11 février 2014

d albarrade PELLOT ARRAGORI

 

Capture

 

Bien évidemment, le XVIIIème siècle commence

par les attaques des corsaires français

. C'est à ce moment-là que commence à s'éffacer le monde corsaire qui nous occupe aujourd'hui et qui occupa encore davantage nos ancêtres pendant des siècles

.En 1802, l'Ordonnance d'Immatriculation établissait que "pour qu'un navire puisse être armé en corsaire, le Commandant

dee Marine doit en être avisé", perdant ainsi tout l'attrait de l'imprévu.
Cependant, jusqu'à la signature du "Traité de Paris" en 1856, les lettres de marque, qui n'avaient pas été utilisées depuis longtemps, ne furent pas officiellement et définitivement supprimées.
Les hommes de nos ports durent se livrer à des activités qu'ils n'avaient jamais abandonnées totalement . Le chemin suivi par le destin est irréversible. Les temps modernes sont venus confirmer la mort de nos anciens corsaires.

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Ichetebe Pellot, né à Hendaye en 1765, fut connu par ses ruses, ses astuces et son audace, et ses exploits se répandirent sur tous les océans.

 

 

XVIIIe SIECLE: de 1700 à 1789

 LES NOUVELLES IDEES ET LES ALTERNATIVES A LA SOCIETE FEODALE.

LE RAPROCHEMMENT FRANCO-ESPAGNOL

 

C’est le “ siècle des lumières ”: la raison doit “ éclairer ” la réalité pour découvrir et mettre en pratique ce qui est utile pour le bonheur de l’homme. Le progrès technique est énorme, ainsi que l’expansion commerciale ultra maritime qui fait du XVIIIe  un grand siècle pour le commerce colonial (et pour la traite des noirs). Les niveaux de vie et d’instruction augmentent. Les rois (devenus absolus dans presque tous les pays) protègent et promeuvent tous ces progrès appuyant les entreprises d’une bourgeoisie de plus en plus riche et puissante.

L’Angleterre est en train de contrôler les mers, rivalisant avec la Hollande, la Russie veut s’occidentaliser, les grandes civilisations de l’extrême orient déclinent et la France, grande puissance continentale, ne voit plus une rivale dans l’Espagne des Bourbons. En 1700 Charles II d’Espagne meurt sans héritier et Philipe d’Anjou petit-fils de Louis XIV est proclamé Roi. les Bourbons règnent des deux cotés des Pyrénées.

 

Des nouvelles idées se répandent partout en Europe, et dans les colonies américaines; des idées qui veulent l’égalité, la liberté et des droits pour tous les hommes et, donc, plus de privilèges et une même loi pour tous, et non différentes lois selon l’appartenance d’après la naissance à un des états de la société féodale, plus de monarchie absolue mais des gouvernements  assis sur le consentement des gouvernés, ne plus être des sujets mais des citoyens.

A partir de 1789 ces idées, qui ont déjà inspiré la “ Glorieuse Révolution ” anglaise des années 1680 et l’indépendance des colonies britanniques qui a donne naissance aux Etats Unis d’Amérique en 1783, voudront se faire réalité en France et ce sera la révolution en France et en Europe.

 Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle commence un développement des nouvelles sources et formes d’énergie qui automatisent les machines ce qui permet l’accélération de la production et des transports et donc, une économie dynamique. Tout cela va provoquer des mutations dans le travail, dans les relations sociales, dans les habitudes et dans les mentalités; en même temps les conditions de vie s’améliorent pour certaines classes tandis que la nouvelle classe sociale, les ouvriers de l’industrie, est la plus nombreuse et subit la pauvreté.

A partir de 1789 la Révolution française dont les principes se veulent universelles provoque la guerre, d’abord contre les puissances et les pouvoirs de “ l’Ancien Régime ”, ensuite entre les autres européens partisans de ces valeurs et la suprématie française, napoléonienne notamment. Néanmoins la liberté, l’égalité civile, la société des classes et les systèmes parlementaires -libéralisme politique- vont s’installer en Europe Occidentale dans le cadre des nouveaux états-nation.

La nouvelle industrie et les libertés consacrent le capitalisme industriel et la théorie libre échangiste (libéralisme économique)

MARINS de Haute-MER  et  CORSAIRES


Création de l’Ecole d’Hydrographie de Hendaye:

 les Dalbarade. : 1735

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Le corsaire Hendayais

Etienne Pellot.    1755-1856

 

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Pour survivre, les Basques furent les premiers à chasser les baleines dans le golfe de Gascogne. Le premier document écrit date de 670 et parle de la vente de 40 pots d'huile de baleines au nord de la France par des Basques venus du Labourd La première fois que l'on note l'activité maritime en Atlantique nord des Basques est daté de 1412.

 Les Islandais notèrent la présence d’une vingtaine de baleinières basques situées à 500 miles à l'ouest de.Grundarfjorour
On présume que les Basques faisaient déjà depuis quelques décennies de la pêche à la baleine une activité commerciale dans ces eaux. La pêche à la baleine était une activité très lucrative, et une ressource qui semblait inépuisable. De nombreux ports se construisent au XIII eme siècle dont l'ancien port de pêche à la baleine de Gétaria, fondé en 1204, ou le port de Lékéitio. Cependant, dans ce dernier, on parle déjà en  1344 d'un déclin de la baleine ce qui oblige Alphonse XI de Castille a déclarer 5 années de moratoire sur la pêche afin de laisser se renouveler les stocks.

 Il faut donc suivre les  baleines et aller chercher ailleurs.
Au XVe siècle, les Basques viennent régulièrement pêcher la baleine et la morue au Canada dont, l'Islande et le  Groenland sont des passages obligés. Au moins neuf avant-postes de pêche étaient établis au Labrador et à Terre-Neuve et le plus grand établissement était à Red Bay avec environ 900 personnes.

Les relations entre Islandais et les baleiniers basques n'ont pas toujours été pacifiques. Il y a un épisode sanglant lié à leur présence quand environ 50 marins basques sous le commandement du capitaine de Pedro de Aguirre, Esteban de Tellería et Martín de Villafranca sont assassinés pour des raisons un peu obscures. Ces événements ont eu lieu dans les Fjords de l'ouest (Vestfiroir ), entre 1615-1616, après le naufrage de trois bateaux baleiniers. 

1701   si aucun fait saillant ne se produisit dans le courant du XVIIIe siècle, les Hendayais n'en eurent pas moins l'occasion de voir passer bien des grands personnages. Le roi d'Espagne Charles II avait désigné, en mourant, pour son successeur, le duc d'Anjou petit-fils de Louis XIV. Ce dernier ayant accepté le testament, le nouveau roi se rendit dans son royaume en passant par Hendaye, le 17 juillet 1701. Il n'y eut aucune réception officielle à cette occasion. Les deux frères du duc d'Anjou, les ducs de Bourgogne et de Berry l'accompagnèrent jusqu'à Hendaye, d'où ils revinrent à Bayonne, tandis que le roi d'Espagne continuait son chemin jusqu'à Madrid.

 

1704 Louis XIV de France défend son petit-fils Philippe V d'Espagne. La guerre qui suivit cet événement, fut l'occasion du passage de nombreuses troupes.

 Le maréchal de Berwick, chargé de porter secours au roi d'Espagne, était passé le premier. En février on vit dix régiments d'infanterie, onze de cavalerie, deux compagnies decanonniers, de nombreux détachements de recrues et des convois de prisonniers. Ces passages intermittentscessèrent après la victoire d'Almanza qui mit fin aux hostilités,

 

1704  Le duc de Berwick passe la Bidassoa avec 12 000 hommes, et des ren­forts successifs passent en Espagne pendant 3 ans.

1708 Un règlement particulier modifie les vérifications et nominations annuelles de la confrérie de San Pedro. Désormais tirés au sort par 6 électeurs, les 6 pêcheurs de son état major se nommeront au XX* siècle l'abbé majeur, les 3 abbés mineurs et les 2 alcaldes de mer.

1712 Par échange du 12 février avec le chapitre de Roncevaux, l'évêque de Bayonne renonce en fait à ses revenus des paroisses espagnoles, la juri­diction théorique n'étant abandonnée qu'avec le concordat français de 1801.

1718   La guerre ayant recommencé , cette fois avec l'Espagne,le maréchal de Berwick revint avec une armée et mit le,siège devant Fontarabie qui capitula en juin 1719.

 Les hostilités se poursuivirent loin de la frontière, jusqu'à la conclusion de lapaix en 1720. Le 22 août de cette année, les troupes qui avaient pris Fontarabie et Saint-Sebastien repassèrent la frontière.

 Le traité de paix avait prévu le mariage du roi Louis XV avec l'infante d'Espagne et celui de Mlle de Montpensier, fille du régent, avec le prince des Asturies. L'échange de ces deux princesseseut lieu à Hendaye avec le cérémonial accoutumé, le 9 janvier 1722.

 

Les Hendayais virent bien d'autres grands personnages : la reine Marie-Anne de Neubourg, la princesse de Beaujolais, Marie-Antoinette dauphine et beaucoup d'autres grands seigneurs

et grandes dames.

En 1718 Hendaye compte 1375 habitants

1719   Philippe V d'Espagne est l'ennemi du Régent de France.

Avec 40 000 hommes le duc de Berwick, envoyé par le Régent au-delà de la Bidassoa en avril, rase le fort de Gazteluzar, occupe sans éclat Fonta­rabie le 18 juin et tout le Guipuzcoa pendant 2 ans

 

1719. Les hostilités se poursuivirent loin de la frontière, jusqu'à la conclusion de la paix en 1720. .

Dans le cadre de la guerre de la Quadruple Alliance contre L’Espagne provoquée par ses visées expansionnistes en Italie et le non renoncement à ses droits de succession à  la couronne française, le complot de l’ambassadeur espagnol contre le Duc d’Orléans, Régent de Louis XV, pousse la France à déclarer la guerre à l’Espagne et Le duc de  Berwick traverse la Bidassoa et occupe une grande partie du Guipúzcoa qui était en claire infériorité militaire par rapport aux forces françaises.   

Les affrontements entre les habitants des deux rives sont moins fréquents et facilement résolus car de caractère économique mineur, leurs protagonistes principaux ne sont encore pas hendayais puisqu’il s’agit du Prieuré de Subernoa et son annexe " Biriatu," des vicomtes d’Urtubie et leurs nasses respectives en litige avec Fontarabie.

Malgré tout il y eut quelques exceptions:

Au mois de février 1737 un petit bateau breton chargé de sel s’échoua sur la rive hendayaise, les hondarribitars accourent et s’emparent de la cargaison devant des hendayais indignés qui ne trouvent de la part du gouverneur de Hendaye aucun appui contre l’argument de Fontarabie qui ressuscitait l’idée que le fleuve appartenait tout entier à la couronne d’Espagne et donc, les hondarribitars n’avaient fait qu’user de ses droits et prérogatives.

Deux mois après neuf soldats Français enrôlés au service de l’Espagne s’échappent du château de Fontarabie et à la nage gagnent les terres de Hendaye poursuivis loin de la côte par des soldats espagnols qui tirent quelques coups de feu. Les jurats hendayais à cette occasion protestent auprès du lieutenant du Roi à Bayonne qui fait faire une enquête par le commissaire des guerres.

 

 1722.Les Hendayais virent bien d'autres grands personnages : la reine Marie-Anne de Neubourg, la princesse de Beaujolais,Marie-Antoinette dauphine et beaucoup d'autres grands seigneurs et grandes dames.

Mais la Révolution approchait et les habitants d'Hendaye allaient connaître, une fois de plus, les vicissitudes de la guerre d'une manière encore plus cruelle que précédemment.

1722 Louise Elisabeth d'Orléans, femme de Louis Ier d'Espagne,

fille du Régent de France, est échangée le 9 janvier dans l'île des Faisans avec Marie Anne d'Espagne, fiancée à Louis XV de France. La fille du Régent régna 7 mois, la fille de Philippe V ne régna pas sur la France

.1725 L’Eau de Vie de “ Andaye ”, très réputée, est mentionnée par écrit pour la première fois dans le Dictionnaire Universel de 1725

1726     356 habitants  à Hendaye , à la suite du déclin de l'armement

à la pêche, le bourg est décrit : “ un affreux désert ” ! (Doc.Arch. B.-P.).

1727 II y a 30 chaloupes à Fontarabie, péchant dans le golfe de Biscaye la sardine et le thon à la saison, toujours le chipirón, encore le maquereau et pratiquement plus la baleine.

1735. Ecole d’Hydrographie de Hendaye. Etienne d’Albarade abandonne  Biarritz attiré par l’offre hendayaise de diriger une école de formation technique et humaine des gens de la mer.

 

albarrade

 

Epoux de  Marie Capdevielle, Etienne d'Albarrade enseignait à Biarritz,

vers le milieu du XVIII° siècle, outre l'écriture et l'arithmétique, l'hydrographie et l'art de la navigation.

La communauté de Hendaye  lui ayant offert  des appointements plus avantageux ( 280 livres plus le logement ), il s'établit dans  cette ville un peu avant 1750 avec sa famille dont un jeune enfant,

 Jean, né le 31 août 1743 à Biarritz.

Arrivé à Hendaye de 4 ans

 Le père acheta à Hendaye  la maison  << Franchessénéa >>

Quelques années plus tard, les autorités de Biarritz tentèrent de le faire revenir vers sa ville natale, ce qu'il refusa. Après son inspection en 1781, Mard-Antoine Chardon, écuyer, maître  de requètes et commissaire  pour la visite  des ports, précisait dans son rapport qu'Arbelade  ( Dalbarrade  ) enseignait le pilotage à Hendaye depuis quarante ans,  et qu'il était payé par  la municipalité

. D'autres  enfants naquirent dans cette paroisse, dont Guillaume Pierre et Louis qui devinrent tous marins.

Jean l'ainé fit une brillante carrière de marin , et devint Ministre de la Marine et des  Colonies et fut nommé contre Amiral.

Guillaume né vers 1752. admis capitaine le 12 février 1752,fut fait prisonnier par les Anglais. La durée de sa captivité n'est pas connue En 1786 il commandait un navire pour la Martinique.Il mourut lors de ce  voyage. Un service funèbre fut célébré le 26 février 1787 à Hendaye

Son frère Pierre né à Hendaye vers 1754 après une brillante carrière de corsaire, et qui avait joué un rôle important durant  la période révolutionnaire, fut retrouvé flottant dans l'eau à Ciboure, certainement assassiné par vengeance par ceux dont leurs membres étaient morts à l'échafaud

Louis  né à Hendaye  vers 1758 corsaire et marchand trouva la mort à l'île aux  princes en Guinée.

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la pêche à Terre Neuve

Mais l'histoire maritime d'Hendaye continuera, Alfred Lassus, dans son “ Hendaye, ses marins et ses corsaires ” , ( il en recense 200) les sort de l'oubli, et dans son épilogue nous dit: “ Des études réalisées, il ressort que les marins du pays du Labourd étaient avant tout des pêcheurs, pratiquant principalement la pêcherie et sécherie des morues à Terre Neuve, ou à la chasse et fonte des baleines vers les mers du nord (de la Norvège, du Groenland ou de l'Islande).

 Mais ceux d'Hendaye se livrèrent surtout à cette dernière pêche durant tout le XVII éme siècle et le début du siècle suivant. La spécialisation des marins basques était bien connue, car dans les archives hollandaises sont mentionnés de 1617 à 1670 une centaine d'entre eux, natifs de Saint Jean de Luz, de Ciboure, d'Hendaye et de Bidart, qui furent au service des capitaines hollandais, principalement en qualité de harponneurs.

Une lettre datée du 26 juillet 1988 adressée à la bibliothèque municipale de Bayonne, par le Dr. Lourens Haquebord en donne la liste. Mais il est difficile d'identifier ces marins, les noms basques ayant été mal reproduits dans les dites archives. Ainsi pour citer quelques exemples concernant les hendayais: de Gaistaialde, de la Rane, Deuretia, de Sansdire, d'Aurich... probablement pour: de Gastainalde, de Haraneder, d'Urrutia, de Sandoure, Darreche...

.... Des capitaines hendayais commandèrent encore pour le voyage de la baleine en 1765 et en 1766. Il est rappelé que c'est encore l'un d'eux, Pierre Betton, qui fut en 1784 capitaine de la frégate du Roi, le Restaurateur de Bayonne (480 tx) destiné à relancer cette pêche, mais qui malheureusement fit naufrage dans une baie d'Islande.

