18 février 2014

20 SIECLE

TOME 4

SOMMAIRE

LA  PLAGE- ESKUALDUNA--CASINO
1914- 1918  1ère GUERRE MONDIALE    La Marne  VIDEO
 Nid Marin1923   : BOTTIN de Hendaye --1924  - ECOLE
1936 GUERRE d'ESPAGNE -- IRUN                           VIDEO
1939 Brigitte Bardot à HENDAYE                                      VIDEO

Quatrième République

Cinquième République
1946/1954La guerre d'Indochine                                                    
1954/1962La guerre d'Algérie     
                                                          
1972/1974  Fête HENDAYE AUTREFOIS Gaztelu  Zahar  VIDEO
Démolition du SOTUA  .Création JARDIN DES DEPORTES   VIDEO 

 

 

ferdinand camino

Dr Ferdinand Camino (1853-1933), maire d'Hendaye pendant la Première Guerre mondiale, il est surtout célèbre pour avoir donné son nom à l'un des grands arrêts du Conseil d'État « l'arrêt Camino » du 14 janvier 1916 sur l'excès de pouvoir de l'État contre l'élu du peuple.

Cet arrêt en date du 14 janvier 1916 émane du Conseil d'État et vise la loi du 8 juillet 1908. En l'espèce le docteur Camino, maire d’Hendaye avait été suspendu par arrêté préfectoral et révoqué par le Préfet des Basses-pyrenées. pour avoir d'une part méconnu les obligations qui lui étaient imposées par la loi du 5 avril 1884 en ne veillant pas à la décence d'un convoi funèbre auquel il assistait et d'autre part d'avoir exercé des vexations à l'égard d'une ambulance privée.
Le docteur Camino a alors formé un recours en excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral et la décision de D. auprès du conseil d'État en requérant leur annulation. Le conseil d'État en décidant de statuer conjointement sur les deux requêtes reçoit la demande du maire d'Hendaye en examinant la véracité des faits à l'origine du contentieux et décide de donner raison au requérant en annulant l'arrêté et la décision de D.
Le problème soulevé à l'époque par le Conseil d'État est le suivant : est-il du ressort du juge administratif de vérifier l'exactitude des faits à l'origine de la sanction ?

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  Depuis lors cet arrêt est appris  par tous  les élèves de première année de droit

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La Ville réitère sa demande de liaisons téléphoniques directes avec Bayonne et Irun.
1914-1918. Les hôtels et l’Hôpital Marin accueillent les blessés et les refugiés de
 la grande guerre.

1914-1918 : Dès les premiers jours de septembre 1914, la ville, où tous les partis fraternisent, s'organise pour recevoir et soigner les blessés; des hôpitaux temporaires sont ouverts dans la villa Marie, la villa Perla ainsi que dans le Casino, qu'offrent leurs propriétaires respectifs.
Plus de 50 réfugiés belges sont installés dans des maisons particulières. En 1916, des prisonniers alsaciens sont mis à la disposition des cultivateurs.

1915. Un pont sur la Bidassoa permet enfin le transit routier entre les deux pays; piétonnier jusqu’en 1917 des véhicules à partir de cette année. La moitié espagnole du pont étant propriété d’Irun il fallait payer un péage pour l’utiliser.

1915 : Le bâtiment des Douanes est édifié à l'extrémité du pont international. En cours de construction, ce dernier ouvrage, intégralement dû à la Municipalité d'Irun, fut achevé l'année suivante.


1917 : En raison des événements vécus par la France en 1916, nos amis Espagnols en retardèrent l'inauguration jusqu'au 1" février de cette année 1917 et firent généreusement le don à notre pays de la moitié du pont, dont la construction eut normalement dû lui incomber; ils ne nous laissaient que la charge d'entretenir cette partie.
Ainsi, Hendaye cessait d'être tributaire de bateliers ou d'un bac et, dorénavant, communiquait au-delà de la Bidassoa avec Irun accueillant en sa magnifique avenue « de Francia ».

1917 : La concession du tramway (ligne Casino-Gare) est transférée à une filiale — V.F.D.M. — de la Cie du Midi. Les rails du tramway de la ligne exploitée par cette filiale, le long de la corniche, de Saint-Jean-de-Luz à Hendaye, sont enlevés et envoyés aux aciéries travaillant pour la Défense Nationale.
 
1918. L’armistice est célébré à Hendaye avec la participation des habitants d’Irun, Leon Iruretagoyena, leur maire, en tête. L’aide apportée par Mr Iruretagoyena aux refugiés lui vaudra d’être décoré de la Légion d’Honneur.

1914-1918 : Dès les premiers jours de septembre 1914, la ville, où tous les partis fraternisent, s'organise pour recevoir et soigner les blessés; des hôpitaux temporaires sont ouverts dans la villa Marie, la villa Perla ainsi que dans le Casino, qu'offrent leurs propriétaires respectifs.
Plus de 50 réfugiés belges sont installés dans des maisons particulières. En 1916, des prisonniers alsaciens sont mis à la disposition des cultivateurs.

1914-1918. Les hôtels et l’Hôpital Marin accueillent les blessés et les refugiés de la grande guerre.

1912-1922 construction de

 l'HOTEL ESKUALDUNA

LE CASINO


Image1+

Hostellerie d'Haïcabia

1913 : La digue de la plage est prolongée dans la direction des Deux-Jumeaux; de nombreuses villas commencent à s'élever sur le bord de mer.
La Ville réitère sa demande de liaisons téléphoniques directes avec Bayonne et Irun.

les bleuet hendaye

1911/1912

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1914- 1918 1ère GUERRE MONDIALE

premiere guerre mondiale

 

 

 

Conscrits Hendayais


 

 

 

Monument aux morts de Hendaye

Sculpteur : Ducering   Monument inauguré le 7 décembre 1921

Le groupe sculptural, devant un hémicycle architectural, représente la France, tenant sur ses genoux un poilu expirant.  Une souscription organisée par la ville frontalière espagnole d’Irun, voulant participer à l’édification du monument, a rapporté la somme de 1700 F


 

 

 

récit souvenir


L'anniversaire de la victoire sur les Allemands et le devoir de mémoire pour les poilus qui avaient donné leur vie au service de la patrie, en France ou dans les  terres étrangères était une cérémonie très importante à l'époque.La guerre
était terminée mais le souvenir en était toujours présent, , l'hécatombe avait était lourde   et presque toutes les familles  avaient eu un fils ou un parent, qui reposait sur les terres des combats.
Après la messe, devant la Mairie, se regroupaient les élus  , les personnalités locales , une foule importante d'Hendayais, l'Harmonie municipale au grand  complet
Au son de la marche funèbre de Chopin, tout ce monde, Maîre en tête descendait la rue du Port , puis prenait le Boulevard de la plage. Arrivés au  Vieux fort le Maire faisait une allocution , toujours émouvante, puis les élèves des écoles  intervenaient,  l'un disait le nom du soldat , un autre disait : " Mort pour la France  " dans un recueillement général .
Puis une Chorale des écoles entonnait un hymne qui avait été dûment préparé, et l'harmonie municipale cloturait la cérémonie. par la Marseillaise.
Au fil du temps, avec la mort des principaux intéressés,  la cérémonie a perdu de sa solennité, mais demeure toujours pour rappeler les sacrifices  de toutes les guerres .,


la villa Mauresque transformée en maison de soins

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Extrait de Citation à l'ordre du Régiment

224 R.A.C Ordre n° 84 du 14 août 1918    Le Lieutenant Colonel Lesueur commandant le 224 RAC cite à l'ordre du régiment

ARGOITIA Prosper matricule 6945 classe 1911 2C Infirmier 2715

" Infirmier d'élite. D'un courage et d'un dévouement à toute épreuve. A montré durant la nuit du 13 au 14 Août, beaucoup d'abnégation et de sang froid en se pôrtant au secours des blessé et en relevant les morts,  malgré un violent bombardement des obus de gros calibre ! ( déjà cité ).

Le Lieutenant Colonel Lesueur cdt le 224 

signé Lesueur

Extrait certifié conforme le 7/8/1919 Le chef d'Escadron Chanel

ruban croix de guerre

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1913: La digue de la plage est prolongée dans la direction des Deux-Jumeaux; de nombreuses villas commencent à s'élever sur le bord de mer.

La Ville réitère sa demande de liaisons téléphoniques directes avec Bayonne et Irun.

1914-1918. Les hôtels et l’Hôpital Marin accueillent les blessés et les refugiés de

 la grande guerre.

1914-1918 : Dès les premiers jours de septembre 1914, la ville, où tous les partis fraternisent, s'organise pour recevoir et soigner les blessés; des hôpitaux temporaires sont ouverts dans la villa Marie, la villa Perla ainsi que dans le Casino, qu'offrent leurs propriétaires respectifs.

Plus de 50 réfugiés belges sont installés dans des maisons particulières. En 1916, des prisonniers alsaciens sont mis à la disposition des cultivateurs.

1915. Un pont sur la Bidassoa permet enfin le transit routier entre les deux pays; piétonnier jusqu’en 1917 des véhicules à partir de cette année. La moitié espagnole du pont étant propriété d’Irun il fallait payer un péage pour l’utiliser.

1915: Le bâtiment des Douanes est édifié à l'extrémité du pont international. En cours de construction, ce dernier ouvrage, intégralement dû à la Municipalité d'Irun, fut achevé l'année suivante.

1917 : En raison des événements vécus par la France en 1916, nos amis Espagnols en retardèrent l'inauguration jusqu'au 1" février de cette année 1917 et firent généreusement le don à notre pays de la moitié du pont, dont la construction eut normalement dû lui incomber; ils ne nous laissaient que la charge d'entretenir cette partie.

Ainsi, Hendaye cessait d'être tributaire de bateliers ou d'un bac et, dorénavant, communiquait au-delà de la Bidassoa avec Irun accueillant en sa magnifique avenue « de Francia ».

1917 : La concession du tramway (ligne Casino-Gare) est transférée à une filiale — V.F.D.M. — de la Cie du Midi. Les rails du tramway de la ligne exploitée par cette filiale, le long de la corniche, de Saint-Jean-de-Luz à Hendaye, sont enlevés et envoyés aux aciéries travaillant pour la Défense Nationale.

1918. L’armistice est célébré à Hendaye avec la participation des habitants d’Irun, Leon Iruretagoyena, leur maire, en tête. L’aide apportée par Mr Iruretagoyena aux refugiés lui vaudra d’être décoré de la Légion d’Honneur.

1914-1918 : Dès les premiers jours de septembre 1914, la ville, où tous les partis fraternisent, s'organise pour recevoir et soigner les blessés; des hôpitaux temporaires sont ouverts dans la villa Marie, la villa Perla ainsi que dans le Casino, qu'offrent leurs propriétaires respectifs.

Plus de 50 réfugiés belges sont installés dans des maisons particulières. En 1916, des prisonniers alsaciens sont mis à la disposition des cultivateurs.

 

 

 

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Nid Marin1923

 

jean choubac

Le NID  MARIN


1919. Le Nid Marin ouvre ses portes comme préventorium pour les blessés de la grande guerre.

 A partir de 1923 il sera dirigé par la Croix Rouge et accueillera les personnes atteintes de maladies neurologiques.Cet établissement, , est situé sur la hauteur, où il est exposé à l'air marin que ne brise aucun obstacle. C'est une oeuvre privée appartenant à l'« Union des femmes de France, de Pau » et qui répond au nom poétique de « NidMarin ».

Fondé en août 1919, il se composait à l'origine d'une seule maison comprenant une soixantaine de lits seulement. Mais il devint rapidement insuffisant pour des besoins de plus en plus grands et on l'agrandit, à deux reprises, en 1925 et 1929, de manière a pouvoir disposer de cent lits de plus chaque fois. Actuellementil peut recevoir 260 pensionnaires.

Le régime des enfants est, à peu de choses près, le même que celui du sanatorium de la Ville de Paris. On est frappé de l'ordre et de la propreté qui règnent dans cet établissement dont ladirectrice, avec l'aide de plusieurs jeunes femmes, fait face, dansles conditions d'économie les plus appréciables, à une tâche

matérielle et morale des plus lourdes et dont elle s'acquitte à la satisfaction de tous.

1920. L’entreprise Perez-Jauregui confectionne des bérets basques réputés dans toute la France.

Un port de refuge pour Fontarabie est construit à Gurutza Aundi dans les années 20. Dans les mêmes années on remblaie le pied de la Floride où s'intallera ensuite le nouveau port d'Hendaye-plage, dans les années 30, pendant qu'on double la voie du tramway par une route en corniche jus­qu'à Saint-Jean-de-Luz.

Les années 1920 voient surgir dans l’autrefois dunes de Hendaye, des nouveaux paysages où les villas, les hôtels, les voies urbaines et le bord de mer sont peuplés l’été des gens élégants et sportifs venus d’ailleurs.

La Société Electra-Irun commence à être en difficulté. La Cie du Bourbonnais prendra sa suite quelques années plus tard.

   1920  Les années 1920 voient surgir dans l’autrefois dunes de Hendaye, des nouveaux paysages où les villas, les hôtels, les voies urbaines et le bord de mer sont peuplés l’été des gens élégants et sportifs venus d’ailleurs.

 

En 1923, la construction d'un groupe scolaire et d'un Monument aux Morts conçu avec un goût d'une sûreté rarement rencontrée dans les édifices de ce genre, puis celle des élégantes halles actuelles, enfin l'aménagement en terrain de sport et en jardins de tout ce terre-plein du vieux fort, donnent à cet endroit, avec ses larges échappées sur les eaux de la baie de Chingoudy, cernées à droite par Fontarabie et à gauche par le promontoire de la plage, un air de grâce et d'harmonie incontestables.

1923. Manufacture d’Armes des Pyrénées Françaises de José Uria et Arénas Frères. 

 

Ateliers de Joseph Mauméjean création et fabrications de vitraux et de mosaïques.

 

1923 : Construction définitive du boulevard de la Plage ainsi que de son mur de défense.

