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François Ier

 vers 1527 par Jean Clouet

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François Ier (1494 – 1547), , est sacré roi de France le 25 janvier 1515 dans la cathédrale de Reims, et règne jusqu’à sa mort en 1547.

 Son règne permet un développement important des arts et des lettres en France. Sur le plan militaire  le règne de François Ier est ponctué  nombreuses de guerres en Italie

Il a un puissant rival en la personne de Charles Quint et doit compter sur les intérêts diplomatiques du roi Henri VIII d’Angleterre

L'antagonisme des deux souverains catholiques a de lourdes conséquences pour l’Occident chrétien

 Il facilite la diffusion de la Réforme naissante et surtout permet à l'Empire ottoman de s'installer aux portes de Vienne

En 1525 Au cours d'une de ces guerres  d'Italie il est fait prisonnier  à Pavie
Alors que les canons français  mettent à mal les ennemis espagnols  le roi, dans la précipitation et l’impatience de vaincre, se lance au galop à l’assaut des rangs adverses. De peur de blesser le roi, les tirs de l’artillerie française cessent aussitôt. Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L'armée de François Ier est complètement massacrée, pendant que le roi est fait prisonnier avec plusieurs de ses généraux. François Ier sera enfermé à la chartreuse de Pavie puis transféré en Espagne où il deviendra l'otage de Charles Quint

Afin d'être libéré il signe le traîté de Madrid le 14 janvier 1426

.  Il s’engage alors à céder la Bourgogne et à renoncer à toutes ses prétentions sur l’Italie,et surtout à verser la rançon pharamineuse  de 1 million deux cent mille écus d'or représentant une fois et demi le budget de la France

 Ses deux enfants resteront prisonniers en Espagne en attendant la remise de cette rançon. Tout celà aura lieu à Hendaye à l'île des faisans,    le 1 juillet 1530

. François Ier s'empressera de renier cet accord et s'alliera avec les princes italiens et le pape au sein de la Ligue de Cognac, contre Charles Quint. Il s'alliera même avec le sultan ottoman Soliman le magnifique qui arrivera jusqu'aux  portes de Vienne

Et La guerre reprendra aussitôt.

 

La RANCON

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Charles-Quint avait proposé à François 1er la restitution de Fontarabie en échange de Tournai qu'il assiégeait.

Mais cette offre fut dédaignée. Tournai tomba bientôt au pouvoir des Impériaux, Fontarabie resta pendant près de deux ans en la possession des Français, jusqu'au moment où les Espagnols, étant parvenus à franchir la rivière à Béhobie, ravagèrent le Labourd et le Béarn sans pouvoir s'emparer de Bayonne, mais se fixèrent le long de la rive droite de la Bidassoa.

La garnison de Fontarabie, déjà affaiblie par la trahison de Philippe de Navarre qui était passé à l'ennemi avec les troupes qu'il commandait, et dès lors privée de toute communication avec le reste des troupes françaises, se rendit aux Espagnols le 24 Mars 1524.

 

La Défaite de Pavie

Château vieux Bayonne

 

La Rançon à Bayonne 

1.200.000 écus d'or

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un événement exceptionnel au Château Vieux :

dépôt de la rançon des enfants royaux

François Ier, fait prisonnier à Pavie le 24 février 1525, fut libéré par le traité de Madrid de janvier 1526. Aux termes de ce traité, outre l'abandon du Milanais, de la Bourgogne et des villes de la Somme et la promesse d'épouser Eléonore d'Autriche, sœur de Charles Quint, le roi de France s'engageait à verser la fabuleuse rançon d'un million deux cent mille écus d'or. En outre, il rendait à l'empereur une fleur de lys enrichie de pierres précieuses et accompagnée d'une parcelle de la vraie croix, ayant jadis appartenu au père de Charles Quint puis au roi Henri VIII d'Angleterre, qui l'avait offerte à son filleul, le duc d'Orléans.

En attendant le versement de cette rançon, les deux enfants royaux, le dauphin François âgé de 10 ans et son frère puîné, Henri âgé de 8 ans, seraient remis en otage aux Espagnols.

La reine mère, Louise de Savoie, les accompagna à Bayonne où elle fut reçue en grande pompe le 15 mars 1526.