Parmi les deux cent capitaines ici mentionnés, cinquante environ commandèrent des navires corsaires armés à Saint Jean de Luz, Ciboure, Bayonne, Bordeaux, Brest, Saint Malo et même à Hendaye. Parmi cette cinquantaine, vingt-neuf d'entre eux s'emparèrent au moins de cent trente-cinq bâtiments ennemis dont six furent simplement rançonnés.... En outre vingt autres bâtiments ennemis furent coulés ou incendiés, dont deux par Jean Dalbarade et dix huit par Joannis de Suhigaraychipy dit Croisic, agissant en compagnie de Louis Harrismendy de Bidart. Dans cette guerre de course, les Hendayais firent preuve d'audace et de détermination, n'hésitant pas à attaquer l'ennemi par l'abordage comme Croisic, Jacobé de Larroche, Jean Dalbarade et son frère Pierre, pour ne citer que les principaux.

... les statistiques prouvent que 60% d'entre eux mouraient en dehors de leur ville ou village et à un âge moyen de 30 à 35 ans, ce qui explique que l'âge moyen de vie des marins était de 42 ans seulement contre 52-53 ans pour la population masculine non maritime.

Devant tant de courage et d'abnégation, nous leur devons admiration et reconnaissance. En rappelant qu'il y eut très peu de négriers à Hendaye , quelques marins de cette ville franchirent le Cap de Bonne Espérance: Jean Dalbarade, Jean Haristoy, Mendigain et Étienne Pellot, ainsi que probablement quelques autres qui sont à identifier. Il est exceptionnel en outre que neuf capitaines aient reçu en même temps, envoyée par le Roi, une médaille d'or en mai 1684, car à cette date il ne restait que 6 capitaines dans cette ville.

 Pour terminer il y a lieu de citer quelques familles d'Hendaye dont les fils devinrent de grands capitaines; Dalbarade, Daccarrette, Darancette, Darmore, Darragorry, Daspilicouette, Destebetcho, Detcheverry, Dibildoz, Diparraguerre, Dotace, Duhalde, Durruty, Galbaret, Garat, Gellos, Harremboure, Hirigoyen, Laparque, Larroche, Léremboure, Morcoitz, Passement, Pellot, Querbes, Romatet, Sainte Marie, Sallaberry et Suhigaraychipi-Croisic. ”

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1737 A la suite de conflits de nasses et d'une poursuite par les Espagnols de fugitifs jusqu'à la rive française, M. de Hureaux et Don Antonio de Llson sont nommés commissaires, sans suite.

1740 Les soldats de la garnison de Fontarrabie deviennent éligibles.

On construit la casa consistorial pour y tenir les réunions du Conseil qui siégeait auparavant à l'église.

 

etienne pellot 1

 

               

 

 

C'est encore un marin dont on peut apercevoir l'ancienne demeure, plus en amont, au bord de la Bidassoa, maison toute moderne appelée Priorena.

 Il s'appelait Pellot-Montvieux et il appartenait à une de ces nombreuses familles de marins basques qui, de père en fils, « couraient sus à l'Anglais »

. En 1627, lors du siège de La Rochelle par les armées du roi Louis XIII, un de ses

ancêtres avait commandé un navire qui faisait partie d'un convoi de ravitaillement pour l'île de Ré bloquée par la flotte de Buckingham

Le succès de cette entreprise avait valu aux Hendayais la possession de la rive droite de la Bidassoa jusqu'à l'île des Faisans. Etienne Pellot-Montvieux avait donc de qui tenir et il dépassa, en audace, ceux qui l'avaient précédé.

Agé de 13 ans il débuta à bord du corsaire ""Marquise de Lafayette "" . Ce baptême du feu où il fût blessé marqua   l'esprit  de Pellot. il devint un de ces marins dont le caractère indépendant ne pouvait pas se plier à la discipline de la marine royale et qui, aux honneurs et aux dignités,préféraient la vie imprévue et pleine d'aléas qui était celle des corsaires encore à cette époque.

Ensuite Jean d'Albarade  , futur amiral et ministre de la Marine.

 le prit sous son aile , et il fit campagne victorieuse  sur la  frégate  "" l'Aigle ""

A l'âge de 17 ans il s'embarqua sur le vaisseau  "" le Fier "" soutint combat près du cap de Bonne Espérance et prit part contre les Anglais dans le golfe du Bengale à une bataille navale.

En 1784  il embarque à Lorient sur un baleinier qui fait naufrage sur les côtes d'Islande.

En 1793  avec le titre de premier lieutenant il embarque sur le ""Général Dumouriez ""

En 1795 à l'âge de 30 ans, avec le grade  d'enseigne il est sur la corvette "" la Suffisante «  puis  sur ""Coro "" en qualité de second capitaine .

Mais l'année suivante il reprend son ancien métier de corsaire et commande le ""Flibustier ""

En 1798 il prend le commandement du bâtiment  "" les deux amis ''

 L'année suivante à 34 ans il embarque  comme second commandant  sur le nouveau corsaire "" le Bordelais ""

 En 1800 il tient la mer sur le ""Retour""

De nouveau la guerre éclate contre l'Anglais . Cette course,sur le "" Général Augereau "" est sans doute  la plus importante et la  plus sûre du point de vue historique, de toutes celles auxquelles Pellot a participé

Puis on le retrouve sur le corsaire  "" l'Aigle "" et sa dernière course il la fera sur  le ""Général d'Armagnac ""

Embarqué, en 1778, à l'âge de 13 ans, il devint un de ces marins dont le caractère indépendant ne pouvait pas se plier à la discipline de la marine royale et qui, aux honneurs et aux dignités,préféraient la vie imprévue et pleine d'aléas qui était celle des corsaires encore à cette époque.

On ne saurait, dans un ouvrage comme celui-ci, raconter lesprouesses de Pellot. Nous renvoyons ceux que le sujet intéresse aux biographies qui ont été écrites sur lui

 Voir « Le dernier des corsaires ou la vie d'Etienne Pellot-Montvieux de Hendaye » par le capitaine Duvoisin et l'ouvrage plus récent :« Le Corsaire Pellot par Thierry Sandre » publié par « La Renaissancedu Livre ».

 Pendant les guerres de la Révolution, du Consulat et de l'Empire, jusqu'en 1812, Pellot fit une chasse continuelle aux Anglais avec des navires armés par les armateurs de Bayonne

ou de Saint-Jean-de-Luz et souvent à ses frais. Sa vie, pendant ses 34 années de course, est un véritable roman d'aventures.

Six fois prisonnier des Anglais, il s'échappa six fois par les moyens les plus invraisemblables. Il était la terreur des Anglais comme, avant lui, Jean Bart, Duquesne et Tourville et aussi

Sùrcouf, son contemporain. A défaut d'autres preuves, il suffira de rappeler qu'une prime de 500 guinées était promise à qui le ferait prisonnier, tandis que cette prime était de 5 guinées seulement pour la capture d'un capitaine ordinaire.

Sa carrière se termina en 1812 à l'âge de 47 ans . Il se retira dans ses foyers. Sa vie avait  été suffisamment agitée pour qu'il put aspirer à quelque repos. Il avait eu un fils et une fille. Son fils décéda à Cuba ,tout jeune  d’une fièvre .

Retiré à Hendaye en 1812, il y vécut à Prioréna, maison familiale petits-enfants jusqu'au jour de sa mort survenue le 30 avril 1856.Cet homme qui avait mille fois exposé sa vie au milieu des pires dangers, la conserva jusqu'à 91 ans !  

PRIORENIA

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VOIR dans

 DOCUMENTS

 PELLOT  par M. Maillebiau

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1757

 Le majordome boursier, chargé des maravédis de la commune et des gabelles de Saint Sébastien et précédemment élu, serait nommé pour 3 ans par la Province ; mesure théoriquement rapportée en 1758.

.1757 Une batterie est installée à la chapelle Sainte-Anne, dans les dunes.

1766 Après avoir soutenu ses droits de port et de pêche par un procès contre Fontarabie en 1754, l'Université d'Irun en est juridiquement séparée par une cédule royale.

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Si aucun fait saillant ne se produisit dans le courant du XVIIIe siècle, les Hendayais n'en eurent pas moins l'occasion de voir passer bien des grands personnages.

 Le roi d'Espagne Charles II avait désigné, en mourant, pour son successeur, le duc d'Anjou petit-fils de Louis XIV. Ce dernier ayant accepté le testament, le nouveau roi se rendit dans son royaume en passant par Hendaye,

le 17 juillet 1701. Il n'y eut aucune réception officielle à cette occasion. Les deux frères du duc d'Anjou, les ducs de Bourgogne et de Berry l'accompagnèrent jusqu'à Hendaye, d'où ils revinrent à Bayonne, tandis que le roi d'Espagne continuait son chemin jusqu'à Madrid.

La guerre qui suivit cet événement, fut l'occasion du passage de nombreuses troupes. Le maréchal de Berwick, chargé de porter secours au roi d'Espagne, était passé le premier.

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1766 La première référence écrite relative à Irun apparaît en 1203. Il s'agit de la charte au Peuple accordée à Fontarrabie par Alfonse VIII de Castille, donnée à Palencia  le 18 avril 1203. Par cette lettre au peuple, Irun est inclus dans la juridiction civile et criminelle de la ville de Fontarrabie.

 L'Université d'Irun-Uranzu a maintenu toutefois sa juridiction propre pour la politique, l'économique et le secteur militaire.

 Cette situation a provoqué des procès séculaires et des confrontations entre les localités de Hondarribia et de Irun, celle çi supportant mal la tutelle de sa voisine.

 L'indépendance totale d'Irun a été seulement atteinte quelques siècles plus tard ( 563 ans )  par la Cédule royale du 27 février 1766, accordée par le roi  Charles III d'Espagne.

 

Capture

Non loin de Priorenia , sur la hauteur , au milieu 

d'arbres centenaires  on peut apercevoir une très vieille maison qui conserve l'apparence des habitations du XVIII° siècle  . On l'appelle Iranda

la ferme d'Irandatz

 . De là est sorti un homme dont l'existence bien différente de celle de Pellot-Montvieux n'en est pas moins des plus curieuses et rappelle celle de certains héros de romans.  Iranda était une ancienne  seigneurie qui figure dans des actes du XII° siècle .Au XVIII° siècle elle appartenait à un Hendayais, Nicolas Arragorry.  qui eut trois enfants, un garçon et deux filles.

Simon le fils, après avoir passé quelque temps dans son pays   se décida à aller chercher fortune en Espagne et il l'y trouva

.En très peu de temps il arriva à une des plus hautes situation que l'on put espérer même à cette époque ; il devint un favori du roi  Charles III qui le nomma conseiller honoraire en son conseil des finances. Il est probable qu'Arragorry remplit ses fonctions avec distinction car, un peu plus tard le roi, en considération des services qu'il en avait reçus lui conféra un titre de Castille sous la dénomination particulière de << marquis d'Iranda >> pour lui et ses héritiers par lettres patentes du 9 novembre 1764 .

Devenu conseiller d'Etat, Arragorry fut chargé, en 1795, de négocier la paix avec le général Servant commandant en chef de l'armée des Pyrénées occidentales. La fortune qu'il réalisat était considérable et il en fit un noble usage en venant en aide à ses compatriotes lors de la destruction de Hendaye par les espagnols  .Il mourut sans postérité et laissa son titre et ses biens à un neveu , fils d'une soeur mariée au seigneur d'Arcangues .. Ce titre fut reconnu pour la France par lettres patentes de Louis XVI en 1782, confirmées par Napoléon Ier et Napoléon III en faveur des descendants du premier titulaire. La famille est encore représentée dans le pays par M Pierre d'Arcangues, marquis d'Iranda                           (N)

Maison Aragorri

La famille Aragorri était propriétaire  de la maison. Par suite du mariage de Catherine Aragorri avec Jean de Fagadi, le domaine et la maison passèrent  à la famille Fagadi, vers le milieu du XVII siècle.

Esteben de Fagadi, leur fils fut trouvé noyé dans une chaloupe,victime des violences des pêcheurs de Fontarrabie Ce sont donc les descendants de la famille Aragorri qui occupèrent la maison ou la ferme. La dernière fut la famille Detcharry., qui vendit  les terrains du domaine à Antoine d'Abaddia en 1885.

Contrairement à ce qui est dit en début de chapitre, Mr d'Abbadie  devint propriétaire des 330 hectares (?)  par des achats échelonnés. D'après le cadastre d'Urrugne le premier achat date de 1856 ( 6 hectares et 3 ares ).

-En 1631 M.d'Aragorri est nommé maître charpentier maison "Aragorri" elle même était comprise dans l'achat des terres..D'après le cadastre cité, cette parcelle n'aurait été achetée que vers les années1882-1885.

C'est donc en 1858, 1869, 1882 et 1885  que Monsieur d'Abbadie acheta la pluspart des terres formant l'immense propriété de l'illustre savant..Une tradition orale place le séjour de Mr et Mme d'Abbadie pendant la contruction du château, dans la maison Arragorri. Furent ils de simples locataires , Lorsque les archives seront bien établies, on pourra répondre à la question.

La première fois qu'Aragorri est mentionné dans des documents historiques remonte  à 1617. ( Archives de Fontarrabie )

Jean Aragorri et jean d'Harismendi dit " Olasso ", armateurs de trois navires de 160 tonneaux, montés par 150 marins de Hendaye et des environs, pour la pêche de la morue et de la baleine à Terre Neuve et en Norvège. Ils savaient signer de leur propre écritures

Jean d'Aragorri occupait une importante situation dans la localité, en tant que propriétaires de navires, associé d'un tiers  avec d'Harismendi

_  En 1662  M. d' Aragorri est nommé maître charpentier

- en 1662 Perucho d'Aragorri apparaît comme quatrième jurat d'Hendaye

En 1682 , Marie d'Aragorri veuve de Martin d'Extail, est propriétaire de la maison Martarena

- En 1768 Sisson d'Agorri acheta une terre près  de Chouriénia

-  En 1769 Detchar D'Aragorri , maître de la maison d'Aragorri, fut étranglé dans sa chaloupe par des Espagnols

-  En 1737 Simon fils de Nicola d'Aragorri fut pécheur de baleines dans la Saint Laurent

- En 1762 Nicolas d'Aragorri fut commissaire de la Marine à Saint Sébastien

- en1795 Simon d'Aragorri,  marquis d'Iranda, fut porteur d'une lettre du roi d'Espagne chargé de négocier la paix

1771 Don José Beltran de Portu y Jausuro, alcalde de Zarauz, et M. d'Elisalde, d'Espelette, sont nommés commissaires par Irun et Hendaye pour accorder le 1er mai leurs privilèges sur une nasse espagnole empiétant en France, et démolie sur ordre du Conseil de Castille du 31 janvier 1775 en conséquence du privilège exclusif deFontarabie.

1771. Hendaye et Irun font cause commune face à Fontarabie qui nie le droit d’Irun (indépendant de Fontarabie depuis 1766)  d’avoir sa nasse sur la rive de Hendaye qui recevrait en échange 50 ducats en argent. Les habitants des deux villes font fuir le Capitaine Général de Guipúzcoa et s’attaquent aux pêcheurs hondarribiars.

 En 1775 Fontarabie réussit la démolition de la nasse ordonnée par le Conseil de Castille.

 1771 Nasse d'Irun, en aval de Béhobie, temporaire.

1775 Lettre des jurats de Hendaye à Louis XV en novembre, protestant que leur exclusivité de pêche en Bidassoa n'est pas respectée par des Labourdins non frontaliers

1775 le bourg de Hendaye à la suite du déclin de l'armement est décrit comme

 " un affreux désert "

1784 Le roi Louis XVI accorde l'exemption totale de droits de coutume ou douane par lettres patentes supprimant toutes “ formalités et perceptions ” au sud-ouest de la Nive, mais cette franchise complète du commerce est trop tardive pour revigorer la grande pêche défaillante.

 

 

 

 

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1789 arbre de la liberté

Capture

 

Prise de la Bastille


Le premier arbre de la liberté

à l'angle de la Place de la République et de la rue du Port

il donnera lieu à plusieurs querelles et divisera les xuriak et les gorriak

( voir 2eme partie)

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  La Révolution française est la période de l'histoire de France comprise entre l'ouverture des États généraux en 1789 et, le coup d'État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte. Il s'agit d'un moment crucial de l’histoire de France, puisqu'elle marque la fin de l'Ancien Régime, avec le passage à une monarchie constitutionnelle, puis à la Première République.

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Cela va concerner une fois de plus Hendaye et aboutira à sa destruction quasi totale

Quelques repères

La Monarchie absolue est abolie le 22 septembre 1792

 et est remplacée par La République.

Le 22 septembre a été le jour 1 de la première République. Nous ne sommes plus en mil sept cent quatre vingt douze (1792), mais en l'an I de la République Française

.Cette révolution suscite une grande inquiétude à l'étranger par les idées des lumières qu'elle diffuse, et l'Europe composée de royautés se sent menacée

Une première coalition se dresse contre la France que la victoire de Valmy  maitrise Le 21 juin 1791,

 Louis XVI tente avec sa famille de rejoindre à l'étranger ses troupes fidèles afin de rétablir son autorité. Mais il est reconnu dans une auberge, arrêté à Varennes et ramené à Paris. Dès lors,   les évènements se précipitent  : le 11 décembre louis XVI est mis en accusation et son procés est ouvert, le 15 janvier il est déclaré coupable, le 17 condamné à mort et le 21 janvier guillotiné.

