blanche.
 De même il était des pélerins, débouchant de Vézelay ou de Toulouse, que la vue des Pyrénées avait fait réfléchir, au fur et à mesure de leur approche et qui, finalement, avaient décidé de respecter leur majesté.
 Alors, sans s'avancer jusqu'à Ostabat, les uns, à Orthez ralliaient Bayonne. A tous Urrugne offrait trois points d'entrée en Espagne Béhobie, Hendaye -Zubernoa et Ibardin.

 

Puis à l'aide de gabarres, et avec l'aide de bateliers Hendayais, après un séjour à l' hôpital de Zubernoa,ils débarquaient  en terre encore Navarraise., à Irun d'ou commence la '' Voie Royale''
" nous fûmes bien étonnés quand nous fûmes à Sainte-Marie. Tous mes compagnons et moi dîrent adieu à la France jolie. Et en pleurant nous mîmes à dire : adieu les nobles fleurs de lys. En Espagne nous faut suivre. C’est un étrange pays ".

Le “ Chemin Français ”, itinéraire  fut établi au XIe siècle par le Roi Sanche le Grand de Navarre. Cette vague humaine de pèlerins que ce chemin canalisait était alimentée par une série d'affluents qui augmentaient son débit.
 L’un d’eux, sans doute l’un des plus importants de la Péninsule, passait par Irun. Le chemin de Gipuzcoa a pour point de départ Irun.
D'ailleurs cette voie fût empruntée depuis  la plus haute antiquité, vieille voie romaine dont les fouilles aux alentours de l'Eglise de Irun, ont révélé
d 'intéressants vestiges.

devraient pas en payer. Les péagers osent frapper des personnes à la recherche d'une quête spirituelle.
La perception du tribut est don exercée de manière injuste.
Les passeurs en chargeant les embarcations plus que cela n'est possible, mettent en péril la vie des voyageurs.
Alors que la religion chrétienne diffuse un message de paix et de charité, les péagers commettent tout ces abus, ce qui est intolérable pour l'Eglise, a fortiori que les pèlerins en sont les premières victimes.
 Nous nous sommes du Labourd et ce récit ne devrait pas nous concerner.
 Encore que - mais ceci est une légende - le bouche à oreille des anciens laisse entendre qu'à  Hendaye dans des temps trés reculés, la traversée de la Bidassoa se faisait de la manière suivante : les bagages étaient mis dans une barque, les pélerins dans une autre: la barque des bagages arrivait toujours à destination, celle des pélerins chavirait quelques fois. Je le répête ceçi ne peut être qu'une légende malveillante .
Dans le Guide du Pèlerin de St Jacques de Compostelle de 1139, Aymery Picaud décrit:

 "Puis près des ports de Cize on trouve le Pays des Basques qui possède une ville, Bayonne, sur le rivage, vers le septentrion
 Cette terre, à la langue barbare, est boisée, montueuse, dénuée de pain et de vin et de tous aliments corporels, mais, en revanche, on y trouve des pommes, du cidre et du lait ...
Ils sont féroces et la terre où ils habitent est aussi féroce, sylvestre et barbare; la férocité de leur visage et de même la barbarie de leur langue, épouvantent les coeurs de ceux qui les voient...(...)
Ils s'habillent vraiment mal et mangent et boivent mal.
 En effet, toute la famille d'un Navarrais, tant serviteur que maître, tant servante que maîtresse, a l'habitude de manger tous les aliments mélangés en une seule marmite, non avec des cuillères, mais avec les mains, et de boire à un même vase.
 Si tu les voyais manger, tu croirais voir manger des chiens ou des porcs.
 Si tu les entendais parler; tu te souviendrais de chiens aboyants.
En effet, ils ont une langue tout à fait barbare; (...)
 Ce peuple est un peuple barbare, différent de tous par ses coutumes et son essence, dénué de honte  , de teint noir; laid à voir, dépravé, pervers, perfide, dénué de bonne foi et corrompu, libidineux, ivrogne, savant en toutes violences, féroce et sauvage, mal honnête et réprouvé, impie et dur, cruel et querelleur, ignorant de tout ce qui est bon, savant en tous vices et iniquités, semblable en malice aux Gètes et aux Sarrasins, ennemi en tout de nos gens de France.
Pour un sou seulement, le Basque ou le Navarrais tue, s'il le peut, un Français. Dans certaines régions, soit en Biscaye et en Alava, quand les Navarrais se réchauffent, l'homme montre à la femme, et
la femme à l'homme, leurs parties honteuses. Les Navarrais usent même de la fornication incestueuse avec leurs bestiaux; on dit en effet que le Navarrais suspend au postérieur de sa mule et de sa jument un cadenas, afin que nul autre n'y parvienne. !

