05 août 2013

19 eme siecle (4eme partie)

ABBADIA


 





 Reportage fait par TVPI

 

antoine abbadie arrast


       

La popularité de la devise Zazpiak Bat lui est attribuée

 

                      

                       Un savant basque, né à Dublin en 1810, Antoine d'Abbadie, après une vie errante et laborieuse qu'il avait consacrée  à l'étude des problèmes géographiques et ethnologiques, notamment pendant son séjour en Ethiopie, fit construire, sur les plans de Viollet le-Duc, un château où la fantaisie du propriétaire mêlait à l'architecture du XVè siècle les souvenirs des habitants et de la faune de l'Afrique. Napoléon III qui, à la suite de son équipée de Strasbourg et de son expulsion, avait été le compagnon de voyage d'Antoine d'Abbadie au Brésil, lui avait promis de poser la dernière pierre du château. Le désastre de Sedan ne permit pas la réalisation de ce projet et l'emplacement de la pierre est resté vacant au balcon d'une des fenêtres de l'Observatoire.

 Antoine d'Abbadie mourut sans postérité en 1897. Son œuvre scientifique a été continuée par l'Institut, à qui il avait légué son domaine et qui a consacré l'Observatoire à l'exécution d'un catalogue astronomique.

Si Napoléon III n'eut pas le temps de venir à Abbadia, Hendaye avait eu en 1857 la visite de l'Impératrice Eugénie. La souveraine fut moins sensible à la beauté du site qu'à la vue des blessures dont le bourg portait encore de nombreuses traces, après plus de soixante ans. Cependant, Hendaye allait bientôt connaître un nouvel essor, plus important que celui qu'elle avait reçu sous l'Ancien Régime.

 

Mais, si Hendaye est plutôt pauvre en monuments, on peut dire que la qualité compense la quantité. C'est bien le cas en     effet du château d'Abbadia, situé à l'origine de la pointe       Sainte-Anne. Bien que de construction relativement récente, c'est unsuperbe édifice qui ajoute encore à la beauté du magnifique décorqui l'entoure.

Son premier propriétaire, M. Antoine d'Abbadie d'Arrast,était basque, originaire d'Arrast, en pays de Soule. Passionné pour l'étude des sciences, il se fit remarquer, de bonne heure,par ses connaissances multiples qui lui valurent, à plusieursreprises, des missions dans les pays d'outre-mer. Il les remplit avec un succès qui le désigna comme une des personnalités les plus en vue du monde savant et ne fut pas étranger à sa nomination

de membre de l'Institut, en 1867.Parmi ses nombreuses expéditions, il faut surtout mentionner celle qui le conduisit en Abyssinie, en 1836. Il y fit un séjour dequinze ans coupé par quelques voyages en France et ailleurs et, pendant ce temps, il explora le pays comme il ne l'avait jamais été par des Européens. Le Négus le combla de biens  et

lorsqu'il revint en France, il rapporta une foule d'objets et de documents précieux parmi lesquels une collection de parchemins les plus rares, aujourd'hui dans la bibliothèque de l'Institut à Paris.

Revenu en France, en 1865, à l'âge de 55 ans, M. d'Abbadie renonça aux grands voyages et c'est alors qu'il acheta de grandes étendues de terrains, au nord d'Hendaye et qu'il commença la construction du château d'Abbadia. Il ne quitta plus cette belle résidence jusqu'à sa mort survenue en 1897 et il s'y consacraà des travaux sur l'Astronomie et la Physique du Globe.

 

Aussi, lorsque, vers 1880, sur l'initiative de l'amiral Mouchez,alors chef du bureau des longitudes, un accord fut intervenu entre les puissances pour l'établissement de la carte du ciel, il accueillit cette décision avec enthousiasme et il donna à l'Institut son château pour être affecté à un observatoire qui participerait à ce travail. Depuis lors, Abbadia est devenu une sorte de sanctuaire de la science où l'on vit, c'est le cas de le dire, dans le ciel étoilé. Tandis qu'à quelques centaines de mètres,dans les nouveaux quartiers d'Hendaye, on ne songe qu'aux distractions et au plaisir, là-haut, par les nuits sereines et dansle calme le plus absolu, des jeunes gens procèdent à la détermination de coordonées d'étoiles, sous la surveillance d'un ecclésiastique aussi modeste que distingué, M. l'abbé Calot, directeurde l'observatoire. Mais, à l'exception de trois grandes salles affectées aux instrumentset au personnel, le château d'Abbadia a été conservé

tel qu'il était du temps de ses propriétaires. M. d'Abbadie quin'était pas seulement un savant, mais aussi un homme de goût,passait le temps qu'il ne consacrait pas à la science, à orner et àembellir sa résidence. Aussi en a-t-il fait un véritable musée. Il

n'est pas une pièce, un panneau, un meuble, un objet qui ne soit une oeuvre d'art et n'attire l'attention. Chaque salle a son caractère individuel (Arabe, Allemande, Irlandaise, Abyssine, etc...) et partout ce sont des proverbes ou des sentences morales, empruntées

au folklore de chaque pays, inscrits sur les murs ougravés dans le bois.A l'extérieur, sur la porte d'entrée, c'est un vers anglais qui accueille le visiteur : « Cent mille bienvenues »

.Dans le vestibule on peut lire quatre vers latins sur le même sujet.

 Dans un charmant petit salon d'attente, on lit ces proverbes arabes : « L'aiguille habille tout le monde et reste nue », « Reste avec Dieu et il restera avec toi », « Dieu, quoique bon ouvrier,veut compagnon de travail ».Sur un vitrail du vestibule « Plus estre que paraistre ».

Dans la bibliothèque : « Tout buisson fait ombre », et « ilsuffit d'un fou pour jeter une grosse pierre dans un puits ; il faut six sages pour l'en retirer ».Sur chaque cheminée il y a une inscription relative au feu, telle que celle-ci : « Je réchauffe, je brûle, je tue » ; et cette autre, beaucoup plus poétique : « Que votre âme soit semblable à la flamme ; qu'elle monte vers le ciel ».Dans la salle à manger, toute tendue de cuir, chaque siège porte une syllabe abyssine et, lorsqu'elles sont toutes réunies, cessyllabes forment la phrase suivante : «Dieu veuille qu'il n'y ait aucun traître autour de cette table ». Sur un mur de la même pièce : « Les larmes sont l'éloquence du pauvre ». Dans la chambre d'honneur l'inscription suivante entoure le lit : « Doux sommeil, songes dorés à qui repose céans ; joyeux réveil ; matinée propice ».Dans une autre pièce, on peut lire quatre vers empruntés à Schiller : « Triple est la marche du temps, hésitante, mystérieuse : l'avenir vient vers nous ; rapide comme la flèche, le présents'enfuit ; éternel, immuable, le passé demeure ».Nous terminerons cette énumération, déjà peut-être un peu longue, en signalant les peintures murales du vestibule et del'escalier. Ce sont des scènes de la vie abyssine. L'une représente un chef faisant un discours dont il désigne la ponctuationpar des coups de fouet. Un certain nombre de coupscorrespondent

au point, aux virgules, etc... Dans une autre, on voit une école où le maître, un gros Abyssin,à la figure rébarbative, est accompagné d'un esclave tenant un martinet dont il menace les élèves. Ceux-ci sont attachés à leur banc avec de grosses chaînes afin de les obliger à se tenir tranquilles et éviter qu'ils ne fassent l'école buissonnière.

On comprend, d'après ces exemples, que l'intérieur du château d'Abbadia soit bien en harmonie avec l'extérieur.

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Maison Aragorri

. Par suite du mariage de Catherine Aragorri avec Jean de Fagadi, le domaine et la maison passèrent  à la famille Fagadi, vers le milieu du XVII siècle.

Esteben de Fagadi, leur fils fut trouvé noyé dans une chaloupe,victime des violences des pêcheurs de Fontarrabie Ce sont donc les descendants de la famille Aragorri qui occupèrent la maison ou la ferme. La dernière fut la famille Detcharry., qui vendit  les terrains du domaine à Antoine d'Abaddia en 1885.

Contrairement à ce qui est dit en début de chapitre, Mr d'Abbadie  devint propriétaire des 330 hectares (?)  par des achats échelonnés. D'après le cadastre d'Urrugne le premier achat date de 1856 ( 6 hectares et 3 ares ).

-En 1631 M.d'Aragorri est nommé maître charpentier  maison "Aragorri" elle même était comprise dans l'achat des terres..D'après le cadastre cité, cette parcelle n'aurait été achetée que vers les années1882-1885.

C'est donc en 1858, 1869, 1882 et 1885  que Monsieur d'Abbadie acheta la pluspart des terres formant l'immense propriété de l'illustre savant..Une tradition orale place le séjour de Mr etMme d'Abbadie pendant la contruction du chateau, dans la maison Arragorri. Furent ils de simples locataires , Lorsque les archives seront bien établies, on pourra répondre à la question.

Les ARAGORRI

La première fois qu'Aragorri est mentionné dasn des documents historiques remonte  à 1617. ( Archives de Fontarrabie )

Jean Aragorri et jean d'Harismendi dit " Olasso ",  étaient armateurs de trois navires de 160 tonneaux, montés par 150 marins de Hendaye et des environs, pour la pêche de la morue et de la baleine à Terre Neuve et en Norvège. Ils savaient signer de leurs  écritures. de leur propre main

Jean d'Aragorri occupait une importante situation dans la localité, en tant que propriétaires de navires, associé d'un tiers  avec d'Harismendi

_  En 1662  M. d' Aragorri est nommé maître charpentier

- en 1662 Perucho d'Aragorri apparaît comme quatrième jurat d'Hendaye

En 1682 , Marie d'Aragorri veuve de Martin d'Extail, est propriétaire de la maison Martarena

- En 1768 Sisson d'Agorri acheta une terre près  de Chouriénia

-  En 1769 Esteben de Fagadi, maître de la maison d'Aragorri, fut étranglé dans sa chaloupe par des Espagnols

-  En 1737 Simon fils de Nicolas d'Aragorri fut pécheur de baleines dans la Saint Laurent

- En 1762 Nicolas d'Aragorri fut commissaire de la Marine à Saint Sébastien

- en1795 Simon d'Aragorri,  marquis d'Iranda, fut porteur d'une lettre du roi d'Espagne chargé de négocier la paix avec la Convention

1869 A Hendaye, le chemin de Belcénia à Ondarraïtz élargi en 1869 est repris en 1887 par le pont de Belcénia et le boulevard de la plage avec 600 mètres de digue de mer.

 

jb dantin 2

 


 

LES LIEUX DE CULTE

ZUBERNOA

HENDAYE-PLAGE

 LES TRIBULATIONS DE  SAINTE ANNE

ERMITAGE SANTANA


HENDAYE VILLE

1874

 Inauguration  de l'église Saint-Vincent

 

1874  marque l'inauguration de l'église Saint-Vincent, dont la reconstruction et la rénovation sont enfin achevées, grâce surtout à la générosité des paroissiens. Ses murs apparaissent embellis par trois magnifiques tapisseries;

 Elles furent, hélas! vendues en 1900 par la Fabrique, d'accord avec la municipalité, pour payer partie de l'agrandissement de l'édifice. Elles sont aujourd'hui en Allemagne, au musée de Bonn.Aux membres du Conseil municipal fut réservé « le banc spécial qu'ils ont demandé

selon l'antique usage ».



1836, la salle de la Mairie se trouvait au premier étage du clocher Saint Vincent.Mais la foudre l'ayant cette année endommagé , la municipalité se réfugia à l'hôtel Imatz. En 1865, la mairie et l'école des garçons à gauche, l'école des filles à droite, sont  édifiées sur l'ancien jeu de rebot.C'est en 1927, que  la salle d'honneur toute lambrissée sera inaugurée

Restaurée en 1874 , l'église Saint Vincent est  agrandie vers 1901 de deux chapelles latérales. A cette même époque l'escalier menant au clocher est supprimé . Face à la fontaine l'arbre de la liberté

L'Eglise appartient à la commune. C'est elle qui doit réaliser les travaux d(entretien et de remise en état de tout l'extérieur : clocher, hotloge ,toiture, charpente, peinture, crépissage ornementation florale, etc.