Les royautés de toute l'Europe, solidaires et affolées, réagissent, un roi de droit divin, cousin de toutes monarchies, est éxécuté.

 Une coalition se  forme,la guerre de la Convention est déclarée

 Elle comprendra l'Autriche , la Grande  Bretagne et l'Espagne

Après  l'exécution, Manuel Godoy l'Homme fort de l"Espagne signe avec la Grande Bretagne son adhésion  à la première coalition contre la France

Bien que la République française se mobilise la première, et attaque l'Espagne le  7 mars à travers la frontière  Pyrénéene.

 La guerre de la Convention contre l'Espagne ne figure pas dans les manuels français d'histoire. Les manuels espagnol lui donne le nom de "Guerra contra la Convencion."

 Une lacune de l'histoire de notre pays difficile à nous satisfaire.

Le mutisme de cet événement n'a fait qu'amplifier la mémoire

On parle plutôt de guerre du Roussillon,  alors que les combats ont eu lieu des deux côtés de la chaîne des Pyrénées.

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Mais voyons  les conséquences de la Révolution au Labourd

En 1451, le Labourd s'était donné à la France et  il resta toujours attaché a ses rois, qui eurent la sagesse de reconnaître, continuer et renouveller les divers privilèges, dont notre province bénéficiait.

 Ces privilèges comportaient l'exemption de nombreux impôts : aide, taille, gabelle,la liberté de la pêche, de la chasse

.Les droits féodaux n'existaient pas au pays basque ou la noblesse était à peine figurée, et en nom seulement.

Les prestations  n'existaient pas. La plus grosse charge, qui pesait sur le pays, consistait dans l'entretien d'une milice de mille basques pour la garde de la frontière

François Ier en 1542, Henri II en 1554, François II en 1559, Charles IX en 1565 1568 et 1574, Henri III en 1575, et 1576, Henri IV en 1594 et 1598, Louis XIII en 1606 et 1617 Louis XIV en 1650, 1668 , et 1683 confirmèrent tous ces privilèges par lettres patentes à ces dates, et toujours pour le même motif : << récompense des services signalés, à la guerre, par mer et par terre et principalement à la garde de la frontière par leur régiment de mille hommes, pour leur pauvreté, l'infertilité de leur sol, pour les aider à vivre et les attacher à leur pays >>

Henri IV et louis XIV furent particulièrement généreux, étendant l'exemption à toutes sortes d'impositions, tant ordinaires qu'extraordinaires présentes et futures.

Il n'est pas étonnant que dans ces conditions la Révolution de 1789 ait été peu populaire au Labourd

 Dès les premiers évènements, la province adressa à Louis XVI le témoignage , etc,.de sa fidélité  L'assemblée du baillage, siègeant à Ustaritz, et ou Urrugne était représenté par Dornaldéguy, protesta auprès de l'Assemblée  nationale contre toute modification de la forme administrative, contre l'union du Labourd au Béarn, dans un département, contre l'abolition des privilèges de la province, la création d'impôts, portés pour le Labourd, de 253 livres sous les rois à 60.000 livres , etc .

 Mais cette protestation  fut évidemment sans effet, aucune résistance de fut possible et chacun ne put que conserver dans son coeur le ressentiment que lui inspiraient des mesures si directement contraires à ses intérêts  et surtout à sa foi, telles que la constitution civile du clergé, les proscriptions, les exécutions, la suppression du Bilçar, le cours forcé, les assignats, etc.

L'exécution de Louis XVI, l'invasion qui suivit, mirent un comble à la révolte  des esprits. Il n'en faut que davantage admirer le patriotisme et l'héroïsme  de nos  compatriotes, qui, malgré cet état d'esprit se joignirent aux volontaires pour défendre leur commune contre l'envahisseur

Ce que furent les premières années de la Révolution   Elles furent sans doute assez calmes, comme dans tout le Labourd jusqu'au moment de la guerre de 1793.     (f)

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1794. L’Armée Nationale française prend le dessus et  traverse la Bidassoa,  occupe Fontarabie, démolit les remparts qui font face à Hendaye et  creuse les restants pour les miner;

Le déclin de Fontarabie va s’approfondir privée de fortifications et les changements stratégiques aidant (les perfectionnements de l’artillerie).

 

1794 Le général Delaborde passe par Maya sur la Bidassoa. le général Castelner force Biriatou et la redoute Louis XIV, et leurs 7 000 hommes réunis poussent jusqu'à Oyarzun le 1er août, pendant que La Tour d'Auvergne passe en barque avec les grenadiers de sa Colonne Infernale et surprend Fontarabie.

1794 Annexion temporaire de Hendaye détruit à Urrugne. Suppression du prieuré de Santiago et de sa paroisse, dont dépendait Biriatou d'où les habitants sont déportés 7 mois dans les Landes pour relations avec l'ennemi.

1797. Une armée française traverse la Bidassoa pour s’unir à une autre espagnole et attaquer le Portugal, allié de leur ennemi commun la Grande Bretagne 

Le XVIIIe siècle, malgré la collaboration franco-espagnole, se termine en disgrâce totale pour Hendaye: à la destruction de la ville et de ses archives, à la fuite de ses habitants, s’ajoute l’envasement du port de Belzenia

 Abolition du Biltzar du Labourd dans le cadre de la construction de l’état-nation. Simon Amespil maire-abbé de Hendaye sera le dernier représentant hendayais dans la dernière réunion de cette institution abolie en 1790 quand l’Assemblée Nationale approuve la division de la France en 83 départements, dont celui qui réunit le Labourd, La Basse Navarre et la Soule avec le Béarn.

1795 Simon d'Aragorry, marquis d'Iranda, s'entremet à Saint-Sébastien pour la paix et à partir d'août le général Moncey ramène en France ses troupes de Bilbao.

1795. Simon d’Aragorry,  hendayais qui déploie ses affaires en France et en Espagne, et qui a été fait Marquis d’Iranda par Charles III d’Espagne, intervient pour obtenir la paix entre les deux pays qui concluent le Traité de Bâle, qui ouvre jusqu’en 1808 une alliance entre la France et l’Espagne face à la Grande Bretagne.

Le XVIIIe siècle, malgré la collaboration franco-espagnole, se termine en disgrâce totale pour Hendaye: à la destruction de la ville et de ses archives, à la fuite de ses habitants, s’ajoute l’envasement du port de Belzenia.

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Comme sur cette dernière commune la Révolution de 1789 semble avoir glissé sur le bourg de Hendaye sans le marquer du fer rouge des atrocités, dont furent victimes plusieurs communes peu éloignées.

La vie politique étant, ici et à cette époque, dominée par la religion, la plus grande exaction, dont souffrit la population, fut l'application, en 1792, de la loi sur la Constitution civile du clergé.

Dominique Galbarret, enfant de Hendaye, curé de la paroisse Saint-Vincent depuis 1768, refusa de prêter le serment imposé et, à l'exemple de son confrère d'Urrugne, il s'exila.

 Il choisit Fontarabie tout proche d'où, bon pasteur, il put continuer à veiller sur son troupeau, administrant les Sacrements à ses paroissiens, qui venaient clandestinement jusqu'à lui.

Il était, en cette année 1792, à Ciboure, un prêtre assermenté, Dithurbide, que les commissaires du peuple avaient espéré pouvoir y imposer comme curé. C'était, de leur part, bien mal connaître la population, qui rendit l'existence tellement intolérable à ce malheureux curé, qu'il dut demander son changement. Il fut affecté à Hendaye, mais devant l'insuccès qu'il connut là encore, il n'y demeura guère plus d'un an. Quant aux autres conséquences des lois révolutionnaires, elless'effacèrent dès 1791 devant les menaces de la guerre, puis devant la guerre elle-même.

Dès après la signature du Concordat par Pie VII et Bonaparte, le curé Dominique Galbarret put rentrer de son exil, en 1803, et se consacrer à la reconstruction de l'église. Il ne disposait d'autres ressources que celles que lui offraient ses paroissiens désargentés et, cependant, quatre ans plus tard, il eut la joie de l'ouvrir de nouveau au culte.

Comme vestiges du passé il ne put conserver — et il reste encore — que l'écusson des rois de France et de Navarre, dont la moitié fut martelée pendant la Révolution, sur le linteau de la porte Sud ainsi que la croix de pierre dressée à l'extérieur, près de cette porte; elle provient sans doute de l'ancien cimetière.  (F)                                               

Rapport du Comité de salut public

sur les idiomes  (8 pluviôse an II: 27 janvier 1794)

Bertrand Barère de Vieuzac

 

Vers une autre extrémité de la République est un peuple neuf, quoique antique, un peuple pasteur et. .navigateur, qui ne fut jamais ni esclave ni maître, que César ne put vaincre au milieu de sa course triomphante dans les Gaules, que l'Espagne ne put atteindre au milieu de ses révolutions, et que le despotisme de nos despotes ne put soumettre au joug des intendants : je veux parler du peuple basque.

 Il occupe l'extrémité dés Pyrénées-Occidentales qui se jette dans l'Océan.

 Une langue sonore et imagée est regardée comme le sceau de leur origine et l'héritage transmis par leurs ancêtres. Mais ils ont des prêtres, et les prêtres se servent de leur idiome pour les fanatiser ; mais ils ignorent la langue française et la langue des lois de la République.

 Il faut donc qu'ils l'apprennent, car, malgré la différence du langage et malgré leurs prêtres, ils sont dévoués à la République qu'ils ont déjà défendue avec valeur le long de la Bidassoa et sur nos escadres.

 

 

 

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GUERRE DE LA CONVENTION 1789 et 1793

 

Capture

En novembre 1792, Carnot, par ordre de la Convention Nationale,  fait mettre en état de défense les ports de Hendaye et de Socoa :« ces places doivent être fournies     le plus tôt possible de munitions de bouche, telles que riz, viandes salées, etc. ».

 Quant aux commissaires, dont Lamarque, ils ordonnent qu'à dater de ce jour, 20 octobre An 1de la République, « il sera accordé une haute paye de 2 sols  par jour aux soldats, chasseurs et cavaliers cantonnés à Hendaye, Sare et Urrugne sur les observations, qui nous ont été faites, de la

cherté de la subsistance sur l'extrême frontière ».

L'arrière-campagne de la commune, tous les points stratégiques, les sommets des collines de Subernoa sont garnis d'ouvrages et de tranchées.

Mais la situation se gâte singulièrement avec la déclaration de guerre de la Convention à l'Espagne

 7 mars 1793.

 A ce moment, Hendaye était occupée par le 7è Bataillon de la Gironde comprenant trois cents hommes environ et par un effectif de 2.000 fantassins commandés par le général Duvergez.

 Ces troupes s'appuyaient, d'une part sur le fort d'Hendaye, et de l'autre sur la Redoute Louis XIV.

 En face, l'armée espagnole, forte de 22.000 hommes sous les ordres du général Caro, était disposée le long de la Bidassoa, de San Martial à Fontarabie. Le premier objectif des Espagnols, afin d'occuper les hauteurs qui descendent de la Rhune sur Urrugne et Ciboure, était de détruire le Fort d'Hendaye.

C'est le 23 avril 1793, par le

 << combat du camp d'Hendaye >>

 que s'ouvrit la campagne ; il est

ainsi appelé dans un récit du temps auquel nous emprunterons les précisions et détails

Le 23 avril,

Le 23 avril, ils ouvrirent le feu avec une telle violence, tant de Fontarabie que des collines qui, de la rive gauche, dominaient le fort, qu'au bout de peu de temps, le fort, l'église et la ville n'étaient plus qu'un monceau de ruines. A midi, les Espagnols s'emparaient du fort démantelé et à bout de munitions, tandis que la Redoute Louis XIV était prise à revers.

 Les Espagnols s'avancèrent jusqu'à Olette, mais ils y trouvèrent retranché le bataillon des Pyrénées ou chasseurs basques qui les battit et les repoussa au-delà de la frontière, mettant le siège devant Fontarabie qui se rendit aussitôt et fut incendiée

 le 25 avril 1793

,Sans que rien fit pressentir une attaque, un feu subit s'ouvre de Fontarabie sur Hendaye, alors que les habitants,sans méfiance, étaient plongés dans le sommeil ; la plupart d'entr'eux sont écrasés sous les décombres des maisons qui s'écroulent enflammées sous l'effet des bombes qui pleuvent sur la ville,

« une grêle de boulets,  et d'obus assaillit à la fois le camp, le fort et la redoute Louis-XIV.>>

 Cette explosion jeta le désordre parmi les Français et leur consternation fut au comble en voyant les habitants d'Andaye fuyant éplorés avec leurs femmes et leurs enfants, et cherchant à éviter les terribles projectiles qui détruisaient les maisons ».                                                        (N)

 et pour achever sa ruine, profitant du désordre inévitable qu'avait produit cette attaque inopinée, les Espagnols traversent la rivière et, par le moyen de torches, mettent le feu aux maisons que le bombardement n'avait pas atteintes.

A la nouvelle de cet événement, Reinier accourut avec ses troupes. L'ennemi à son tour, est refoulé sur l'autre rive, l'épée aux reins, par les Français qui se livrèrent, sur le sol espagnol, à des représailles.                                                                                                                    (N)

 

 

2 mai

Pourtant, tirant profit de l'incurie du général Servan qui, sous le prétexte de réorganiser ses troupes, avait ordonné l'évacuation d'Hendaye, les Espagnols reprirent l'offensive et, le 2 mai, entraient à Saint-Jean-de-Luz. Le 31 mai, un détachement venu de Béhobie occupait Hendaye qu'il acheva de détruire en y mettant le feu.

Les habitants s'étaient enfuis et beaucoup périrent de misère ; plusieurs furent rattrapés et emmenés en Espagne par les troupes. Ceux qui revinrent se virent contraints de prêter serment de fidélité au roi d'Espagne.

Le 4 Frimaire

 Le 4 Frimaire, la Convention, sur la proposition du Comité de Salut Public, décréta une allocation de 80.000 francs pour indemniser les citoyens hendayais. Suivant le rapporteur, les Espagnols font une guerre d'un nouveau genre : ils ont organisé des compagnies qu'ils appellent compagnies de voleurs ; lorsque l'artillerie a bombardé une ville, ils lancent ces compagnies armées de torches, et celles-ci incendient, pillent et égorgent hommes, femmes et enfants. Il est avéré que l'armée espagnole, dans sa marche en avant, détruisait toutes les maisons pour ne pas gêner les opérations.

Le 22 juin,

Le 22 juin, le générai Servan obligea de nouveau les ennemis à repasser la Bidassoa. Mais les deux armées, aussi mal organisées et équipées l'une que l’autre, les Espagnols ayant toutefois la supériorité du nombre, se tenaient mutuellement en respect le long de la rivière que, pendant un an, elles franchirent alternativement dans un sens ou dans l'autre, sans résultat décisif.

25 juillet 1794

La situation changea d'aspect lors de l'attaque d'ensemble lancée le 25 juillet 1794 par les soldats de la République, sous le commandement du général Muller épaulé à sa gauche par le général Moncey.

 1er août,

 L'armée espagnole était alors culbutée jusqu'à Oyarzun, tandis qu'une flotte improvisée s'emparait par surprise de Fontarabie, le 1er août, A leur tour, San Sébastian, Tolosa, Ondarroa et Vittoria tombaient sous les coups portés par Moncey.

en mars 1795, l'attaque française

Celui-ci, nommé commandant en chef en remplacement du général Muller, après un temps d'arrêt imposé par la mauvaise saison reprit, en mars 1795, son offensive en Biscaye.

 En juillet, il obligea les Espagnols à battre en retraite et à évacuer Bilbao et l'Alava. Il se disposait à investir Pampelune, lorsqu'il reçut, à San Sébastian, la visite du marquis d'Jranda, Simon d'Aragorry, qui, émigré de France, avait laissé à Hendaye un domaine placé sous séquestre dont il désirait récupérer la possession. C'était là le but avoué de sa démarche. Mais il était porteur d'une lettre du roi d'Espagne qui demandait la paix

 Cette  conquête relativemant facile, cette " occupation"compréhensive, méritent une  explication . Ce passage des troupes de la révolution souleva un intérêt non dissimulé

Cette guerre des Pyrénées a été occultée, contrairement à la guerre du Roussillon

Eugène Goyheneche écrit : Le centralisme Jacobin, le fanatisme politique  et religieux des révolutionnaires sont responsables de l'avortement d'un projet qui peut être eût changé le cours de l'histoire.

Une occasion manquée ?  