1924 : Edification de l'hôtel des Postes.
1924  Martinet démissione du Conseil Municipal
        Clôture  de la faillite de la Foncière par manque d'actifs
1924. Miguel de Unamuno, philosophe, écrivain et homme engagé, arrive à Hendaye en exile volontaire à cause de son désaccord avec la dictature de Primo de Rivera en Espagne.

 

 

 

 

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BOTTIN DE 1923

On remarquera les Galeries Lafayette
Mais aussi  Le grand magasin du Printemps
Avant le magasion A l'Elégance était  BOKA qui avait dù le faire construire

col 01 col 02

 

col 03

 

 

 

01     02

 

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05    06

 

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                                                                 4632 habitants !


 

 

les années 30, pendant qu'on double la voie du tramway par une route en corniche jus­qu'à Saint-Jean-de-Luz.

 

 

 

leon lannepouquet

HARMONIE MUNICIPALE DE HENDAYE

 1925 à 1949: une série de chasseurs et de vedettes portuaires, qui ne sont plus désignés que par des numérosDepuis : une pinasse à moteur, « L'Artha II ».

La Station Navale est, avant tout, le poste de commandement d'un capitaine de frégate, qui partage avec le commandant de la Station de Fontarabie le pouvoir d'arbitrer tous les litiges d'ordre maritime, en vertu des Conventions franco-espagnoles.

1925.Félicitations à Painlevé, Président du Conseil, lui « témoignant ainsi qu'à M. Herriot, ancien Président, leur profonde reconnaissance pour les efforts réalisés en vue du triomphe de la Politique du Cartel des Gauches ».

Si nous avons cru intéressant de donner quelque développement à cet aspect de Hendaye, c'est pour souligner, encore une fois, combien il était différent de celui d'Urrugne ainsi que de tous les villages du Pays Basque, si peu sensibles aux variations politiques !

1925. La gare de Hendaye-Plage facilite l’affluence touristique.

Les liaisons aériennes ont aussi leur petite histoire.

Dès 1926, un groupe de précurseurs avisés envisageait la création d'une ligne Paris-Hendaye basée sur un aérodrome prévu sur le terrain des Joncaux. Ce ne fut qu'une idée spéculative, mais elle fut reprise en 1934 par la Société Air-France-Farman, qui projeta sérieusement une ligne Paris-Biarritz.

 Des subventions lui furent même versées par dix stations de la Côte, dont Hendaye, cette ligne « devant servir les intérêts du tourisme ».

Effectivement, grâce à la participation des Municipalités ainsi que de la Chambre de Commerce de Bayonne, elle put être mise en service en 1954.

Près de 30 ans ont séparé le rêve de la réalité !

1928. Un pont entre Hendaye et Fontarabie est envisagé, au niveau de Sokoburu; sans suite.

1928 : D'accord avec Urrugne, un barrage, un lac artificiel ainsi qu'un poste de filtration sont créés sur un flanc du mont Choldocogagna par une entreprise privée, qui prend en charge l'amenée d'eau potable à Hendaye, Urrugne et Saint-Jean-de-Luz.

1929. La municipalité se responsabilise de l’aménagement de Hendaye Plage après la faillite de la Société foncière de Hendaye.

1931. Le Parc de Sports devient  propriété municipale qui entreprend des améliorations.

 

VOIR
 DOCUMENTS

1934. L’Amicale Laïque est crée pour dynamiser les loisirs et la culture.

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. En 1932 : Aux enfants de 12 ans

 on apprenait l'histoire de leur petit pays

 

 1935, le Conseil Général étudie la création de deux routes touristiques: l'une le long de la corniche de Biarritz à Saint-Jean- de-Luz, l'autre de Hendaye à Biriatou et au col d'Ibardin.

De la première il ne saurait plus évidemment être question. Quant à la seconde, toujours vivement souhaitée, par son inexistence elle prouve qu'une gestation de 30 ans ne suffit pas à l'Administration pour mettre au monde un bel enfant !

 d'une décoration que ces derniers, eux-mêmes, jugeaient trop pauvre.

Au prix de grands sacrifices consentis par la paroisse et grâce à la ténacité de ses chefs, de 1901 à 1928, d'importants travaux furent menés à bien : l'augmentation de la surface intérieure obtenue par des aménagements ainsi que par la création de chapelles latérales, la décoration du sanctuaire et de la voûte, etc.

1936 : La Ville rachète le Casino et le Parc des Sports.

Les routes desservant la zone touristique méritent une mention particulière.

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25 février 2014

1936 GUERRE d'ESPAGNE -- IRUN

 

guerre civile au pays basque 1936

 

La célèbre photo de CAPA


 

Le remarquable livre de l'Hendayais  Jean Serres " ETE 36 " raconte avec minutie, compétence.

 

Avec

Mes souvenirs

.Il   fut envisagé en 1928 la construction d'un pont qui relierait Hendaye

à  Fontarrabie. Ce projet devait être bien avancé car  cette année    vit la pose  de la première pierre. Le roi Alphonse XIII s'était déplacé, et d'avion un bouquet de fleurs avait été lancé au milieu de la Bidassoa. Evènement fondamental pour Hendaye  , une grande partie de la populaion s'était déplacée à  " la pointe " de la plage..  J'avais 9 ans et je voyais pour la première fois voler un avion. J'en ai gardé un vif souvenir.

Il n'y eut pas de seconde pierre.

 .Sept ans plus tard je verrai entre Hendaye et Fontarrabie des avions semblables   lâcher non des fleurs mais des bombes.

 C'était en 1936 et la guerre fratricide était pour bientôt.

Pendant cette période - qui dura 7 ans - et qui vit Primero de Ribera prendre et perdre le pouvoir, la situation ne cessa de se dégrader, la révolution industrielle avec ses grèves, ses mouvements sociaux , politiques et anarchiques, les guerres hispano américaine, la lutte incessante entre les paysans miséreux et les grands propriétaites fonciers, les nationalisme , la lutte contre l'église toute puissante,  et à la suite d'élections  l'avènement de la  Deuxième République le 14 avril 1931 et ses déchainements, l'Espagne    tomba dans le désordre.

Pourtant je me souviens que l'arrivée de cette deuxième république avait crée  une grande émotion.  Le Maire de Hendaye Léon Lannepouquet et une grande partie  de sa population, le Maire de Irun suivi d'une foule en liesse, se recontrèrent sur le pont international.

Embrassades, tapes  sur le dos, tous ce monde se dirigeat vers la place de la Mairie pour continuer la fête.

 Pas moi  car mes parents jugèrent que j'en avais assez vu.


Celà dura peu de temps
 Car la folie de la TERREUR ROUGE embrasa l'Espagne
. Pour l'historien français Guy Hermet, le massacre des prêtres espagnols représente « la plus grande hécatombe anticléricale avec celles de la France révolutionnaire  . Des groupes  anarchistes s'en prennent à des prêtres et à des églises dans les premiers mois de la guerre civile, le clergé catholique étant souvent vu comme un bastion du conservatisme et de l'ordre établi. L'historien britannique Antony Beevor cite le chiffre de 13 évêques, 41 814 prêtres, 2 365 membres d'ordres divers et 283 religieuses, pour la plupart tués au cours de l'été . . Des prêtres sont brûlés vifs dans leurs églises, et on signale des cas de castration et d'éviscération. Les violences contre le clergé ont lieu à peu près partout sauf au Pays basque  d'Espagne.

La TERREUR BLANCHE eut lieu conjointement avec la même violence.
Au Pays basque, la répression visa notamment le clergé et les milieux catholiques, des listes de prêtres accusés de sympathies séparatistes ayant été dressées.
Dès l'été 1936, des militants laïcs et des syndicalistes chrétiens sont exécutés en nombre, sans que le nombre des victimes soit exactement connu . Les figures de l'intelligentsia catholique progressiste ou simplement libérale sont traitées en ennemies. Le 15 août, à Pampelune, des Phalangistes et des Requetés font cinquante ou soixante prisonniers, dont des prêtres soupçonnés de séparatisme basque : les otages sont tous fusillés, les phalangistes refusant de laisser aux prêtres le temps de les confesser. 2789 victimes seront plus tard identifiées dans la province. A l'arrière du front, dans les zones nationalistes, la Phalange organise des escadrons mobiles pour mener à bien des opérations de nettoyage, afin de réaliser l'amputation des « membres gangrénés de la nation >

 


Au cours de la journée du 19 juillet se déroule à Pampelune la grand-messe du Carlisme et du Franquisme prélude au départ pour une croisade sous les auspices du "  "  Christ Roi "

Tout est prêt pour un affrontement

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L'annonce du " Pronunciamento"

Le 18 juillet dès 6 heures du matin Mola décrète l'état de guerre

 -Une déclaration l'annonce sur les murs

 .Moi Emilio Mola

déclare : hésiter une minute de plus serait un crime .....  L'Espagne offre aujourd'hui le spectacle de la misère du sang et de la douleur....L'Armée, la Marine , fidèles à leur vocation de se sacrifier pour la Patrie, se soulèvent pour empêcher l'Espagne de sombrer dans l'abime

Le    17 juillet 1936 dès l'annonce codée  ,  le Tercio et les Régulares se soulèvent à Ceuta   le 18         Franco quitte Las Palmas pour Casablanca, le 19 à Tétouan ,et par radio il  annonce le soulèvement         

Les officiers  fidèles à la République sont fusillés.

 Et la guerre civile commença   avec le message codé avertissant que la rébellion à commencé

 

                  Sur toute l'Espagne le ciel est sans nuage ! 

 

L'Armée : le Tercio et les Régulares se soulèvent à Ceuta
  le 18    Franco quitte Las Palmas pour Casablanca,
 le 19 à Tétouan ,et par radio il  annonce le soulèvement         
Les officiers  fidèles à la République sont fusillés.

 Et la guerre civile  commence

En Navarre ,les nationalistes basques seront soumis à des arrestations et à d'insoutenables pressions sur eux et leur famille pour qu'ils interviennent auprès de leurs frères de Biscaye et du Guipuzkoa afin que ces derniers optent pour la neutralité dans ce conflit.
 Ces deux provinces resteront fidèles à la République.
 Mola lance une violente répression dans toutes les villes de Navarre  ou 2728 républicains sont fusillés et aussi en Alava , où des exécutions massives ont lieu en particulier chez les syndicalistes.
Mola incorpore plusieurs centaines de jeunes soupconnés d'être de sensibilité républicaine ou nationaliste. .Un grand  nombre d'entre eux seront fusillés,avant  que de combattre,sur simple suspicion
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Rapidement l'inquiétude grandit et avec des accents solennels, des appels pathétiques sont lancés par les leaders politiques
 .Dolorès Ibarburri la " Passonaria " lance "No pasaran  "
A Irun les militants des partis composant le " frente popular " se réunissent dans la soirée et lançent un appel commun.
 Les militants ouvriers se rassemblent .Beaucoup sont venus avec leur fusil de chasse, réclament des armes
. Puis des groupes s'organisent par affinités politiques .Les premières " Juntas de Defensa local " sont mises sur pied.
A Fontarrabie, Renteria, Pasajes, l'ambiance  est identique à celle d'Irun. Le Guipuzcoa s'organise.

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A Pampelune les rues se remplissent de volontaires qui vont défiler sur la Plaza Mayor avant de partir à l'assaut des provinces restées fidèles à la République
Au côtés des bataillons militaires disciplinés et bien encadrés, il y a  les réquetés volontaires Carlistes coiffés de la " boina roja " , le traditionnel béret rouge, portant un brassard vert marqué d'une croix, et sur la poitrine, le Sacré Coeur de Jésus accompagné de nombreuses médailles. Les religieux défilent un par un pour  faire au drapeau franquiste sang et or , le baiser symbolique du ralliement et donner la bénédiction à ceux qui vont partir pour la grande croisade contre l'odieux matérialisme républicain, contre l'antéchrist " Et le journaliste poursuit  : "  Ils haïssaient l'idée même d'une éducation laïque. Les maîtres envoyés par Madrid pour instruire leurs enfants leur paraissaient de monstrueux agents qui devaient être éliminés. Jusqu'aux maitresses qui furent fusillées ou promenées dans les rues de Pampelune le crâne rasé."
                                                                                                                         


 

La guerre commence sans combattre à Saint Sébastien .

La rébellion  , compte sur loyalisme de  de la caserne de Loyola qui est une pièce maitresse dans le rapport de forces  de cette province  .
L'état de guerre est proclamé   .  Les soldats et leurs chefs aidés  de partenaires civils de la phalange , de groupes armés,  tentent de prendre la capitale du Guipuzcoa : DONOSTIA  .( St Sébastien )

Ils se heurtent à une mobilisation massive unie et spontanée des forces populaires ,  des apports des  ouvriers ,de socialistes , communistes ,  de syndicalistes ,de nationalistes basques  , de volontaires d'Eibar ou de Bilbao , de mineurs de Galice   .Trois journées de combats   les 21,22,23 juillet   les militaires atteints dans
leur moral  rentrent dans leur caserne.
 Saint Sébastien est sauvée   , les franquistes emprisonnés.
Les représailles seront impitoyables .

La Grand-messe terminée, très vite, tout  est prêt pour que les premiers éléments, bien encadrés, se lançent à l'assaut de la vallée de la Bidassoa
Une colonne  placée sous le commandement  du colonel Béorlégui s'oriente vers Véra de Bidassoa, une autre contournera  le massif de la Haya  en passant  par Pagona,Erlaitz, le Castillo del Ingles  Oiartzun et Donostia, et une autre  vers San Martial

DANS L'ESPAGNE REPUBLICAINE
TOUT EST IMPROVISATION AMATEURISME ET EMPIRISME

la défense de Irun un revolver à la main

 

A Irun, dont l'une des premières mesures prises par  le Maire Jaime Rodriguez Salis , est  l'annulation des fêtes du quartier d'Elizachu, et  lance un appel aux adhérents de toutes les formations républicaines pour qu'ils se rassemblent auprès des sièges de leur organisations.

Pour nombre de  ces hommes et de ces femmes, la nuit de veille qui débute sera le point de départ d'une longue épopée. Leur préocupation première est de mobiliser leurs compatriotes de rassembler le maximun d'armes individuelles, fusils de chasse pour la plupart.