Le 17 mars, François Ier franchissait la Bidassoa et à peine sur le sol de France il s'écriait “ Je suis encore le roi de France... ”, bien décidé à ne pas appliquer le traité de Madrid. Les enfants de France, que François Ier avait embrassés et bénis en leur promettant de venir bientôt les reprendre, débarquèrent alors en Espagne accompagnés de quelques seigneurs que les Espagnols renvoyèrent du reste rapidement. En fait de prochaine libération annoncée par leur père, les deux jeunes hommes restèrent quatre ans prisonniers de Charles Quint et ne retrouvèrent leur liberté au milieu de la Bidassoa que le 1er juillet 1530, un an après le traité de Cambrai qui mit fin à la guerre entre Charles Quint et François Ier.

 

• La sévère captivité des enfants de France

Les deux enfants sont mis en prison, d'abord à la forteresse de Berlanga puis au lugubre château féodal de Pedrazza de la Sierra dans la province de Segovie. Ils disposent de deux pièces d'un total inconfort, glaciales l'hiver, étouffantes l'été, sans aucune tendresse, aux fenêtres munies de barreaux. Privés de domesticité française, ils en oublient leur langue maternelle au point que Bodin, huissier de Louise de Savoie, venu leur annoncer leur prochaine libération, est obligé, à leur demande, de s'exprimer en espagnol.

Isabelle de Portugal, la jeune épouse de Charles Quint, informée de ce cruel régime imposé aux jeunes princes, essaya d'adoucir leur sort mais sa discrète intervention se limita à la distribution de vêtements dont avaient bien besoin les jeunes captifs. 

Rassemblement de la rançon

Le maréchal Anne de Montmorency, grand maître de l'artillerie, compagnon de captivité de François Ier, est désigné pour rassembler à Bayonne l'énorme rançon qu'il aura quelques difficultés à accumuler.

Le maréchal arrive à Bayonne le 22 mars 1530, accompagné de l'archevêque de Bourges, François Tournon, de deux généraux aux finances et d'une importante suite.

Pour collecter cette énorme somme, il envoie des messagers dans tout le royaume et les contributions des diverses provinces sous forme de dons ou d'impositions ne parviennent qu'au bout de trois mois au Château Vieux, où elles sont entreposées en toute sécurité en attendant leur livraison à l'Espagne,

Dans deux grandes salles du Château côté nord, on entasse les écus d'or sur de grands tapis verts étendus à terre. Afin de faciliter des comptes des trésoriers, les fonds de l'épargne sont déposés dans une pièce et ceux des dons dans l'autre. L'appel en faveur de la libération des enfants royaux est si bien entendu que le 29 avril on a dépassé le montant de la rançon et qu'on doit renvoyer à Bordeaux un excédent de cent mille marcs.

Le décompte, en présence des Espagnols, va s'avérer difficile en raison de la complexité de ce trésor comprenant les pièces les plus diverses, allant de l'écu royal au florin ou au ducat, et de la méfiance du scrupuleux délégué espagnol. Cette méfiance sera d'ailleurs justifiée par une supercherie qui, au dernier moment, faillit remettre tout en cause. Mais à ce sujet, laissons la parole au commandant de Blay :

“ Les délégués de l'Espagne sont alors appelés pour constater l'existence de la somme et vérifier les divers bordereaux. Don Pedro, connétable de Castille, muni des pleins pouvoirs pour représenter l'empereur, attendait à Fontarabie que la rançon fût prête, il avait envoyé à Bayonne Don Alvaro de Lugo et le trésorier des Flandres pour procéder aux vérifications. Pendant plus de deux mois, les commissaires comptent et pèsent. Don Alvaro de Lugo n'est pas aisé à contenter. Il est vrai que dans la quantité des pièces d'or, il y en a de fausses, et un plus grand nombre de poids insuffisant ; de là un déficit qui monte à quarante mille écus. La somme est forte et l'on attribua à la cour cette supercherie au chancelier du Prat. Le grand maître hésite à payer ce supplément ; il en réfère à François I" qui l'autorise à fournir l'appoint nécessaire. ”

La sécurité de cet important trésor était assurée par le sénéchal d'Agenais qui avait amené avec lui cent archers de ses gardes du corps, choisis parmi les plus sûrs. Le dispositif est en ordre, complété par les trois cents hommes de guerre à pied de la gar­nison de Bayonne, sur les ordres du gouverneur Saint-Bonnet.