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Au début de la révolution le Capitaine Général de Guipúzcoa fait savoir au ministre Floridablanca que les femmes trafiquantes de comestibles qui faisaient l’aller-retour deux fois par semaine au marchés de Saint Jean de Luz, et de  Hendaye , facilitaient la contagion des idées révolutionnaires en Espagne; c’est vrai qu’il va y avoir beaucoup de francisés dans le Guipúzcoa et dans toutes les provinces basques.

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1795 Simon d'Aragorry, marquis d'Iranda, s'entremet à Saint-Sébastien pour la paix et à partir d'août le général Moncey ramène en France ses troupes de Bilbao.

1795. Simon d’Aragorry,  hendayais qui déploie ses affaires en France et en Espagne, et qui a été fait Marquis d’Iranda par Charles III d’Espagne, intervient pour obtenir la paix entre les deux pays qui concluent le Traité de Bâle, qui ouvre jusqu’en 1808 une alliance entre la France et l’Espagne face à la Grande Bretagne.

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Après ces batailles, Hendaye restait pantelant, palpitant encore après la mort. Presque toutes les maisons avaient été détruites par les projectiles ou par les incendies.

 De l'église ainsi que du fort il n'y avait plus que des ruines, dont la destruction fut parachevée

par deux compagnies envoyées à cet effet par les garnisons d'Irun et d'Oyarzun.

Quant aux habitants, les familles avaient fui, tandis que les hommes avaient été contraints, dès avril 1793, de s'engager dans la Légion des montagnes, celle des miquelets, créée pour l'enrôlement des basques français et espagnols: elle formait un bataillon avec six compagnies.

* Bref, la ruine était totale. 

La commune avait elle-même disparu en mars 1793 en tant

qu'entité administrative, son territoire ayant été de nouveau rattaché

à Urrugne. Elle recouvra vite son autonomie, à la fin de 1796

 dans le cadre du canton dont Urrugne demeura le chef-lieu jusqu'en 1802.

1796 le receveur des douanes est tué au cours d'une bagarre qui

l'opposa à 30 hommes armés ».

 

le port de Caneta n'est plus qu'une ruine


 

Et ce fut le traité de Bâle du 21 juillet 1795

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Ravagée par l'ennemi passant et repassant sur son territoire, Hendaye avait en outre perdu son autonomie administrative par une loi qui l'annexait à Urrugne. Cependant elle n'allait pas tarder à recouvrer celle-ci.                                                                                          (OG)

L'Espagne lance une contre-attaque et expulse de nouveau les Français.

Cependant, voyant qu'elle ne gagnait rien de la guerre et que la France était plus forte que ce qu'elle semblait, Manuel Godoy signe de façon séparée la paix de Bâle (1795).

En échange de l'arrêt des hostilités, l'Espagne reconnaît la République française , elle cède à la France la partie espagnole de l'île d'Hispaniola et les relations commerciales sont normalisées.

Pour la signature de ce traité Manuel Godoy reçut le titre de « prince de la Paix » (Príncipe de la Paz).

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La prise de Fontarabie mérite d'être rapportée, car elle fut d'une rare rapidité.

 Le 31 juillet, Lamarque, capitaine de gre­nadiers, à la tête d'une petite troupe, se présenta devant la place. Après un échange de quelques coups de feu et l'occupation d'un mamelon proche, il fit à l'ennemi une sommation ne lui accordant que six minutes pour se rendre.

 Le Conseil de Guerre, responsable de la défense, dut être terriblement affolé, car il y consentit aussitôt et constata seulement alors que 300 grena­diers avaient eu raison de 800 Espagnols soutenus par 50 bouches à feu

. Lamarque fut promu au grade d'adjudant-général, il le méritait bien.

La Convention rendit un décret portant que l'Armée des Pyrénées Occidentales avait bien mérité de la Patrie.

La paix revient, troublée seulement par des actes de brigandage et de vols comme en connut toute la France, pendant les guerres de l'Empire; le calme persistera relatif jusqu'en 1808, époque à laquelle Urrugne se reprit à voir défiler troupes et matériel .Restes du  vieux fort                                  (F)


Restes du  vieux fort 

milieu du XVII siècle.

 

 

 

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19 SIECLE

      HISTOIRES   DE   HENDAYE


3 ème TOME

 

Harrieta  171

 

SOMMAIRE

1815  Ier EMPIRE --RESTAURATIONS   HABITANTS  AGRANDISSEMENTS    -FERMES     --1831 PLAN PARCELLAIRE

 1830 MONARCHIE  de JUILLET --  CARLISME  1848--  2 ème REPUBLIQUE-- -

1856 traités de BAYONNE     1852-- 2 eme EMPIRE--1863 

  LE CHEMIN de FER -    1865 la MAIRIE

  1870 -GUERRE  FRANCO -   ALLEMANDE- de  1970--

 CANETA 1890  -  BAS-QUARTIER  3ème REPUBLIQUE  -

L'Arbre de la liberté-

 CHÂTEAU D'ABBADIE       VIDEO 

-LIEUX DE CULTE   HENDAYE VILLE --1887   1890

LOTI   1896 . Dernier et définitif agrandissement  de la Commune de Hendaye  les conflits politiques et religieux--1890-   SANATORIUM-

 

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APRES

LES GUERRES DE

1793 et de 1813

Hendaye mit de longues années à se relever de ses  ruines.

 Lors du passage de Wellington les habitants avaient fui, il ne restait plus que 50 personnes.

. En 1820 on ne comptait encore que 330 habitants.

 La ville de Hendaye n'existat plus, elle redevint pour quelques années un quartier d'Urrugne .

 

______________________

L'église ne fut rendue au culte que vers 1807. Elle nécessitait des réparations urgentes qui ne purent être exécutées qu'en 1831, faute de ressources de la commune.

 En vue de les augmenter, celle-ci obtint du gouvernement la ,concession de l'herbe des terrains du vieux Fort,

Au cours des dix années suivantes, la ville ne reprit que très

lentement un peu d'animation; les habitants de retour (ils n'étaient

encore que 330 en 1820) travaillèrent courageusement à relever les

ruines de leurs maisons.

Un détail est caractéristique de la pauvreté des cultivateurs de

la commune en 1822 : les militaires n'y recensent que 4 paires de

boeufs, 4 paires de vaches ainsi que 4 charrettes.

Il était, en 1799,45 bêtes à cornes.

 Telle était la dimension d'un dommage de la

guerre presque dix ans après !

 Pendant longtemps encore Hendaye n'exista plus.

 Que sont devenus les habitants de ce lieu ? demandait unvoyageur, en 1820, à un vieillard d'Hendaye assis en guenilles

sur quelques ruines.

 Les uns sont morts, dit le Labourdin, en se levant, quelques-

uns ont émigré, la guerre a disséminé le plus grand nombre,

les autres sont ensevelis dans le grand champ derrière l'église.

 Quel champ ? demanda l'interlocuteur.

Le Basque regarda fixement l'homme frivole qui ne l'avait

pas compris et, faisant du bras un geste solennel, il montra...

l'Océan.

 

Dans un autre ordre d'idées, voici ce qu'écrivait, plus tard,en 1834, M. Lacour :

 « Hendaye n'existe réellement que sur la carte ; elle n'offre que des décombres. Ses habitants sont dispersés, son industrie tuée. Je vois partout la dévastation, la solitude et le deuil.

Quelques rares maisons s'élèvent à travers ses rues désertes et au-dessus  ces pans de murs cachés sous le lierre qui se plaît à les tenir embrassés, On croit se promener au milieu de catacombes.

 

**********************************************

LE RENOUVEAU

 

Symboles  de la Liberté , les Maires et leur Conseil

Municipal  ont subi de nombreuses vicissitudes dans leur parcours en vue d'une plus grande autonomie.

Pour les cinq premier maires, les archives ayant été détruites par la guerre, nous ne savons rien pour le moment.

 Elles  sont revenues en 1826

_________

  Les MAIRES

_____________________

Martin Bidart (1796-1797) 

Etienne Lissardy (1797-1799)

Etienne Illaregui (1799-1800)

Etienne Pellot (1800-1801)

Martin Bidart (1801-1805

________________________________________

Etienne Pellot (1805-1826) 

Etienne Joseph Durruty (1826-1835)

Jean Baptiste Barrieu (1835-1842)

Etienne Joseph Durruty (1842-1847)

Martin Hiribarren 1847-1849)

Jean Henri Lalanne (1849-1850)

Jean Baptiste Ansoborlo (1850-1852)

Claude Deliot (1852-1853)

Henry Lalanne (1853-1855)

Joseph Lissardy (1855-1860)

Jacques Darrecombehere (1860-1864)

Martin Hiribarren (1864-1868)

Jean-Baptiste Dantin (1868-1871)

Antoine d’Abbadie 1871-1875)

Jean-Baptiste Dantin (1875-1876)

Jean-Baptiste Ansoborlo (1876-1888)

Auguste Vic (1888-1912)

Ferdinand Camino (1912-1919)

Jean Choubac (1919-1925)

Léon Lannepouquet (1925-1944)

André Hatchondo (1944-1947)

Philippe Labourdette (1947-1950)

Auguste Etchenausia (1950-1953)

Laurent Pardo (1953-1965)

Jean-Baptiste Errecart (1965-1981)

Raphaël Lassallette (1981-2001)

Kotte Ecenaro (2001-2008)

Jean-Baptiste Sallaberry (2008-2014)

Kotte Ecenaro (2014

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Et puis, Hendaye, lentement , se remit à vivre.

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PREMIER MAIRE

 

bidart 1

An 5 de la république

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 Directoire

2/9/1795  au 9/11/1799

Les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

Avec Thermidor (juillet 1794), la constitution instaurée le 22 août 1795 (5 fructidor), met en place les municipalités cantonales. Chaque commune élit dorénavant un agent municipal qui participe à l'administration de la municipalité cantonale. L'agent municipal passe sous l’autorité des "présidents des municipalités cantonales".

Coup d 'état du 18 brumaire 9/11/1799

 

lissardy

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Consulat

11/11/1799     18/5/1804

 

illaregui

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pellot

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Premier Empire

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bidart 2

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pellot 2

 

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premier empire 

En février et mars 1814 l’Empereur Napoléon défend ses possessions, contre toute l'Europe coalisée. Les Alliés finissent par arriver devant Paris tandis que Napoléon veut les arrêter à Saint Dizier Mais il arrive trop tard et doit se replier àFontainebleau.

Il charge son grand écuyer Caulincourt de négocier avec le tsar Alexandre 1er descendu chez Talleyrand, rue Saint-Florentin. Caulaincourt négocie une abdication en faveur du roi de Rome, fils de Napoléon, âgé de 3 ans. Le tsar n’y est pas opposé, mais apprenant la défection du maréchal Marmont, placé en avant-garde en Essonne, il impose l'abdication sans conditions de Napoléon, désormais à découvert, au Château de  Fontaibleau

Pour ne pas laisser une guerre civile se développer, Napoléon abdique après avoir vainement essayé de rallier les maréchaux

1et 2 restauration

 

La Restauration est une période de l'histoire de France comprise entre la chute du Premier Empire le 6 avril 1814 et la révolution des Trois Glorieuses du 29 juillet 1830. La Restauration consiste en un retour à la souveraineté monarchique, exercée dans le cadre d'une monarchie limitée par la Charte de 1814, sous les règnes de Louis XVIII et Charles X, frères de Louis XVI

Cette période est entrecoupée par les Cent-Jours du 20 mars au 22 juin 1815 pendant lesquels Napoléon reprit le pouvoir 

1815. Commence la reconstruction de Hendaye sous le mandat du maire Pellot cousin du corsaire. Le consensus antirévolutionnaire parcourt l’Europe après Waterloo.

1815   Ferdinand VII, roi d'Espagne, appuie Louis XVIII contre le retour en France de Napoléon 1er.

Le comte de Labisbal passe la Bidassoa le 27 août avec 15 000 Espagnols et se retire sans combats.

 1815. Une armée espagnole pénètre en France pour s’opposer à Napoléon

 

Le projet de reconstruction du Vieux Fort, après plusieurs atermoiements, avait été définitivement abandonné en 1820, sur avis du général Lamarque, qui considérait que cet ouvrage était incapable d'opposer le plus léger obstacle aux mouvements 

d'une armée ennemie.

La commune avait son territoire réduit à la surface occupée par le bourg et le bas quartier

 

 Le premier étage du clocher, en bon état, servait de mairie et d'école. Il fut endommagé par la foudre en 1836. Les services municipaux se transportèrent alors à la maison Imatz et y demeurèrent jusqu'au jour où, en 1865, fut construite une nouvelle mairie

La commune avait son territoire réduit à la surface occupée par le bourg et le bas quartier

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nombre

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courbe

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URRUGNE / HENDAYE

Pendant des siècles les deux bourgades se sont, en tout ou partie,confondues; leurs habitants ont vécu, dans la même foi, la même vie de travail, à la terre ou à la mer; ils ont connu les mêmes

événements. Longtemps, ils partagèrent la même histoire A lire ces deux histoires complémentaires, l'on trouve, en outre,le grand intérêt d'une comparaison d'actualité entre des réactionstrès différentes en face de ce qu'il est convenu d'appeler le progrès :Urrugne resté village basque, encore fidèle aux traditions, et Hendaye porté au rang de ville.Et l'on s'attarde à réfléchir, à savoir qui choisit le meilleur sort ? La réponse relève de la philosophie et non de l'histoire !                                     (F)                            

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HENDAYE

 

 Surmontée de trois harpons, deux en sautoir et un en pal,et accompagnée en chef d'une couronne royale accostée des lettres capitales H à dextre, E à sénestre.(Extrait de l'étude de Jacques Meurgey, cf. Bulletin n° 8, 1931, de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Bayonne.)

La couronne atteste la reconnaissance vouée par Hendaye au roi qui, en  1654, lui a accordé son érection en communauté.

Pour une raison inconnue, et depuis le 19 s. seulement, les harpons ont disparu du blason de la ville et la baleine a été remplacée par un dauphin, qui, ici, n'a aucune signification.

Cette erreur historique se double d'une ingratitude à l'égard des pêcheurs de baleine, qui furent à l'origine de la fortune ainsi que de la gloire de la cité. Il serait juste que l'une et l'autre soient

aujourd'hui réparées.

Il serait bien que le blason de Hendaye puisse ainsi retrouver sa place entre ceux de Biarritz et de Fontarabie, qui, depuis le 14 s. continuent à honorer, par le signe de la baleine et de harpons, les

marins, qui s'illustrèrent aux côtés des hendaiars ! (').

Remarquons la perpétuité, à travers plus de six siècles, du nom de Handaye ainsi écrit dans ce document comme il l'est aujourd'hui, à une voyelle près. Il a résisté à la déformation en Andaye, qui fut assez fréquemment adoptée aux 17ème et 18 ème s. par les géographes du roi ainsi que par deschroniqueurs et des militaires.

Autre remarque : dans ce manuscrit le H est aspiré ( hôpital de Handaye) ; il l'est encore dans les textes officiels et doit être ainsi dans les écrits ainsi que dans la prononciation sous peine de commettre l'erreur qui choque surtout dans certaines publicités.

A ce propos, nous devons une réponse aux très nombreux curieuxde l'étymologie du nom de leur ville, en basque Hendaia; ils ne sauraient exiger plus que des hypothèses, personne ne pouvant détenir la moindre certitude.

Les uns imaginent une explication dans handi-ibaia, grande rivière, les autres dans handi-aya-, grande pente. Pour notre part,le jeu des contractions tellement usuel dans la langue basque nous

amène à partir de: handi-ibia, grand passage à gué, dans la même ligne que Behereco-ibia, Béobie, le gué d'en-bas et que Ondarrabia, vieux nom de Fontarabie, le gué dans le sable !                          (F)

 

Les agrandissements successifs    


 

Hendaye a en 1806 295 habitants

 

1815 Ferdinand VII, roi d'Espagne, appuie Louis XVIII contre le retour en France de Napoléon 1er.

Le comte de Labisbal passe la Bidassoa le 27 août avec 15 000 Espagnols  

La commune avait son territoire réduit à la surface occupée par le bourg et le bas quartier

1820Le projet de reconstruction du Vieux Fort, après plusieurs atermoiements, avait été définitivement abandonné en 1820, sur avis du général Lamarque, qui considérait que cet ouvrage était incapable d'opposer le plus léger obstacle aux mouvements d'une armée ennemie.

 

1823Louis XVIII appuie Ferdinand VII contre les Cortes.Le duc d'Angoulême est envoyé par le roi son oncle avec 70 000 hommes au-delà de la Bidassoa, en avril, et repasse le pont de l'Ile des Faisans en novembre 1824

1823  Le pont de bateaux anglais est remplacé par un nouveau pont de bois à piles de pierre au passage de Béhobie, en 1823, et par le pont tout en pierre de 1856.