 Les premiers  groupes armés commencent à se former." Ils se constituent par affinités, par sympathies, sous le commandement improvisé du plus décidé, du plus charismatique ou de celui qui a été le plus en vue dans les luttes sociales. Il n'existe aucun sens des valeurs  et de l'organisation militaire.Tout est improvisation et empirisme.

A Irun l'enthousiasme populaire et le désir d'affronter l'ennemi sont tels que des groupes autonomes de jeunes s'avancent jusquà Lesaca, dans le but d'attendre  la troupe rebelle au niveau du pont d'Enderlaza . Sans  chef , sans sans encadrement, armés de fusils de chasse, leurs  munitions  se limitant  à dix cartouches par homme. Arrivés sur les lieux et  n'ayant pas constaté d'ennemis ils s'en retournent sur Irun.

Mais l'urgence pour Ortega et son embryon d'état - major, est en ce jour de faire sauter au plus tôt le pont  d'Enderlaza , lequel laissé en l'état, offrirait un boulevard vers Irun. Appel lancé aux camarades des Asturies  rodés aux pratiques,des explosifs,pour réaliser cette  opération réussie , l'explosion coupe le pont en deux parties

Béorlegui colonel de l'armée rebelle réléchit à la solution du problème posé par la destruction du pont d'Enderlaza, Heureusement pour lui les jeunes Irunais avaient pour un court laps de temps  pour faire sauter le pont suivant. La voie était toujours ouverte

Malhereusement  ce ne put être fait

Jaimé Rodrigues Salis , neveu du Maire de Irun, luis Salis, apporte un témoignage d'ambiance sur le secteur  d'Enderlaza: " A 500 mètres du parapet, et dissimulé derrière la première courbe, une cantine était installée .Une espèce de tente avec des tables en planche comme celles installées à San Martial  les jours de fête.Une abondance de chorizos, de jambon, d'oeufs et de ventrêches assurait l'alimentation (.....) C'était le populaire Goyenechea d'Irun, dit  " El Cope " qui assurait la fonction de cuistot .

 

DU COTE DES REBELLES PROFESSIONELS DE LA GUERRE


- le Tercio étranger venu d'Afrique , une armée de métier et habituée aux affrontements au Maroc

-Les Carlistes et les volontaires   réquétes ivres de revanche

-des mitrailleuses, des fusils dernier modèle,des chars italiens

 -des avions Italiens Caproni  et des avions allemands Junker

 -un encadrement de professionels,

 

Malgré l'immense courage des premiers, leur attachement à la République,  la lutte était inégale et inscrite dans le temps

Pourtant, il aura fallu cinquante jours pour abattre la résistance héroîque des Gipuzkoans, pour gagner mêtre par mêtre  la vingtaine de kilomètres qui  séparaient les rebelles de la victoire,au prix de milliers de blessés et de morts, de monstruosités qui sont encore dans toutes les mémoires  : salut à ces héros ordinaires .

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 l'exode

 

28 Août  une partie de la population est déjà partie pour la   France 

Le 30   l'exode par les ponts internationaux de Hendaye et de Béhobie  s'accentue au fil des heures, pour arriver massif  à partir de 22 heures. Jusqu'à une heure avancée de la nuit un interminable cortège de pauvres gens traînant leurs enfants en bas âge, leur poussette ou voiture à bras,  leurs matelas sur lesquels, ils s'allongent parfois  épuisés

.A minuit ils étaient 1500 à deux heures 4500. Hendaye est envahie de réfugiés

Le 31 Août  L'exode massif se poursuit. Dès 8 heures du matin le flot bruyant et désordoné  reprend  intensément et dure toute la journée fuyant les bonbardements , les combats, ils sont vite 5000 autour de la gare de Hendaye ou les secours débordés, s'organisent, entre Bidassoa et Adour un grand élan de solidarité  qui va se développer.Les blessés quitent les hôpitaux d'urgence pour Bayonne, Tarbes ou Bordeaux

Déclanchement de l'offensive générale

 

Le mardi 1er septembre irrité par une surprenante résistance républicaine, le Général Franco radiodiffuse à ses troupes du front nord, l'odre du jour suivant  "Ce mardi et sans  qu'aucune raison contraire puisse être alléguée, il faut que Irun soit en notre pouvoir "

 Et la guerre va reprendre de plus belle avec tous les moyens possibles

 

 

Curieux j'avais eu envie d'aller voir. Dès l'enfance j'avais été nourri par cette guerre de 14/18 , mon père avait été gazé à Verdun, des oncles étaient morts  , le magazine " L'Illustration " , des journaux d'enfants  , des bandes déssinées comme "Un poilu de 13 ans " avaient parcouru mon adolescence. Donc j'étais allé au dessus de Béhobie  à la redoute Louis XIV qui domine  la vallée d'une centaine mètres.

 La Bidassoa me séparait de l'Espagne.   Soudain venant de Irun, je vis arriver  quelque chose de  mobile  entouré de toutes parts, même sur le toit, de matelas. Je devinais un train réduit à une locomotive et un vagon qui cheminaient poussivement et  disparurent au premier  tournant.

J'ai su plus tard que c'était le tortillard qui servait à transporter du minerai.  Celà paraissait de prime abord dérisoire, et pourtant il partait courageusement  combattre  l'ennemi.

Il aura lutté pendant toute cette période, ne capitulant jamais.

Les rebelles étaient parait-il sur le point de  paraître.

 Des balles commençaient à siffler je pris le chemin du retour.

 Dans la nuit, Béhobie aprés de féroces combats , capitula.

le croiseur Canarias

croiseur Almirante Cervera

San Martial offrit une très grande résistance


Le mont Saint Martial, de 220 mètres de hauteur, à 3 Kms de Irun constituait la dernière ligne de défense de la villle.

 IL avait été fortifié de façon très sommaire avec des tranchées et des fils de fer barbelés.

 Les canons lourds des forts de la  Guadalupe et de Saint Martial essayaient tant bien que mal de contribuer à sa défense, mais le défaut d'officiers artilleurs insuffisament compétents rendaient nuls la plus part de leurs coups.

 Depuis le 26 août Saint Martial résistait aux attaques frontales et aux bombardements par l'artillerie et l'aviation. Les assaillants étaient des volontaires réquétés, la légion des unités de goumiers marocains, et des centuries de la Phalange .

 La Presse du Sud-Ouest  décrit ainsi les premières opérations de cette vaste offensive

 " Ce  matin  à 7 heures débute le bombardement sur Irun  , San Martial  et les hauteurs environnantes. Une mitraille considérable  est déversée par l'aviation - Capronis et Fokers -, l'artillerie et les mitrailleuses  Sous un tel déluge, la réaction des gouvernementaux semble faible  Ce fut le signal de l'offensive la plus acharnée.  "

mais  une fois de plus , l'infanterie sera dépassée

Vers 10 heures les rebelles  s'infiltrent et  en fin de matinée, les assaillants réussisent la pénétration dans le premier rang défensif de San Martial . au prix de lourdes pertes

Kepa Ordoki fait ainsi le réçit de ces heures terribles :" Sans troupes de relève, affamés, sans munitions,épuisés nous commençons à céder nos positions."

Après être allés jusqu'aux limites de la résistance, à 16 heures les républicains se repliaient ,les insurgés hissaient le drapeau rouge et jaune sur l'Ermitage, le sort d'Irun en était jeté "

 

San martial prise, Irun en vue directe , ne pouvait plus résister

Mercredi 2 Septembre

 

La Journée décisive

Irun et toute la vallée de la Bidassoa sont ce matin recouverts d'un intense brouillard. Pourtant, cette huitième journée de  l'offensive rebelle va connaître le paroxysme des combats ; elle restera dans l'histoire de la bataille d'Irun, comme le point culminant,  la journée charnière où tout va basculer.

A 11 heures, sous un déluge de feu, c'est le déclenchement de l'offensive générale.Tout  à coup se déchaine avec une violence jamais connue jusque là.

La Presse du Sud-Ouest écrira : " Entre 12 et 14  heures la fusillade  et la canonnade

atteignent une intensité jamais connue à ce jour.

 

 

Jeudi 3 Septembre

Les combats de Béhobia

Si la journée du 2 septembre, fut, celle déterminante, de l'effondrement de toute de défense d'Irun de Zubelez à Puntta, ce jour est essentiellement marqué par les combats pour la défense de Béhobia

 En plein centre d'Irun " de  violents combats de rues se livrent dans la ville

 

Vendredi 4 Septembre

Assaut final sur Béhobia

Agonie dIrun

 

A Irun règne la désolation et la nervosité d'une ville sur le point d'être abandonnée.

Elle est  avec une cadence rapprochée, constamment bombardée par les croiseurs Canarias et Almirante Cervera . et aussi par les tirs des canons de San Martial maintenant occupée

 Toute la nuit , les ponts de Béhobie et de Hendaye sont traversés par un flot de civils avec leurs animaux familiers,, il parait ce soir évident à tous que le sort de Irun vient de se jouer.

Ce Vendredi 4 septembre dès 1 heure du matin,déferlant des pentes dominant  Béhobia ,légionaires et marocains pènétrent dans les zones périphériques est et sud d'Irun. A 2h30 l'ordre de l'assaut final contre Béhobia est donné

Dans l'obscurité tolale, une pluie torrentielle transforme le champ de bataille en bourbier.

 Béhobia est le théatre d'une lutte acharnée, allant jusqu'au corps au corps.  

Les républicains résistent juqu'a la limite de leurs munitions

Cette terrible bataille de nuit réveille en sursaut les habitants de Hendaye et les tient angoissés jusqu'au jour .

 Le Sud -Ouest Républicain de ce jour écrit :" N'ayant plus de rubans de mitrailleuses ni  de cartouches dans leurs fusils, leur artillerie faute d'obus ne tirant plus qu'à de faibles intervalles, les enfants du peuple se seront défendus comme des lions et n'ont cédé le terrain que mètre par mètre. " au corp à corp, à l'arme blanche

A 5 heures du matin Mola est présent.

A 6 heures , trois colonnes composées de légionaires et de réquetés déployés en tirailleurs reprennent leur avance le long de la Bidassoa et sur toutes les pentes descendant de San Martial.

  Elles atteignent les premières maisons des quartiers périphériques  d'Irun désertées de leurs habitants. Aux approches de la ville ses défenseurs creusent fébrilemment des tranchées et édifient des barricades.

 Le correspondant du journal " la Dépèche "  écrit  :"Terrible fusillade. La  bataille poursuivie avec le plus sauvage acharnement par les troupes de la Légion étrangère du Tercio, les réguliers marocains et les Carlistes., a repris dès avant l'aube

.A 7 heures à la pointe du jour, un semblant de sursaut des miliciens se dessine sur la route Béhobia-Irun. Quelques maisons pourront  être prises, mais vite reprises par les assaillants. L'artillerie rebelle, pilonne sans cesse, intensèment

Les croiseurs,à intervalles réguliers, causent des dégas considérables

C'est semble -t-il l'un de ses obus qui a fait mouche sur la fabrique d'allumettes transformée maintenant en un immense et spectaculaire brasier..

 Depuis Hendaye on voit ces hautes colonnes de fumée noire montant vers le ciel...Pourtant c'est là que les miliciens tentent de résister jusqu'à leur dernière cartouche.  Le petit  "Torpedero " garde- côtes espagnol qui stationnait au bas de Fontarrabie tente une sortie aventureuse, avec un bruit tel que les

Hendayais l'appelaient le Taraparaka; Il s'échouera sur le premier banc se sable de la baie .

 A 8 heures les avant-gardes franquistes reprennent leur avance., progressant irresistiblement

A 9 heures, en cette matinée pluvieuse, la Légion et les régulares marocains avancent vers le centre ville  d'Irun, suivis de près par les réquetés. Les rebelles progressent irrestiblement.

 La bataille de rues commence, mais la résistance des miliciens faiblit d'heure en heure. Le crépitement de la fusillade  est bientôt général . Le temps et la pluie ajoutent encore à l'affreux spectacle.. Les  gouvernementaux reculent   pied à pied " .Dans la ville martyr, submergée de balles, d'éclatement d'obus, de bombes incendiaires, mitraillé par les tanks et les canons d'accompagnement, le spectacle dépasse aujourd'hui toutes les horreurs que l'on pourrait décrire  <>

Un important stock de dynamite en gare d'Irun ,mis en feu  par une balle perdue provoque une gigantesque explosion. L'effet sur la population est considérable

.La panique atteint son paroxysme.

.Paris soir  -   " Dites bien que nous tiendrons jusqu'à l a mort et que nous ne capituleront pas  "    En vain .  Alors certains éléments  commencent à allumer des   incendies avant d'abandonner la ville. Un spectacle surréaliste et effrayant débute. Un à un les foyers se multiplient. Très vite tout le ciel est obscurci par les colonnes de  fumée

 La France de Bordeaux et du Sud Ouest  décrit ainsi la situation . << Irun est en cendres.Les cadavres des miliciliens, travailleurs, soldats armés pour la République, jonchent les rues. >> Le premier soin des franquistes sera de piller les magasins. Leur deuxième occupation  de fusiller, les républicains faits prisonniers. Les rues ressemblent maintenant à un abattoir ( Dailly Herald )

 

C'est le début du grand incendie d'Irun


juste avant


que la frontière ne se ferme

 

refugie devant la gare hendaye

 

SOKOBURU " la pointe "


La pointe devenue Sokoburu

A droite côté Baie de Txingudi, langue de sable  ou accostaient les bateaux chargés de fugitifs angoissés, soldats blessés, civils, femmes et enfants

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A gauche  à une centaine de mètres la plage,  où  les enfants jouaient ou se baignaient, et où les estivants et Hendayais prenaient le soleil en  toute quiètude


Incendie et bombardement de Irun

 

 

 

 

 

 

 

LA GUERRE CIVILE

VUE DE HENDAYE

 

Le samedi 15 Août, à 19h30, un avion trimoteur Junker immatriculé ECAAY survole Biriatou à 200  mètres d'altidude il largue quatre bombes sur la commune.