Au cours de ce siècle, la mairie a surveillé avec attention l'état expérieur de l'église et procédé à des travaux importants en 1938,1955,1966 et 1967. Les derniers travaux ont  été effectués en 1986, en même temps que ceux de la Mairie


vers les années 1930, on aperçoit l'arbre de la liberté


Saint Vincent                                                                        Sainte Anne

Eglise saint Vincent


Bénitier  vestige du prieuré-hôpital de Zubernoa

Il y en eut bien davantage avant que se réalisent les rêves des curés, qui se succédèrent depuis la reconstruction de l'église en 1874

; ils ne cessèrent, en effet, de se trouver devant une église trop petite pour contenir les fidèles en nombre croissant et d'une décoration que ces derniers, eux-mêmes, jugeaient trop pauvre.

Au prix de grands sacrifices consentis par la paroisse et grâce à la ténacité de ses chefs, de 1901 à 1928, d'importants travaux furent menés à bien : l'augmentation de la surface intérieure obtenue par des aménagements ainsi que par la création de chapelles latérales, la décoration du sanctuaire et de la voûte, etc.

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1874-1876.Troisième guerre carliste en Espagne: Hendaye essuie à nouveau des balles perdues.

 En 1875 Charles VII, le prétendent carliste, vaincu, traverse la Bidassoa avec quelques 10.000 partisans peu après que le curée Santa Cruz et ses amis, ses partisans, aient détruit des lignes télégraphiques, abimé des lignes de chemin de fer et assassiné les gardes du poste de Endarlatza, là où la Bidassoa commence à diviser la France de l’Espagne.

Les carlistes voulaient comme roi l’Infant Charles (Vème de son nom pour ses partisans) à la place d’Isabelle II, fille de Ferdinand VII, frère ainé de l’Infant Charles.

Le carlisme était un mouvement  antilibéral en politique et intégriste en religion qui va survivre jusqu’au début du siècle actuel.

 Hendaye essuie quelques balles perdues

1879La déclaration du 30 mars délimite les eaux privilégiées, soumises à la Marine espagnole ou à la Station Navale française, créée à son tour en 1873.

Faisant suite à 3 sections fluviales mitoyennes, l'ouverture maritime est limitée au Figuier en zone espagnole, aux Deux Jumeaux en zone fran­çaise, avec une zone mixte au centre.

1879 Alphonse XII d'Espagne

vient rencontrer en France sa fiancée Marie-Christine de Habsbourg- Lorraine, future reine


   

   

 

jb ansoborlo 2

1880. Le Conseil Municipal vote la laïcisation de l’école

1880 Léon Olphe-Galliard se fixe à Hendaye

Victor-Aimé-Léon Olphe-Galliard, né le 27 octobre à Lyon et mort en 1893, est un ornithologue français , qui se livra tout entier à l'ornithologie et publia ses premiers essais dans la "Maumannia" et le journal ornithologique du Docteur Cabanis. En 1856, il prit part au congrès de Goethen en Allemagne, ce qui le fit entrer en relation suivies avec le Prince Lucien Bonaparte et d'autres savants.il se fixa définitivement en 1880 à Hendaye. C'est là qu'il mourut le 2 février 1893

Membre de l'académie de Lyon, de la société Linnéenne et de la société Helvétique et autre, il était un savant passionné, infatigable au travail, modeste, doux et chrétien pratiquant. Sa contribution à la faune ornithologique de l'Europe occidentale, recueil comprenant les espèces d'oiseaux qui se reproduisent dans cette région ou qui s'y montrent régulièrement de passage, augmenté de la description des principales espèces exotiques les plus voisines des indigènes ou susceptibles d'être confondues avec elles, ainsi que l'énumération des races domestiques... rassemble trente-six fascicules entre 1884 et 1890. En 1891, il fait paraître son Catalogue des oiseaux des environs de Lyon.

Un important ouvrage,  manuscrit, sur Hendaye , son histoire,  sa vie quotidienne n'a pas été encore déchiffré  . Espérons qu'il  le sera bientôt.

1880. La Société Civile et Immobilière de Hendaye Plage voit le jour. Les premières réalisations débutent en 1883

 

Faisant suite à 3 sections fluviales mitoyennes, l'ouverture maritime est limitée au Figuier en zone espagnole, aux Deux Jumeaux en zone fran­çaise, avec une zone mixte au centre.

1880. Le Conseil Municipal vote la laïcisation de l’école

En 1881, le moment est décidément venu d'aborder les grands travaux du plan d'urbanisme, surtout ceux qui concernent le futur Hendaye-Plage, cité satellite.

Une série de conventions est alors passée (1881-1884) avec une entreprise immobilière, qui s'engage à des aménagements considé­rables sur les dunes et dans la baie de Chingoudy; faute de finances suffisantes, elle dut malheureusement interrompre son activité, mais non sans avoir pu, au préalable, construire un casino.

1881. L’Ecole libre Chrétienne est crée à Hendaye subventionnée par certaines familles et Mr. D’Abbadie.

1881 L'une des causes de ce développement réside dans le prolongement jusqu'à Irun de la ligne de chemin de fer de Bordeaux à Bayonne et dans l'ouverture de la gare internationale, en 1864.

En 1881, le lancement de la plage était donné en adjudication à la « Société Civile Immobilière d'Hendaye-Plage » au capital de 800.000 francs.

 

1882 Alphonse XII d'Espagne repasse le pont en octobre après sa tournée en Europe.     

1881 L'une des causes de ce développement réside dans le prolongement jusqu'à Irun de la ligne de chemin de fer de Bordeaux à Bayonne et dans l'ouverture de la gare internationale, en 1864.

En 1881, le lancement de la plage était donné en adjudication à la « Société Civile Immobilière d'Hendaye-Plage » au capital de 800.000 francs.

1882. Création de la Maternelle Laïque.

1884. Création de la Maternelle Libre.

 

1882 Alphonse XII d'Espagne repasse le pont en octobre après sa tournée en Europe.     

 1884  Par contre, en 1864, la Municipalité accepte une proposition, qui lui est faite, d'installer un établissement comportant des cabines de bains; elle refuse toute aliénation, mais consent la location de 9 ares pendant neuf ans, au prix annuel de 5 f l'are.

Cette même année, une grande décision fut prise : celle de construire une mairie ainsi qu'une maison d'école sur la principale place du bourg, à l'emplacement jusque-là occupé par « le simple jeu de rebot », de convertir ce dernier en jeu de paume et de le doter d'un fronton copié sur celui d'Irun (80 m X 18 m), considéré comme un modèle du genre; son édification est prévue dans l'allée d'Irandatz.

Reprenant l'accord de 1685, un traité de délimitation de frontières fut signé avec l'Espagne le 2 décembre 1856, L'art. 9 stipulait que, depuis Chapitelacoarria, un peu en-dessous d'Enderlaza, jusqu'à l'embouchure de la Bidassoa, la frontière suivait le milieu du cours principal, sans changer la nationalité des îles, celle de la Conférence restant indivise entre les deux nations. La navigation, le commerce et la pêche sont déclarés libres sur les eaux de la Bidassoa (art 29 et 21)

. Tout barrage est désormais interdit (art. 23 et 24). Le pont de Béhobie, reconstruit à frais communs, appartiendra aux deux nations (art. 26).

 L'éponge était ainsi passée sur de longs siècles de querelles ou de violences ; les deux peuples voisins pouvaient désormais vivre côte à côte. Il est vrai que, la pêche n'étant pour ainsi dire plus pratiquée par les Hendayais, les motifs de discussion avaient à peu près disparu. Il est vrai aussi, que, du côté espagnol, on a eu à enregistrer souvent la violation des règlements frontaliers et qu'il n'est pas rare de voir, la canonnière française donner la chasse aux pêcheurs espagnols en maraude dans les eaux

. Tout barrage est désormais interdit (art. 23 et 24). Le pont de Béhobie, reconstruit à frais communs, appartiendra aux deux nations (art. 26).

1886 La convention initiale de ce 18 février 1886, qui codifie à nouveau le monopole de pêche, se transforme successivement pour aboutir à la refonte proposée en 1958 où par suite de l'évolution administrative, la protection des privilèges que les municipalités laissaient tomber en désuétude, passe aux Stations Navales et à la Commission des Pyrénées pour la pêche comme pour les vérifications annuelles de limites.

Cette désuétude atteint en particulier depuis 1859 : la franchise d'inscription des pêcheurs et des bateaux (identifiés par un visa maritime ou douanier) ; l'empiétement sur la rive de mer pour les filets des riverains de l'autre bord (sauf exception) ; la franchise douanière pour la vente des pêches aux riverains de l'autre bord (défendue par la police et la douane, sinon même par les pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz) ; la pêche de saumon au filet (incluse dans diverses restrictions conserva­toires sur les époques de pèche et la salubrité) ; la diligence des maires en matière de contraventions (limitée aux dom­mages-intérêts) ;

l'initiative et le véto des maires en matière de révision de la convention (transformés en avis préalable).

1886. Construction du Quai à poisson et de nombreux magasins au Port de Caneta, du fait de l’abondance de sardines qui transportées par le train dans toute la France font connaitre le nom de Hendaye1886. Construction du Quai à poisson et de nombreux magasins au Port de Caneta, du fait de l’abondance de sardines qui transportées par le train dans toute la France font connaitre le nom de Hendaye.

 1887,  la Commune obtint de l'Etat la vente du Vieux-Fort ainsi que de son glacis comprenant 3 hectares; il sera mis à profit pour la construction d'un groupe scolaire ainsi que pour la réalisation de divers travaux prévus dans le plan d'urbanisme.

Après maintes difficultés, les travaux reprennent sur le chemin de Belcenia à Ondarraitz, un pont domine l'anse de Belcenia, qui est comblée; ils sont achevés en 1892, ainsi que le boulevard de la Plage et une digue de 600 m.

Tandis que la ville travaillait si activement à son extension, une mutation s'était faite, relative à sa population, profondément modifiée dans sa structure par l'apport d'éléments extérieurs.

Cette même année, une grande décision fut prise : celle de construire une mairie ainsi qu'une maison d'école sur la principale place du bourg, à l'emplacement jusque-là occupé par « le simple jeu de rebot », de convertir ce dernier en jeu de paume et de le doter d'un fronton copié sur celui d'Irun (80 m X 18 m), considéré comme un modèle du genre; son édification est prévue dans l'allée d'Irandatz.

Reprenant l'accord de 1685, un traité de délimitation de frontières fut signé avec l'Espagne le 2 décembre 1856, L'art. 9 stipulait que, depuis Chapitelacoarria, un peu en-dessous d'Enderlaza, jusqu'à l'embouchure de la Bidassoa, la frontière suivait le milieu du cours principal, sans changer la nationalité des îles, celle de la Conférence restant indivise entre les deux nations. La navigation, le commerce et la pêche sont déclarés libres sur les eaux de la Bidassoa (art 29 et 21)

. Tout barrage est désormais interdit (art. 23 et 24). Le pont de Béhobie, reconstruit à frais communs, appartiendra aux deux nations (art. 26).

 L'éponge était ainsi passée sur de longs siècles de querelles ou de violences ; les deux peuples voisins pouvaient désormais vivre côte à côte. Il est vrai que, la pêche n'étant pour ainsi dire plus pratiquée par les Hendayais, les motifs de discussion avaient à peu près disparu. Il est vrai aussi, que, du côté espagnol, on a eu à enregistrer souvent la violation des règlements frontaliers et qu'il n'est pas rare de voir, la canonnière française donner la chasse aux pêcheurs espagnols en maraude dans les eaux françaises.