1823  En avril 1823, le Comte d'Artois, à la tête d'une armée levée pour secourir le Roi Ferdinand menacé par l'insurrection, entre à Irun aux acclamations de la population et occupe Fontarabie. Lorsque le 22 novembre, il revint en France, il franchit la rivière sur le pont de pierre et de bois qui venait d'être réparé et qu'il baptisa alors du nom de son fils, le Duc d'Angoulême

 1823 l’armée du Duc d’Angoulême traverse la Bidassoa pour aller en Espagne jusqu’à Cadix où il gagne la bataille du fort de Trocadéro «libérant » ainsi Ferdinand VII de la constitution qui lui a été « imposée » par la révolution libérale de 1820.

Lors de la première guerre carliste en Espagne durant les années 1833 à 1839  Hendaye reçoit quelques balles des soldats anglais qui aidaient l’armée libérale espagnole à déloger les carlistes de Fontarabie.

1826   En cette année, le maire, Etienne Pellot, est accablé par la perspective des travaux de reconstruction à entreprendre alors qu'il ne dispose que d'une seule recette, l'affermage de la jouissance des terres des Joncaux

 603 f par an, dont 500 f sont absorbés par les traitements du secrétaire de mairie (100 f), du maître d'école et du desservant  !

 Il n'est pas étonnant que dans de telles conditions l'administration et le partage de cet unique bien communal fassent l'objet d'un règlement très étudié et strict, dont un extrait résumé :

— Conformément à l'usage immémorial, tous les 8 ans, au mois de novembre, il sera procédé au renouvellement du partage en jouissance des terres Joncaux entre les habitants, chefs de famille, de cette commune classés en trois catégories :

ceux originaires ou alliés de la commune, c'est-à-dire y ayant des parents (ils sont 55 en 1835) ;

ceux propriétaires de maisons, ni originaires, ni alliés (ils sont 68 en 1835) •

les locataires ou métayers.

La répartition est faite au sort et par ordre de classe, le tirage commençant par le Grand Joncau et chaque ménage ne pouvant jamais avoir qu'un arpent (34 ares).

La jouissance est accordée moyennant :par an 9 f pour couvrir la dépense communale, 3 f par arpent.

Obligation de bonifier les terres au moyen, par arpent, de 4 gabarres de sable ou l'équivalent en engrais d'autre espèce et de vider les rigoles tous les deux ans.

Droit du maire à la jouissance gratuite d'un arpent, sans préjudice de son droit, à un second comme habitant de la commune. (Cette gratification, jugée illégale par le Préfet, lui fut retirée en 1857.)

Droit semblable accordé au garde-champêtre ainsi qu'au « mande- commun » ou valet de la mairie.

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Par la suite ce règlement ne subit d'autre modification que celle relative au mode d'attribution: bail à ferme en 1848, adjudication en 1857.

Si, dans ce chapitre, nous donnons la première place à ces terres, c'est non seulement parce qu'elles constituaient la seule ressource de la commune, mais aussi parce qu'elles furent à l'origine d'un litige, qui opposa Hendaye et Urrugne, pendant près de quarante ans, de 1830 à 1867.

En 1848,leur surface (26 hect. 55) était louée à 70 habitants

 En 1868, bien que d'autres ressources eussent apparu, cette location représentait 65 % des recettes communales

 Il est bien naturel dès lors que Hendaye se soit tellement acharné à la défense de ce bien et se soit peu inquiété de contredire le fabuliste affirmant que «c'est le fonds qui manque le moins !»

Un exposé de ce très long litige serait fastidieux, mais un résumé vaut d'en être fait parce que, d'une part, dans son issue favorable, Hendaye a trouvé le second stade de son expansion (et bien plus important que le premier en 1668), et que, d'autre part, il met en évidence la volonté de vivre et de grandir d'une commune jusqu'alors très pauvre.

1826  Reconsidérant la vie de la cité à notre point de départ, 1826, nous ne pouvons qu'admirer ses gestionnaires, leur art de tirer le meilleur parti de leurs maigres ressources du moment et rendre non moins hommage à l'énergie déployée par tous les habitants pour relever ces ruines dont le spectacle émut l'Impératrice encore en 1857, pour remettre en état les Joncaux, redresser les batardeaux, refaire les canaux, etc.

Combien ces ressources étaient faibles qui, outre la location des Joncaux, ne furent longtemps procurées que par l'adjudication (200 f par an) des herbes des glacis du Vieux-Fort ainsi que par la vente, fort rare d'ailleurs, de quelques petites parcelles de terrains vagues, quand une dépense exceptionnelle y contraignait !

 

 

 

 

 

 

 

etienne durruty 

Hendaye à env. 350 habitants

. En 1830, les dunes de la plage lui furent annexées. Mais elle avait perdu les Joncaux, rattachés sous la Révolution à Urrugne.  Cette île ne lui fut rendue que par la loi du 19 juin 1867.

 La superficie de la commune d'Hendaye passait ainsi à 228 hectares comprenant les maisons d'Otatx, Hinda, Ayzpurdi, Uristy. Larrun, Sascoénia, Ondaralxu et les dunes, et sa population de 617 à 918 habitants.

 Mais il subsistait deux anomalies : Hendaye restait séparée des Joncaux par une bande de terre d'un kilomètre de longueur qui suivait le cours de la Bidassoa depuis la pointe de Santiago jusqu'au pont de Béhobie.

 En outre, alors que le domaine d'Irandatz et le quartier de Zubernoa étaient à proximité du bourg d'Hendaye, ils dépendaient administrativement de celui-ci d'Urrugne, distant de plus de cinq kilomètres.

1830 Au moment de l'acquisition des dunes de mer, la commune d'Hendaye augmentée d'Ondarraïtz dépasse 300 habitants, avec un maire à la tête de son Conseil municipal.

 

1831 Plan de Hendaye ville dit plan Napoléon --seules les parcelles rouges sont construites.

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1856 traités de BAYONNE

.LES traités de Bayonne,

SUITE ET FIN

 DU TRAITE DES PYRENEES

conclus le 2 décembre 1856  le 14 avril 1862  et le 26 mai 1866

entre la France et l'Espagne faisant suite au Traité  des Pyrénées (signé le  (  signé le 7 novembre 1659 ) dont il précise certains points : il détermine plus précisément la frontière depuis l’embouchure de la Bidassoa jusqu’au point où confinent le département desBasses  Pyrénénées   l'Aragon et la Navarre ceci afin de remédier aux difficultés rencontrées depuis 200 ans. !

«  Napoléon  III  Empereur des Français, et Isabelle II reine des Espagnes, voulant consolider et  maintenir la paix et la concorde entre les populations , voulant consolider la paix et la concorde entre  les  deux Etats habitant la partie de la frontière qui s’étend depuis le sommet d’d'Analarra où confinent les départements des   Basses Pyrénées, de l' Aragon  et de la  Navarre, jusqu'à l’embouchure de la Bidassoa, dans la rade du Figuier, et prévenir à jamais le retour des conflits regrettables qui, jusqu'à l’ouverture des présentes négociations, ont eu lieu à de différentes époques sur plusieurs points de cette frontière par suite de l’incertitude qui a régné jusqu'à présent au sujet de la propriété de quelques territoires et de la jouissance de certains privilèges que les frontaliers des deux pays revendiquaient comme leur appartenant exclusivement, et jugeant que, pour atteindre ce but, il était nécessaire de déterminer, d’une manière précise, les droits des populations frontalières, et en même temps les limites des deux Souverainetés, depuis l’extrémité orientale de la Navarre jusqu’à la rade du Figuier, dans un traité spécial, auquel devront se rattacher plus tard les arrangements à prendre sur le reste de la frontière depuis le sommet d’Analarra jusqu’à la Méditerranée »

En 1856, la Convention signée à Bayonne et confirmée en 1859, précise que

la frontière sera exactement fixée, non plus au milieu de la rivière, mais au milieu du chenal le plus profond;

les eaux seront franco-espagnoles;

une Commission Internationale des Pyrénées sera instituée ayant pour tâche de régler tous les litiges. La France y sera représentée par le Commandant de la Station Navale de la Bidassoa;

4° le droit de pêche n'appartient, en toute exclusivité, qu'aux riverains.

En 1886, autre Convention qui, sans modifier le fond de la précédente, apporte quelques précisions; il en fut de même en 1894, 1906, 1924, 1954.

Entre-temps, en 1873, la Marine Nationale reçut l'ordre d'établir à Hendaye même une station navale, annexée à celle de Saint-Jean- de-Luz et chargée de la liaison avec celle de la Marine Espagnole en place à Fontarabie.

Tandis que, de 1873 à 1886, à Saint-Jean-de-Luz veillait « Le Chamois », aviso de flottille à roues,

 à Hendaye était basé « Le Congre », chaloupe à voile, qui fut renforcé, en 1883, par « La Fournie », chaloupe à vapeur.

 

De 1886 à 1910, la canonnière « Le Javelot » remplace les précédents avec l'appui de la chaloupe à moteur « Le Nautile », amarrée à Socoa.

 (Nous retrouverons l'une et l'autre au cours d'un incident plus loin rapporté.)

Le mât du « Javelot » se dresse aujourd'hui sur le terre-plein de la Station; tous les jours, les couleurs y sont hissées. Il y est conservé en souvenir du lieutenant de vaisseau qui, à deux reprises, commanda la Station, Julien Viaud, en littérature Pierre Loti.

 

Ce dernier y arriva au mois de décembre 1891 alors qu'il venait d'être élu, et non encore reçu, à l'Académie Française, ce qui ne manqua pas de poser aux maîtresses de maison, dont il était l'hôte, un terrible problème d'étiquette ! A qui donner la première place?

 A l'académicien elle revenait de droit, mais alors c'était reléguer au second rang les officiers supérieurs, dont Loti n'était qu'un subalterne, ainsi que les autorités officielles, le Préfet lui-même !

Il quitta ce commandement au début de l'année 1893 et le recouvra de mai 1896 à fin 1897.

Au cours de cette brève période Pierre Loti fut reconquis par le charme du pays de « Ramuntcho » qu'un instant, suivant son propre aveu, il avait bien cessé de goûter.

 De Rochefort, sa ville natale, il écrivait, en effet, à un ami au mois de décembre 1895 :

« Autrefois, j'étais un admirateur passionné de ce petit recoin du monde; j'en ai bien rabattu, mais j'aime encore ces montagnes de Guipuscoa, derrière lesquelles j'ai vu, pendant trois ou quatre ans de ma vie, se coucher le soleil. Il est donc possible que l'été prochain je revienne par là... »

Il y revint si bien que Hendaye devint sa résidence d'été de prédilection et qu'il y voulut mourir


 

second empire


Le Second Empire est le système constitutionnel et politique instauré en France le 2 décembre 1852 lorsque Louis-Napoléon Bonaparte, le Président de la République française, devient « Napoléon III, Empereur des Français ». Ce régime politique succède à la Deuxième République et précède la Troisième République.    

henri lalanne

Hendaye à env .427 habitants

 

Tandis que, de 1873 à 1886, à Saint-Jean-de-Luz veillait « Le Chamois », aviso de flottille à roues, à Hendaye était basé « Le Congre », chaloupe à voile, qui fut renforcée, en 1883, par « La Fourmie », chaloupe à vapeur.

De 1886 à 1910, la canonnière « Le Javelot » remplace les précédents avec l'appui de la chaloupe à moteur « Le Nautile », amarrée à Socoa.

 (Nous retrouverons l'une et l'autre au cours d'un incident plus loin rapporté.)

Le mât du « Javelot » se dresse aujourd'hui sur le terre-plein de la Station; tous les jours, les couleurs y sont hissées. Il y est conservé en souvenir du lieutenant de vaisseau qui, à deux reprises, commanda la Station, Julien Viaud, en littérature Pierre Loti.


Leurs commandants veillent à l'exécution du traité et règlent les différends de leur compétence qui peuvent se produire.

En ce qui concerne la pêche, à la saison du saumon et de l'alose, c'est-à-dire pendant les mois du printemps, et pour éviter les incidents entre pêcheurs français et espagnols, il fut décidé qu'ils pêcheraient à tour de rôle.

 Au coup de midi, à l'église d'Irun, un des stationnaires devait tirer un coup de canon et les

pêcheurs de sa nationalité pouvaient seuls pêcher jusqu'au coupde canon de l'autre stationnaire le lendemain à midi, et ainsi desuite. Le règlement de 1685 a été modifié à plusieurs reprises

notamment en 1856, 1857 et 1879.

 

joseph lisardy 2

 

 .1859 Par l'acte additionnel du 31 mars à Bayonne est mis en vigueur l'accord frontalier du châtelain d'Urtubie et 2 autres délégués communaux français avec ceux de la rive et de la Marine espagnoles, qui définit la commu­nauté d'usage sur la base du statut le plus privilégié, celui de Fontarabie.

 Sous réserve de mesures conservatoires des espèces, tous les riverains bénéficient exclusivement du droit de pêche, en particulier avec l'ancien privilège de la confrérie de San Pedro pour le rôle d'équipage des bateaux, et du libre prélèvement de sable et d'algues

LOTI

 

Ce dernier y arriva au mois de décembre 1891 alors qu'il venait d'être élu, et non encore reçu, à l'Académie Française, ce qui ne manqua pas de poser aux maîtresses de maison, dont il était l'hôte, un terrible problème d'étiquette ! A qui donner la première place?

 A l'académicien elle revenait de droit, mais alors c'était reléguer au second rang les officiers supérieurs, dont Loti n'était qu'un subalterne, ainsi que les autorités officielles, le Préfet lui-même !

Il quitta ce commandement au début de l'année 1893 et le recouvra de mai 1896 à fin 1897.

Au cours de cette brève période Pierre Loti fut reconquis par le charme du pays de « Ramuntcho » qu'un instant, suivant son propre aveu, il avait bien cessé de goûter.

De 1910 à 1914, la Station dispose de deux bâtiments: « Le Grondeur » et la chaloupe « Qui Vive », qui, après avoir rallié Brest et Rochefort, reprirent leurs places en 1915 et 1919.

De 1925 à 1949: une série de chasseurs et de vedettes portuaires, qui ne sont plus désignés que par des numéros.

Depuis : une pinasse à moteur, « L'Artha II ».

La Station Navale est, avant tout, le poste de commandement d'un capitaine de frégate, qui partage avec le commandant de la Station de Fontarabie le pouvoir d'arbitrer tous les litiges d'ordre maritime, en vertu des Conventions franco-espagnoles 

jacques darrecombehere

Hendaye à Env. 456 Habitants

 

 1860, la première idée lui vint d'endiguer la Bidassoa; à la vérité, elle lui fut suggérée par une lettre du Préfet, l'invitant « à s'inspirer de la pensée du Souverain de rendre productif les communaux incultes », dont le spectacle dut impressionner l'Empereur au cours de ses séjours à Biarritz et de ses nombreuses excursions dans notre région.

Le Conseil municipal alors délibère :« considérant qu'il existe dans la commune un terrain de plus d'un km de long sur 300 m de large (30 hect.) baigné par les mers et qui serait d'une prodigieuse fertilité s'il était conquis à l'agriculture en endiguant le chenal de la Bidassoa, considérant que ledit terrain avait attiré l'attention de l'Impératrice lors de sa visite en 1857 en demandant pourquoi on n'avait pas essayé de le livrer à l'agriculture,

les dispositions de ladite lettre impériale du 5 février 1860 fournissant les moyens de rendre ce sol productif, à défaut de ressources communales...

persuadé de l'immense avantage pécuniaire qu'en retirerait l'Etat et la commune,estime intéressant de faire étudier sérieusement cette question par MM. les Ingénieurs et la sollicitude de l'Administration. »

Ce projet ne tomba pas littéralement à l'eau ! faute d'être subventionné, il reprit forme bien plus tard, avec la grande différence qu'il entra dans le cadre de l'urbanisme et non plus de l'agriculture.

Deux faits devaient lui imprimer cette nouvelle forme: ce furent, d'abord, la vocation, s'affermissant, de Hendaye station balnéaire, puis la création de la ligne de chemin de fer Paris-Irun avec une gare internationale à Hendaye.

Ce que nous appelons aujourd'hui la plage, son boulevard ainsi qu'une zone atteignant une profondeur de 300 m environ, tout cela constituait alors « les dunes », que l'Etat conseillait de couvrir de plantations; de ces dernières il ne reste plus que de-ci de-là quelques genêts.

Mais les Hendayais ne s'attardèrent pas dans cette orientation. Ils préférèrent — et l'avenir leur donna combien raison ! — miser sur l'attraction de la mer et se préparer à recevoir les baigneurs, à l'exemple des autres plages de la Côte.

C'est à partir de 1854 que, sur la Côte, grandit l'affluence des baigneurs et des touristes, entraînés par l'exemple que leur offrirent l'Empereur et l'Impératrice.