La première sur la terrasse du restaurant Etchandia pleine de touristes , la deuxième sur le restaurant Contresténia, défonçant la toiture, la troisième sur une maison attenante au fronton, et la quatrième devant la ferme Candide située à un bon kilomètre de la frontière

On ne signale pas de victimes Dans la journée du 19 Août, des excuses sont adressées à la France par le gouvernement espagnol.

 Le  mercredi 26 Août, dès le déclenchement de l'offensive générale rebelle, de nombreuses balles perdues ou d'éclats d'obus sifflent un peu partout à Hendaye, Béhobie et Biriatou. Plusieurs édifices sont touchés, dont le poste de douane de Béhobie où le contrôleur Dussert est atteint d'une balle dans la jambe

Sur Hendaye, un premier civil M.Laporte, ( 50 ) ans, se trouvant dans son jardin, est blessé d'une balle à l'épaule. Il a été transporté à la clinique Delay à Bayonne.

Vers 14 heures le commerçant du centre ville M. Lacoste est également atteint d'une balle à l'épaule. Le projectile lui a été extrait à la même clinique

 , les retombées de projectiles divers s'accentuent, tout particulièrement sur le quartier de Santiago et sur Béhobie

.Le journal la presse du Sud-ouest du vendredi 28 écrit :<< Beaucoup de balles perdues un peu partout à Hendaye : aux allées Santiago,  route de Béhobie à Aizpurdi. La circulation vers Béhobie est déviée par la rue du Commerce. Les stationnements de promeneurs sont interdits en haut de la côte de la gare.(....)

On signale plusieurs obus tombés en territoire français, au delà de la Bidassoa

Ce même jour à 14 heures, Madame Abadie ( Antxonie ) née Argoitia est atteinte d'une balle dans la cuisse devant la maison de son père,le  boulanger de Béhobie. Un médecin lui extrait le projectile ..

Le vendredi 28 Août à 19 heures, un obus tombe à trente mètres de la gare de Hendaye, dans le jardin de la villa Gabardenia sans éclater. Les services artificiers se rendent sur place pour désamorcer  et retirer l'engin

Le mercredi 2 septembre , < Béhobie est criblée de balles et parait être en pleine en pleine zone d'hostilité.

Pas une maison qui n'ait reçu de balles .Des obus sont tombés.   Le mari de la receveuse de la Poste a été blessé au bras >> écrit la Presse du Sud - Ouest du lendemain  3 septembre. Deux obus tombent dans le jardin du présbytère..Le jeudi 3 septembre, un citoyen de Biriatou est mortellement blessé par un éclat d'obus.

 C'est un peu avant 8 heures que M José Angel Zubiarren, 64 ans de la  maison Arrupé , est touché à la jambe. Transporté à l'hôpital de Bayonne. il y décède le même jour à 14 heures.

 On compte déjà à Hendaye une vingtaine de blessés, soit soignés sur place, soit transportés à Bayonne.

Le vendredi 4 septembre , Jean Andueza de Béhobie chauffeur de M.Pucheu, adloint au maire de Urrugne, est tué par un obus à Irun où il s'était rendu dans un appartement dont il était propriétaire, pour récupérer quelques affaires. Il sera enrerré à Irun.

 

 Je crois que ces balles " perdues " ne l'étaient pas pour tout le monde

Il suffit de regarder la direction des combats.  De Béhobia à Irun  la ligne est parallèle à la  frontière et longe la Bidassoa, c'est à dire vers l'ouest. Hendaye se trouve au nord donc à  l'abri des balles.

La France était l'ennemie qui soutenait et ravitaillait les républicains.Ces balles perdue en telle quantité, étaient plutôt des balles de représailles .

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Au bout  de la plage un très petit bois , des tamaris, quelques buissons ,une baraque en planches, un petit bar qui servait  de la bière et des sandwichs au paté de foie,  tenu par Madelon Bassagaitz . Nous y allions tous les jours après nous être baignés.  Quelques tables , des chaises métalliques, sur le sable, des oeillets sauvages, et des "puces de mer" tranlucides et inoffensives . Un endroit paisible, où nous buvions des "panachés", et attendions la rentrée.

Une étroite langue de sable qui séparait la baie de la mer .Un endroit désert en hiver peu fréquenté en été parce que trop loin de tout .A Hendaye la  plage est couverte de tentes et de parasols. Des centaines de joyeux vacanciers s'adonnent  insouciants au plaisir de la baignade. Ceux qui viennent de traverser la frontière ont l'impression qu'il s'agit de deux planètes différentes. Comme pour ajouter encore à ce contraste s'est déroulée dimanche 23 la récente fête basque défilant en bandas joyeuses, derrière les chars de la cavalcade.

Entre le côté mer et le côté Bidassoa une centaine de mètres, guère plus.

 

La guerre n'était encore qu'un bruit qui brusquement se transforma. Au large deux taches sombres se mirent  à tirer des obus,  on voyait distinctement  l' éclair de départ, on entendait au dessus de nos têtes comme le frottement  de l'air , et une ou deux secondes après du côté de l'Espagne  une explosion violente, soit sur la montagne en direction de San Martial soit à Fontarrabie au fort de la Guadeloupe. La guerre nous avait rattrapés. Plus tard les tirs se rapprocheront et viseront directement Irun dans un déluge de feu ,des débuts d'incendie et un fracas de bruit.  La guerre était là et allait durer plusieurs jours.

Et l'exode allait commencer Tous les petits  bateaux de pêche  de Fontarrabie déversèrent sans arrêt , des  flots de vieux de jeunes d'enfants , et de soldats

Très peu  tentèrent de traverserà la nage car le courant est dangereux.  Les photos , mieux que de longues phrases, nous décrivent cet épisode.  Ce qu'elles ne disent pas c'est le désespoir des familles, les blessés à même le sol  .Et puis de jour en jour en augmentant, la foule de toutes sortes de gens : des curieux de toute la région, quantité de journaliste français mais aussi étrangers, des responsables  ,médecins, infirmiers pour les soins immédiats, les taxis pour évacuer les blessés dans les hôpitaux, ou les répartir dans les villes voisines, pour les loger, leur donner à boire ou à manger.  des observateurs de différents pays .

Parmis ces curieux , j'ai vu un homme, s'adressant à un blessé couché sur le sol. Il l'injuriais, le traitant de sale communiste et l'invitant à retourner chez lui Le soldat ivre de fatigue hébété, le regardait sans comprendre

Le flot incessant des  vieillards, des enfants des femmes , des combattants dura jusqu'à la prise de Irun par les insurgés de Franco

. Hendaye eut pendant toute cette période, un comportement exemplaire. De nombreux blessés , avant d'être dirigés vers les hopitaux de Bayonne ou de Bordeaux étaient soignés au grand magasin  Boka maintenant " A l'élégance " où sont accueillis, le 4 septembre   120 blessés  dont 20 grièvement. A ce sujet je me souviens avoir été réquisitioné par Madame Carricaburu l'épouse du directeur d'école pour distribuer -entre autres - du " vin chaud " en pleine chaleur de Septembre. Les blessés couchés à même le sol buvaient ce breuvage sans comprendre et sans grande conviction. <<C'est un cortège ininterrompu de miliciens couverts de pansements sanguinolants écrit le correspondant du journal  La Dépêche. >>

Outre les réfugiés et blessés Hendaye est envahie par un flot de miliciens vaincus, décidés à reprendre le combat sur le front Catalan.

Un grand élan solidaire , généreux et spontané de la population a répondu  l'appel pressant de la municipalité en ce sens.  Hendaye  est une ville qui de tout temps a accueilli  nos voisins ,en particulier pendant les guerres Carlistes mais aussi pour toutes  autres raisons.  Ma grand mère était née à Goizueta en Navarre et mon grand père venait du Gipuzkoa, et ils ont eu six enfants nés ici.

 Comment ne pas être solidaire

 En quelques semaines la ville reçoit près de 20.000 personnes et le nombre de réfugiés hébergés chez l'habitants est d'environ 4000.

Du 31 Août au 10 Septembre 13.510 repas furent servis gratuitement . Pendant quelques jours 9428 réfugiés ont été hébergés et alimentés à Hendaye.

Hendaye avait alors 6.436 habitants

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Incidents frontaliers

 après le 7 septembre 1936


 

Nous venons de voir que le territoire français, de Biriatou à Hendaye, n'a pas été sans souffrir des conséquences directes des combats de la rive gauche de la Bidassoa.

 Loin de prendre fin avec la chute du Guipuzkoa, les retombées de cette guerre sur le territoire français, vont au contraire s'accentuer.

 Dès le 7 septembre, découlant d'un amalgame politique dans leur esprit , entre le front populaire au pouvoir en France et le gouvernement Espagnol  d'un type comparable, l'agressivité des nouveaux riverains de la Bidassoa ne va pas tarder à se manifester vivement.

 Ainsi dans la nuit du 16 au 17 octobre 1936 se déroule l'un des incidents les plus graves.

 Les franquistes déclenchent sur Béhobie une véritable

fusillade. A partir de 23h30 entre 200 et 300   coups de fusil sont tirés en direction de la bourgade frontalière française . Puis la fusillade s'est étendue sur plusieurs kilomètres, côté Hendaye et côté Biriatou..( c'est à dire en tout des milliers !  ) A Béhobie une balle a frappé l'intérieur du poste de douane et une autre celui de l'appartement privé de Madame Raspail, qui lui est proche.

 A Hendaye des pêcheurs de crevette qui selon les autorités espagnoles interpellées <<  ont été prises pour un commando de débarquement >>  sic, ont servi de cible aux tireurs espagnols .

Le dimanche 18 octobre, la fusillade se poursuit

 Vers 18 heures la receveuse des postes de Béhobie essuie un coup de feu, aissi qu'un couple promenant un bébé

 Le lendemain 19 c'est le plombier local Jullien Ramirez qui sert de cible, tandis qu'il effectue une réparation sur la voiture de Mme Halzuet, propriétaire des carrières.

 Le mercredi 21 plus d'un millier d'espagnols franquistes manifestent agressivement sur le pont international aux cris de  << vive l'allemagne ! vive l'italie vive l'espagne.  etc  etc...

Lors de l'exposé sommaire des dangers mortels et des centaines de balles qui n'étaient pas << perdues pour tout le monde >> sont tombées sur les trois bourgades, il a été demandé aux spectateurs qu'ils rapportent - pour les témoins de l'époque ce qu'ils ont vu - pour les autres ce que les parents et grands parents ont pu leur dire. Etrangement tous et toutes avaient tout oublié.

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Brigitte Bardot à HENDAYE  (1939)

 

 

 

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Réunion de Mendi zolan

TEMOIGNAGES

 

M. ARGOYTI


Ce soir là, une conférence devait avoir lieu au théatre des Variétés,

 conférence portant  je pense sur les évènements présents  Ma mère avait tenu à m'y accompagner.Cette conférence tourna court  car arrivés à la hauteur de l'épicerie de Monsieur Guillard, juste avant le passage sur le pont du chemin de fer- pont qui d'ailleurs n'existe plus - remplacé par les constructions de Zubi Etan - , un bruit métallique violent nous fit stopper. Une voiture automobile  à l'arrêt ,  venait d'intercepter une balle de fusil, la balle était là,sur le trottoir à quelques dizaine de centimètres de nous.

Nous fimes rapidement demi tour.

La conférence fut annulée. Effectivement les balles tombaient un peu partout dans la ville  jusque sur la place de la République ou M Lacoste , l'épicier fut blessé.

 


Raphaël Lassallette

« Je suis né le 4 août 1936. Ce que je vais vous dire là je ne l’ai ni vu, ni entendu. Je rapporte simplement ce que m’ont dit mes parents. Le 4 août 1936, je suis né à la rue des Réservoirs qui est toujours aujourd’hui la rue des Réservoirs, la rue que je n’ai jamais quittée dans mon existence puisque le 4 août prochain cela fera 76 ans que j’y vis et j’espère bien y mourir. Le 4 août 1936, à l a rue des Réservoirs deux naissances étaient imminentes à 100 m d’intervalle : la mienne et celle de Jacqueline Artola dont les parents tenaient la conciergerie de ce qui est aujourd’hui la villa Concha. Nous étions donc séparés par 100 m de distance et ce jour-là, la sage-femme avait fort à faire parce qu’elle devait faire des allées et venues entre les deux domiciles. Les naissances à l’époque ne se faisaient pas de manière aussi aisée et rapide qu’elles se font aujourd’hui.

 


Mme DICHARRY


« Il y a eu des balles perdues. A la rue d’Irandatz, à ce moment-là, il y avait des meules de foin. Là, il y a eu quelques balles perdues. Il y en a une qui est arrivée à la maison. Il n’y a pas eu de bombardement.

Il y a eu de l’accueil dans toutes les maisons. Chez nous, une famille entière est venue de Fontarrabie. Ils sont restés quelque temps. On posait des matelas par terre et je me souviens que notre tante faisait des sauces de veau.

A l’Elégance, là où se trouve la Concha actuellement, il y a eu quelques blessés. Des dames de la rue du Port et de la Place de la République allaient leur apporter un peu de café et les réconforter. Il y avait des gens partout. Les gens étaient affolés. C’était l’exode.

C’était l’été. Nous avions le bal tous les dimanches sur la place de la République. Notre maire, M. Lannepouquet, par respect, avait voulu supprimer le bal. Les réfugiés ont refusé. Ils voulaient que le bal ait lieu et il a donc repris normalement.

Il y avait beaucoup de journalistes. L’hôtel Imatz était rempli de journalistes de tous les pays du monde. Ils montaient sur la terrasse pour voir les bateaux qui bombardaient la Guadalupe. Je connais un homme, dont je ne veux pas dire le nom car il était franquiste, qui montait la garde à la Guadalupe. Il devait y avoir des armes ou des personnalités à protéger. »

 

 

Ramuncho SAGARZAZU


« C’est au sujet des balles perdues. Je suis né en 40. Je vais vous dire ce que m’a raconté mon grand-père. C’était Ramuntcho, le taxi. A cette époque il avait été loué par des journalistes parisiens pour voir la bataille de la Bidassoa. Sur le côté du taxi il avait placé des matelas et les journalistes étaient protégés dans le taxi par ces matelas. Ils photographiaient et mon grand-père, arrivé à Biriatou, changeait les matelas de côté pour pouvoir faire le retour. »

 


Mme IRASTORZA

« J’ai plusieurs souvenirs de cette guerre de 36.