 1887,  la Commune obtint de l'Etat la vente du Vieux-Fort ainsi que de son glacis comprenant 3 hectares; il sera mis à profit pour la construction d'un groupe scolaire ainsi que pour la réalisation de divers travaux prévus dans le plan d'urbanisme.

Après maintes difficultés, les travaux reprennent sur le chemin de Belcenia à Ondarraitz, un pont domine l'anse de Belcenia, qui est comblée; ils sont achevés en 1892, ainsi que le boulevard de la Plage et une digue de 600 m.

Tandis que la ville travaillait si activement à son extension, une mutation s'était faite, relative à sa population, profondément modifiée dans sa structure par l'apport d'éléments extérieurs. 

Cette même année, une grande décision fut prise : celle de construire une mairie ainsi qu'une maison d'école sur la principale place du bourg, à l'emplacement jusque-là occupé par « le simple jeu de rebot », de convertir ce dernier en jeu de paume et de le doter d'un fronton copié sur celui d'Irun (80 m X 18 m), considéré comme un modèle du genre; son édification est prévue dans l'allée d'Irandatz.

Reprenant l'accord de 1685, un traité de délimitation de frontières fut signé avec l'Espagne le 2 décembre 1856, L'art. 9 stipulait que, depuis Chapitelacoarria, un peu en-dessous d'Enderlaza, jusqu'à l'embouchure de la Bidassoa, la frontière suivait le milieu du cours principal, sans changer la nationalité des îles, celle de la Conférence restant indivise entre les deux nations. La navigation, le commerce et la pêche sont déclarés libres sur les eaux de la Bidassoa (art 29 et 21)

. Tout barrage est désormais interdit (art. 23 et 24). Le pont de Béhobie, reconstruit à frais communs, appartiendra aux deux nations (art. 26).

 L'éponge était ainsi passée sur de longs siècles de querelles ou de violences ; les deux peuples voisins pouvaient désormais vivre côte à côte. Il est vrai que, la pêche n'étant pour ainsi dire plus pratiquée par les Hendayais, les motifs de discussion avaient à peu près disparu. Il est vrai aussi, que, du côté espagnol, on a eu à enregistrer souvent la violation des règlements frontaliers et qu'il n'est pas rare de voir, la canonnière française donner la chasse aux pêcheurs espagnols en maraude dans les eaux françaises.

 1887, la Commune obtint de l'Etat la vente du Vieux-Fort ainsi que de son glacis comprenant 3 hectares; il sera mis à profit pour la construction d'un groupe scolaire ainsi que pour la réalisation de divers travaux prévus dans le plan d'urbanisme.

Après maintes difficultés, les travaux reprennent sur le chemin de Belcenia à Ondarraitz, un pont domine l'anse de Belcenia, qui est comblée; ils sont achevés en 1892, ainsi que le boulevard de la Plage et une digue de 600 m.

Tandis que la ville travaillait si activement à son extension, une mutation s'était faite, relative à sa population, profondément modifiée dans sa structure par l'apport d'éléments extérieurs.

Ces étrangers au pays, dont beaucoup étaient indifférents à sa spiritualité, devaient par leurs votes éliminer des principaux postes de commande les Basques dépositaires des traditions. La physionomie politique de la cité s'en trouva fortement altérée et marquée.

Autant il est juste et agréable de reconnaître que ces nouveaux venus se dévouèrent sans compter à l'accomplissement de la mission que la majorité des électeurs leur avaient confiée, autant il est pénible et regrettable d'avoir à constater le sectarisme dont, parfois, quelques intolérants firent preuve, sans craindre de troubler l'atmosphère politique, paisible, comme il était et il reste de règle au Pays Basque.

La première mesure empreinte de cet esprit fort fut la laïcisation de l'école communale des filles,

1890 Fontarrabie : Le nombre d'habitants passera 4 000, relevant de la province de Guipuzcoa et de l'évéché de Vitoria.

Premier port de  de Belcenia

envasé  et qui ne pouvais plus recevoir de bateaux.

Il était pourtant bien abrité et ne permettait pas les incursions des pêcheurs de Fontarrabie.


il ne reste qu'un bateau


le lavoir


 

à suivre

 

 

 

 

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07 août 2013

20 eme siecle (2eme partie)

 

ferdinand camino

Dr Ferdinand Camino (1853-1933), maire d'Hendaye pendant la Première Guerre mondiale, il est surtout célèbre pour avoir donné son nom à l'un des grands arrêts du Conseil d'État « l'arrêt Camino » du 14 janvier 1916 sur l'excès de pouvoir de l'État contre l'élu du peuple.

Cet arrêt en date du 14 janvier 1916 émane du Conseil d'État et vise la loi du 8 juillet 1908. En l'espèce le docteur Camino, maire d’Hendaye avait été suspendu par arrêté préfectoral et révoqué par le Préfet des Basses-pyrenées. pour avoir d'une part méconnu les obligations qui lui étaient imposées par la loi du 5 avril 1884 en ne veillant pas à la décence d'un convoi funèbre auquel il assistait et d'autre part d'avoir exercé des vexations à l'égard d'une ambulance privée.
Le docteur Camino a alors formé un recours en excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral et la décision de D. auprès du conseil d'État en requérant leur annulation. Le conseil d'État en décidant de statuer conjointement sur les deux requêtes reçoit la demande du maire d'Hendaye en examinant la véracité des faits à l'origine du contentieux et décide de donner raison au requérant en annulant l'arrêté et la décision de D.
Le problème soulevé à l'époque par le Conseil d'État est le suivant : est-il du ressort du juge administratif de vérifier l'exactitude des faits à l'origine de la sanction ?

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La Ville réitère sa demande de liaisons téléphoniques directes avec Bayonne et Irun.
1914-1918. Les hôtels et l’Hôpital Marin accueillent les blessés et les refugiés de
 la grande guerre.

1914-1918 : Dès les premiers jours de septembre 1914, la ville, où tous les partis fraternisent, s'organise pour recevoir et soigner les blessés; des hôpitaux temporaires sont ouverts dans la villa Marie, la villa Perla ainsi que dans le Casino, qu'offrent leurs propriétaires respectifs.
Plus de 50 réfugiés belges sont installés dans des maisons particulières. En 1916, des prisonniers alsaciens sont mis à la disposition des cultivateurs.

1915. Un pont sur la Bidassoa permet enfin le transit routier entre les deux pays; piétonnier jusqu’en 1917 des véhicules à partir de cette année. La moitié espagnole du pont étant propriété d’Irun il fallait payer un péage pour l’utiliser.

1915 : Le bâtiment des Douanes est édifié à l'extrémité du pont international. En cours de construction, ce dernier ouvrage, intégralement dû à la Municipalité d'Irun, fut achevé l'année suivante.


1917 : En raison des événements vécus par la France en 1916, nos amis Espagnols en retardèrent l'inauguration jusqu'au 1" février de cette année 1917 et firent généreusement le don à notre pays de la moitié du pont, dont la construction eut normalement dû lui incomber; ils ne nous laissaient que la charge d'entretenir cette partie.
Ainsi, Hendaye cessait d'être tributaire de bateliers ou d'un bac et, dorénavant, communiquait au-delà de la Bidassoa avec Irun accueillant en sa magnifique avenue « de Francia ».

1917 : La concession du tramway (ligne Casino-Gare) est transférée à une filiale — V.F.D.M. — de la Cie du Midi. Les rails du tramway de la ligne exploitée par cette filiale, le long de la corniche, de Saint-Jean-de-Luz à Hendaye, sont enlevés et envoyés aux aciéries travaillant pour la Défense Nationale.
 
1918. L’armistice est célébré à Hendaye avec la participation des habitants d’Irun, Leon Iruretagoyena, leur maire, en tête. L’aide apportée par Mr Iruretagoyena aux refugiés lui vaudra d’être décoré de la Légion d’Honneur.

1914-1918 : Dès les premiers jours de septembre 1914, la ville, où tous les partis fraternisent, s'organise pour recevoir et soigner les blessés; des hôpitaux temporaires sont ouverts dans la villa Marie, la villa Perla ainsi que dans le Casino, qu'offrent leurs propriétaires respectifs.
Plus de 50 réfugiés belges sont installés dans des maisons particulières. En 1916, des prisonniers alsaciens sont mis à la disposition des cultivateurs.

1914-1918. Les hôtels et l’Hôpital Marin accueillent les blessés et les refugiés de la grande guerre.

1912-1922 construction de

 l'HOTEL ESKUALDUNA

LE CASINO


Image1+

1913 : La digue de la plage est prolongée dans la direction des Deux-Jumeaux; de nombreuses villas commencent à s'élever sur le bord de mer.
La Ville réitère sa demande de liaisons téléphoniques directes avec Bayonne et Irun.

les bleuet hendaye

1911/1912

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premiere guerre mondiale

 

La Première Guerre mondiale est un conflit militaire  qui s'est principalement déroulé en Europe de 1914 à 1918 Considérée comme un des évènements marquants du XX° siècle , cette guerre parfois qualifiée de totale a atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu'alors

. Elle a mis en jeu plus de soldats, provoqué plus de morts et causé plus de destructions matérielles que toute autre guerre antérieure. Plus de 60 millions de soldats y ont pris part.

 Pendant cette guerre, environ 9 millions de personnes sont mortes, et environ 20 millions ont été blessées.

Conscrits Hendayais


 

Bundesarchiv_Bild_146-1976-076-20A,_Frankreich,_Armentiéres,_Schlachtfeld[1]

 

Monument aux morts de Hendaye

Sculpteur : Ducering   Monument inauguré le 7 décembre 1921

Le groupe sculptural, devant un hémicycle architectural, représente la France, tenant sur ses genoux un poilu expirant.  Une souscription organisée par la ville frontalière espagnole d’Irun, voulant participer à l’édification du monument, a rapporté la somme de 1700 F


 

 

 

récit souvenir


L'anniversaire de la victoire sur les Allemands et le devoir de mémoire pour les poilus qui avaient donné leur vie au service de la patrie, en France ou dans les  terres étrangères était une cérémonie très importante à l'époque.La guerre
était terminée mais le souvenir en était toujours présent, , l'hécatombe avait était lourde   et presque toutes les familles  avaient eu un fils ou un parent, qui reposait sur les terres des combats.
Après la messe, devant la Mairie, se regroupaient les élus  , les personnalités locales , une foule importante d'Hendayais, l'Harmonie municipale au grand  complet
Au son de la marche funèbre de Chopin, tout ce monde, Maîre en tête descendait la rue du Port , puis prenait le Boulevard de la plage. Arrivés au  Vieux fort le Maire faisait une allocution , toujours émouvante, puis les élèves des écoles  intervenaient,  l'un disait le nom du soldat , un autre disait : " Mort pour la France  " dans un recueillement général .
Puis une Chorale des écoles entonnait un hymne qui avait été dûment préparé, et l'harmonie municipale cloturait la cérémonie. par la Marseillaise.
Au fil du temps, avec la mort des principaux intéressés,  la cérémonie a perdu de sa solennité, mais demeure toujours pour rappeler les sacrifices  de toutes les guerres .,


la villa Mauresque transformée en maison de soins

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1913: La digue de la plage est prolongée dans la direction des Deux-Jumeaux; de nombreuses villas commencent à s'élever sur le bord de mer.

La Ville réitère sa demande de liaisons téléphoniques directes avec Bayonne et Irun.

1914-1918. Les hôtels et l’Hôpital Marin accueillent les blessés et les refugiés de

 la grande guerre.

1914-1918 : Dès les premiers jours de septembre 1914, la ville, où tous les partis fraternisent, s'organise pour recevoir et soigner les blessés; des hôpitaux temporaires sont ouverts dans la villa Marie, la villa Perla ainsi que dans le Casino, qu'offrent leurs propriétaires respectifs.