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LES FORS
Le for est un texte constitutionnel négocié entre les petits États basques et leur nouveau roi. Quand les Romains s'installèrent en 194 avant J.C. dans l'actuel Pays basque, les fors étaient faits verbalement, et les libertés des Basques étaient assurées.
Il fallut attendre 1155 pour que les premiers fors soient écrits et signés en Navarre.. D'ailleurs aujourd'hui, dans le nom de la Communauté forale de Navarre, l'adjectif forale vient de For.
 Les fors protégeaient la population basque des empiètements des seigneurs et des rois contre la liberté du peuple. Quand ils accédaient au trône, ils devaient s'engager par serment à respecter ces fors; ce n'est qu'ensuite qu'ils étaient reconnus par les représentants des provinces basques. Les fors des provinces basques avaient une force juridique supérieure aux édits royaux.
 Si une loi adoptée était en contradiction avec le for provincial, l'assemblée apposait la formule: "se obedece pero no se cumple", c'est-à-dire, "nous obéissons mais nous n'appliquerons pas". Cette formule garantissait la liberté des communautés basques vis à vis des rois de France ou de Castille. Elle établissait dans les fait un statut d'union entre égaux. Ces libertés furent détruites en France lors de la nuit du 4 août 1789.
 En Espagne, dans les faits, ces libertés furent sapées dans leurs fondement quand la loi de 1839 établit que les fors des provinces basques étaient conservées, pour autant qu'elles ne portaient pas atteinte à la Constitution espagnole. Les fors étaient alors réduits à une simple règle, modifiable à volonté par les autorités espagnoles.
Droit espagnol
Les fors locaux ou municipaux correspondaient à l'ensemble des statuts juridiques suivants:les coutumes de chaque localité,les privilèges octroyés par les rois,l'ensemble des dispositions qui protégeaient la noblesse, le clergé, et la vassalité d'une zone.
Il s'agissait d'un pacte solennel entre les peuples et le roi, et aussi, par extension les lois qui régissait telle ou telle contrée ou localité. Ils furent abrogés par Philippe V au début du XVIII ème siècle par le biais des décrets de Nueva Planta.                                                          M.Lafourcade

 

 

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Carte de l'Europe au 13ème siècle.

Le Saint Empire romain germanique n'est pas un état unitaire mais un ensemble complexe de royaumes, duchés, principautés (dont certaines ecclésiastiques) et villes-républiques, l'empereur étant élu parmi les souverains par les électeurs palatins.

En rouge l'Aquitaine anglaise

 

La Bidassoa devient la frontière

entre la Gascogne anglaise et la Castille

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En 1203 Alphonse VIII de Castille octroie les

 Fors à Hondarribia.

D’après ces Fors  la ville est propriétaire de la BIDASSOA

et de la baie de TXINGUDI

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1203.  La charte de Fontarabie lui accorde avec les 2 rivières d'Oyarzun  , la franchise totale de péage en Castille, et moyennant 500 maravédis par an le port d'Asturiaga. On peut le localiser comme port fluvial , pour communiquer sur l'Uruméa avec Saint-Sébastien (Donostia), ou comme port de mer dans l'anse du Figuier, terminus de la navigation fluviale depuis Santestevan (Donos- tibiri). Le port dans la Bidassoa devait y être toutefois dès l'origine car le prieur de Zubernoa était obligé d'y faire repasser la nuit la gabarre qui lui était concédée le jour sur la rive d'en face.

 

1203. FOR (charte municipale) DE FONTARABIE, octroyé par Alphonse VIII de Castille considère comme sa propriété l’espace qui va du chenal de Pasajes “  usque ad ribum de Fonterabia ” (jusqu’à la rivière de Fontarabie -la Bidassoa-) des Trois Couronnes et Lesaca  jusqu’à la mer… et Irun et ses habitants, ainsi que le port de Asturiaga (où le prieur de Santiago de Subernoa sera obligé de faire passer les nuits la gabarre qui pendant la journée servait à faire traverser la Bidassoa aux pèlerins).

Naissance de HONDARRIBIA 1203

 

1203 Une charte du roi de Castille, nouveau souverain du Guipuzcoa, détache (?) cette vallée, de Saint-Sébastien dont elle relevait d'après la charte accordée par son ancien souverain le roi de Navarre Sanche le Savant. Elle octroie au conseil de Fontarabie, avec Irun, Lezo et Passages, le statut même de Saint-Sébastien, la franchise générale de péages et le droit d'élire chaque année son alcalde et son prévôt, “ prepositum et alcaldem ”. Datée du 18 avril 1203 par divers auteurs, la copie diplomatique de 1510 la date du 18 avril 1246, mais elle est en tous cas de cette même époque de la charte de Rouen accordée à Bayonne en 1215 par le roi d'Angle­terre.