Bien avant son mariage, alors qu'elle n'avait que 24 ans, Eugénie de Montijo était venue, en 1850, avec toute sa famille, séjourner, l'été, à Biarritz déjà centre d'attraction de la grande société espagnole.

Mariée en 1853, dès l'année suivante elle y revint régulièrement avec Napoléon III, même au cours de cette année,

Le pont du chemin de fer est construit sur l'ancien passage de Santiago en 1864.

La route provinciale d'Irun à Fontarabie, construite en 1865, est com­plétée par la route communale de Fontarabie à la Guadeloupe en 1885.

A Hendaye, le chemin de Belcénia à Ondarraïtz élargi en 1869 est repris en 1887 par le pont de Belcénia et le boulevard de la plage avec 600 mètres de digue de mer.

 

1862Avant le jugement du tribunal d'arrondissement de Bayonne rendant à

Hendaye les Joncaux retenus par Urrugne, et lui ajoutant tous les terrains

 d'alluvions jusqu'à la mer, la commune compte plus de 600 habitants. La cour d'appel départementale des Basses-Pyrénées confirme..

         

 

martin hiribarren 

Hendaye à env 617 habitants

 

L'une des causes de ce développement réside dans une des causes de ce développement réside dans le prolongement jusqu'à Irun de la ligne de chemin de fer de Bordeaux à Bayonne et dans l'ouverture de la gare internationale, en 1864 

 Dès lors surgit aux alentours de celle-ci un quartier qui ne cessa de s'étendre, rejoignant le bourg tant le long de la voie ferrée que par Irandatz. De plus, les facilités ainsi créées pour le transport des marchandises donnèrent naissance à des industries nouvelles : fabrique de chocolat, conserves alimentaires, sans omettre de mentionner la liqueur d'Hendaye dont M. Paulin Barbier venait de reprendre, l'exploitation. A ces activités locales, Hendaye ajouta plus tard, sous la direction de la famille Mauméjean, une fabrique de vitraux et de céramiques dont le renom artistique a franchi les limites de notre région et jusqu'aux frontières de notre pays. 

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L'Arrivée de Hendaye Plage

Une première tentation leur vint, en 1861, d'aliéner le terrain de la baie de Chingoudy; elle leur fut offerte par un spéculateur aussitôt repoussé comme tel 

. A ce dernier motif le Conseil municipal ajouta qu'il lui paraissait inopportun d'examiner une proposition quelconque, car « dans un avenir prochain, une concurrence s'établira évidemment pour l'acquisition de ce terrain et, alors seulement, il pourra y avoir des avantages réels pour la commune ». 

Pour cette raison plusieurs demandes d'acquisition de parcelles situées sur les dunes sont refusées de 1862 à 1867.

Une seule exception : en 1862, la vente de 12 ares, à 30 f l'are, « sur les dunes de la côte près la ruine de l'ancienne chapelle Sainte-Anne pour y bâtir une maison et un jardin d'agrément, au profit de Mr Didelin, professeur de dessin à Aire ». Ce maître en prospective autant qu'en perspective s'inscrit certainement en tête des bâtisseurs des villas en bordure de la plage !

 

 

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1830 MONARCHIE de JUILLET

 

 

 

monarchie de juillet 

Proclamée le 9 août 1830 après les émeutes dites des « Trois Glorieuses », la monarchie de Juillet (1830-1848) succède en France à la Restauration. La branche cadette des Bourbons, la maison d'Orléans, accède alors au pouvoir.

Louis-Philippe Ier n'est pas sacré roi de France mais intronisé roi des Français.

 Son règne, commencé avec les barricades de la Révolution de 1830, s'achève en 1848 par d'autres barricades, qui le chassent pour instaurer la Seconde République.

La Monarchie de Juillet, qui a été celle d'un seul homme, marque en France la fin de la royauté.

 1833-1839. Première guerre carliste en Espagne, Hendaye essuie quelques balles perdues et reçoit quelques vaincus carlistes.

 1834 Don Carlos (V).passe sur la Bidassoa par Maya, le 10 juillet, pour rejoindre Zumalacarregui et se faire reconnaître roi d'Espagne.

 1836, lorsque la foudre tomba sur l'église et fendit du haut en bas le clocher, qui, dans sa tour, abritait, au premier étage, la salle de la mairie avec ses archives, servant aussi d'école. Tout dut être évacué et transféré en face, dans la maison Imatz.

 La superficie de la commune d'Hendaye passait ainsi à 228 hectares comprenant les maisons d'Otatx, Hinda, Ayzpurdi, Uristy. Larrun, Sascoénia, Ondaralxu et les dunes, et sa population de 617 à 918 habitants. ,.

 La superficie de la commune d'Hendaye passait ainsi à 228 hectares comprenant les maisons d'Otatx, Hinda, Ayzpurdi, Uristy. Larrun, Sascoénia, Ondaralxu et les dunes, et sa population de 617 à 918 habitants.

 Mais il subsistait deux anomalies : Hendaye restait séparée des Joncaux par une bande de terre d'un kilomètre de longueur qui suivait le cours de la Bidassoa depuis la pointe de Santiago jusqu'au pont de Béhobie.

 En outre, alors que le domaine d'Irandatz et le quartier de Zubernoa étaient à proximité du bourg d'Hendaye, ils dépendaient administrativement de celui-ci d'Urrugne, distant de plus de cinq kilomètres.

 Il faudra attendre un décret d'octobre 1896 pour voir disparaître ces anomalies. Désormais, le territoire d'Hendaye se rapprochait sensiblement de ses limites naturelles :

Dès  1836 .Hendaye souffre de quelques balles perdues lors de la première guerre carliste en Espagne quand des soldats anglais aident l’armée libérale espagnole à déloger de Fontarabie les forces carlistes qui voulaient comme roi, l’anti libéral Charles (Vème de son nom pour ses partisans)  à la place d’Isabelle II, fille de Ferdinand VII, frère puiné de Charles.

En 1836, la ville de Fontarrabie est attaquée pendant les guerres carlistes par un corps expéditionnaire britannique

Ces soldats anglais en prenant des bains de mer et de soleil étonnent la population des deux cotés de la Bidassoa qui croyaient malsaines ces pratiques

.1839 Don Carlos (V) prétend à la couronne d'Espagne contre la régente Marie- Christine.

Désarmé par l'accord de Vergara, Don Carlos repasse la Bidassoa avec quelques milliers de partisans  

jean baptiste barrieu

 

Hendaye à env ..400 habitants


Le premier étage du clocher, en bon état, servait de mairie et d'école. Il fut endommagé par la foudre en

1836, lorsque la foudre tomba sur l'église et fendit du haut en bas le clocher, qui, dans sa tour, abritait, au premier étage, la salle de la mairie avec ses archives, servant aussi d'école. Tout dut être évacué et transféré en face, dans la maison Imatz.

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 La superficie de la commune d'Hendaye passait ainsi à 228 hectares comprenant les maisons d'Otatx, Hinda, Ayzpurdi, Uristy. Larrun, Sascoénia, Ondaralxu et les dunes, et sa population de 617 à 918 habitants.

 Mais il subsistait deux anomalies : Hendaye restait séparée des Joncaux par une bande de terre d'un kilomètre de longueur qui suivait le cours de la Bidassoa depuis la pointe de Santiago jusqu'au pont de Béhobie.

 En outre, alors que le domaine d'Irandatz et le quartier de Zubernoa étaient à proximité du bourg d'Hendaye, ils dépendaient administrativement de celui-ci d'Urrugne, distant de plus de cinq kilomètres.

 Il faudra attendre un décret du 14 octobre 1896 pour voir disparaître ces anomalies. Désormais, le territoire d'Hendaye se rapprochait sensiblement de ses limites naturelles : partant du cimetière de Béhobie, passant à proximité des maisons Maillarrenia, Erreca, Oriocoborda, Mentaberry qu'elles laissent en dehors, ces limites suivent le cours du ruisseau Mentaberry jusqu'à Haiçabia.

 La superficie de la commune d'Hendaye passait ainsi à 228 hectares comprenant les maisons d'Otatx, Hinda, Ayzpurdi, Uristy. Larrun, Sascoénia, Ondaralxu et les dunes, et sa population de 617 à 918 habitants

  •  Don Carlos ( V prétend à la couronne 'Espagne  contre la régente Marie-Christine. Désarmé par l'accord de Vergara Don Carlos repasse la Bidassoa avec quelques milliers de ses partisans

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LE CARLISME

La Croix de Bourgogne,

drapeau traditionnel des carlistes

LE CARLISME        

Le carlisme est un mouvement politique légitimiste apparu dans les années 1830 qui revendique le trône d'Espagne pour une branche alternative des Bourbons . De tendance conservatrice et anti-libérale, il est à l'origine de trois guerres civiles qui déchirent le XIX siècle espagnol et marquent profondément le pays.

La première civile eut lieu de  1833 à 1840

la seconde de 1846 à 1849

la troisième de 1872 à 1876

Elles   eurent leur importance dans la vie quotidienne des  hendayais

 

1834 Don Carlos (V).passe sur la Bidassoa par Maya, le 10 juillet, pour rejoindre Zumalacar- regui et se faire reconnaître roi d'Espagne.

 

, 1839 Don Carlos (V) prétend à la couronne d'Espagne contre la régente Marie- Christine.

Désarmé par l'accord de Vergara, Don Carlos repasse la Bidassoa avec quelques milliers de

partisans 

  1841. L’Essor d’Irun commence. En cette année la construction en Espagne de l’état-nation fait d’Irun le siège d’une des principales douanes espagnoles et de ce fait le développement des activités administratives, commerciales et industrielles est garanti car de l’autre coté de la Bidassoa se trouve le marché européen en expansion.

 

1845 Fontarrabie La loi municipale générale supprime tous les statuts particuliers avec effet au 1er janvier 1848.

 La population de Fontarrabie passe à 3 000 âmes.

etienne joseph durruty

 

Hendaye à env.470 habitants

 

Deuxième guerre carliste (1846-1849)

Pratiquement limitée à la Catalogne, elle n’est en réalité qu’une lutte de guérillas sans grande transcendance.

Troisième guerre carliste (1872-1876)

La troisième Guerre Carliste débute en 1872 et se déroule principalement sur les territoires du Pays Basque, de Navarre et de Catalogne. La restauration des Borbons par le biais d’Alphonse XII entraîne, peu après, l’affaiblissement du carlisme et mène à la fin de la guerre en 1876.

 La fin de cette Troisième Guerre Carliste, avec la défaite des Carlistes traditionalistes, entraîne l’abolition des Fueros en Alava, Bizkaia et Gipuzkoa et l'incorporation de ces trois territoires aux autres provinces de l’État.

A chaque guerre, de nombreuses familles navarraises, viendront se réfugier à Hendaye et  y resteront

martin hibarren

 

Hendaye à  438 habitants en 1846

 

1847,Déjà, en 1847  la faveur des bains de mer incitait le Préfet à ordonner aux municipalités de la Côte de prendre « des mesures pour que, chaque année, il ne soit pas constaté des accidents et souvent des malheurs.

Des enfants, de grandes personnes même se jettent à la mer pour se baigner; enlevés par les vagues, ils périssent faute de secours, victimes de leur imprudence.

 Il serait à désirer que, dans chacune des localités dont le territoire est baigné par la mer, le maire pût envoyer sur la côte aux heures où l'on se baigne habituellement un ou deux bons nageurs avec mission de veiller sur les baigneurs, soit en leur indiquant les dangers qu'ils pourraient courir, soit en leur portant au besoin secours ou tout au moins qu'il y eût le plus souvent sur la côte quelque préposé qui interdira de s'y baigner, s'il n'est d'autre sûreté possible ».

 

deuxieme republique

 

La Deuxième République, aussi appelée Seconde République, est le régime politique de la France du 24 février 1848, date de la proclamation provisoire de la République à Paris, jusqu'au sacre de Louis-Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1852, sacre amorcé - jour pour jour l'année précédente - par un coup d'État. Elle fait suite à la Monarchie de Juillet et est remplacée par le Second Empire.

 

jean henry lalanne

Hendaye à env. 466  habitants en 1851

 

 

jean baptiste ansorborlo

 

Hendaye à  env .. 470 habitants

 

claude delio 2

1851. Création de la Commission de délimitation des Pyrénées pour établir les frontières entre La France et l’Espagne.

1854  C'est à partir de 1854 que, sur la Côte, grandit l'affluence des baigneurs et des touristes, entraînés par l'exemple que leur offrirent l'Empereur et  l'Impératrice.

Bien avant son mariage, alors qu'elle n'avait que 24 ans, Eugénie de Montijo était venue, en 1850, avec toute sa famille, séjourner, l'été, à Biarritz déjà centre d'attraction de la grande société espagnole.

Mariée en 1853, dès l'année suivante elle y revint régulièrement avec Napoléon III, même au cours de cette année, 1856, où elle mit au inonde le Prince Impérial, événement que Hendaye célébra fastueusement

. A Biarritz, Eugénie se baignait sur la grande plage; souvent, elle aimait venir excursionner par ici, marquant une particulière prédilection pour Béhobie et Hendaye.

Cette vogue de Biarritz devait naturellement exciter l'envie des Hendayais d'autant plus que, plus près encore, Ciboure commençait à s'organiser pour l'accueil des baigneurs.

1854. La municipalité de Hendaye devient propriétaire du vieux fort moyennant la somme de 500 francs.

 Les restes du fort serviront de carrière pour les particuliers et pour les travaux publics.

 

 

incident de peche

Les Intérêts commerciaux entre  l'Espagne et la France que, même pendant les guerres si

fréquentes entre ces deux nations, il se faisait des traités de commerce entre ces localités. Les députés français et espagnols se réunissaient dans l'île des Faisans et convenaient de tous les articles de ces traités qu'on appelait« de bonne correspondance ».

 Ces traités étaient ensuite ratifiés par les rois. Ainsi, pendant toute la durée des hostilités, les relations commerciales continuaient au grand profit de Hendaye qui assurait les échanges. Ces traités s'appliquaient aussi aux relations par mer. Le premier dont on ait trouvé trace porte la date

du 29 octobre 1353. Il y en eut beaucoup d'autres par la suite jusqu'au XVIIIe siècle.

La mer, il paraît superflu de le dire, a toujours joué un grand rôle dans l'existence des Hendayais, qu'ils fussent marins ou pêcheurs. Le régime incertain des eaux de la Bidassoa n'ayant jamais

permis d'y créer un port, les marins s'enrôlaient sur des navires équipés par les armateurs de Bayonne ou de Saint-Jean-de-Luz

Quant aux pêcheurs qui étaient le plus grand nombre, ils pêchaient avec des embarcations en mer ou sur la rivière.

Mais l'accord ne régnait pas toujours entr'eux et les pêcheurs espagnols. Les incidents étaient fréquents et se terminaient souvent d'une manière tragique. Voici la relation d'une affaire qui montre combien les rapports pouvaient être tendus entre les riverains des deux nations.

Les Espagnols prétendaient que la rivière leur appartenait sur toute sa largeur. Partant de ce principe et au mépris des revendications françaises, l'alcade de Fontarabie vint, le 23 janvier

1617, jusque sur le rivage d'Hendaye, à la poursuite d'un "malfaiteur", étant porteur de son bâton de justice (1). Arrêté à son tour, avec les bateliers qui le conduisaient, il fut envoyé par les autorités d'Hendaye au gouverneur de la province, M. de Gramont, qui les emprisonna à Bayonne jusqu'à ce qu'une enquête eut été faite.

Mais, avant qu'elle fut terminée, les Espagnols, usant de représailles, arrêtèrent et emprisonnèrent plusieurs pêcheurs français qui naviguaient paisiblement sur les eaux de la Bidassoa.

Ils firent plus ; ils saisirent trois navires de Saint-Jean-de-Luz armés pour la pêche à la baleine qui, à cause du mauvais temps, s'étaient réfugiés dans la baie de Fontarabie.

L'affaire se compliquait. Le comte de Gramont signala la situationau roi Louis XIII qui traita la question par voie diplomatique.

Il donna l'ordre de relâcher les Espagnols contre remise des prisonniers français. Cet échange eut lieu le 4 mai 1617.

Mais, au moment où les pêcheurs français libérés abordaient sur la côte d'Hendaye, le château de Fontarabie leur envoya, en guise d'adieu, une volée de dix coups de canon. Personne heureusement ne fut blessé par ces décharges ; mais l'une d'elles endommagea sérieusement le clocher de l'église.