J’avais onze ans. J’allais à l’école à cheval et en carriole. Avec ma grande sœur, on allait vendre le lait. Mon travail avant d’aller à l’école, c’était de porter avec deux petits bidons au port de Caneta le lait à deux clients : le receveur des douanes et Mme Correja.

J’avais donc porté le lait, versé le lait dans la casserole et je vois Fontarrabie en feu, des bateaux à rame, des enfants, des jeunes mamans, des amatxis, des atatxis qui traversaient la Bidassoa à Caneta. Alors je me suis mise à pleurer et à regarder ça. J’ai laissé passer le temps et ma sœur m’attendait pour m’envoyer à l’école. Elle m’attendait à côté du cheval et de la carriole, du côté de chez Isidori. Quand je suis arrivée avec du retard, elle me dit : « qu’est-ce que tu as fait jusque là ? Mais l’heure de l’école est passée ! » Alors, je lui ai dit : « écoute, je n’irai pas l’école. » Je pleurais de voir cette misère.

 

Mme PEYRELONGUE

« Mes souvenirs ne sont pas aussi abondants que ceux de ces messieurs. Quelquefois, il y a eu des réflexions indignes, blessantes de gens qui disaient : « esos rojos ». C’était inadmissible.

Beaucoup d’habitants, des chefs de famille du quartier de la Gare, se rendaient devant la Gare où affluaient généralement tous ces réfugiés. Il s’établissait un dialogue entre les Hendayais et ces familles à l’issue duquel dialogue chacun des Hendayais qui se trouvait là, emmenait des réfugiés chez lui ou chez elle.

C’était le cas chez moi aussi et je me souviens, ce sont des images qui se sont imprimées dans ma mémoire, qu’on ne peut pas oublier, beaucoup de gens pleuraient, notamment des femmes et des enfants. On mettait par terre des couchages de fortune. Il y avait un petit jardin, il y avait un petit poulailler, un petit clapier et mon père disait : « il faut partager parce qu’ils sont malheureux, ils en ont moins que nous. »

A table, mon père parlait de filière qui conduisait ces réfugiés vers Montauban ou Toulouse. Il y avait des points d’accueil. Alors, je ne sais pas comment ils se débrouillaient mais en plus de la filière, il devait y avoir aussi des aides parce qu’ils n’avaient pas d’argent. Ils arrivaient cependant à partir. Et quand ceux-là étaient partis, il y avait une rotation qui s’établissait, d’autres arrivaient.

Je vais rendre un hommage à mon amie de l’association Maïté Faget parce que son père a fait un travail énorme. Il avait réussi à établir un accord avec des gens de la SNCF. Officieusement, il avait une filière qui conduisait au nord de la Loire et c’est peut-être pour cela qu’il y a des réfugiés en Normandie et aux alentours. »

 


M. Sallaberry, Maire d’Hendaye


« Je remercie Oroitza de relancer toute cette histoire d’Hendaye. Je crois que c’était une initiative vraiment magnifique.

Agissant ainsi, citoyens, réfugiés, élus, autorités s’inscrivaient dans la continuité des traditions ancestrales de partage, d’entraide et de continuité de vie entre Irun, Hondarribia et Hendaye.

D’ailleurs, ces traditions sont inscrites au cours du temps dans les symboles. Sans vouloir remonter loin, je me permets de souligner les trois faits qui ont été indiqués tout à l’heure : la suspension de l’alarde d’Irun, c’est quand même quelque chose d’important pour la ville d’Irun et puis l’hommage rendu le 14 juillet 1931 en mairie d’Hendaye par M. Salis, maire d’Irun, accompagné de son conseil municipal, porteur d’un message du Ministre espagnol des travaux publics. Il s’agissait de remercier, à travers leur maire, les Hendayais pour avoir accueilli entre 1924 et 1931 une grande partie de l’intelligentsia républicaine espagnole. Et puis la présence de nombreux réfugiés aux cérémonies

M. Sallaberry, Maire d’Hendaye

« Je remercie Oroitza de relancer toute cette histoire d’Hendaye. Je crois que c’était une initiative vraiment magnifique.

Agissant ainsi, citoyens, réfugiés, élus, autorités s’inscrivaient dans la continuité des traditions ancestrales de partage, d’entraide et de continuité de vie entre Irun, Hondarribia et Hendaye.

D’ailleurs, ces traditions sont inscrites au cours du temps dans les symboles. Sans vouloir remonter loin, je me permets de souligner les trois faits qui ont été indiqués tout à l’heure : la suspension de l’alarde d’Irun, c’est quand même quelque chose d’important pour la ville d’Irun et puis l’hommage rendu le 14 juillet 1931 en mairie d’Hendaye par M. Salis, maire d’Irun, accompagné de son conseil municipal, porteur d’un message du Ministre espagnol des travaux publics. Il s’agissait de remercier, à travers leur maire, les Hendayais pour avoir accueilli entre 1924 et 1931 une grande partie de l’intelligentsia républicaine espagnole. Et puis la présence de nombreux réfugiés aux cérémonieM. Sallaberry, Maire d’Hendaye

« Je remercie Oroitza de relancer toute cette histoire d’Hendaye. Je crois que c’était une initiative vraiment magnifique.

Agissant ainsi, citoyens, réfugiés, élus, autorités s’inscrivaient dans la continuité des traditions ancestrales de partage, d’entraide et de continuité de vie entre Irun, Hondarribia et Hendaye.

D’ailleurs, ces traditions sont inscrites au cours du temps dans les symboles. Sans vouloir remonter loin, je me permets de souligner les trois faits qui ont été indiqués tout à l’heure : la suspension de l’alarde d’Irun, c’est quand même quelque chose d’important pour la ville d’Irun et puis l’hommage rendu le 14 juillet 1931 en mairie d’Hendaye par M. Salis, maire d’Irun, accompagné de son conseil municipal, porteur d’un message du Ministre espagnol des travaux publics. Il s’agissait de remercier, à travers leur maire, les Hendayais pour avoir accueilli entre 1924 et 1931 une grande partie de l’intelligentsia républicaine espagnole. Et puis la présence de nombreux réfugiés aux cérémonies du 11 novembre au monument aux morts d’Hendaye lors des années 36, 37, 38 et 39. Ces constats prennent encore plus d’importance si on les insère dans une perspective d’avenir ?

Je suis certain que ces entraides respectives élevées à un tel niveau par la population de la Baie de Txingudi, sont des exemples à suivre dans notre territoire pour gagner des batailles induites par la crise économique et la mondialisation des échanges.

Pour terminer, je remercie toutes les personnes ici présentes, volontaires pour cet exercice de réminiscence utile à la vie de la cité et les personnes elles-mêmes comme l’a souligné le professeur Paez Rovira. Enfin, je souhaite remercier en particulier le Président d’Oroitza, Monsieur Marcel Argoyti en lui remettant la médaille d’Hendaye. Ce geste ne récompense pas seulement un doyen mais il honore surtout un homme amoureux de sa cité pour avoir su fédérer des Hendayais de toutes origines, et de toutes opinions d’ici et de la diaspora autour d’un projet rassembleur et utile pour la réflexion des élus dans leur action publique. »

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Le 13  Septembre 1936 les rebelles contrôlent Saint Sébastien

Le 11 juin le général Mola est tué lors d'un accident d'avion

Le 19 juin 1937 Bilbao est aux mains des Italiens et des Franquistes

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La reconnaissance de l'autonomie d'Euskadi 

Le  novembre 1933, le référendum sur le statut des Provinces Basques  avait donné  84%  de oui pour les trois provinces de Biscaye, Guipuzkoa et Alava. Mais depuis , le débat était resté  bloqué à l Assemblée des Cortés jusqu'au 12 mai 1936, date à laquelle l'Assemblée se prononce pour le règlement de cette question.

Le 26 septembre suivant, le député du P.N.V, Manuel de Irujo fait son entrée au gouvernement Largo Caballero à Madrid

Le 1 er Octobre 1936, l'Assemblée des Cortés approuve le Statut du Pays Basque et le 7 du même mois, le premier gouvernement d'Euskadi est formé. Le député nationaliste josé Antonio Aguirre, avocat et maire de Guécho en Biscaye en est élu le premier président

.Cette autonomie durera un peu plus de 8 mois


 

 

 

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1946/1954La guerre d'Indochine & 1954/1962La guerre d'Algérie

guerre d'indochine

 

La guerre d’Indochine est un conflit armé s'étant déroulé de 1946 à 1954 en Indochine française, et ayant abouti à la fin de cette fédération ainsi qu'à la sortie de l'Empire colonial français des pays la composant. Ce conflit fit environ plus de 500 000 victimes

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Saigon

 

quatrieme republique

 

Les origines de la Quatrième République

Après la Libération, le régime politique de la Troisième République ainsi que de nombreux politiciens sont discrédités pour avoir été incapables de mener la guerre contre l'Allemagne. Pour beaucoup d'autres, et en particulier de Gaulle, l'homme du 18 juin 1940, dont la popularité est immense, de nouvelles institutions s'imposent. À la question des institutions, se pose le problème de la représentativité et de la légitimité du pouvoir, car aucun de ces hommes qui aspirent au changement n'est élu.

 

PHILIPPE 

 

labourdette

 

1948. Ouverture de la frontière franco-espagnole.

 

 

 

etchenausia

 

1951. Le tennis club Hendayais, nouvelle association sportive à Hendaye.

 

   Aménagement du fronton de Gaztelu Zahar, un mur lisse - permet le dévelopement de l'aire de jeux - lors de la construction de la nouvelle Poste-

 

 

 

pardo

 

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guerre algerie

 


 

La guerre d’Algérie se déroule de 1954 à 1962 principalement sur le territoire des départements français d'Algérie, avec également des répercussions en France métropolitaine. Elle oppose l'État français à des indépendantistes algériens, principalement réunis sous la bannière du Front de libération nationale (FLN)1.

 

 

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19721974 Fête HENDAYE AUTREFOIS

 

Veme republique

 

 

 

errecart

HENDAYE D'AUTREFOIS
pour le 25ème anniversaire de la Société

PEPITO et le Gaztelu-Zahar

 

 

1972  Fête des 25 ans de GAZTELU ZAHAR

 

 


HENDAYE d'AUTREFOIS

 

 

 

 

lassallette

Ce fut un triste jour pour Hendaye que ce 1er janvier 1993 qui vit la disparition des frontières et donc de toute l'activité économique liée au transit de marchandises. Un choc, se souvient le maire, 64 ans - un des deux seuls édiles socialistes du Pays basque.
 En bon gestionnaire, il avait cependant anticipé l'événement en lançant les travaux d'aménagement de la pointe Sokoburu pour organiser- autour du tourisme, de la plaisance et de la thalassothérapie - une activité de substitution aujourd'hui prometteuse.
 L'année 1998 fut une autre année marquante, avec la naissance du Consorcio de Txingudi, Hendaye-Irun-Fontarrabie, le premier exemple dans l'histoire européenne d'une communauté transfrontalière. Un acte pionnier qui se concrétisera cette année avec la réalisation d'un parc des expositions. M.-P. B.

 

1982. La Floride ensemble portuaire. Des travaux récents ont doté la zone de la Floride d’installations pou la navigation de plaisance et pour la pêche (criée et ateliers compris).
1992. Suppression de la douane entre l’Espagne et la France en application de l’Acte Unique Européen qui culmine le marché unique européen à travers les  quatre libertés: de circulation des marchandises et des services, des prestations et des installation d’entreprises, des capitaux, des personnes.

1992. Suppression de la douane entre l’Espagne et la France en application de l’Acte Unique Européen qui culmine le marché unique européen à travers les  quatre libertés: de circulation des marchandises et des services, des prestations et des installation d’entreprises, des capitaux, des personnes.
1993. Inauguration du port de plaisance de Hendaye.

1997. L’Observatoire Transfrontalier Bayonne-Saint Sébastien est crée à l’initiative conjointe de la Communauté d’agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz et la Diputacion Foral de Guipúzcoa. 

1998. Le Consorcio Bidassoa-Txingudi réunit les communes de Hendaye, Irun et Fontarabie pour harmoniser le développement économique, le tourisme et les activités sociales et culturelles. Il est régi par le droit espagnol.

 

 

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2001. L’Eurocité Basque Bayonne Saint Sébastien. Il s’agit d’un groupement européen d’intérêt économique qui agit à travers l’Agence transfrontalière pour le développement de l’eurocité basque Bayonne-Saint Sébastien 

 

 

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2010. Projet d’Euro région Aquitaine-Euskadi.
 Hendaye serait le siège de la nouvelle structure qui se régirait par le droit français.