Plus de 50 réfugiés belges sont installés dans des maisons particulières. En 1916, des prisonniers alsaciens sont mis à la disposition des cultivateurs.

1915. Un pont sur la Bidassoa permet enfin le transit routier entre les deux pays; piétonnier jusqu’en 1917 des véhicules à partir de cette année. La moitié espagnole du pont étant propriété d’Irun il fallait payer un péage pour l’utiliser.

1915: Le bâtiment des Douanes est édifié à l'extrémité du pont international. En cours de construction, ce dernier ouvrage, intégralement dû à la Municipalité d'Irun, fut achevé l'année suivante.

1917 : En raison des événements vécus par la France en 1916, nos amis Espagnols en retardèrent l'inauguration jusqu'au 1" février de cette année 1917 et firent généreusement le don à notre pays de la moitié du pont, dont la construction eut normalement dû lui incomber; ils ne nous laissaient que la charge d'entretenir cette partie.

Ainsi, Hendaye cessait d'être tributaire de bateliers ou d'un bac et, dorénavant, communiquait au-delà de la Bidassoa avec Irun accueillant en sa magnifique avenue « de Francia ».

1917 : La concession du tramway (ligne Casino-Gare) est transférée à une filiale — V.F.D.M. — de la Cie du Midi. Les rails du tramway de la ligne exploitée par cette filiale, le long de la corniche, de Saint-Jean-de-Luz à Hendaye, sont enlevés et envoyés aux aciéries travaillant pour la Défense Nationale.

1918. L’armistice est célébré à Hendaye avec la participation des habitants d’Irun, Leon Iruretagoyena, leur maire, en tête. L’aide apportée par Mr Iruretagoyena aux refugiés lui vaudra d’être décoré de la Légion d’Honneur.

1914-1918 : Dès les premiers jours de septembre 1914, la ville, où tous les partis fraternisent, s'organise pour recevoir et soigner les blessés; des hôpitaux temporaires sont ouverts dans la villa Marie, la villa Perla ainsi que dans le Casino, qu'offrent leurs propriétaires respectifs.

Plus de 50 réfugiés belges sont installés dans des maisons particulières. En 1916, des prisonniers alsaciens sont mis à la disposition des cultivateurs.

 

 

jean choubac

Le NID  MARIN


1919. Le Nid Marin ouvre ses portes comme préventorium pour les blessés de la grande guerre.

 A partir de 1923 il sera dirigé par la Croix Rouge et accueillera les personnes atteintes de maladies neurologiques.Cet établissement, , est situé sur la hauteur, où il est exposé à l'air marin que ne brise aucun obstacle. C'est une oeuvre privée appartenant à l'« Union des femmes de France, de Pau » et qui répond au nom poétique de « NidMarin ».

Fondé en août 1919, il se composait à l'origine d'une seule maison comprenant une soixantaine de lits seulement. Mais il devint rapidement insuffisant pour des besoins de plus en plus grands et on l'agrandit, à deux reprises, en 1925 et 1929, de manière a pouvoir disposer de cent lits de plus chaque fois. Actuellementil peut recevoir 260 pensionnaires.

Le régime des enfants est, à peu de choses près, le même que celui du sanatorium de la Ville de Paris. On est frappé de l'ordre et de la propreté qui règnent dans cet établissement dont ladirectrice, avec l'aide de plusieurs jeunes femmes, fait face, dansles conditions d'économie les plus appréciables, à une tâche

matérielle et morale des plus lourdes et dont elle s'acquitte à la satisfaction de tous.

1920. L’entreprise Perez-Jauregui confectionne des bérets basques réputés dans toute la France.

Un port de refuge pour Fontarabie est construit à Gurutza Aundi dans les années 20. Dans les mêmes années on remblaie le pied de la Floride où s'intallera ensuite le nouveau port d'Hendaye-plage, dans les années 30, pendant qu'on double la voie du tramway par une route en corniche jus­qu'à Saint-Jean-de-Luz.

Les années 1920 voient surgir dans l’autrefois dunes de Hendaye, des nouveaux paysages où les villas, les hôtels, les voies urbaines et le bord de mer sont peuplés l’été des gens élégants et sportifs venus d’ailleurs.

La Société Electra-Irun commence à être en difficulté. La Cie du Bourbonnais prendra sa suite quelques années plus tard.

   1920  Les années 1920 voient surgir dans l’autrefois dunes de Hendaye, des nouveaux paysages où les villas, les hôtels, les voies urbaines et le bord de mer sont peuplés l’été des gens élégants et sportifs venus d’ailleurs.

 

En 1923, la construction d'un groupe scolaire et d'un Monument aux Morts conçu avec un goût d'une sûreté rarement rencontrée dans les édifices de ce genre, puis celle des élégantes halles actuelles, enfin l'aménagement en terrain de sport et en jardins de tout ce terre-plein du vieux fort, donnent à cet endroit, avec ses larges échappées sur les eaux de la baie de Chingoudy, cernées à droite par Fontarabie et à gauche par le promontoire de la plage, un air de grâce et d'harmonie incontestables.

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BOTTIN DE 1923

On remarquera les Galeries Lafayette
Mais aussi  Le grand magasin du Printemps
Avant le magasion A l'Elégance était  BOKA qui avait dù le faire construire

 

Capture

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                                                                 4632 habitants !

1924 : Edification de l'hôtel des Postes.
1924  Martinet démissione du Conseil Municipal
        Clôture  de la faillite de la Foncière par manque d'actifs
1924. Miguel de Unamuno, philosophe, écrivain et homme engagé, arrive à Hendaye en exile volontaire à cause de son désaccord avec la dictature de Primo de Rivera en Espagne.

 

 

les années 30, pendant qu'on double la voie du tramway par une route en corniche jus­qu'à Saint-Jean-de-Luz.

1923. Manufacture d’Armes des Pyrénées Françaises de José Uria et Arénas Frères. 

Ateliers de Joseph Mauméjean création et fabrications de vitraux et de mosaïques.

1923 : Construction définitive du boulevard de la Plage ainsi que de son mur de défense.

1924 : Edification de l'hôtel des Postes.

1924  Martinet démissione du Conseil Municipal

        Clôture  de la faillite de la Foncière par manque d'actifs

1924. Miguel de Unamuno, philosophe, écrivain et homme engagé, arrive à Hendaye en exile volontaire à cause de son désaccord avec la dictature de Primo de Rivera en Espagne.

 

leon lannepouquet

HARMONIE MUNICIPALE DE HENDAYE

 1925 à 1949: une série de chasseurs et de vedettes portuaires, qui ne sont plus désignés que par des numérosDepuis : une pinasse à moteur, « L'Artha II ».

La Station Navale est, avant tout, le poste de commandement d'un capitaine de frégate, qui partage avec le commandant de la Station de Fontarabie le pouvoir d'arbitrer tous les litiges d'ordre maritime, en vertu des Conventions franco-espagnoles.

1925.Félicitations à Painlevé, Président du Conseil, lui « témoignant ainsi qu'à M. Herriot, ancien Président, leur profonde reconnaissance pour les efforts réalisés en vue du triomphe de la Politique du Cartel des Gauches ».

Si nous avons cru intéressant de donner quelque développement à cet aspect de Hendaye, c'est pour souligner, encore une fois, combien il était différent de celui d'Urrugne ainsi que de tous les villages du Pays Basque, si peu sensibles aux variations politiques !

1925. La gare de Hendaye-Plage facilite l’affluence touristique.

Les liaisons aériennes ont aussi leur petite histoire.

Dès 1926, un groupe de précurseurs avisés envisageait la création d'une ligne Paris-Hendaye basée sur un aérodrome prévu sur le terrain des Joncaux. Ce ne fut qu'une idée spéculative, mais elle fut reprise en 1934 par la Société Air-France-Farman, qui projeta sérieusement une ligne Paris-Biarritz.

 Des subventions lui furent même versées par dix stations de la Côte, dont Hendaye, cette ligne « devant servir les intérêts du tourisme ».

Effectivement, grâce à la participation des Municipalités ainsi que de la Chambre de Commerce de Bayonne, elle put être mise en service en 1954.

Près de 30 ans ont séparé le rêve de la réalité !

1928. Un pont entre Hendaye et Fontarabie est envisagé, au niveau de Sokoburu; sans suite.

1928 : D'accord avec Urrugne, un barrage, un lac artificiel ainsi qu'un poste de filtration sont créés sur un flanc du mont Choldocogagna par une entreprise privée, qui prend en charge l'amenée d'eau potable à Hendaye, Urrugne et Saint-Jean-de-Luz.

1929. La municipalité se responsabilise de l’aménagement de Hendaye Plage après la faillite de la Société foncière de Hendaye.

1931. Le Parc de Sports devient  propriété municipale qui entreprend des améliorations.

 

VOIR
 DOCUMENTS

1934. L’Amicale Laïque est crée pour dynamiser les loisirs et la culture.

 1935, le Conseil Général étudie la création de deux routes touristiques: l'une le long de la corniche de Biarritz à Saint-Jean- de-Luz, l'autre de Hendaye à Biriatou et au col d'Ibardin.
De la première il ne saurait plus évidemment être question. Quant à la seconde, toujours vivement souhaitée, par son inexistence elle prouve qu'une gestation de 30 ans ne suffit pas à l'Administration pour mettre au monde un bel enfant !

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. En 1932 : Aux enfants de 12 ans

 on apprenait l'histoire de leur petit pays

1934. L’Amicale Laïque est crée pour dynamiser les loisirs et la culture.

 1935, le Conseil Général étudie la création de deux routes touristiques: l'une le long de la corniche de Biarritz à Saint-Jean- de-Luz, l'autre de Hendaye à Biriatou et au col d'Ibardin.

De la première il ne saurait plus évidemment être question. Quant à la seconde, toujours vivement souhaitée, par son inexistence elle prouve qu'une gestation de 30 ans ne suffit pas à l'Administration pour mettre au monde un bel enfant !

 d'une décoration que ces derniers, eux-mêmes, jugeaient trop pauvre.

Au prix de grands sacrifices consentis par la paroisse et grâce à la ténacité de ses chefs, de 1901 à 1928, d'importants travaux furent menés à bien : l'augmentation de la surface intérieure obtenue par des aménagements ainsi que par la création de chapelles latérales, la décoration du sanctuaire et de la voûte, etc.

1936 : La Ville rachète le Casino et le Parc des Sports.

Les routes desservant la zone touristique méritent une mention particulière.

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10 août 2013

Le Réseau Comete

TOME 3

 

LE RESEAU COMETE

 

Evasion des aviateurs britanniques et alliés par le Pays Basque

Philippe Connart et Geoffrey Warren – 2011

RECUEIL

BLOG ARGOYTI  


Peñas de Haya 

" Les 3 Couronnes "

Vues du côté français,

le parcours de Comète se faisait côté espagnol


Vue prise côté espagnol : Ondarribia et les 3 couronnes


Depuis Bruxelles , le chemin du Pays Basque , était le chemin le plus long , mais il était le plus  "  sûr " car  il  évitait un contrôle .

Le réseau de réception à partir de Bayonne

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 la France avait perdu la guerre

 la Belgique était occupée

l'Armistice avec les allemands du 22 juin 1940, avait partagé notre pays en deux parties, la première occupée par  les Allemands, la seconde par le régime de Vichy. De plus à Hendaye la frontière avec l'Espagne était fermée

Seule l'Angleterre était libre et des milliers de personnes voulaient la rejoindre en particulier les juifs, et les Polonais, dont le destin était tragiquet .Vouloir  franchir, une frontière était s'exposer à la détention dans un camps de concentration ou  à la mort.


 

 

Pourtant , petit à petit le pays va se réveiller et se révolter clandestinement, et ''  l'armée des ombres  '' se créer et s'organiser" .