Cette nouvelle affaire donna lieu à une seconde enquête suivie de longues conférences internationales dont le siège fut, comme toujours, l'île des Faisans. Les délégués français et espagnols n'avaient pas encore pu se mettre d'accord, lorsque les négociations pour la paix des Pyrénées commencèrent le 13 août 1659. Mazarin et don Luis de Haro abordèrent aussi la question de la Bidassoa, mais elle ne fut pas suivie d'une solution immédiate. Les négociations se poursuivirent entre d'autres plénipotentiaires et se terminèrent par un traité signé le 9 octobre 1685 et qui reconnaissait des droits égaux aux habitantsdes deux rives de la rivière.                                                                                  (N)

 Aujourd'hui encore, en Guipuzcoa, le bâton est l'insigne des alcades

et des agents de police.                                                (n) 

Depuis cette époque un stationnaire français et un stationnaire espagnol séjournent en permanence dans la Bidassoa. Leurs commandants veillent à l'exécution du traité et règlentles différends de leur compétence qui peuvent se produire. En ce qui concerne la pêche, à la saison du saumon et de l'alose, c'est-à-dire pendant les mois du printemps, et pour éviter les incidents entre pêcheurs français et espagnols, il fut décidé qu'ils pêcheraient à tour de rôle. Au coup de midi, à l'église d'Irun, un des stationnaires devait tirer un coup de canon et lespêcheurs de sa nationalité pouvaient seuls pêcher jusqu'au coup de canon de l'autre stationnaire le lendemain à midi, et ainsi desuite. Le règlement de 1685 a été modifié à plusieurs reprises notamment en 1856, 1857 et 1879.

 Plus récemment de nouvelles conventions ont modifié cette situation et rendu la pêche librepour tous et en tous temps dans la Bidassoa 

1856  Reprenant l'accord de 1685, un traité de délimitation de frontières fut signé avec l'Espagne le 2 décembre 1856, L'art. 9 stipulait que, depuis Chapitelacoarria, un peu en-dessous d'Enderlaza, jusqu'à l'embouchure de la Bidassoa, la frontière suivait le milieu du cours principal, sans changer la nationalité des îles, celle de la Conférence restant indivise entre les deux nations. La navigation, le commerce et la pêche sont déclarés libres sur les eaux de la Bidassoa (art 29 et 21)

. Tout barrage est désormais interdit (art. 23 et 24). Le pont de Béhobie, reconstruit à frais communs, appartiendra aux deux nations (art. 26).

 L'éponge était ainsi passée sur de longs siècles de querelles ou de violences ; les deux peuples voisins pouvaient désormais vivre côte à côte. Il est vrai que, la pêche n'étant pour ainsi dire plus pratiquée par les Hendayais, les motifs de discussion avaient à peu près disparu. Il est vrai aussi, que, du côté espagnol, on a eu à enregistrer souvent la violation des règlements frontaliers et qu'il n'est pas rare de voir, la canonnière française donner la chasse aux pêcheurs espagnols en maraude dans les eaux françaises.                         (OG )

 

1856.Le Traité des Limites -ou de Bayonne de 1856 qui fait suite au Traité des Pyrénées à jours alternés.

 

Les riverains des deux cotés ont les mêmes droits de navigation et de pêche qu’ils pratiqueront à jours alternés. Avec postériorité deux petits canons seront placés l’un dans le « puntal » de Fontarabie, l’autre dans la Station Navale de Hendaye pour signaler chaque jour, de février à la fin juillet, le tour de l’une ou l’autre rive,  l’heure officielle étant l’heure de l’horloge de l’église du Juncal d’Irun.

Des couleurs spécifiques distingueront les bateaux  des villes riveraines -blanc et bleu pour ceux de Hendaye-

Les nasses sont supprimées.

dernière nasse, unique, démolie et rachetée à Fontarabie par traité.

de 1659, précise  que la Bidassoa  constitue la frontière entre La France et lEspagne à partir de son embouchure et jusquà Endarlatza - où confluent les Pyrénées Atlantiques, lAragon et la Navarre- la ligne qui divise les deux états étant  située au centre du courant principal du cours deau.

Le Traité stipule aussi que les riverains des deux cotés de la Bidassoa frontalière ont les mêmes droits de navigation et de pêche quils pratiqueront

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18 février 2014

LE CHEMIN de FER -

 

1863

chemin de fer 

 


  

 

La Douane


Le train venant de Madrid arrive à Hendaye


le buffet

et de la Bidassoa !

L'ouverture de la ligne de chemin de fer de Paris à Madrid a été le signal de la renaissance de cette petite localité qui, depuis les guerres du Premier Empire, n'avait fait que végéter. Non seulement les formalités de douane pour le passage des marchandises d'un pays à l'autre, mais aussi leur transbordement,conséquence de la différence de voiesen France et en Espagne, amenèrent beaucoup d'étrangers qui se fixèrent à Hendaye, en même temps qu'un nombre élevé

d'employés de chemin de fer. C'est alors que commença à se former le quartier dit de la gare.

A l'origine, c'est-à-dire en 1857 on ne savait pas encore ce que donneraient les chemins de fer. Beaucoup, parmi les personnes les plus éclairées, ne pensaient pas qu'ils dussent prendre une extension aussi considérable que celle qu'ils ont prise. Les résultats de l'expérience n'ont pas tardé à lever les doutes et à

montrer que la conséquence de ce nouveau mode de transport a été une véritable transformation de la vie sociale. Depuis cette époque, le trafic de la gare d'Hendaye a beaucoup varié

Le tonnage expédié par cette gare en 1913 a été de 199.000 tonnes ; celui de l'année 1932 a atteint 390.581 tonnes par suite de diverses circonstances et en particulier des suivantes. Ces dernières années, en raison de nouveaux tarifs douaniers et d'accords entre les compagnies de Chemins de fer, un très gros trafic d'oranges s'est créé entre l'Espagne, la France et certains pays du Nord qui en recevaient une petite quantité auparavant. Pour s'en faire une idée, il suffira de citer quelques chiffres concernant  l'année considérée, c'est-à-dire 1932. Il a été expédié d'Hendaye, venant d'Espagne, 32.000 wagons transportant 146.000 tonnes d'oranges et ayant rapporté aux compagnies françaises 42 millions de francs. On conçoit qu'un semblable trafic justifie l'emploi de beaucoup de monde. Le nombre des commissionnaires en douane, qui est  habituellement d'une cinquantaine, atteint 105 pendant la campagne  des oranges et chacun emploie une moyenne de trois commis.Le transbordement nécessite 60 équipes de manoeuvres à  hommes chacune, soit 300 personnes, sans compter les journaliers  permanents évalués à une centaine d'hommes. Le personnel fixe de la gare est de 300 hommes ; celui de la Douane de 120.  Il faut dire que tout ce monde n'habite pas Hendaye ; beaucoupvivent à Irun. On n'en peut pas moins évaluer à 600 ou 700 le  nombre de personnes dont la présence est justifiée par le trafic transitant par la gare d'Hendaye. On voit donc l'influence considérable que sa création a eue sur la renaissance de cette ville.'( N)


Cependant il ne faudrait pas conclure de ce qui précède qu'Hendaye n'a été une localité de transit que depuis la création du chemin de fer . Sa situation sur la frontière l'a mise en relations, à toutes les époques, avec les villes voisines de la France et de l'Espagne entre lesquelles elle servait d'intermédiaire. Les intérêts commerciaux en jeu étaient si importants que, même pendant les guerres si fréquentes entre ces deux nations, il se faisait des traités de commerce entre ces localités. Les députés français et espagnols se réunissaient dans l'île des Faisans et convenaient de tous les articles de ces traités qu'on appelait « de bonne correspondance ». Ces traités étaient ensuite ratifiés par les rois. Ainsi, pendant toute la durée des hostilités, les relations commerciales continuaient au grand profit d'Hendaye qui assurait les échanges. Ces traités s'appliquaient aussi aux relations par mer. Le premier dont on ait trouvé trace porte la date du 29 octobre 1353. Il y en eut beaucoup d'autres par la suite jusqu'au XVIIIe siècle.( N )


Pont sur le chemin de fer sera détruit. lors la constuction de Zubi Etan

 

 

 

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1865   Napoléon III et l'impératrice Eugénie Isabelle II et le roi Françoisd'Assise

pour l'ouverture officielle du chemin de fer sur la Bidassoa, échangent des visites les 9 et 11 septembre à Saint-Sébastien et Biarritz, où la chapelle N.-D. de la Guadeloupe est inaugurée au Palais.

Louis 1" et la reine de Portugal font leur visite inaugurale le 10 octobre à Biarritz.

Napoléon et Eugénie avaient déjà visité Fontarabie sur le vapeur « Le Pélican » en septembre 1856, et l'île des Faisans les 18 août 1854 et 29 septembre 1861, avant et après la construction du monument commémoratif.

Il est compréhensible qu' Urrugne, conservant la nostalgie d'une souveraineté qui, jusqu'au XVIIe s., s'étendait de la Nivelle à la Bidassoa, ait cherché à épuiser, jusqu'à leur extrême limite, toutes les ressources, tous les recours possibles auprès de la Justice.

Il est même naturel, et bien dans la manière paysanne, qu'après avoir perdu plusieurs procès et appels, la municipalité ait cherché un ultime refuge dans la force d'inertie, tardant, par exemple, au maximum, à accomplir les formalités administratives auxquelles la loi l'assujettissait !

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 Hendaye Plage



  ECHECS SUCCESSIFS DES PROMOTEURS  


Une première tentation leur vint, en 1861, d'aliéner le terrain de la baie de Chingoudy; elle leur fut offerte par un spéculateur aussitôt repoussé comme tel

 A ce dernier motif le Conseil municipal ajouta qu'il lui paraissait inopportun d'examiner une proposition quelconque, car « dans un avenir prochain, une concurrence s'établira évidemment pour l'acquisition de ce terrain et, alors seulement, il pourra y avoir des avantages réels pour la commune ».

Pour cette raison plusieurs demandes d'acquisition de parcelles situées sur les dunes sont refusées de 1862 à 1867.

Une seule exception : en 1862, la vente de 12 ares, à 30 f l'are, « sur les dunes de la côte près la ruine de l'ancienne chapelle Sainte-Anne pour y bâtir une maison et un jardin d'agrément, au profit de Mr Didelin, professeur de dessin à Aire ». Ce maître en prospective autant qu'en perspective s'inscrit certainement en tête des bâtisseurs des villas en bordure de la plage

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Un autre mouvement d'expansion de la population et d'activité des affaires se porta du côté de la plage. Jusqu'alors, tant parce que la pratique des bains de mer n'était pas répandue à cause des difficultés d'accès seul un étroit chemin longeant la baie de Chingoudy reliait le bourg aux dunes l'exploitation de la plage n'avait tenté personne. Et même après l'élargissement de ce chemin d'accès en 1869, personne n'osait encore se lancer dans une entreprise qui paraissait hasardeuse.

L'exploitation de la plage se résuma tout d'abord dans l'installation d'un établissement de bains

 

jacques darrecombehere

Hendaye à env 456 habitants


1860, la première idée lui vint d'endiguer la Bidassoa; à la vérité, elle lui fut suggérée par une lettre du Préfet, l'invitant « à s'inspirer de la pensée du Souverain de rendre productif les communaux incultes », dont le spectacle dut impressionner l'Empereur au cours de ses séjours à Biarritz et de ses nombreuses excursions dans notre région.

Le Conseil municipal alors délibère :« considérant qu'il existe dans la commune un terrain de plus d'un km de long sur 300 m de large (30 hect.) baigné par les mers et qui serait d'une prodigieuse fertilité s'il était conquis à l'agriculture en endiguant le chenal de la Bidassoa, considérant que ledit terrain avait attiré l'attention de l'Impératrice lors de sa visite en 1857 en demandant pourquoi on n'avait pas essayé de le livrer à l'agriculture,

les dispositions de ladite lettre impériale du 5 février 1860 fournissant les moyens de rendre ce sol productif, à défaut de ressources communales...

persuadé de l'immense avantage pécuniaire qu'en retirerait l'Etat et la commune,estime intéressant de faire étudier sérieusement cette question par MM. les Ingénieurs et la sollicitude de l'Administration.  

Ce projet ne tomba pas littéralement à l'eau ! faute d'être subventionné, il reprit forme bien plus tard, avec la grande différence qu'il entra dans le cadre de l'urbanisme et non plus de l'agriculture. 

Deux faits devaient lui imprimer cette nouvelle forme: ce furent, d'abord, la vocation, s'affermissant, de Hendaye station balnéaire, puis la création de la ligne de chemin de fer Paris-Irun avec une gare internationale à Hendaye.

 

Ce que nous appelons aujourd'hui la plage, son boulevard ainsi qu'une zone atteignant une profondeur de 300 m environ, tout cela constituait alors « les dunes », que l'Etat conseillait de couvrir de plantations; de ces dernières il ne reste plus que de-ci de-là quelques genêts.

 

Mais les Hendayais ne s'attardèrent pas dans cette orientation. Ils préférèrent et l'avenir leur donna combien raison ! miser sur l'attraction de la mer et se préparer à recevoir les baigneurs, à l'exemple des autres plages de la Côte.

 

C'est à partir de 1854 que, sur la Côte, grandit l'affluence des baigneurs et des touristes, entraînés par l'exemple que leur offrirent l'Empereur et l'Impératrice.

 

Bien avant son mariage, alors qu'elle n'avait que 24 ans, Eugénie de Montijo était venue, en 1850, avec toute sa famille, séjourner, l'été, à Biarritz déjà centre d'attraction de la grande société espagnole.

 

Mariée en 1853, dès l'année suivante elle y revint régulièrement avec Napoléon III, même au cours de cette année,

 

Le pont du chemin de fer est construit sur l'ancien passage de Santiago en 1864.

 

La route provinciale d'Irun à Fontarabie, construite en 1865, est com­plétée par la route communale de Fontarabie à la Guadeloupe en 1885.

 

A Hendaye, le chemin de Belcénia à Ondarraïtz élargi en 1869 est repris en 1887 par le pont de Belcénia et le boulevard de la plage avec 600 mètres de digue de mer.

 

1862Avant le jugement du tribunal d'arrondissement de Bayonne rendant à

Hendaye les Joncaux retenus par Urrugne, et lui ajoutant tous les terrains

 d'alluvions jusqu'à la mer, la commune compte plus de 600 habitants. La cour d'appel départementale des Basses-Pyrénées confirme..

 

1863  Le premier train direction France-Irun arrive à Hendaye le 22 octobre 1863, et le premier train Madrid-Paris arrive à Hendaye le 15 août 1864

martin hiribarren

Hendaye à env 617 habitants

 

1864   Mais, par-dessus tout, comme nous l'avons déjà dit, 1864 marque une date capitale dans l'histoire de Hendaye parce qu'elle est celle du prolongement jusqu'à la gare internationale de cette ville de la ligne de chemin de fer Paris-Bayonne. Cet événement eut une répercussion considérable sur les vies économique et politique de la cité.

L'afflux de fonctionnaires (douanes, police, etc.), d'employés de la C" de Chemin de Fer du Midi, l'implantation de nouveaux commerçants, qui devait normalement s'ensuivre, accrûrent la population à un rythme très rapide, la doublant en dix ans, la triplant en vingt ans. Cette invasion ne pouvait qu'altérer profondément le caractère du pays. 

 Les Basques furent submergés par cette vague d'étrangers à la région.

 Aussi grand et amical que fût l'attachement que ces derniers marquèrent pour leur nouvelle petite patrie, il était fatal qu'ils eûssent, surtout dans les domaines politique et religieux, des réactions différentes de celles qui étaient inspirées par de vieilles traditions 

 Le fait est particulièrement manifeste au cours des années suivantes. 

Dans un registre des archives municipales nous trouvons la réconfortante vue qu'offrait Hendaye à la fin de la période traitée dans ce chapitre :

« On voit alors les ruines disparaître, les maisons s'élever, le commerce s'établir et la prospérité naître où naguère végétaient pariétaires (plantes, qui poussent dans les murs) et orties. On pourrait dire que la commune renaît de ses cendres comme le Phénix ! »___ 

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1865 un château-observatoire, conçu par Viollet-le-Duc, commence à sortir de terre dans le lieu jusqualors connu comme Aragorry qui avait été acheté par le savant et voyageur Antoine dAbbadie qui donnera son nom à ce lieu.

 

1865   Napoléon III et l'impératrice Eugénie Isabelle II et le roi Françoisd'Assise

pour l'ouverture officielle du chemin de fer sur la Bidassoa, échangent des visites les 9 et 11 septembre à Saint-Sébastien et Biarritz, où la chapelle N.-D. de la Guadeloupe est inaugurée au Palais.

Louis 1" et la reine de Portugal font leur visite inaugurale le 10 octobre à Biarritz.

Napoléon et Eugénie avaient déjà visité Fontarabie sur le vapeur « Le Pélican » en septembre 1856, et l'île des Faisans les 18 août 1854 et 29 septembre 1861, avant et après la construction du monument commémoratif

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Un autre mouvement d'expansion de la population et d'activité des affaires se porta du côté de la plage. Jusqu'alors, tant parce que la pratique des bains de mer n'était pas répandue à cause des difficultés d'accès seul un étroit chemin longeant la baie de Chingoudy reliait le bourg aux dunes l'exploitation de la plage n'avait tenté personne. Et même après l'élargissement de ce chemin d'accès en 1869, personne n'osait encore se lancer dans une entreprise qui paraissait hasardeuse.