Quatre années furent nécessaires pour se procurer les douze cent mille écus d’or qui devaient constituer la rançon.

  Quand  la reconaissance fut terminée on s’occupa de fixer la date à laquelle se ferait l’échange. Après bien des pourparlers on convint du 1er juillet 1530 et il fut décidé qu’on observerait le même cérémonial que pour l’échange de François 1er et des enfants. Ceux-ci étaient accompagnés, à leur retour, d’Eléonore d’Autriche, sœur de Charles Quint, qui devait épouser le roi de France.

Anne de Montmorency, grand-maître et maréchal de France et gouverneur du Languedoc, avait été chargé par François 1er de la remise de la rançon à l’Espagne.

 

L'OR  CONTRE

Messieurs les Enfants

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• Transport de la rançon,

 Libération des enfants, entrée en France de la reine Eléonore

L'acheminement vers la frontière d'un convoi de trente mulets, chacun de quarante mille écus, et d'un trente et unième porteur de la fameuse fleur de lys et des bordereaux, peut susciter des convoitises. Il n'est pas à l'abri d'un coup de main, aussi est-il entouré d'un imposant dispositif de sécurité confié au sénéchal d'Agenais que ne quitte pas Don Alvaro.

Le convoi se met en marche le 30 juin escorté de cent hommes de guerre à pied, suivi, deux heures après son départ, de trois cents hommes d'armes. Ce convoi rejoint Montmorency à Saint- Jean-de-Luz qui l'y a devancé avec une importante troupe.

Le 1er juillet 1530, avant l'aube, cinquante cavaliers partent en éclaireur sur la route de Hendaye et à 7 heures du matin le convoi atteint les bords de la Bidassoa, pensant profiter de la pleine mer pour traverser le fleuve et procéder à l'échange. Mais Don Pedro n'est pas au rendez-vous.

Averti par un espion qu'une imposante troupe française de cinq cents hommes à cheval et trois mille hommes de pieds se trouverait à Saint-Jean-de-Luz, dans le but d'enlever les enfants de France et de récupérer la rançon, le connétable de Castille, qui le matin avait amené ses précieuses personnes sur les bords de la Bidassoa, devant ce danger, les a repliées à Renteria.

 

Le convoi qui la transportait arriva à Saint-Jean de Luz le jeudi 30 juin 1530 à une heure de l’après-midi. Montmorency était accompagné du cardinal de Tournon, de don Alvaro de Lugo, délégué espagnol, et d’un grand nombre de gentilshommes. Trente mulets portaient les coffres contenant les écus ; ils étaient accompagnés de cent hommes de pied, sans armes, chargés de les conduire.

De crainte d’une surprise, de sérieuses mesures de précaution avaient été prises. Le convoi était escorté de six archers, de trois cents hommes d’armes sous le commandement de M. de Saint-Bonnet, gouverneur de Bayonne, et de deux cents cavaliers sur des chevaux d’Espagne. Toutes ces troupes avaient des chausses aux couleurs de la reine Eléonore, c’est-à-dire jaunes, noires et blanches. A leur arrivée à Saint-Jean de Luz, les coffres furent déposés à l’hôtellerie de l’ ”Etoile sur le sable ”, sous bonne garde. Montmorency lui-même, qui avait conscience de sa responsabilité, ne les perdit pas de vue et ne se coucha pas de la nuit.

Le pont reliant Saint-Jean de Luz à Ciboure avait été gardé depuis la veille par dix archers et la circulation avait été interdite au public. Par mesure de prudence, des postes de soldats avaient été échelonnés le long de la route de Ciboure à Hendaye.

A huit heures du matin, le convoi se remit en marche à peu près dans le même ordre que la veille. Il était précédé par des gens de pied commandés par les capitaines Saint-Estève, Olergui et Montault. Puis venaient les mulets suivis de quarante gentilshommes et de cent cinquante hommes d’armes à cheval armés de lances ; enfin arrivait le grand-maître Montmorency, revêtu d’une robe de cheval de velours noir chamarrée de gros fils d’or, monté sur un destrier d’Espagne très ardent et portant sur la tête un panache à ses couleurs. Suivaient les seigneurs et leurs gens.