Dans les combats aériens entre nazis et Anglais, nuit et jour,des centaines,- parfois parfois plus d'un millier- d'avions vont bombarder l'Allemagne et se heurteront au feu redoutable la D.C.A  et à la chasse allemande  .Trop seront abattus , certains, seront sauvés par leur parachute.  Spontanément des belges,des luxembourgeois, des français essaieront de les retrouver, pour  les cacher, les  soigner,  les sauver .Les garder n'était plus possible, il fallait les évacuer, et le nombre augmentait chaque jour

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Pendant ce temps, dans la capitale belge , une jeune fille active et passionnée, qui au début de l'offense nazie s'était engagée dans la Croix Rouge,  refusant d'admettre la déroute comme définitive, cherche la meilleure façon de s'opposer à l'envahisseur. 

Son nom

Andrée de Jongh

 ,Belge , flamande, et de mère française dite " Dédée " pendant la résistance

Elle porte bien le surnom dont l'a affublé son père, "Petit Cyclone". Dessinatrice en publicité à Malmédy (Belgique) et infirmière diplômée, elle s'engage en mai 1940 dans la Croix Rouge. Elle est affectée à l'hôpital militaire de Bruges.

 Début 1941, elle se trouve à Bruxelles où elle prend une part active à la formation d'une chaîne de solidarité pour recueillir, héberger, nourrir et vêtir en civil des soldats britanniques.


La Maison d'Andrée de Jongh à Schaerbeek

Andrée De Jongh naît au no 73 de l'avenue Émile Verhaeren à Schaerbeek

 

Son père, Frédéric De Jongh, directeur de l'école primaire de la rue Gaucheret, est un admirateur d'Edith Cavell, de Gabrielle Petit et du Père Damien ; il transmet cette admiration à sa fille, qui n'a plus qu'un rêve, celui de devenir infirmière. Cependant, douée pour le dessin, elle entreprend des études d'arts décoratifs, tout en suivant des cours du soir à la Croix-Rouge de Belgique pour devenir ambulancière. Les études terminées, elle obtient un emploi de dessinatrice publicitaire auprès du siège malmédien de la société Sofina.

Le réseau Comète


Lors de l'invasion de la Belgique par les troupes allemandes en 1940, elle quitte son travail à Malmedy et revient à Bruxelles pour tout d'abord travailler pour la Croix-rouge de Bruxelles. Rapidement, elle décide de s'investir dans la Résistance.

Le premier réseau dans lequel elle s'est impliquée ayant été détruit, elle décide, avec Arnold Deppé, un autre survivant, de créer une filière d'évasion vers l'Espagne. Après avoir pris quelques contacts à Anglet, ( lors de l'avancée allemande beaucoup de belges avaient fui , et s'étaient groupés sur la côte basque  )...Andrée et Arnold tentent, en juillet 1941, un premier convoyage vers le sud, accompagnés d'un groupe de Belges qui veulent poursuivre la lutte à partir de l'Angleterre

. Andrée a financé le voyage en vendant ses bijoux et en empruntant aux amis et voisins. Arrivés à Anglet, ils confient les évadés à un guide basque qui assure leur passage en Espagne.

Andrée  traverse les Pyrénées avec son groupe, et se présente au consulat britannique de Bilbao pour demander de l'aide pour son réseau. En effet, elle a appris que le groupe précédent a été intercepté en Espagne, que les soldats ont été internés  à Miranda, et se rend compte que sa filière doit avoir en Espagne un point de chute d'où les services britanniques emmèneront les évadés à Gibraltar, puis en Angleterre.

Après trois semaines d'hésitation, les Britanniques décident de faire confiance au petit cyclone — comme on surnommait Andrée pour sa capacité à tout emporter sur son passage. Avec ce soutien et l'aide des résistants locaux, elle met en place la « ligne Dédée », rebaptisée plus tard « ligne Comète ». La ligne, qui comptera jusqu'à 3 000 membres, traverse, en partant de Bruxelles, la France puis les Pyrénées jusqu'à l'ambassade britannique de Madrid, qui s'occupe ensuite du transport à Gibraltar. De 1941 à la Libération, la filière permet de faire évader plus de 700 soldats alliés, dont 288 aviateurs, et Andrée  en a accompagné personnellement 118 d'entre eux.

Ce réseau qui petit à petit, d'amis en amis, va se mettre en action, non sans mal avec quelques arrestations.  Le métier est dangereux, difficile il s 'apprend à ses dépens . Il y faut beaucoup de convictions, beaucoup de courage ou d'inconscience .Il faut aimer son pays pour risquer sa vie tous les jours et  en pleine connaissance de cause.

De Bruxelle à Paris, de Paris à Bayonne ,au travers  de la ligne de  démarcation -, à Saint Jean de luz,  à ,Ciboure et puis à Urrugne point de dépard de l'aventure.  Aussi en Espagne car il  faut des moyens logistiques et pécuniers.


Le réseau de réception à partir de Bayonne

 

La France aussi s'organise avec beaucoup de foi et d'amateurisme

Dès lors et selon les conclusions des dirigeants de Comète, le Pays Basque va grouiller  d'espions, d'évadés ayant fui le Service du travail obligatoire, de  ceux qui veulent rejoindre la France libre, des juifs, des Polonais et de tous ceux pour qui la France n'est plus une terre d' asile.

La Bidassoa va être un lieu très fréquenté

Dès lors l'aventure peut commencer

 

Mme DE GREFF dite  TANTE "GO"

 

Elvire de Greef connue sous le psedonyme de " Tante go"pièce maitresse dans le secteur basque


L'ESPAGNE: UNE DIFFICULTE SUPPLEMENTAIRE

Comète est né le jour de l'accord avec les anglais, en Juin 1941. Andrée DE JONGH s'attela alors à l'immense travail d'organiser une ligne d'évasion: pendant des mois, elle prit des contacts avec des résistants pour créer ce réseau, héberger les aviateurs, leur fournir des vêtements civils, des faux papiers. Elle recruta des guides basques, familiers du passage des pyrénées, organisa des relais, recruta des fermiers basques qui pouvaient cacher les pilotes en transit

L'ARRESTATION D'ANDREE DE JONGH

Le 15 Janvier 1943, Andrée DE JONGH fut arrêtée par la Gestapo, sans doute dénoncée. Le mauvais temps avait retardé le passage des Pyrénées et le groupe fut pris au piège par la Gestapo. Interrogé, un des aviateurs de la RAF aurait identifié à la fois ses passeurs et les maisons sûres du réseau

 D'abord emprisonnée à Bayonne, puis au fort du Hâ et à Biarritz, elle est transférée à la maison d'arrêt de Fresnes le 27 mars 1943. Andrée avoue qu'elle est la fondatrice de la ligne d'évasion, mais la Gestapo ne la croit pas, ce qui lui sauve la vie. Elle est envoyée à la prison de Saint-Gilles et déportée en Allemagne en juillet 1943. Elle y est internée dans plusieurs prisons, puis dans les camps de concentration de Ravensbrück et de Mauthausen, d'où elle est libérée par la Croix-Rouge internationale le 22 avril 1945

Après la guerre, elle s'installe d'abord au Congo belge puis au Cameroun, en Éthiopie pour travailler dans une léproserie d'Addis-Abeba et enfin au Sénégal avant de revenir en Belgique

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La dénontiation

Lors d' une interiew  Monsieur Abérasturi avait  posé cette question :

Question : Dédée a été prise à Urrugne , à la ferme Bidegain-berri  de Frantxia Ursandizaga. S'avez vous qui là dénoncée

 :Réponse: de  Jean François Nothomb  " Franco " :

C'est Donato, le guide de la  ferme voisine ".Dédée "  était passée quelques fois avec lui, mais il ne lui plaisait pas .Elle m'a toujours dit qu'elle craignait qu'il soit jaloux de Florentino, et  que c'état lui qui avait averti les Allemands que des aviateurs prêts à passer la frontière se cachaient dans la ferme de Frantxia

A la Libération Donato  disparut en Espagne.

 On ne l'a jamais revu. On n'a jamais prouvé la preuve de sa trahison

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.Lors de la discussion que  nous avions eue avec Madame Irastorza concernant la Résistance dans la campagne de Hendaye pendant la guerre de 39/45,- elle état bien jeune -nous avait dit ne pas très  bien savoir. Toute fois elle nous avait parlé d'une ferme - un peu plus loin - ou il y aurait eue une dénonciation  faite  par le valet de la ferme  ,suivie d'une  arrestation. Elle nous avait ajouté,se rapprochant de nous et à voix plus basse  : "c'était une histoire d'amour.....)

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Pendant plusieurs mois, le réseau fut mis en sommeil. Il dut se réorganiser et fut rebaptisée "Ligne COMETE". ).

Résistant et patriote convaincu, le père d'Andrée, Frédéric DE JONGH décida de poursuivre l'oeuvre de sa fille dès Janvier 1943 et prit la tête du réseau d'évasion. Il avait quitté Bruxelle pour vivre clandestinement à Paris dès le 30 Avril 1942 car il était conscient qu'une éventuelle arrestation de sa fille entraînerait également la sienne. Ainsi, depuis Mai 1942, Frédéric DE JONGH organisait le réseau d'évasion à Paris. Suite à l'arrestation d'Andrée DE JONGH, il tenta alors, dans un premier temps, de développer un autre réseau d'évasion par la Suisse (neutre) en contactant l'ambassade américaine et britannique à Genève (du fait de l'arrestation de sa fille, il considérait que le réseau d'évasion par l'Espagne et Gilbraltar était devenu peu sûr). Toutefois, cette tentative échoua et les évasions par les Pyrénées continuèrent. Par malchance, il fut arrêté à Paris (Gare du Nord) le 07 Juin 1943 par la Gestapo (dénoncé par le traite Jean-Jacques DESOUBRI) et fusillé au Mont-Valérien le 29 Mars 1944.

La tête du réseau Comète fut ensuite confiée à Jean-François NOTHOMP à partir de Juillet 1943 jusqu'en Janvier 1944.

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ORGANISATION DU RESEAU AU PAYS BASQUE

le comité de réception  des aviateurs


 

JEANNINE DE GREEF-"Tante go"  ARTHUR FAY  -Maritxu  ANATOL-Aristégui

 Albert "Bee" JOHSON  -Erroll PrICE

Tommy BROOM  Kazimmietz RROWICKI

 

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Saint Jean de Luz        Ciboure

  

A gauche : l'immeuble où Arnold Deppé a vécu vers 1930-1939. A droite : l'ancien hôtel Eskualduna avec (à gauche) l'appartement de Elissalde.


L'appartement de Ambrosio San Vicente au 7 Rue Salagoïty (à moins de 10 minutes de la gare) est régulièrement utilisé par les évadés du 06 juin 1942 au 13 janvier 1943. Ceci correspond à la perte du premier guide de Comète, Manuel Iturrioz, qui est arrêté par la police de Franco en Espagne le 22 avril 1942. Il s'évade deux jours plus tard, mais Florentino Goikoetxea a repris son boulot et poursuit les passages avec Tomás Anabitarte, qui travaillait avec Iturrioz depuis le début.


Apra Baïta,

 le bâtiment (avec les balcons rouges) où Ambrosio San Vicente habitait et où tant d'évadés ont attendu leur dernière étape vers l'Espagne.

 

 

                         

Philo Baïta, la maison de Catherine                                 "KATTALIN" Aguirre

 

Elle s'articule autour d'une veuve de guerre de 45 ans née à Sare, Catherine Aguirre, dite Kattalin. En contact avec les réfugiés basques espagnols, elle travaille déjà pour plusieurs réseaux, passe du courrier, héberge et nourrit les évadés. Sa fille "Fifine", âgée de 14 ans, la seconde, ainsi qu'une voisine, Gracie Ladouce. Celle-ci, employée au service du ravitaillement à la mairie de Ciboure, fournit des cartes d'alimentation.