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hendaye autrement

cliquer sur la photo pour l'agrandir

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Démolition du Sotua



Jardin des déportés

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BIBLIOGRAPHIE

 Gabriel et Jean-Raoul Olphe-Galliard  : Hendaye
Abbé Michelena  :Hendaye son histoire
Jean Fourcade :  Urrugne 
Jean Fourcade : Trois cents ans au Pays Basque d'histoire
 ( le livre d'histoire Paris )
Joseph Nogaret  : Hendaye  ( 1811/1890 )
Joseph Nogaret : Saint jean de Luz
Claude Choubac : La Bidassoa
 Théodoric Legrand : Essai sur les différents de Fontarrabie avec le Labourd
Georges Langlois)La véritable histoire de Hendaye-Plage
Duvoisin: le Corsaire Pellot
Ducéré Edouard (1849 )
Thierry Sandre :  le corsaire Pellot
Alfred Lassus : Hendaye ses marins ses corsaires
Lauburu : Histoire et civilisation  Basques

Narbaitz  : le Matin Basque
Eugène Goyheneche  : le Pays Basque
Manex Goyeneche Histoire Pays Basque T : 1.2.3.4
Philippe Veyrin : les Basques
Rectoran : Corsaires Basques et Bayonnais
Thierry du Pasquier : les Baleiniers Basques
Josane Charpentier : La sorcellerie  au Pays Basque ( Ed . Guénégaud Paris )
Jean-Claude Lorblanches: les soldats de Napoléon en Espagne 1837
 ( Edition l'Harmattant )
Louis de Marcillac  : Histoire de la guerre entre la France et l'Espagne 1793/1795
Correspondance d'Escoubleau de Sourdis : 1636
Oiasso  : 4 siècles de présence romaine
 Gipuzkoakultura
Le Journal du Pays Basque
Supery
Regis Boyer   Heros et dieux du Nord  Ed.Tout l'Art
Internet
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Société des Sciences, Lettres & Arts de Bayonne (Bulletin, et notamment : J. de Jaurgain, E. Ducéré, J.-B. Daranatz, M. Degros...)
Musée Basque de Bayonne (Bulletin, et notamment : P. Arné, Pierre de Lancre...) Cardaillac (X. de) : Fontarabie.
Langlois (G.) : La véritable histoire de Hendaye-Plage.
Legrand (T.) : Essai sur les différends de Fontarabie avec le Labourd.
Nogaret (J.) : Petite histoire du pays basque français.
Nogaret (J.) : Saint-Jean-de-Luz : des origines à nos jours.
Olphe-Gaillard (J. & J.-R.) : Hendaye : Son histoire.
Paquerie (Ch. de la) : Un coin du pays basque.
Sandre (Thierry) : Le corsaire Pellot.
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REMERCIEMENTS PARTICULIERS à Mme Jacqueline Sanchez pour son aide dans la traduction de l' écrit habituel en langage informatique

 

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DOCUMENTS

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ANDAYE                                                                                                                            ( cliquer )

 

DOCUMENTS

  

 

1 LA LIQUEUR DE HENDAYE  *

2 les pinasses de l'île de RE           

3 D'ALBARRADE                                

4 ETIENNE PELLOT  

                                 par M.Maillebiau

5 UN CORSAIRE HENDAYAIS Coursic

6 Suhigaraychipi Bayonnais ou Hendayais

7   TRAITES DES PYRENEES

8  François Ier  1ere partie

9   LOTI  SAN MARTIAL

10  CANETA

11 MENDES SOUZA

 12  LES FERMES   à faire

13 De Lalanne  Histoire de Fontarrabie

14  URTUBIE

16  Naufrage d'un terre neuvas

17  BOTTIN

18 PUBLICITE

19 La Bidassoa par Theodoric Legrand

20 La reconnaissance de l'autonomie d'Euskadi

Bernard Detchepare

 

 

 

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La LIQUEUR de HENDAYE


1725. L’Eau de Vie de « Andaye »,très réputée, est mentionnée par écrit pour la première fois 1658

Enfin Hendaye attache son nom à la fabrication d'une certaine eau-de-vie. C'est à Jean Darmore que revient la paternité de cette création

Le 20 novembre 1658, il rapporta de Bayonne une chaudière " à fère eau-de-vye ".

La liqueur, improprement appelée " eau-de-vie d'Hendaye ", était en réalité un produit de la raffinerie de l'alcool soumis à une deuxième distillation. Son bouquet lui venait du fenouil, distillé en même temps que l'alcool. On ajoutait ensuite le sirop qui sucrait la liqueur en la ramenant au degré voulu.

N’est-ce pas, en définitive, ce " secret " que M. Paulin Barbier recueillit en 1860 auprès de quelques anciens habitants et qu'il utilisa dans la restauration de la " Véritable Liqueur d'Hendaye " ?

Malgré ses qualités, et malgré quelques débouchés coloniaux qu'elle s'était assurés à l'origine, cette eau-de-vie ne connut pas la fortune des grandes liqueurs françaises.

Ainsi, à la veille de sa destruction, Hendaye apparaît comme un gros bourg planté de maisons cossues, avec des boutiques nombreuses : ici un d'Irandatz concurrence les chocolatiers de Bayonne, un peu plus loin un certain Esteben tient atelier de forgeron ; en bas de la rue de Zubernoa, à l'extrémité de la baie de Belsénia, des marins réparent leurs filets en chantant ou devisant. Les rues s'animent au passage des muletiers, des pataches ou des carrosses qui vont en Espagne ou en reviennent

. Et les jours de foire — car à partir de 1783 les Hendayais eurent l'autorisation d'ouvrir un marché hebdomadaire qui se tenait le samedi, — sans compter une grande foire annuelle — les habitants sont toutes voiles dehors, tandis que là-bas, sur l'estuaire de Chingoudy d'autres voiles, celles des trois-mâts terre-neuviers, se gonflent au vent du large qui les conduiront vers les pêches lointaines.

La dernière phase de la guerre de Trente Ans s'achevait et Hendaye pouvait revivre en paix. plus tard.. Ce fut la première industrie du lieu . Trouvant les moyens élémentaires de subsistance dans la pêche et dans la culture des Joncaux, c'est dans l'exploitation de la frontière, c'est-à-dire dans le commerce et le transit, que ses habitants trouvaient le complément indispensable. Ils disposaient aussi d'une industrie embryonnaire.

En 1662, cette activité était assez grande pour que le roi accordât à la cité sa reconnaissance comme place de commerce et le droit d'organiser un marché par semaine ainsi que deux foires par an.Ce privilège consacrait sa vocation.

Là, s'échangeaient les marchandises importées ou exportées; les draps et les toiles, les cuirs, les jambons, la réglisse s'étalaient ainsique bien d'autres produits pourvoyant un trafic appréciable auXVIIIe s.

L'importation d'alcool, redistillé sur place et traité selon diverses formules, valut à ses eaux-de-vie cette renommée, déjà acquise au siècle précédent, que notent les voyageurs en 1726, 1768 et bien . Au cours du siècle suivant quelques fabriques artisanales s'y adjoignirent (salaisons, cidreries,chocolateries).

Pour autant, ce tracé du cadre de l'économie de Hendaye au XVIII s. ne doit faire illusion sur son importance, car elle n'était activée que par une très faible population :

270 feux en 1650,

356 habitants en 1726 et, en 1775, à la suite du déclin de l'armement à la pêche, le bourg est décrit : « un affreux désert » ! (Doc.Arch. B.-P.).

Il est vrai qu'autour de cette petite communauté gravitaient les habitants des quartiers de Santiago et de Subernoa, encore propriété d'Urrugne. L'autorité religieuse, qui n'avait à se soucier que des besoins d'ordre spirituel de l'ensemble, avait superposé au cadre politiqueses propres institutions.

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Les Eaux de vie de HENDAYE

et la liqueur I Z A R R A

Marcel Marc D O U Y R O U


toit d’un chai, bien style 1900, de la rive droite de l’Adour face à la ville de Bayonne, l’enseigne rouge IZARRA se refléta dans les eaux du fleuve durant plus de cinquante ans.

La fabrication de cette liqueur dont le nom en basque signifie « Etoile »

L’eau de vie, transformée en liqueur a fait la réputation d’Hendaye depuis le tout début du XVIII° siècle. Louis Moréri dans son Grand Dictionnaire Historique et le cartographe du Roi Michel Antoine Baudran (1633-1700) citent

« la ville d’ANDAYE, bourg de France sur la frontière d’Espagne, prés de l’embouchure de la Bidassoa, où l’on tient une foire renommée pour ses eaux de vie »

En 1705 cinq Hendayais brûleurs d’eau de vie, Dominique Dirandatz, Pierre Dottace, Martin Galbarret, Jean Duhalde et Martin Haranibar créent une distillerie à Bayonne, malgré les échevins qui veulent « interdire leur industrie dans la ville »et leur intentent un procès après avoir visité leurs fourneaux de distillation. Ils ont appris que dans la nuit du 2 au 3 juillet de cette année là, un incendie occasionné par une chaudière où l’on faisait de l’eau de vie a ravagé un quartier du quai des Chartrons à Bordeaux.

Dominique Dirandatz interjette appel contre les ordonnances de police du Corps de La ville

Finalement Martin Galbarret reçoit l’autorisation de construire une distillerie dans sa maison de la rue Gosse, promettant que le fourneau sera fermé de fortes murailles neuves et anciennes pour ne causer aucune incommodité ni aux voisins ni au public.

En 1717, Louis Dhuirat époux de Marie Dotace veuve de Dominique Dirandatz, installe à l’extrémité de la rue Vieille Boucherie sa distillerie, qui est inspectée par Léon de Roll premier échevin, l’ingénieur en chef du Roi et le Procureur du Roi.

Périodiquement les ordonnances de Police défendent de jeter sur les quais ou dans les fossés, les lies des eaux de vie dont il est dit « qu’il n’y a pas d’odeur plus pestilentielle » et leur recommande de les jeter dans un endroit « qui ne puisse incommoder le public »

Pour fabriquer cette eau de vie on emploie indistinctement le marc des raisins blancs ou celui des raisins rouges, ce dernier plus riche en alcool. On peut également en obtenir en distillant le cidre ou le poiré. La récolte de raisins est abondante aux portes de la Ville. On connaît également des vergers importants sur les rives de l’Adour et de La Nive : le domaine de Lauga de Mr de Seignanx, la pommeraie de Basseforest de Joannis de Haraneder-Poutil, la métairie de Beriotz du procureur du Roi Jacques de Lalande, le verger d’Aritzague de Pierre de Ségas.

Dans un documents conservé dans le Service des Archives Départementales, on peut mieux connaître l’une de ces familles de fabricants grâce au testament mystique rédigé par une main affidée et écrit en trois feuillets de Jeanne LISSARDY épouse depuis 1742 de Pierre DUCOS maître chirurgien.

Elle déclare en 1763 être propriétaire de quatre maisons à Saint Jean de Luz et une dans la paroisse de Serres (Ascain).

Elle lègue à sa fille Madeleine les alambics, les futailles et tous les ustensiles servant à la fabrication de l’Eau de Vie Douce appelée Eau de Vie d’Hendaye, qu’elle-même avait reçu de sa marraine Lissardy par testament du 28/10/1728.

Son fils aîné Gratien est étudiant en médecine à Toulouse.

Cette production est exportée vers Saint Domingue et le Canada. Dans ce dernier pays les gens du peuple apprécient l’eau de vie de canne et en font une consommation excessive malgré les remontrances du clergé. Les membres de l’élite de la Nouvelle France font figurer sur leur table au XVIII° siècle une grande variété d’alcools français, mais celui qui revient le plus fréquemment dans les registres comptables est l’Eau de Vie d’Hendaye.

Le père Labat écrivait en 1698 dans son « Voyage aux Antilles » que les eaux de vie les plus estimées et les plus recherchées alors aux îles, étaient celles de Nantes Cognac et Hendaye.

Maison fondée en 1857

Au début du XIX° siècle un distillateur nommé Paul BARBIER vint habiter ce coin du pays Basque. Il chercha et finit par trouver les vieilles formules de cette Eau de Vie tant appréciée.

Il créa son entreprise en 1857 pour commercialiser « La véritable Liqueur d’Hendaye » fabriquée dans la maison Margoenia, prés de la gare d’Hendaye Plage

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Ses bouteilles sont décorées de l’écusson de la ville et de sa signature P.BARBIER. La bouteille « Hendaye Jaune » de 75 cl est vendue 745 francs en 1951 et les Gds Flasks 230 francs

Lors des expositions régionales, il remporte quatre médailles d’argent, Bordeaux 1865, Saragosse 1868, Nice 1884. En 1907 il est de retour à Bordeaux, hors concours et membre du Jury de la grande exposition Coloniale et Maritime.

Au décès du fondateur, les demoiselles Barbier héritent de leur père vers 1904 de la SA « La véritable Liqueur d’Hendaye ».

 Liqueur de la côte Basque

                                                                                                                                                                           

 

Le créateur d’Izarra, Joseph GRATTAU est né en 1862 à Bordeaux où son père épicier et marchand de denrées coloniales 5 rue de Guyenne avait épousé en 1853 Clotilde FERRAUD dont le père était raffineur.

Joseph Grattau vint habiter vers 1890 à Bayonne où il acheta une petite raffinerie de sucre dans le quartier Mousserolles. Cette première entreprise ayant été détruite dans un incendie, Joseph Grattau se lança dans le négoce des vins et spiritueux.

Il apprit vers 1904 que les successeurs de Paul Barbier souhaitaient vendre leur marque et la petite raffinerie Hendayaise. Joseph Grattau confia à un confrère, connaissant bien Hendaye, son désir de se porter acquéreur, et ce dernier se proposa comme intermédiaire pour faciliter la négociation. Trahissant sa confiance l’interlocuteur proposa aux Barbier un prix supérieur à celui de J.Grattau et s’empara ainsi avec ses amis de la distillerie Hendayaise.

Joseph Grattau ne se tint pas pour battu, c’était un homme de caractère. Il décida de créer à Hendaye une liqueur jaune d’or avec des notes aromatiques.

Il lui donna le nom de Liqueur IZARRA Fine d’HENDAYE. Bien entendu ses concurrents lui firent un procès qu’ils perdirent en Cour d’Appel.

Encouragé par le succès de sa procédure, Joseph Grattau, transporta sa fabrication à Bayonne et supprima peu après de ses étiquettes le qualificatif d’Hendaye.de « IZARRA, vieille liqueur de côte Basque » avec son étiquette jaune ornée d’une étoile rouge, et l’écusson de la ville de Bayonne sur le goulot

En 1913 IZARRRA inaugure ses nouveaux locaux dans un grand bâtiment sur le quai Bergeret au cours d’une grande fête. Face à la ville, l’étoile rouge d’Izarra brille sur les rives de l’Adour.

Malheureusement la guerre 1914-18, porte un coup mortel à la fabrique. Ses deux fils, son directeur et plusieurs de ses ouvriers sont mobilisés. Pour maintenir la maison ouverte, Joseph Grattau abandonne provisoirement la fabrication de la liqueur et se lance dans l’importation de vin d’Espagne.