Par suite de circonstances diverses et de malentendus provenant de la méfiance réciproque des Espagnols et des Français, les choses ne se passèrent pas à Hendaye ainsi qu’il avait été prévu !. Mais Don Pedro n'est pas au rendez-vous.

Averti par un espion qu'une imposante troupe française de cinq cents hommes à cheval et trois mille hommes de pieds se trouverait à Saint-Jean-de-Luz, dans le but d'enlever les enfants de France et de récupérer la rançon, le connétable de Castille, qui le matin avait amené ses précieuses personnes sur les bords de la Bidassoa, devant ce danger, les a repliées à Renteria

.Eléonore, qui le 20 mars a épousé François Ier par procuration, pressée d'entrer en France, intervient alors vigoureusement auprès de Don Pedro et l'échange a lieu dans la journée au milieu de la Bidassoa.

 Il en résulta un retard important dans la remise des coffres contenant la rançon, et la reine et les princes, qui auraient dû débarquer à Hendaye dans la matinée, n’y arrivèrent que fort tard dans la soirée.

 Ils en repartirent tout de suite pour Saint-Jean de Luz où ils arrivèrent à onze heures du soir.

le retour

La reine et les enfants royaux passèrent la nuit à Saint-Jean de Luz. Ils firent le lendemain leur entrée solennelle à Bayonne, la reine dans une literie recouverte d'un drap d'or et les jeunes frères montés sur des chevaux blancs. Accueilli par le corps de ville en grande pompe et sous les salves une heure durant des canons des remparts et des châteaux, le cortège entouré par soixante-dix ecclésiastiques porteurs de torches fit son entrée dans la cathédrale où fut entonné un Te Deum Laudamus.

Le soir, la reine assista à une comédie et le 3 juillet avec les jeunes princes, elle quitta Bayonne pour Bordeaux où l'attendait son royal époux.                            (N)

 

ECUS  D'OR AU SOLEIL


Exemple d'Ecu d'or frappé sous le règne du roi Louis XII  FRANCE ROYALE, Louis XII (1498-1514), AV écu d'or au soleil,

  Droit : Ecu de France couronné sous un soleil

. Revers : Croix fleurdelisée 

Quelques années plus tard, en 1534, Bayonne reçut Antoine de Bourbon, roi de Navarre, récemment nommé gouverneur de Guyenne, accompagné de son épouse Jeanne d'Albret, parents du futur Henri IV, qui descendirent vraisemblablement au Château Vieux.

Par contre Charles Quint se rendant à Gand, châtier les Gantois en révolte, ne fit que passer à Bayonne en 1539.

Mais, insigne honneur pour une bonne ville du royaume, Bayonne allait recevoir la cour de France un mois durant en 1565.

 

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Eléonore était dans une litière d’or frisé ayant auprès d’elle le Dauphin et le duc d’Orléans. Elle était suivie par un petit nombre de gentilshommes espagnols, mais ses demoiselles d’honneur étaient nombreuses et magnifiquement habillées. Montées à la mode du Portugal sur des haquenées luxueusement harnachées et caparaçonnées de velours, elles suivaient la litière deux à deux. Aux portières se tenaient, sur leurs mules aux harnachements dorés, d’un côté le cardinal de Tournon, de l’autre l’évêque d’Aire.

Quand le cortège fut en vue de Saint-Jean de Luz, cinq cents jeunes gens allèrent à sa rencontre avec chacun une torche allumée et formèrent autour des illustres voyageurs une pittoresque et resplendissante escorte. A son arrivée au pont, la reine y trouva le bayle, les jurats, les notables, et le clergé avec la croix et l’eau bénite, tenant tous une torche allumée. Le peuple se pressait en foule autour d’eux, les femmes “ portant un habillement avec de grans cornes sur la teste, au nombre de vingt-cinq ou trente, ce qui était la coiffure du pays ”. De tous côtés dans la ville et ses alentours on percevait des feux de joie devant les maisons, même celles des plus pauvres.

Le bayle fit sa harangue et le clergé chanta le “ Te Deum laudamus ”, tandis que le peuple ne cessait de crier ”France, France, vive le roi, vive la reine et Monseigneur le Dauphin ”.