 Comme Florentino Goicoechea, Kattalin Aguirre a reçu après guerre la Légion d'Honneur, la Médaille Militaire, la Croix de Guerre avec étoile de vermeil, la Médaille de la Résistance et les plus hautes distinctions belges et britanniques. Décédée en 1992, elle est inhumée à Ciboure.


FLORENTINO GOIKOETXEA


C'est le passeur de légende du réseau Comète, un homme et un guide incomparable, pour qui  l'argent  ne comptait pas.

mais il assure cette fonction pour d'autres réseaux également. 

  Né à Hernani (Espagne) en 1898, réfugié à Ciboure depuis l'invasion franquiste du Pays Basque espagnol (1936), les petits boulots et la contrebande sont son quotidien. Fils de paysan, à l'allure physique imposante, d'une endurance exceptionnelle, il accompagne des groupes (moins de dix personnes) de la ferme "Bidegain Berri" à Urrugne jusqu'à Oiartzun aux portes de San Sebastian. II les conduit à pied, de nuit, et rentre à l'aube avec des courriers destinés à la Résistance. II passe 227 aviateurs alliés, principalement anglais, canadiens et américains. Blessé en montagne par une patrouille, il est arrêté le 6 juillet 1944. Vingt jours plus tard, il est enlevé à l'hôpital de Bayonne par un groupe de la résistance locale , Antoine Lopez et jules Artola policiers du réseau  " Phatrie "

 Les plus hautes distinctions britanniques, belges, françaises lui sont décernées. La nationalité française lui est accordée en 1965.

 Décédé en 1980, il est inhumé au cimetière de Ciboure.

Médaille commémorative  de la guerre 39/45  ---Médaille de la Résistence Belge -  Médaille de la Libération France-avec palme  --Médaille britannique " Four courage " --Médaille américaine " For freedom "   -- Croix de guerre 39/45  avec citation à l'ordre de l"armée -- Chevalier de l 'ordre de Léopold II  avec palme et Croix de guerre avec palme -

- Chevalier de la Légion d'Honneur


Image2

Le trajet de Urrugne à Sarobe en passant par  San Miguel

Le trajet habituel est en pointillé rouge

En cas de crue de la Bidassoa, le trajet est en jaune La traversée se fait sur le pont suspendu de la Centrale électrique, en territoire espagnol.

 

LE TRAJET  DE L"EVASION

 PAR ETAPES


Ce trajet à pied prend deux heures et Comète utilise trois de ces fermes à travers différentes périodes, avant la traversée de la frontière proprement dite. Les évadés y reçoivent un dernier bol de lait, des espadrilles à semelle de corde et les bâtons de marche pour ce parcours en montagne. Les vêtements de travail en serge bleu de Bruxelles sont utilisés après Pâques 1942. Seule la ferme Bidegain Berri, où Andrée De Jongh est arrêtée le 15 janvier 1943, est encore commémorée et célébrée.

LES TROIS FERMES relais de

URRUGNE

De Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure à Urrugne.

Comme déjà signalé, la route classique part de Saint-Jean-de-Luz  et traverse le pont de Ciboure  et ensuite le long de cette Nationale 10 jusqu'à la ferme-relais. Ce trajet à pied prend deux heures et Comète utilise trois de ces fermes à travers différentes périodes, avant la traversée de la frontière proprement dite. Les évadés y reçoivent un dernier bol de lait, des espadrilles à semelle de corde et les bâtons de marche pour ce parcours en montagne. Les vêtements de travail en serge bleu de Bruxelles sont utilisés après Pâques 1942. Seule la ferme Bidegain Berri, où Andrée De Jongh est arrêtée le 15 janvier 1943, est encore commémorée et célébrée.

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La première ferme, Bidegain Berri, est la résidence de Francoise "Frantxia" Halzuet, la veuve de Philippe Usandizaga, mais la ferme est tenue par Juan Larburu.

 Elle commence à travailler pour Comète en juillet 1942, date qui correspond à la période de Florentino Goikoetxea suite à l'arrestation, l'évasion et la vie clandestine de Manuel Iturrioz. Le jeune garçon de ferme de Tomásénéa, Donato Errasti, continue son même travail jusqu'à la Bidassoa, ramenant les tenues de serge utilisées jusqu'à l'arrestation du 15 janvier 1943 à Bidegain Berri.


Bidegain Berri

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La deuxième ferme, découverte par Manuel Iturrioz, est Tomásénéa, maison de Françoise "Frantxiska" Halzuet, épouse de Dominique Irastorza, un prisonnier de guerre.


Thomas énéa


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                                                Larburu                                              Frantixska

 

 

Juan Manuel Larburu, de Bidegain berri, refuse tout d'abord de collaborer à cause du danger. Un jeune exilé espagnol, garçon de ferme à Tomásénéa, Donato Errazti, est aussi d'accord d'aider, mais pas seulement jusqu'à la Bidassoa.

 En juillet 1942, le frère de Frantxiska est blessé par les Allemands en passant des mules et elle demande à ne plus être impliquée un certain temps.

 Les passeurs de cette époque sont Manuel Iturrioz (environ 40 ans) et le jeune Tomás Anabitarte. Comme déjà signalé, Iturrioz est arrêté en Espagne le 22 avril 1942 et s'échappe le 24, mais doit se cacher et ne peut donc plus continuer les passages. Une de ses dernières descriptions correspond au passage du 21 juillet 1942. Il faut ici faire remarquer que c'est lui qui connaît le mieux la Bidassoa.

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 Yatxu baita

La troisième ferme est Yatxu Baïta, propriété voisine tenue par Joseph Larretche, qui régit également Bidegain Berri à partir du 15 janvier 1943.

 La ligne d'évasion française Margot utilise également cette ferme, et plus tard, les réseaux de renseignement de l'OSS  - Nana et - Démocratie. Douze enfants y vivent et l'un d'eux, Maialen nourrit Donato qui se cache alors dans les bois voisins. Lors de la libération de la région par les armées alliées, il disparaît en Espagne  Suspecté  mais personne n'a jamais prouvé qu'il aurait dénoncé Bidegain Berri en janvier 1943.

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Le DEPART DE L'AVENTURE

L'ITINÉRAIRE DE SAINT-JEAN-DE-LUZ
 VIA SAN MIGUEL ET ERGOIEN
Le départ se fait, au plus profond de la nuit et dure jusque  avant le début du jour. Pour tout éclairage la lune , par beau temps ! .


et quelque fois le double en cas de mauvais temps

  Devant, le passeur qui bien sûr connait bien son chemin , attentif à la moindre lueur et au moindre bruit , surveille sa troupe .Ses compagnons  en silence, la peur au ventre savent qu'ils  sont recherchés par les patrouilles de la Gestapo, de la police française et par la douane et la  gendarmerie,côté français ,  la douane  et  la guardia civil coté espagnol

 .Ils  marchent en essayant de deviner le sentier , ses bosses et ses ornières, Si il pleut souvent, heureusement ce  pays  connait peu la neige  même en altidude .La montagne basque  a un relief tourmenté, pas très haute  dans cette fin des Pyrenées,  mais  très compliquée et qui fatigue beaucoup.C'est une très dure épreuve

Départ vers le mont du calvaire


A l'avant-plan, Tomasénéa.                    A gauche et en haut : Xoldokogaina.

 

Le premier tronçon depuis les fermes de Urrugne est une marche ascendante. Gérard Waucquez écrit : les voyageurs escaladent la montagne à travers les pâturages. (Montée de 2 petites heures). On suit les ruisseaux et les torrents pour éviter le repérage par les chiens, et aussi parce que les terrains tantôt secs, tantôt humides, maintiennent les pieds et les espadrilles dans une forme "idéale." Il est bon d'avoir le moins de bagage possible. Il ne faut pas compter sur la complaisance des guides à ce sujet. A moitié de la côte on découvre les lumières de Irún. Au sommet, vastes pâturages où circulent et se cachent les patrouilles allemandes. Les guides les ont repérés de jour, et de ce chef passeront par la crête ou le vallon pour les éviter, suivant leur position.

Iturrioz cite clairement le mont du Calvaire (277 m) et le Xoldokogaina (486 m). Il demande à Juan Manuel Larburu ou à Donato Errazti de partir en avant pour localiser les patrouilles frontalières potentielles. Là, les lumières de Fuentarrabia, Irún et San Sebastian sont très visibles et annoncent la liberté prochaine  .On  ne voit pas Hendaye à cause du blakout allemand. On peut entendre la Bidassoa (c'est ce qu'écrit Paul Henry de Lindi) et la voir ou la deviner le long du chemin

.Ensuite on contournait le Rocher des Perdrix , jusqu'au col d'Osin et à celui des Poiriers Les évadés se trouvent donc encore en France sur le flanc Sud face à l'Espagne.


le maquis

Le Calvaire et sa croix

 

Commence alors la descente vers le carrefour du Col des Poiriers (316 m). Iturrioz dit que là commence la partie la plus dangereuse du trajet jusqu'à la Bidassoa. A cet endroit, la probabilité de rencontrer des patrouilles de frontière (Allemands ou gendarmes français) est élevée. C'est à ce carrefour que passent les chemins très fréquentés entre les ventas d'Ibardin, de Biriatou et le "rio Bidasoa". Juan Larburu et/ou Donato Errasti, partis plus tôt en reconnaissance à San Miguel, attendent là pour donner le feu vert.


col des poiriers


En bas du Xoldokogaina, le carrefour vers les ventas, et la Bidassoa.

C'est à ce carrefour que débute la première route prévue  pour Endarlaza via la route d'Ibardin.

De ce carrefour, la descente vers la Bidassoa, le long du ravin du Lanzetta Erreka  . Cette descente vers San Miguel prend une heure. Lors de la traversée de Waucquez en début décembre 1941, et après une première tentative avortée de traverser la Bidassoa à San Miguel à cause des crues dues à de fortes pluies, Tomás Anabitarte trouva  un raccourci vers Endarlaza le long du chemin. Ce raccourci réduit  le temps nécessaire - deux heures de moins que pour San Miguel au lieu de quatre. Il réduit surtout le danger de rencontrer des patrouilles comme sur la route plus longue vers Ibardin.
Le long de ce trajet,d'une douzaine de km on devinait toujours les lumières  d'Irun


Carrefour de tous les chemins et lieux de traverse de la Bidassoa.Le chef du groupe en fonction du temps, des repérages  de douaniers , de la police française ou de la gestapo décide de l 'option à prendre.

A San Miguel, une fois sortis de l'eau, ils doivent traverser la voie étroite du chemin de fer "Bidassoa Ferrocarril", appelé "Txikito Tren" (petit train) par les autochtones, et ensuite la route Irún-Pamplona. Il pourrait sembler logique que la gare maintenant abandonnée était alors utilisée comme baraquement auxiliaire par la Guardia Civil espagnole et ses patrouilles. Il fallait donc l'éviter à tout prix. En tous les cas, le vrai bâtiment de la Guardia Civil se trouvait approximativement devant un ravin sur la rive espagnole, 350 m en aval de San Miguel, vers Irún.

 La traversée de la Bidassoa était une épreuve dangereuse, le lit rocailleux ,plein de creux et de bosses, par temps de  sécheresse, devenait un torrent par temps de pluie.

 Sur l'ordre de Florentino, les passagers enlevaient leurs pantalons qu ils nouaient solidement autour de leur cou

.Celà  leur leur permettaient de s'accrocher les uns aux autres pour passer la rivière avec la certitude de ne pas perdre un compagnon . " Dédée " fit parfois le trajet dans ces conditions. Ensuite trempés, transis par le froid de la nuit , ou glacés par le vent d'hiver ils se rhabillaient et continuaient leur chemin nocturne.