Au lendemain de la guerre, où l’un de ses fils est mort pour la France, Joseph Grattau secondé par son fils Gaston et ses deux gendres se lance à nouveau dans la fabrication de sa liqueur et crée en 1927 la SARL Distillerie de la Cote Basque.

Ce furent des années d’expansion considérable.La maison Grattau a recours à la publicité par l’affiche :

- Liqueur Izarra. Tout le caractère basque, Quatre joueurs de pelote trinquent devant une bouteille d’Izarra jaune et une d’Izarra vert.(auteur inconnu)

- Izarra Liqueur de la Cote Basque, par Raymond Ducatez. Un joueur de pelote en plein élan tient une bouteille d’Izarra dans sa chistéra

Mais le trait de génie de Mr Grattau, ce fut de faire appel à l’affichiste le plus talentueux et célèbre de l’époque Paul COLIN qui lui dessina deux affiches :

- Monté sur un cheval vert qui se cabre devant une bouteille d’Izarra, un « picador »couleur or dirige sa pique vers une bouteille jaune.

- Un danseur basque bondissant devant une bouteille d’Izarra jaune.

Cette dernière rappelle de la façon la plus simple que la liqueur est fabriquée au pays Basque.

Paul Colin évoquait avec une tendresse particulière la préparation de cette affiche, racontant que Mr Grattau fit en sorte que son affichiste ne manquât jamais de sa liqueur afin qu’il y puise son inspiration.

Ces deux affiches contribuèrent grandement à la renommée d’Izarra.

IZARRA remporte des marchés non seulement en France, mais également en Espagne, Belgique et chez les Basques d’Amérique du Sud

L’année 1939, la guerre civile d’Espagne s’achève le 28 mars, la France et la Grande Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne le 9 septembre, et Joseph Grattau décède à Bayonne le 12 septembre. Depuis 1931, il avait confié la direction de la Maison à son gendre M.Seguin. La guerre et l’occupation vont ralentir considérablement la fabrication par suite des difficultés à se fournir en sucre et alcools. Les troupes Allemandes arrivent à Bayonne le 27 juin 1940 et poursuivent leur route vers Hendaye et St jean Pied de Port. Le stock de vieilles eaux de vie d’Armagnac constitué par Izarra depuis quelques années se trouve maintenant en zone non occupée.

En 1943 le décès de Mr Seguin et l’arrestation par les Allemands de Mr Dagonnet, autre gendre de Mme Grattau, viennent aggraver la situation de la fabrique.

Mme Joseph Grattau et ses filles vont relancer l’activité au lendemain de la libération grâce au stock de vieilles eaux de vie qui avait échappé au pillage des troupes d’occupation.

Dès 1946-1947-1948 et les années suivantes les progrès de la Liqueur Izarra sur les marchés français et étranger sont considérables.

IZARRA rachète en 1955 son unique concurrent la distillerie de la Liqueur d’Hendaye Paul Barbier, convoitée pendant des années par Joseph Grattau.

Quelques années plus tard le marché des liqueurs subit une régression due aux changements des goûts des consommateurs, à la taxation des alcools et à la fiscalité. La famille Grattau est obligée de faire appel à un partenaire dans le même secteur, REMY COINTREAU.

Le bâtiment de Bayonne aménagé en musée, est devenu une étape incontournable des touristes, mais pour des motifs de rentabilité, l’élaboration de la liqueur du pays Basque, se fera dorénavant dans la région d’Angers.

En 1998, par un matin brumeux de novembre, les bayonnais découvrent, un pincement au cœur, que l’étoile rouge d’Izarra ne brillera plus sur les quais de la rive droite de l’Adour.

La chère liqueur jaune ou verte inscrite au patrimoine gourmand du pays basque, est délocalisée. La fin d’une longue histoire ? sans doute pour sa fabrication, mais son âme sera toujours marquée du sceau de l’Euskadi. et de Hendaye.


         

 

dernière distillerie de la Liqueur deHendaye

      la ferme Margoénia tranformée en fabrique


 

 

      

 

 

 

 

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11 mars 2014

SECONDE GUERRE MONDIALE

 

seconde guerre mondiale

  

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  SOMMAIRE

 

DE SOUZA-MENDES

 OCCUPATION

ENTREVUE HITLER / FRANCO  VIDEO

RESISTANCE

ORDOKI

EVADES de FRANCE

FFI

DEPORTATION

LIBERATION

RESEAU COMETE

RESEAU COMETE FILM VIDEO

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La Seconde Guerre mondiale, ou Deuxième Guerre mondiale est un  conflit armé à l'échelle planétaire qui dura du  1er septrmbre 1939 au . 2 septembre 1945  Ce conflit planétaire opposa schématiquement deux camps : les Alliés et l'Axe.

Provoquée par le règlement insatisfaisant de la Première Guerre Mondiale et par les ambitions expansionnistes et hégémoniques des trois principales nations de  l'Axe Allemagne nazie; Italie fasciste et Empire du Japon, elle consista en la convergence, à partir du   3 septembre 1939, d’un ensemble de conflits régionaux respectivement amorcés le   18  juillet 1936 en  Espagne  (la  Guerre d'Espagne  ), le   7 juillet 1937en  Chine (la guerre sino-japonaise ), et le  1er septembre 1939 en Pologne puis par l'entrée en guerre officielle de l'ensemble des grandes puissances de l'époque :  France-Royaume uni et leurs empires dès le  3 septembre 1939,  URSS à partir de l'invasion allemande de juin 1941,    Etats-Unis le   7 décembre 1941 dans un conflit impliquant la majorité des nations du monde sur la quasi-totalité des continents. La Seconde Guerre mondiale prit fin sur le théâtre d'opérations européen le  8 mai 1945 par la capitulation sans condition du  IIIème Reich puis s’acheva définitivement sur le théâtre d'opérations Asie-Pacifique le  2 semptembre 1945 par la capitulation sans condition de , Empire de Japon dernière nation de l’Axe à connaître la défaite.

La Seconde Guerre mondiale constitue le conflit armé le plus vaste que l’humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de km², et tuant environ  62 millions de personnes dont une majorité de civils. N’opposant pas seulement des nations, la Seconde Guerre mondiale fut aussi la plus grande guerre idéologique de l’Histoire, ce qui explique que les forces de  collaboration  en Europe et en Asie occupées aient pu être solidaires de pays envahisseurs ou ennemis, ou qu’une   résistance ait pu exister jusqu’en plein cœur de l’Allemagne nazie en guerre. Guerre totale, elle gomma presque totalement la séparation entre espaces civil et militaire et vit, dans les deux camps, la mobilisation poussée non seulement des ressources matérielles – économiques, humaines et scientifiques – mais aussi morales et politiques, dans un engagement des sociétés tout entières.                                                                                                                          Wikipedia

 

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Avant l'Occupation

 

ALLEMANDE

 

 La frontière voit passer tous ceux qui cherchent à fuir l’occupant nazi.

 

 

  De  Souza Mendes

 

 


22 au 25 juin 1940 :

 Aristides de Souza Mendes

Consul du Portugal


Retrouvaille avec le pont ......  quelques années après

 

 

Plaque commémoratrice au jardin des Déportés

 

 

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occupation

L'arrivée des Allemands au Pont International 


 

Les forces hitlériennes  arrivèrent et le 27 juin en fin d'après midi le Herr Doktor Wist Brandt se trouva être le premier militaire d'occupation à parvenir au pont Santiago. Le 29 juin vers 11 heuresle général allemand parvenait à son tour au même endroit et il allait saluer son homologue espagnol le général Lopez Pinto, puis les deux généraux de concert traversèrent la frontière du côté français pour aller passer en revue un bataillon d'éclaireurs SS

Oihenart

 

 

Avion Allemand abattu par la R.A.F. anglaise


1946. Les Allemands étendent leur mur de l'Atlantique jusqu'à l'extrémité de la France occupée et installent à Hendaye une batterie complète en block­haus avec conduite de tir et souterrains au-dessus des Jumeaux, plus un blockhaus isolé à la pointe de la plage et plusieurs réduits à tourelles. Les Espagnols fortifient ensuite des crêtes en arrière d'Irun.


LE QUOTIDIEN


 

 

 

entrevue hitler franco

 

 

      

 

1940  Cette année-là, Hendaye est le théâtre d'un événement qui appartient à la grande histoire : l'entrevue que le général Franco et Hitler eurent en sa gare.

Ici, Hitler, au point culminant de sa force, a buté ! L'astucieux gallego, avec une finesse que nous dirions paysanne ou normande, a su lui refuser toute alliance et contrer ses projets; il rendit ainsi à la France et à l'Angleterre un immense service qu'il serait injuste et ingrat d'oublier.                  

 

 

ENTREVUE    HITLER  FRANCO

 

Deux divisions hitlériennes attendaient, dans les Landes, l'ordre de franchir la frontière; elles reçurent celui de s'en retourner.

Les habitants du quartier de la gare n'ont pas oublié le sinistre train, gris et camouflé, aux wagons plats, en tête et en queue, hérissés de canons anti-aériens, qu'ils purent entr'apercevoir en bravant la défense qui leur était faite de se mettre à la fenêtre. Ils se souviennent encore des coups de fusils tirés par les S.S. sur les fenêtres entr'ouvertes.

Le jour de l'entrevue Hitler-Franco renforcement de la sécurité

Pour notre part, nous avons eu la bonne fortune de rencontrer une personnalité française, ayant pu disposer de documents officiels, et qui a bien voulu rédiger la note ci-dessous publiée, avec son accord, in extenso.

Bien que son auteur ait eu la délicatesse de ne vouloir inclure sa signature dans un livre, ne lui devant rien d'autre, nous sommes en mesure d'affirmer la qualité de l'information, sa source d'une valeur historique incontestable.

L'entrevue Hitler-Franco en gare de Hendaye eut lieu le mercredi 23 octobre 1940, entre les deux rencontres à Montoire, près de Tours, de Hitler avec les dirigeants français (le 22 avec Laval seul, le 24 avec le Maréchal Pétain accompagné de Laval)

. Hitler voyageait à bord de son train blindé personnel. Il avait avec lui son ministre des Affaires Etrangères Ribbentrop.

Hitler venait demander à Franco son entrée en guerre aux côtés de l'Allemagne et de l'Italie dans le cadre d'une opération dite « Plan Félix », mise au point durant l'été notamment par l'amiral Raeder, commandant en chef de la flotte allemande.

 L'opération était destinée à fermer la Méditerranée aux Anglais par la prise de Gibraltar, et à prévenir une intervention anglaise et gaulliste en Afrique du Nord.

 Les Allemands se proposaient également d'établir des bases aux Canaries. L'affaire aurait lieu dans les premiers jours de 1941. Les forces motorisées allemandes traverseraient l'Espagne de Irun à la Linea.

L'attaque sur Gibraltar, prévue pour le 10 janvier, serait conduite par 2 000 avions de la Luftwaffe, des mortiers géants et les troupes d'élite, qui avaient déjà enlevé les forts de Liège.

 La vieille forteresse anglaise, mal armée, dépourvue d'une D.C.A. suffisante, ne pourrait pas opposer de résistance sérieuse à de tels moyens. Gibraltar, reconquise, serait aussitôt restituée à l'Espagne. En même temps, un corps blindé allemand occuperait le Portugal pour y prévenir un débarquement anglais.

Des contacts avaient déjà eu lieu à ce sujet à Berlin, au mois de septembre, entre Hitler, Ribbentrop et Serrano Suner, beau-frère de Franco, chef de la Phalange, considéré comme le n° 2 du régime espagnol et l'homme le plus favorable à l'Axe. Serrano Suner admirait Hitler, mais avait été choqué, durant son séjour à Berlin, par la brutalité de Ribbentrop, qui menaçait l’Espagne d’une occupation militaire si elle contrecarrait les plans du Führer.

La position de Franco était très délicate. Il ne pouvait pas oublier l'aide que lui avait apporté l'Allemagne durant la guerre civile avec les avions et les spécialistes de la Légion Condor

. Une partie de l'opinion publique espagnole était très favorable à une entrée en guerre aux côtés de l'Allemagne victorieuse. D'autre part, le pays était ruiné par trois années de batailles, presque au bord de la famine. II dépendait pour son ravitaillement en vivres, en pétrole de l'Angleterre et des Etats-Unis.

 Londres et Washington, malgré leur hostilité idéologique pour le régime franquiste, entretenaient avec lui des rapports corrects, afin de sauver Gibraltar. L'Angleterre exerçait, en outre, une forte pression sur les milieux financiers les plus influents de Madrid.

Le 23 octobre, le train de Hitler arriva, le premier, à Hendaye. Celui de Franco avait une heure de retard, que Hitler et Ribbentrop passèrent en déambulant et causant sur le quai. Franco arriva à trois heures de l'après-midi. Il était en petite tenue de général, avec le calot à glands. Les entretiens commencèrent dans le wagon de Hitler. On les connaît surtout par le récit du traducteur habituel de Hitler, Paul Schmidt, qui assista à toute l'entrevue.

La tactique de Franco était de ne rien refuser, mais de poser à son intervention des conditions, qui feraient reculer le Führer

. II laissa Hitler monologuer longuement, sans montrer la moindre réaction. Quand Hitler eut développé son plan, fixé la date du 10 janvier pour l'attaque de Gibraltar, Franco parla à son tour, « d'une voix calme, douce, monotone et chantante, rappelant celle des muezzins », dit Paul Schmidt.

II protesta de l'amitié et de la reconnaissance de l'Espagne pour le IIIè Reich et revendiqua pour elle l'honneur de reconquérir Gibraltar

. Mais il fallait qu'elle s'y préparât. Or, son armée était réduite à 300 000 hommes sans aucun équipement moderne. Son entrée en guerre aux côtés de l'Axe posait, en outre, un très grave problème de ravitaillement. Il fallait que l'Allemagne pût lui fournir 100 000 tonnes de céréales, du carburant. Franco réclamait, en outre, la majeure partie du Maroc français, le littoral algérien jusqu'à Oran et un agrandissement des colonies espagnoles en Afrique noire.