En dehors de ces pèlerins et de ces marchands, Santiago, puis Béhobie, vit passer des guerriers appartenant aux armées françaises, espagnoles ou anglaises. Du XIIe siècle au début du XIXè siècle, les deux nations voisines se mesurent en des querelles meurtrières qui, presque chaque fois, prennent fin sur des échanges de princes, pour mieux se rallumer quelques années après. Et même en état de paix officielle, la possession de la Bidassoa, avec le droit de navigation et de pêche qui en découle, ne cessera d'opposer Ondarrabiars à Hendayais sous l'œil indifférent et même parfois avec la complicité tacite ou expresse du pouvoir central de chacun des deux pays.

L'histoire de ces incidents de frontières et de ces conflits qui s'échelonnent sur sept siècles forme à elle seule plusieurs chapitres du manuscrit entrouvert, devant vous. Pour abréger, il suffira d'en donner les principaux traits.

Les habitants de Fontarabie, qui n'avaient pas pris ombrage de l'établissement de leurs émigrants sur l'autre rive de la Bidassoa, ne mirent bientôt que plus d'acharnement à leur interdire l'usage de cette rivière. Confondant la possession de fait avec le droit de souveraineté, les Espagnols invoquaient la jouissance qu'ils avaient exercée, depuis la fondation de leur cité, sur le fleuve et ses deux rives jusqu'à la limite de la marée haute, per­cevant des droits de port et interdisant à tous autres de naviguer, de jeter l'ancre et de pêcher, à moins de concessions expresses, telles que celles accordées aux moines de Santiago et à quelques amis. Ils ajoutaient que les eaux de la Bidassoa étaient grossies par un cours d'eau venant de leur montagne.

Les Labourdins rétorquaient qu'ils bénéficiaient pour la pêche el la navigation d'une prescription plus que trentenaire et que la plus grande profondeur du fleuve se mesurait près de la rive française et non du côté de Fontarabie. De plus, si les Guipuzcoans avaient un affluent sur leur territoire, eux-mêmes en comptaient trois aujourd'hui disparus : le Crasper, le Dalentchet et la Vertébie. Ils avaient établi trois nasses ou pêcheries alors que ceux de Fontarabie n'en avaient que deux qui, elles, payaient des redevances aux sires d'Urtubie. De ces trois nasses, deux appartenaient à l'hôpital de Santiago et la troisième à la maison d'Ayzpurdi qui apparaît ainsi comme l'un des plus anciens domaines d'Hendaye, après ceux de Zubernoa et d'Irandatz. Des arguments, on en vint aux mains. Cet état d'hostilité avait dû commencer au plus tard dans la deuxième moitié du XIV siècle ; vers le milieu du siècle suivant, il était devenu une situation presque permanente, remontant à une date dont on avait perdu le souvenir. Il fut marqué par les habituels coups de surprise, destruction de nasses ou de filets, capture d'embarcations et de matelots, et parfois d'incidents  tragiques.


La légende raconte que le roi Sanche de Navarre << lors de la réconquista sur les maures >> a traversé la dernière défense, avec une troupe choisie spécialement pour sa bravoure, et a cassé les chaînes qui entouraient les réserves de Yaqub ben Yusuf.

En mémoire de son geste, le roi de Navarre aurait incorporé les chaînes à son blason et qui apparaissent de même dans le quart inférieur droit des armes d'Espagne.

La recherche historique penche plutôt pour une évolution d'un écu à rais d'escarboucle vers l'écu actuel, mais la légende est belle.

 1204 Alphonse VIII de Castille traverse la Bidassoa, occupe le Labourd et la Soule, reçoit l’hommage des seigneurs de Béarn, de Tartas, d’Armagnac et d’Orthez.

Fait un don à la cathédrale de Bayonne, il prend Dax et incendie sa cathédrale. 

Alphonse se voudra maître du duché de Gascogne de 1204 à 1214, néanmoins  ses héritiers ne réussiront pas à le garder.

L’ancienne ville de Lapurdum/Labourd se nomme dorénavant Bayonne, et cède à Ustaritz le titre de capitale de la province du Labourd. Bayonne est devenue ville libre en dehors de la région à laquelle elle avait donné le nom.