On grimpait à flanc de montagne jusqu'aux  terres dénudées de Pagogana et d'Erlaiz  au pied des 3 couronnes, où l'on arrivait généralement exténués


la Rhune en hiver

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Enderlaza  : redoute du pont


 

A Enderlaza la Bidassoa continue son chemin vers la Navarre, devient entièremenr espagnole alors qu'auparavant elle servait de frontière


vieux pont   A partir de ce pont la Bidassoa devient entièrement espagnole


Enderlatza  : le pont

A Enderlaza nous passions très  très prés de la garde civile, mais ils n'ont jamais pu nous attraper.Chaque fois que nous arrivions à la route, Florentino s'avançait , levait la tête pour voir si il y avait quelque chose...Jamais  je ne vis un espagnol. La seule fois ou nous avons eu des problèmes avec les espagnols  à été le jour du passage et du décès de Antoine d'Ursel dit "Jacques Cartier"  ou  ils tirèrenr 7 coups de feu.  Ils arrétèrent tout le monde sauf les deux guides basques..C'était la veille de Noël .

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.On passait  la Bidassoa à la hauteur d'Enderlaza.

 On traversait la voie du train de la Bidassoa, la route de Pampelune, et puis ça montait très fort jusqu'à un chemin qui passait près d'une vieille tour qui datait des guerres Carlistes   ( Erlaitz )...Après avoir passé la rivière et avant de passer la route, il y a une vieille  petite maison appelée " San Miguel ", dont le nom est inscrit sur l'une des facades, et qui était une station du train de la Bidassoa. Après la route, il y avait à gauche, une pente dificile.. Tout devait se faire   vite. Quand Florentino, au moment de traverser la route disait "No hay nada.Pasar " il fallait grimper très vite et sans faire de bruit.

 

 


Electra Enderlaza

 

Quand la Bidassoa était trop grosse,

nous allions d'un autre côté en faisant un long détour.


Entre le col des Poiriers et le col  des Joncs

 Nous passions par un pont près d'une centrale électrique très éclairée,un peu plus en amont.C'est là que nous traversions la Bidassoa C'était un pont qui bougeait beaucoup  par ce qu'il était suspendu  à des cables et il était très éclairé.

Mais on était déjà en territoire espagnol puisque nous traversions la frontière dans la montagne.La  Bidassoa à partir d'Enderlaza ne sert plus de frontière.Elle passe dans la montagne et après il fallait descendre jusqu'au fleuve pour le traverser en direction d'Oyarzun. Mais comme nous étions déjà en territoire espagnol, la Garde Civile y prêtait moins d'attention

On le passait vers 4 ou 5 heures du matin, et le trajet d'Urrugne à Renteria pouvait durer 16 à  17 heures. Les hommes arrivaient morts de fatigue.Tout ceci dans des conditions  climatiques  convenables.  Que dire en hiver sous la pluie ou quelques fois sous la neige.

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 Le poste des douaniers

la route et la voie du chemin de fer


Iturrioz écrit avoir une fois entendu un garde ronfler "dans la ferme". Une ferme se trouve en effet à 600 m en amont vers Endarlaza. Quant à la gare du "Txikito Tren" de San Miguel, il ne s'agit pas d'une gare de passagers comme on pourrait l'imaginer.


La Bidassoa et la gare de San Miguel.

Après avoir traversé la rivière, le chemin de fer et la route, l'étape suivante est la pente montant vers Erlaitz, très abrupte et épuisante. Le fond de ce ravin, à 350 m de San Miguel, est le lit d'un ruisseau saisonnier, mais est trop proche du poste de douaniers. Les évadés entrent sous le couvert d'une pinède immédiatement après la route (Carretera Irún-Pamplona) et montent jusqu'à l'ancienne tour carliste d'Erlaitz .


les 3 couronnes vue du côté espagnol. le but est de faire le tour de cette montagne


     

                                              Erlaitz                                                             Pikoteta

A Erlaitz, Iturrioz dit que les évadés passent "devant les baraquements utilisés par les travailleurs qui entretiennent la route Pikoketa-Oyartzun" (Il prend parfois une route plus longue mais plus sûre pour éviter ces baraquements occupés par des Carabineros de l'armée espagnole, puis rejoint plus tard la route vers Pikoketa et Oyartzun. Ici, à Erlaitz, la route alternative depuis Endarlaza, peu utilisée, rejoint le trajet classique de San Miguel. Paul Henry de Lindi, ayant suivi ce contournement, dit qu'ils se reposent "dans une pauvre masure à un étage" à une heure de marche après avoir escaladé la falaise

 Le sommet est le plus élevé des environs et la ferme est la seule à voir sur tout l'horizon. Dans toutes les directions, il ne voit que des montagnes escarpées et des ravins profonds, noyés dans un silence de mort . On  dit qu'il reste deux heures de marche en plus jusqu'à la prochaine halte, . Waucquez écrit de son côté : "Enfin, vers les 6 heures du matin (après avoir traversé vers 4 heures à Endarlaza), arrivée au sommet où l'on trouve abri dans une ferme abandonnée ou un château d'eau. Repos. Dans la matinée, un des guides descend à Irún et prévient par téléphone Aracama à San Sebastian,  responsable de la partie espagnole Ceci, en  décembre 1941.


De Erlaitz au Castillo del Inglés.


Dans l'autobiographie d'Iturrioz, le GI-3454 actuel est décrit comme un ancien sentier pour chars à bœufs contournant Peña de Aya (Trois Couronnes) : une "route assez plate jusqu'a  Pikoketa et de là, une descente d'environ une heure jusque Xagu" (Sarobe)  . Nous avons appris que les cinq premiers kilomètres de ligne depuis Pagogaña sont l'ancienne "voie ferrée étroite" minière appelée Las Tres Coronas. Hornsey se souvient avoir suivi un tunnel de chemin de fer avant Sarobe, et Nothomb confirme dans son intrevue de 1991 " il y avait une voie ferrée pour les mines, avec une voie étroite . On la suivait durant trois ou quatre kilomètres et, à un certain point, on suivait un tunnel assez long et sombre. Un peu plus loin, on arrivait à la ferme."

De Castillo del Ingles à la ferme Sarobe, ou Xagu borda.

 

La route décrite peut être soit la voie des Trois Couronnes, située sur les hauteurs entre Erlaitz et Castillo del Inglés soit la voie ferrée minière Pasaia-Arditurri (le tracé est de  plusieurs tunnels qui se trouvent dans la vallée, en bas de la Peña de Aya (Trois Couronnes) et le " Castillo del  inglès." De là , ils sont situés à moins de deux kilomètres de marche aisée pour arriver à Sarobe.  dernière étape


tunnels utilisés par les Romains pendant près de quatre siècles,pour l'extractions des minerais


la réalité du voyage


par beau temps

Arrivés à SAROBE

 ils sont recueillis par la famille Garayar - Escudero


Claudia Escudero--Francisco Garayar

 

Claudia Escudero y Francisco Garayar “Paco”hacia los años cuarenta. ... casado con Claudia Escudero, natural de Oyarzun, del caseríoArizluzieta Goikoa”,

 

Franco Photo prise devant la ferme " Sarobe" à Ergoien

Sur pied Adolfo Leibar, Paco Iriarte,sa femme et Maria  Luisa Garayar   Assis  Juan Carlos Fernandez de Aberasturi et Jean François Nothomb " Franco "

Claudia Escudero y Francisco Garayar “Paco” hacia los años cuarenta. ... casado con Claudia Escudero, natural de Oyarzun, del caserío Arizluzieta Goikoa”,

 

Image3

MARIA LUISA      GARAYAR / GARMENDIA

 

ENTRETIEN AVEC MARIA-LUISA GARAYAR

 

 

 

 

Maria Luisa Garayar / colaboradora

"Eran altísimos aquellos hombres y encima llevaban unos pantalones así, casi cortos, y unos zapatos, yo no sé, del 47 o 48 que eran… todos eran aviadores y entonces pues se les notaba, claro que se les notaba y mucho."

 

Después de cruzar el río Bidasoa, los fugitivos paraban en Oiartzun y eran guiados hasta Rentería, donde cogían el tranvía que les conduciría a San Sebastián. La familia de Maria Luisa, junto con varios parientes y vecinos, colaboraba en esta tarea.

Maria Luisa tenía 14 años y vivía con sus padres, Paco Garayar y Claudia Escudero, y sus cuatro hermanos, en la casa Bastero-Txiki del barrio Altzibar de Oiartzun. Como en casi todas las familias de la época, María Luisa obedecía a sus padres sin rechistar y, junto con su hermana Xele, guiaba a aquellos extranjeros hasta Rentería, donde su padre les esperaba con billetes para el tranvía.

Su colaboración en Comète terminó el año 1943, cuando la policía franquista efectuó varias detenciones contra los puntos de apoyo de San Sebastián y Oiartzun. La madre de Maria Luisa y otros familiares pasaron alrededor de cuatro meses en la cárcel de Ondarreta, en San Sebastián. Más tarde, a los dos años de aquellas detenciones, la familia de Maria Luisa tuvo que huir a Francia, debido a la amenaza de nuevas detenciones.

 

 

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Image4

Image5

 

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Buckingham

Florentino à Londres

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Florentino avait sans doute  dû oublié les bonnes manières de Buckingham

car :

Georges d'Oultremont, s'entretenant avec le colonel Rémy, se souviendra de ce voyage mémorable

"Avez vous goûté à ces haricots noirs que l'on mange au Pays Basque ,sortes de grosses fèves qui produisent un immanquable effet sur les intestins .. Florentino avait dû en dévorer tout un plat avant de se mettre en route .Il allait en tête , dans le noir le plus absolu ; tandis que nous marchions derrière lui à la file indienne .Soudain il s'arrétait et nous entendions " Chut  ..!.....           

Le Coeur battant, on croyait à une patrouille ennemie , mais un formidable BRRROUM !... retentissait...........dont l'écho allait se répercutant de montagne en montagne . C"était l'ami Florentino  qui venait de se libérer bruyamment des gaz accumulés par les fayots que digérait péniblement son estomac.Avant que nous fussions revenus de notre surprise il se retournait et disait :  " por Franco !  "                                                                             .Marguerite de Gramont , fondatrice du réseau " Margot " qui utilisait  aussi  les services de Florentino parle de lui en l'appelant " le pétomane ", ce qui n'était pas  un invconvéniant  quand on perdait le contact visuel dans le noir de la nuit, et aussi pour certains un réjouissement


MARITXU ANATOL ARISTEGI

de père et de mère français née à Irun

Hendayaise et Irunaise

 

 Le père Anatolio Anatol Chopérena, né à Lesaca habitait à Behobie et était de nationalité française

.Il tenait à Irun, une Agence de transit en Douane dans laquelle travaillait sa fille  Maritxu qui était née le 24 janvier 1909 à Irun.

D'une famille aisée : l’un de ses frères était  un grand sportif qui  fut 16 fois international de  footbal dans l'équipe de France , puis il termina ses études d'ingénieur  , un autre frère  entra dans les ordres,et un troisièmequi était chercheur à la Facuté de Paris, s’était vu décerner la Légion d’Honneur pour ses travaux de recherche en chimie, et la découverte d'un médicament. , le quatrième fut fait prisonnier de guerre de 1939 à 1945

Maritxu était l'enfant turbulent de cette famille, elle commence à travailler à l’Agence en Douanes de son père , au grand scandale général, car cette activité n’était pas considérée comme recommandable pour le «beau sexe». La gent bien pensante de l'époque n'était pas habituée à ce genre d'activité pour une femme Profitant de ses relations  avec la maison Hirigoyen  de Hendaye , elle avait travaillé durant une saison de ce côté- ci-de la frontière Elle possédait la double nationalité espagnole par le lieu de sa naissance - Irun - et française  par ses parents

 .Elle avait soif d’aventure et d’action, qu’elle pouvait difficilement apaiser dans le bureau de l’agence, entourée de papiers, ni avec la «petite» contrebande, principale activité de la ville d’Irun à l’époque.