Les revendications espagnoles sur l'Afrique du Nord étaient particulièrement inadmissibles pour Hitler, qui, à ce moment-là, ne voulait pas « désespérer la France » et la faire basculer dans le clan gaulliste au Maroc et en Algérie, où le prestige de Pétain était considérable.

Le ton monocorde, la placidité de Franco portaient sur les nerfs du Führer. II faillit à un moment donné rompre l'entretien, puis se ravisa. Un dîner eut lieu dans son wagon-restaurant, à la suite duquel le dialogue des deux dictateurs se poursuivit encore pendant plus de deux heures.

Seul résultat de cet entretien de neuf heures, si désagréable à Hitler, qu'il aurait préféré, disait-il, se faire arracher trois ou quatre dents plutôt que de recommencer: les deux parties convenaient d'établir un vague traité, portant sur le principe de l'intervention espagnole, mais sans en fixer la date, et en la subordonnant à des livraisons d'armes et de ravitaillement, dont le détail n'était pas abordé.

 Les clauses restaient non moins imprécises pour ce qui concernait la possibilité de satisfaire les visées territoriales de l'Espagne en Afrique. Ribbentrop et Serrano Suner, devenu depuis peu ministre des Affaires Etrangères d'Espagne, étaient chargés de la rédaction de ce pacte, qui n'alla pas sans heurts violents entre eux.

A Hendaye, l'antipathie avait été réciproque entre les deux dictateurs. Pour Franco, Hitler était un comédien, qui montrait trop ses procédés. Pour Hitler, Franco était un homme courageux, mais sans envergure politique...

Comme Franco n'avait opposé aucun refus, les Allemands ne tardèrent pas à relancer l'affaire. En novembre, Hitler invita Serrano Suner à Berchtesgaden, pour n'obtenir de lui que des réponses aimablement dilatoires. Au cours de cette entrevue, Hitler parla, sans doute également, de son intention de faire passer au Maroc Espagnol au moins deux divisions allemandes. Il exposait, quelques jours plus tard, à Mussolini la nécessité de cette mesure.

En décembre, l'amiral Canaris, chef de l'Abwehr, rendit visite à Franco à Madrid, lui annonça l'intention de Hitler d'attaquer Gibraltar le 10 janvier, après que l'Espagne ait laissé libre passage à ses troupes.

Franco, nullement intimidé, répondit qu'il était impossible pour l'Espagne d'entrer en guerre à cette date, et que sa cobelligérance dépendrait du ravitaillement et des armes que l'Axe pourrait lui fournir.

Hitler demanda alors à Mussolini de servir d'intermédiaire pour fléchir Franco. L'entrevue du Duce et du Caudillo eut lieu le 1er février à Bordighera. Elle fut très cordiale. Mais Franco maintint sa thèse : l'Espagne ne pouvait entrer en guerre qu'après que l'Allemagne lui eût apporté une aide effective. Il se plaignait, en outre, que l'Allemagne eût choisi de collaborer avec la France plutôt que de satisfaire les revendications espagnoles sur l'Afrique du Nord. (Ce qui ne l'empêcha pas, en revenant d'Italie, d'avoir une rencontre cordiale avec Pétain à Montpellier et d'envisager avec lui la meilleure méthode pour résister aux Allemands sans les irriter.

Rentré à Madrid, il dénonça le protocole de Hendaye, qu'il considérait comme dépassé par les événements. Il contestait, en outre, comme il l'avait déjà fait, que la prise de Gibraltar pût avoir une valeur décisive pour la conduite de la guerre si le canal de Suez restait ouvert aux Anglais. ( F )

 

resistance

 

Réseau

Libé Nord

 

D'abord journal clandestin, dès décembre 1940, Libération-Nord se transforma en novembre 1941 en un mouvement de résistance. Se voulant l'expression des mouvances syndicales CGT non communiste, CFTC et de laSFIOclandestine, il s'est formé autour de Christian Pineau et de l'équipe du Manifeste des douze. Sans être seuls, les socialistes sont hégémoniques dans ce mouvement.

 CARRICABURU  .  PAUL PUJO

Résistance Fer . Marc

Le mouvement est créé au début de l'année 1943 par Jean Guy Bernard et Louis Armand secondé par tJean Marthelot, avec l'aide des directeurs de la SNCF Albert Guerville du réseau Cohors Asturie et Emile Plouviez. Résistance–Fer est considéré comme Réseau des Forces Françaises Combattantesqui sera rattaché à la Délégation Générale. Après l’arrestation de Jean-Guy Bernard en janvier 1944 c’est Armand qui prend la direction de Résistance Fer, sous le contrôle de Jacques Chaban Delmas


Réseau Castille

Fondée en septembre 1940, la Confrérie Notre-Dame est un réseau de renseignements ralliée à la France libre. C'est l'un des premiers réseaux du (BCRA). Ce réseau français libre est sans doute le plus important réseau de renseignements militaires de la Résistance. Il est aussi l'un des tout premiers créés en France, grâce à un agent exceptionnel envoyé vers la métropole dès l'été 40 par le 2e Bureau de la France Libre, Gilbert Renault dit « Raymond » (plus tard « Rémy »), qui donnera à son organisation le nom de Confrérie Notre-Dame afin de la placer sous la protection de la Vierge.

 À l'automne 1943, la trahison de deux radios, « Tilden » et « Alain », a des conséquences catastrophiques : elle entraîne une centaine d'arrestations, et Rémy doit se réfugier en Angleterre. Mais en décembre 1943, le réseau est reconstitué par Marcel Verrière (alias « Lecomte») à partir des cellules encore actives sous le nom de « Castille » et continuera à fonctionner jusqu'à la Libération. D'après les recherches effectuées, CND-Castille aura compté au total 1544 agents.

Henri dit Dominique PEYRESAUBES ( Résau Belge " Marc- France )arrété le 6 mars 1943 Déporté Buckenwald 14/9/1943 Mort au camp 26/10/43

André HATCHONDO ( +( Réseau CND, puis CND Castille après mars 1943) Parvenu jusqu'a la Libération sans arrestation malgré les hécatombes du réseau. Maire socialiste de Hendaye à la Libération

Pierre DETCHEPARE  ( Réseau LibéNord + Castille-1943 organisé par le Capitaine ( futur général )Bergé.. Organise des passages pour ces Réseaux..Comité Local de Libération

Pierre HARGOUET : Renseignements la frontière.Lieutenant FFI à la Libération.Liaison avec le commandant Passicot ( Réseau Ossau )

Philippe LARRAMENDI Pharmacien à Hendaye Réseau OSSAU

Commant Jean PASSICOT

Denise CALLAU Pharmacienne à Hendaye

Melle MONTAIGNE de ENA médecin à Hendaye

Jean GabrieL MONDET

 Ce relevé de Résistants  n'est évidemment pas exaustif il ne peut que   s'ajouter  au relevé des déportés.

 

 

 

 

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RESEAU NIVELLE BIDASSOA

Réseau  très local

Implanté à Saint Jean de Luz et dirigé par Jean Louis DUPREUIL industriel luzien originaire de Saint Etienne de BaïgorryLe réseau recueille des renseignements transmis au consulat anglais de Saint Sébastien.  le Réseau sera démantelé lors des rafles les 8 9 et 10 juin, plus d'une vingtaine de personnes seront arrêtées par les rafles de la Gestapo sur  les communes de Saint Jean de Luz  Ciboure dont le maire Mr Aberry et de Hendaye

Peu en reviendront

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Réseau NANA

Réseau Américain

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Réseau OSSAU

Comandant PASSICOT

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O.R.A

 

Organisation  Résistance  Armée

 

principal réseau de résistance francais organisé par le général de Gaulle depuis Londres,  et son représentant en France le colonel Rémy

.Ce réseau devait recueillir, le plus de renseignements possibles, sur les mouvements  des troupes d'occupation, et faciliter l'acheminement vers l'Angleterre des volontaires et des personnalités voulant rejoindre les Forces Françaises Libres.

Correspondant à Hendaye, 

Père Armand FILY

qui fournit un gros travail pour le réseau.

Père Joseph  Fily                  juin 1969 :

Il s’engage en 1939, (deuxième Bureau) et poursuit après l’armistice ses activités d’agent de renseignements (en particulier sur la Côte Cantabrique espagnole). 1941: Réseau Vengeance. Renseignement, organisation de passages clandestins de la frontière pour les réfractaires au S.T.O., résistants, aviateurs abattus. Il ne sera arrêté qu’au mois de juin 1944. À Dachau, le père Joseph sera choisi par Edmond Michelet pour devenir l’homme de confiance des intérêts français. C’est à ce titre, qu’il siège dans le Comité clandestin international en particulier dans le domaine de la solidarité permettra de sauver plusieurs centaines de déportés. Le père Fily reste pour tous les survivants de Dachau, une grande figure.

 

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RESEAU COMETE

 

Le réseau Comète est un groupe de résistance lors de la Seconde Guerre Mondiale. Actif en Belgique et en ,France ses membres ont aidé les soldats et aviateurs alliés abatuts par la DCA allemande à retourner au Royaume uni.

La ligne commençait à Bruxelles où les hommes étaient nourris, vêtus et recevaient de faux papiers d'identité avant d'être cachés. Le réseau les guidait ensuite vers le sud par France  occupée jusqu'en  Espagne neutre et Gibraltar (sous contrôle britannique).

L'Histoire de Comête sera racontée en détail .DEPUIS URRUGNE ET LES FERMES DE BIDEGAINBERRI ,  TOMAS ENEA  et JATXU BAITA , rejoignant la ferme de SAROBE en Espagne point de destination , en ayant fait  de nuit le tour des  3 couronnes , suivi du film racontant cette histoire.

 

L'HISTOIRE DU RESEAU

 

MARIA- LUISA GARAYAR ESCUDERO 

 et  MARITXU ANATOL .

  le FILM  TOME 6

Dans  DOCUMENTS

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Ordoki

 

 

KEPA  ORDOKI

 

Pedro Estaban Ordoki Vazquez  ( Kepa )

Défenseur d'Irun, futur commandant du Bataillon Gernika

Né le 3 Août 1912 à Irun quartier Meaca, dans la ferme Ibarla. En poursuivant ses études, il pratique divers métiers, en particulier dans le bâtiment. Il milite tout jeune au syndicat STV, puis à l'organisation de gauche ANV. Son service militaire terminé, il se marie au mois de mai 1936. Autant dire que le soulèvement franquiste  du 18 juillet le surprend en pleine lune de miel.Dès le premier jour  Kepa se jette pleinement dans le combat. Quoique nationaliste, il sera l'un des proches  du lieutenant Ortega et de Manuel Cristobal Errandonea. Dès les premières heures c'est lui qu'Antonio Ortega charge d'apporter une lettre à son homologue , le lieutenant des carabineros de Véra de Bidassoa, afin qu'il affirme, avec ses hommes, son engagement pour le camp de la république, ce qu'il obtient .Ordoqui fait partie du groupe de volontaires civils qui,pratiquement dépourvu d'armes de guerre, se trouve pris à Lesaca, dans le premier engagement avec les avant-gardes rebelles. Il sera par la suite de tous les combats, en particulier à San Martial, lors des héroîques journées de fin Août et début septembre 1936.

 

Irun perdu il n'abandonne pas le combat. Il ne passe pas  en France, mais fais retraite avec les derniers combattants par le Jaïzquibel. Après la chute de Saint Sébastien, il est blessé lors des durs combats du Sollube. En mars 1937, sa famille est capturée sur le tristement célèbre navire << Galdames >>. En juin, Pedro Ordoqui est nommé commandement du Bataillon Saint Andrès. Fait prisonnier ,il est successivement interné aux prisons de Larrinaga, Santona et Burgos., et le 3 septembre il est condamné à mort.Son exécution est reportée plusieurs fois.Le 28 juillet 1939 il s'évade de prison. Après un mois de marche clandestineil réussit à atteindre Biriatou.Arrêté par la gendarmerie française. interné au camp de Gurs, il s'évade à nouveau et passe dans la clandestiné.Mais une nouvelle arrestation survient, Kepa est cette fois arrêté avec des journeaux interdits déclarés subversifs.Lors de l'invasion Allemande de 1940, il passe en zone non occupée ( jusqu'au 11 novembre 1942 )Après cette date, à Luchon la Gestapo l'arrête. Torturé il doit être conduit à Peyresourde pour y être exécuté.. Et là encore miraculeusement Kepa réussit à s'enfuir..Repéré et intercepté dans un village, lors des fêtes locales, il trompe une fois de plus ses poursuivants par la promptitude dans sa fuite - 1 -

 

 

 

En 1944, Kepa met sur pied le bataillon Gernika, lequel avec 130 combattants volontaires d'Euskadi, mènera les durs combats pour éliminer les réduits bétonnés des poches allemandes de l'Atlantique.Du 14 avril 1945, jour du débarquement de l'offenssive, au 20 avrille bataillon Gernika participe à ces combats, écrivant une nouvelle page de la lutte des basques pour la démocratie et de la liberté, contre ceux là même qui, il y a 8 ans, presque jour pour jour, écrasaient sous les bombes la ville symbole de leur liberté.Près d'un tiers des << gudaris basques >> seront tués ou blessés. La guerre terninée, Keta Ordiki se retire à Hendaye. Entre temps, en son absence d'Irun une juridiction militaires l'a condamné à la peine de mort . En mars 1960 , il préside les funérailles du

 

   <> - 2 - Puis,  à son tour , meurtri à la fois par le cancer et par les douloureuses divisions du peuple basque, il s'éteint à l'âge de 81 ans, à l'hôpital de Bayonne, le 28 novembre 1993.

 

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1 Récit dans la collection en 7 volumes 1936 La guerra civil en Euskual Herria

 

( Directeur INAKI Egana ) tomre IV

 

2  Premier président de la République Basque

 

 

 

evades de france

 

 

Mes camarades, Raoul LANOT  en 1   , et  Jean RACHOU  en 2 . ont  franchi la Bidassoa , ont été fait prisonniers par la Guarda civil , enfermés au camp de Miranda et après quelques mois de détention , dirigés vers le Maroc.

Là ils se sont engagés dans la deuxième DB du Maréchal Lecle