Eléonore arriva ainsi escortée au logis qui lui était réservé et descendit de sa litière en tenant les petits princes par la main.-

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 vers 1100  Fontarrabie Les réduits nord de la poudrière seraient les vestiges de ce château fondé peut-être par Sanche abarca sous le régne de Sanche le savant et les deux fenêtres en lancettes encadrant sa grande porte sont du même style  gothique primitif

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Par contre Charles Quint se rendant à Gand, châtier les Gantois en révolte, ne fit que passer à Bayonne en 1539.

Mais, insigne honneur pour une bonne ville du royaume, Bayonne allait recevoir la cour de France un mois durant en 1565.


FRANCOIS 1er fait prisonnier à PAVIE

par

Juan de Urbieta

 

PREMIERE PARTIE DU RECIT 

sur

DOCUMENTS

 

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1501 Premier tarif conservé des droits à la Lonja ou douane de Fontarabie. 

1509 La juridiction du Parlement de Bordeaux s'exerce en matière de sorcelle­rie sur Hendaye, et le tambourinaire Ausugarto, Domingina Maletena et Marie de la Parque (Laparca) à 20 ans, sont entre autres brûlés par le conseiller de Lancre, puis Catherine de Barrendéguy le 3 septembre 1610 à Bordeaux. 

1509 Les Hendayais arment leur tour plusieurs fois ébrêchée et colmatée, de 3 canons battant l'eau et le fort d'en face, et une autre tour française est entreprise à Béhobie, sans suite. 

1509. La tour de Hendaye, reconstruite, l’artillerie de la forteresse de Fontarabie la démolit.

Le corregidor de Guipúzcoa traverse la Bidassoa muni de sa barre de justice, signifiant la souveraineté espagnole sur la rivière et la rive droite par elle mouillée, pour s’entretenir avec le sénéchal de Lannes à propos d’un différend sur le trafic commercial sur la Bidassoa.

En 1510 les habitants de la rive droite de la Bidassoa navigueront avec des barques sans quille d’après la sentence prononcée à l’unanimité par une commission mixte franco-espagnole qui ne se prononce pas sur la propriété de la rivière: espagnole d’après Fontarabie, partagée entre les deux royaumes d’après le seigneur d’Urtubie

1510 Après les saisies du trafic navarrais en juin et septembre, et une entrevue fin 1509 entre le sénéchal des Lannes et le corrégidor de Guipuzcoa tra­versant avec sa vara ou barre de justice en signe de souverainté sur la rive française, une seconde commission mixte est composée de :

Me Mondot de la Martonie, président du Parlement de Bordeaux.

Me Guillaume de Laduchs, sénéchal des Lannes (de Bayonne).

Don Cristóbal Vasquez de Acuña, du Conseil de Castille.

Don Francisco Tellez de Ontiberos, corrégidor de Guipuzcoa (à Tolosa).

Ne se prononçant pas sur la souveraineté que Fontarabie proclamait exclusivement espagnole et que le châtelain d'Urtubie réclamait mi-fran­çaise et mi-espagnole, leur sentence du 10 avril à Saint-Jean-de-Luz recon­naissait un usage commun du fleuve, avec un port à Hendaye mais sans l'usage de barques à quille.

1510 ...A la suite d'une saisie du trafic navarrais par Pierre de Bouniort, remettant en question la sentence provisoire, la commission réunit en 1511 les mêmes Espagnols avec Me Compaignet d'Armendaritz et Me Jean d'Ibarrole, et elle en est encore là en 1520 avec toujours les mêmes Espa­gnols et Jean de Calvimont et François Cadenet, conseillers au Parlement de Bordeaux.

Construction rive gauche d’un Château fort en Face du gué de Béhobie -appelé plus tard Gasteluzar- ordonné par Ferdinand le Catholique.

1512 Ferdinand est roi catholique, allié à Henri VIII, roi d'Angleterre ; Louis XII est roi de France allié à Jean d'Albret, roi de Navarre.

Jean d'Albret et le Duc d'Angoulême, futur François 1er de France, revenant d'assiéger le duc d'Albe à Pampelune, passent sur la Bidassoa par les cols de Velate et de Maya, et les Anglais débarqués à Passages de Fontarabie se rembarquent après avoir dévasté Hendaye. Une trêve d'un an est signée à Urtubie le 1"" avril 1513.

 

 

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