. Le 20 juillet 1936 au moment  du déclanchement de la guerre civile espagnole, elle alla vivre à Béhobie ou sa mère avait une maison dite " Kontxeshina " à quelques mètres de la Bidassoa et de la Douane Française. ou se trouve maintenant le Bar de la frontière

En été 1940, les Allemands confisquent le rez-de-chaussée de la résidence familiale et 15 soldats s’installent dans la demeure. au second étage.  Elle réclame à l’Officier en Chef le plus grand respect, souhait qui lui est accordé

 Maritxu vivait au troisième étage avec sa soeur Karmentxu. son frère Jésus-Marie. et avec sa mère

Maritxu avait un tempérament insatisfait et aventureux.

 Elle ne supportait pas la vie tranquille et régulière et s'était déja fait remarquer dés son enfance par son caracrère vif et indépendant..

 De ce fait, lorsque l’occasion de  s’engager dans l’action clandestine lui fut offerte elle ne se le fit pas répéter deux fois. Un jour ou elle s’était rendue à bicyclette à Saint Jean de Luz, elle entra au café « le Prado »dont le propriétaire, Léon Chardier originaire de Hendaye la connaissait bien.

Il la présenta à deux hommes attablés. L' un d’eux, qu’elle connaissait de vue, était Alejandro Elizalde Iribaren. Celui-ci lui proposa de travailler pour la résistance en recueillant des informations et en aidant au passage des fugitifs. Elle  ne se fit pas répéter deux fois et accepta sans hésiter. C’est ainsi que Maritxu commença à travailler pour « Comète ». Elle s’occupait surtout du ravitaillement, ramenant œufs, légumes et tout ce qu’elle pouvait trouver dans les fermes et les magasins, se rendant clandestinement à Irun pour acheter des chaussures ou ce qui manquait aux aviateurs. Elle ratissait ausi les fermes d'Oyarzun et de Lesaca, allant même de coté de la frontière dans certains villages landais  .

 Elle fut arrêtée à plusieurs reprises. Incarcérée une fois chez « Pardo », à Hendaye, ou
les allemands avaient installé une prison, une autre fois à la « villa chagrin » de Bayonne, une autre fois à  l'hôtel Edouard VII de Biarritz. Mais les Allemands ne purent retenir contre elle que le délit de marché noir et elle fut chaque fois relâchée.

Son tempérament inquiet semblait enfin rassasié. Elle faisait un peu de tout: «Nous étions un groupe d’aventuriers, de personnes fermement décidées», dirait-elle plus tard de son activité. Elle est finalement arrêtée et enfermée au Commissariat de la Gestapo à Bayonne, puis dans la prison de Biarritz. Mais elle ne flanche jamais durant les interrogatoires et elle est relâchée. "L’essentiel, affirmait-elle, pour confondre l’ennemi est de rester serein et tranquille. Et moi, je savais faire ça très bien. Dans les cachots du Commissariat, je passais mon temps à écrire mon nom sur les murs, avec un fil de fer".

Le «Réseau Comète», pour lequel elle travaillait, se méfiait de ses méthodes. Maritxu se débrouillait parfaitement dans le milieu de la contrebande, où proliféraient les indicateurs. Elle portait toujours un pistolet Star, que d’aucuns considéraient comme une imprudence. L’un des contrebandiers de son groupe fut accusé de fréquenter la Kommandantur de Bayonne. Elle le défendit, en affirmant que «maintenir des contacts avec les Allemands permettait d’obtenir des informations utiles sur les passages de la frontière». Mais le «Réseau Comète» découvre avec horreur que pas mal de personnes savaient  leur existence à la suite des indiscrétions des contrebandiers. Sans compter que le principal contact de Maritxu qui hébergeait les aviateurs dans la même demeure où résidait un agent de la Gestapo et la maîtresse d’un officier nazi. Le Réseau décide alors de renoncer à ses services et à ceux de son équipe, lui réservant la seule et unique tâche de changer l’argent nécessaire aux réfugiés qui passaient en Espagne.Le groupe de Saint Jean de Luz se trouva quelque peu privé de ressources .  pour laider Dédée le chargea du change des pesetas, ce qui laissa au groupe de Luziens habitués à ce type de transactions une large  marde bénéficière.

Le 13 juillet 1943, le groupe de Maritxu est arrêté par la Gestapo. Trois de ses membres sont déportés en Allemagne – d’où ils revinrent, mal en point mais vivants – et Maritxu réussit à se sauver.

Sa manière d’agir, indépendante et personnelle, n’était guère appréciée à Londres et elle n’obtint aucune des médailles généreusement réparties après la Libération, quoiqu’elle ait sauvé 39 Juifs et 113 aviateurs. En 1945, Maritxu revient à Irun, où elle dirige sa propre agence en douane dans les années 1960 Mariée à Angoso.

Le seul détail mémorable est celui d’un pilote, qui lui demanda quelle place il occupait sur sa liste. Elle lui dit qu’il était le 68ème aviateur qu’elle avait aidée et, un an et demi plus tard, elle reçut un collier de 68 perles… Elle mourut le 27 août 1981 , à l'âge de 88 ans

Elle avait obtenue la Médaille américaine " For freedom "  Certains auteurs espagnols écrivent qu'elle avait  aussi la Légion d'Honneur

Un groupement féministe de Irun réclame pour Maritxu, que le nom d'une rue  lui soit arttribué.

(extrait du livre de Mikel Rodríguez Espías vascos, Ed. Txalaparta, 2003)
extraits  du livre de  Juan Carlos Jimenez de Aberasturi ed.  Ville d'Anglet
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Un rapport d'évasion
Ils quittent cette ferme (Maison Thomás-Enea, chez Françoise HALZUET épouse IRASTORZA, dite Frantxisca) le soir et marchent dans le noir sous la pluie quand deux soldats (gendarmes) français surgissent en criant. Ils tirent des coups de pistolet. Le reste du groupe détale, mais Watson est pris et fouillé.
Lorsqu'il leur dit qu'il est Anglais, les gendarmes deviennent très amicaux, malgré le coup à la tête qu'il avait porté à l'un. En revenant, ils évitent d'ailleurs une patrouille allemande à sa demande. Il passe la nuit en cellule à Béhobie. Le 19, il est interrogé à 07 heures par un sergent au sujet de l'organisation d'évasion. A la fin, le gendarme accepte de le faire passer cette nuit en Espagne. Maritxu ANATOL est également intervenue auprès des gendarmes, qu'elle connaît bien.
Sa cellule n'est pas verrouillée et il est bien nourri. A 22 heures, ce gendarme lui montre une carte et explique comment éviter les patrouilles Allemandes. Il le conduit à un endroit où il peut nager en Espagne. Il se rhabille et marche jusque San Sebastian. Il demande le chemin mais est remis à la police espagnole. Il est détenu de 05 à 10 heures et interrogé par un homme en civil. On lui enleva ses affaires et possessions et il fut détenu six semaines. On le transféra à Miranda le 29 août 1942.        Watson

 

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a suivre

 

 

 

 

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12 août 2013

Le Réseau Comete ( suite )

Dédée

Durant la deuxième guerre mondiale au 3, calle Marina à St Sébastien, Monsieur et Madame Armendariz ont mis à la disposition de  DEDEE une chambre de sûreté où se succèdent les agents de Comète en activité comme Dedée, ou les membres "grillés" comme Yvonne et Robert Lapeyre après les arrestations de Bayonne.
. C’est, dans cette chambre que Yvonne trouvera cette feuille tombée d’un livre, écrite de la main de Dédée. Elle la ressentit comment la profession de foi la plus intime d’une jeune âme vouée jusqu'à la mort au destin qu'elle s'est choisi.
· Yvonne s'interdira de divulguer cette lumineuse méditation jusqu'à la mort de Dédée. C'est dans les journées de deuils qui suivirent sa disparition qu'elle livrât ces lignes à la postérité tel le point d'orgue final d'une vie exceptionnelle.
Prés de 70 ans plus tard ces lignes n’ont pas pris une ride.

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TESTAMENT DE DEDEE


Andrée de Joagh, fondateur Comète, peu de temps après la seconde guerre mondiale a pris fin et ont été libérés dans les camps de concentration nazis.

 

 

Je veux que ceux qui tiennent à moi lisent ces lignes si jamais je suis fusillée. Je veux qu'ils sachent que je ne regrette rien. Il se peut que devant la perspective de la mort je devienne lâche, et que je crie "au secours". Mais c'est maintenant, alors que je suis en pleine possession de mes forces, que je puis juger et décider, c'est maintenant que je puis, apprécier tout ce que la vie m'a donné, et que rien ne pourra me reprendre.
Que m'importe la mort maintenant ; naturellement la peur physique, subsiste, mais c'est tout. La crainte de mourir avant d'avoir fait quelque chose, avant d'avoir utilisé au mieux toutes mes possibilités tout ce que 20 ans de soins et, d'efforts ont pu me donner a disparu. Maintenant je suis pleinement heureuse, je ne voudrais pour l'instant céder ma place pour rien au monde ; j'aime ce travail, j'aime sentir le côte à côte de l'équipe que nous formons dispersée à travers trois pays, travaillant pour la même cause, animée des mêmes enthousiasmes et des mêmes affections. J'aime sentir la vie après le danger passé, et le court répit de quelques jours de sécurité relative. J'aime me sentir en forme prête à l'action, et j'aime sentir la confiance de ceux qui travaillent avec moi, et cette confiance je suis prêt à tout risquer pour continuer à la mériter.
Jamais la vie ne m'a tant donné, jamais je n'ai vécu avec autant d'intensité, et jamais je n'ai été aussi indifférente aux dangers courus et à la mort. L'indifférence à la mort donne une telle légèreté. Naturellement je sais que la peur physique, je ne l'éviterai pas, j'espère que j'arriverai à la dominer.
Et qu'importe le reste, puisque maintenant j'ai fait quelque chose de ma vie, puisque maintenant j'ai empêché que soient gâchées et perdues l' inutilement toutes les années d'efforts de ceux qui m'ont formée.
Maintenant je suis heureuse et je remercie tous ceux qui de près ou de loin en m'ont permis d'écrire cette joie ; jamais je n'ai trouvé autant de sens à la vie, et jamais je n'ai été aussi contente. Que m'importe l'argent, que m'importent tous les détails de l'existence, J'ai a enfin trouvé un travail que j'aime plus que moi-même, auquel je puis me consacrer. Seule la réussite m'importe. Maintenant enfin je pourrais lire "Terre des hommes" sans pleurer d'envie.
Si la guerre me laisse intacte je veux ne jamais oublier cette période, je voudrais pouvoir remercier quelqu'un, je voudrais pouvoir comme les croyants tomber à genoux et dire "merci mon Dieu" je me sens débordante de gratitude envers la vie. Parfois il me semble que la chaîne est trop grande pour moi, et que pour cela même il faut qu'elle m'abandonne. Mais qu'importe, j'ai eu ma part. Tout ce que je recevrai maintenant ne sera pas mon du, mais seulement un don extraordinaire pour lequel à chaque seconde je bénirai la chance ou la vie.
Andrée de Joagh, fondateur Comète, peu de temps après la seconde guerre mondiale a pris fin et ont été libérés dans les camps de concentration nazis.

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«IL fut le plus grand réseau de fugue en nombre d’évacués, le plus sophistiqué, celui ayant résisté le plus longtemps et au plus grand succès », selon la déclaration Peter Eisner dans son livre The Freedom Line. Près de 800 soldats doivent ainsi à la fantastique De Jongh –connue également sous le nom de Dédée et au surnom révélateur de Petit Cyclone – la liberté et la vie.

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