L'exploitation de la plage se résuma tout d'abord dans l'installation d'un établissement de

de bains édifié en 1877 au-dessous du monticule où se dresse actuellement le Nid Marin. C'était une construction en planches comportant une trentaine de cabines avec un restaurant-buvette, que je revois dans mes souvenirs d'enfance, car il ne disparut que vers 1913, lors du prolongement de la digue vers les Deux Jumeaux.

1865 un château-observatoire, conçu par Viollet-le-Duc, commence à sortir de terre dans le lieu jusqualors connu comme Aragorry qui avait été acheté par le savant et voyageur Antoine dAbbadie qui donnera son nom à ce lieu.

 

1865   Napoléon III et l'impératrice Eugénie Isabelle II et le roi Françoisd'Assise

pour l'ouverture officielle du chemin de fer sur la Bidassoa, échangent des visites les 9 et 11 septembre à Saint-Sébastien et Biarritz, où la chapelle N.-D. de la Guadeloupe est inaugurée au Palais.

Louis 1" et la reine de Portugal font leur visite inaugurale le 10 octobre à Biarritz.

Napoléon et Eugénie avaient déjà visité Fontarabie sur le vapeur « Le Pélican » en septembre 1856, et l'île des Faisans les 18 août 1854 et 29 septembre 1861, avant et après la construction du monument commémoratif

Un autre mouvement d'expansion de la population et d'activité des affaires se porta du côté de la plage. Jusqu'alors, tant parce que la pratique des bains de mer n'était pas répandue à cause des difficultés d'accès — seul un étroit chemin longeant la baie de Chingoudy reliait le bourg aux dunes — l'exploitation de la plage n'avait tenté personne. Et même après l'élargissement de ce chemin d'accès en 1869, personne n'osait encore se lancer dans une entreprise qui paraissait hasardeuse.

L'exploitation de la plage se résuma tout d'abord dans l'installation d'un établissement

de bains édifié en 1877 au-dessous du monticule où se dresse actuellement le Nid Marin. C'était une construction en planches comportant une trentaine de cabines avec un restaurant-buvette, que je revois dans mes souvenirs d'enfance, car il ne disparut que vers 1913, lors du prolongement de la digue vers les Deux Jumeaux.


 
1865 Le premier étage du clocher, en bon état, servait de mairie et d'école.
 Il fut endommagé par la foudre en 1836. Les services municipaux se transportèrent alors à la maison Imatz et y demeurèrent jusqu'au jour où, en 1865, fut construite une nouvelle mairie

LA MAIRIE

1865


Depuis 1865 la nouvelle Mairie partage ses locaux avec l'école des garçons.Dans une salle de celle_çi était l'école de musique.En 1920 une nouvelle école sera construite au vieux fort

1865.

La commune avait son territoire réduit à la surface occupée par le bourg et le bas quartier

 

 

Conflits politico religieux 

 

 1865, le curé, le maire et son conseil municipal avaient unanimement demandé au Père Cestac, fondateur du Refuge d'Anglet, l'envoi de Servantes de Marie. Il en vint aussitôt trois, qui prirent en charge l'école des filles.

Tout alla très bien jusqu'au jour où le maire s'acharna à leur chercher noise et à demander leur départ sous les prétextes les plus fallacieux

. Il prétextait, par exemple, l'insuffisance de leur enseignement, ce à quoi l'inspecteur d'académie répondait que leur école était une des meilleures du département !

Mais il fut une .force plus puissante et, en 1880, les Sœurs durent abandonner l'école communale.

 L'opposition demeura vive, en particulier celle d'Antoine d'Abbadie, qui la manifestera encore huit ans plus tard.

Comme le conseil municipal lui avait rappelé qu'il ne tenait plus son engagement de verser, chaque année, un don de 100 f destiné à l'amortissement des intérêts d'un emprunt, il répondit : « ainsi je proteste contre la laïcisation de l'école; faites-moi un procès », ce dont on se garda bien ! Et l'on fit même très bien, car, sans davantage de rancune, Antoine d'Abbadie ajouta à ses bienfaits le cadeau d'une source dont la commune avait le plus grand besoin; en retour, celle-ci le gratifia du suprême honneur en son pouvoir traduit par la citation : « A bien mérité de la Ville de Hendaye. »

Quant aux familles chrétiennes, très attachées à la liberté de l'enseignement, elles firent les sacrifices nécessaires pour conserver les Soeurs. Dès la rentrée suivante, celles-ci ouvraient une école dans une maison louée et, en 1884, les familles pouvaient mettre à leur disposition une nouvelle construction, qui leur permit d'ouvrir une école maternelle.                                                                 ( F )

Limites d'Urrugne, Hendaye, Biriatou

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S'ils étaient avides d'accroître leur aire, c'est parce que les Hendayais pressentaient la fortune qui devait leur venir de la force d'attraction de la frontière, de la mer, ainsi que de la seule beauté du site.

Pour garder les Joncaux ils avaient beau jeu de pouvoir se référer à la donation de Louis XIV, d'autant plus que celle-ci leur accordait également l'exclusivité du droit de passage de la Bidassoa en face de l'hôpital Saint-Jacques.

 Pour le reste, ils arguaient simplement du peu d'intérêt qu'apparemment la municipalité d'Urrugne portait au secteur de leurs environs (chemins mal entretenus, etc.)

. Ils faisaient non moins valoir la peine qu'éprouvaient les gens du quartier de Subernoa pour se rendre à la mairie d'Urrugne, distante de 7 km, pour l'accomplissement des formalités et démarches auprès de leurs autorités officielles.

D'un autre côté, il est compréhensible qu' Urrugne, conservant la nostalgie d'une souveraineté qui, jusqu'au XVIIe s., s'étendait de la Nivelle à la Bidassoa, ait cherché à épuiser, jusqu'à leur extrême limite, toutes les ressources, tous les recours possibles auprès de la Justice.

Il est même naturel, et bien dans la manière paysanne, qu'après avoir perdu plusieurs procès et appels, la municipalité ait cherché un ultime refuge dans la force d'inertie, tardant, par exemple, au maximum, à accomplir les formalités administratives auxquelles la loi l'assujettissait !

1866. Le Conseil Municipal, pour mettre fin à certains abus, fixe le prix du passage de Caneta à Fontarabie sur le bac utilisé à cet effet

1867 Au moment du décret consacrant cette augmentation cadastrale, les Hendayais du territoire et les nouveaux amenés par le chemin de fer sont plus de 900, autour d'une mairie neuve de 1865.

1867. Agrandissement du territoire de la Commune de Hendaye. « Pour  des raisons géographiques, religieuses, de police et de citoyenneté » la superficie comprise entre une ligne verticale qui partait de l’actuelle église Ste. Anne de la plage et rejoignait le boulevard de l’Empereur, la rue d’Irandatz et celle du commerce actuelles à la Gare et de celle-ci au Joncaux longeant la Bidassoa, cesse d’appartenir à Urrugne et devient hendayaise.

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Agrandissement de la commune de Hendaye aux dépens d’Urrugne

 qui perd la plage, les terrains de la Gare et la rive qui va de la Gare à Béhobie.

 

 Comme déjà dit, l'issue favorable d'un long procès avec Urrugne, en 1867, le gain d'une notable superficie, n'avaient pas apaisé la soif d'expansion de Hendaye.

 1867, au terme de plusieurs procès et même d'une pétition, qui fut directement adressée par les habitants à l'Empereur, Napoléon III, Hendaye arrachait à Urrugne 195 hectares.

L'affaire commença en 1830 par une initiative du Service du Cadastre (Contributions Directes) qui, dans un but de simplification, et certainement aussi parce que considérant que ce bourg n'était plus que ruine, proposa que, de nouveau, Hendaye ainsi que les Joncaux soient rattachés à Urrugne.

A Urrugne comme à Hendaye l'unanimité se fit pour repousser cette velléité, du moins contre une fusion totale,

 Urrugne faisant remarquer que sa voisine constituait une paroisse distincte. L'Administration n'insista pas sur ce point, mais, en dépit de la vigoureuse réaction des Hendaiars, elle persista à vouloir inscrire les terres des Joncaux dans le cadastre d'Urrugne.

Dès lors, l'Administration se heurta jusqu'en 1867 à onze municipalités, affirmant toutes successivement avec une égale ténacité leur volonté absolue, non seulement de sauvegarder la plénitude du territoire communal, mais, plus encore, d'obtenir son extension.

Il est compréhensible qu' Urrugne, conservant la nostalgie d'une souveraineté qui, jusqu'au XVIIe s., s'étendait de la Nivelle à la Bidassoa, ait cherché à épuiser, jusqu'à leur extrême limite, toutes les ressources, tous les recours possibles auprès de la Justice.

Il est même naturel, et bien dans la manière paysanne, qu'après avoir perdu plusieurs procès et appels, la municipalité ait cherché un ultime refuge dans la force d'inertie, tardant, par exemple, au maximum, à accomplir les formalités administratives auxquelles la loi l'assujettissait !

Dès cette même année, le conseil municipal « plantait un jalon » pour obtenir davantage, c'est-à-dire le rattachement intégral des quartiers de Subernoa et de Santiago. Il y avait là, en effet, en particulier aux abords de la gare, une enclave appartenant à Urrugne et qui séparait même Hendaye de ses terres des Joncaux.

Au début sa réclamation se fait très douce :

« Non, Hendaye ne demande pas une annexion violente! Elle est comme une mère qui ne cherche pas de nouveaux enfants, mais qui est prête à accueillir ceux qui librement veulent venir à elle ! »

Et ses arguments ne manquent pas. Le plus fort est celui qui repose sur l'ancienne existence de la paroisse de Subernoa. Ainsi, en réclamant « la consécration administrative de ce qui existait religieusement », le conseil municipal ne fait rien d'autre que se conformer à la règle la plus antique, les paroisses ayant toujours présidé à l'institution des communes.

Hendaye plaide non moins la topographie, la difficulté éprouvée par les habitants de ce quartier de Subernoa pour se rendre à la mairie d'Urrugne, suivre les annonces légales, y accomplir les actes d'état civil, etc. Les employés de la gare sont particulièrement victimes de cet éloignement...

D'autres raisons se rapportent à l'avenir.

Tout éloigne d'Urrugne, est-il affirmé, et porte vers Hendaye les habitants de ces quartiers; ils en sont, en particulier, distraits par le nouveau courant commercial créé par la gare. Et le plaidoyer s'achève sur une vue de l'avenir: Hendaye, devenu station balnéaire florissante quand une bonne route aboutira à la plage : au reste, l'industrie y prospère depuis que les Hendayais ont retrouvé la recette de la fameuse eau-de-vie...

Suit l'argument de choc !

« Sa Majesté l'Empereur a donné 10 000 f pour la construction de cette route (celle qui part du château de Mr Antoine d'Abbadie et aboutit à la gare) et il semble vraiment que le Souverain en personne ait désigné du doigt aux habitants de ce quartier qu'ils devaient associer leurs destinées à celles des Hendayais. »

Ensuite, le ton de la plaidoirie devient plus aigu; Urrugne est accusé de ne pas veiller à l'entretien du chemin que M. A. d'Abbadie avait fait construire à ses frais, aboutissant au bourg de cette commune. Il n'est cependant d'intransigeance de la part de ces fins renards, qui veulent bien « accepter d'accorder aux habitants d'Urrugne toujours et à perpétuité toutes les facilités nécessaires pour aller chercher des engrais à la mer ». Ils n'avaient évidemment pas pu prévoir la valeur qui est aujourd'hui celle du varech dans l'emploi qu'en fait l'industrie.

Sans se lasser, à plusieurs reprises, au fil des ans, Hendaye réitère sa demande d'annexion, en dépit de la non moins constante obstruc­tion d'Urrugne, et quand il n'y eut plus d'Empire, c'est la République qu'elle implore en termes aussi émouvants et toujours avec le précieux soutien d'Antoine d'Abbadie.

Finalement, une fois encore, la victoire se porte à ses côtés; le décret du 14 octobre 1896 lui vaut le gain de 495 hectares. Ces der­niers couvraient les secteurs liés à son expansion ainsi qu'à sa fortune : au bord de la mer, la zone s'étendant de Sainte-Anne à la baie de Haiçabia, y compris donc le    château d'Aragorry, propriété d'Abbadie, la plage dans toute sa longueur, au Sud la bande de terre s'étalant de la gare au cimetière de Béhobie, le long de la Bidassoa, sans aucune solution de continuité.

Bref, Hendaye cessait d'être hanté par le spectre d'Urrugne à ses portes, à 200 m de sa place publique et d'avoir à subir son voisinage au bord de la mer, jusqu'à Sainte-Anne. N'accuse-t-elle pas cette commune, en 1893, d'avoir loué une partie des dunes à un groupe de Hendayais «désireux de faire échec à l'établissement de bains de Hendaye et qui ont construit une baraque avec quelques cabines» ?

La ville trouvait ses limites actuelles, définitives (peut-être ?) et sa population atteignait 2 100 habitants

 Il lui fallut bien, en définitive, subir celle du 19 février 1867, qui consacrait le triomphe de la cause des Hendayais emportant un trophée de 195 hectares.

 La surface de leur ville était portée à 228 hectares et sa population à 918 habitants (gain de 180 hectares).

Comme nous le verrons plus loin, cette défaite d'Urrugne ne fut pas sans lendemain, car, pour autant, Hendaye demeurait inassouvi ! 

1867 Au moment du décret consacrant cette augmentation cadastrale, les Hendayais du territoire et les nouveaux amenés par le chemin de fer sont plus de 900, autour d'une mairie neuve de 1865.

1867. Agrandissement du territoire de la Commune de Hendaye. « Pour  des raisons géographiques, religieuses, de police et de citoyenneté » la superficie comprise entre une ligne verticale qui partait de l’actuelle église Ste. Anne de la plage et rejoignait le boulevard de l’Empereur, la rue d’Irandatz et celle du commerce actuelles à la Gare et de celle-ci au Joncaux longeant la Bidassoa, cesse d’appartenir à Urrugne et devient hendayaise.

1867. Agrandissement de la commune de Hendaye aux dépens d’Urrugne qui perd la plage, les terrains de la Gare et la rive qui va de la Gare à Béhobie

 1867, au terme de plusieurs procès et même d'une pétition, qui fut directement adressée par les habitants à l'Empereur, Napoléon III, Hendaye arrachait à Urrugne 195 hectares.

L'affaire commença en 1830 par une initiative du Service du Cadastre (Contributions Directes) qui, dans un but de simplification, et certainement aussi parce que considérant que ce bourg n'était plus que ruine, proposa que, de nouvel Hendaye ainsi que les Joncaux soient rattachés à Urrugne.

A Urrugne comme à Hendaye l'unanimité se fit pour repousser cette velléité, du moins contre une fusion totale,

 Urrugne faisant remarquer que sa voisine constituait une paroisse distincte. L'Administration n'insista pas sur ce point, mais, en dépit de la vigoureuse réaction des Hendaiars, elle persista à vouloir inscrire les terres des Joncaux dans le cadastre d'Urrugne.

Dès lors, l'Administration se heurta jusqu'en 1867 à onze municipalités, affirmant toutes successivement avec une égale ténacité leur volonté absolue, non seulement de sauvegarder la plénitude du territoire communal, mais, plus encore, d'obtenir son extension.

Tiréedu sein d'Urrugne en 1654 la commune de Hendaye vit sa croissance marquée par plusieurs dates :

en 1668, elle sort du premier âge; un cadeau royal accroît

son espace vital;

— de 1793 à 1814, temps de grande souffrance et de destruction;

en 1864, la création de la gare internationale donne à la vie

de la cité une très nette impulsion;

— en 1867, son territoire s'enrichit d'un important prélèvement

sur la commune d'Urrugne;

— en 1896, autre arrachement, qui, s'ajoutant aux terrains

gagnés sur la mer, donne à la commune son importance actuelle, et

peut-être définitive ?

— l'étape finale vit naître son satellite, Hendaye-Plage.

1867 Comme déjà dit, l'issue favorable d'un long procès avec Urrugne, en 1867, le gain d'une notable superficie, n'avaient pas apaisé la soif d'expansion de Hendaye

Dès cette même année, le conseil municipal « plantait un jalon » pour obtenir davantage, c'est-à-dire le rattachement intégral des quartiers de Subernoa et de Santiago. Il y avait là, en effet, en particulier aux abords de la gare, une enclave appartenant à Urrugne et qui séparait même Hendaye de ses terres des Joncaux.

Au début sa réclamation se fait très douce :

« Non, Hendaye ne demande pas une annexion violente! Elle est comme une mère qui ne cherche pas de nouveaux enfants, mais qui est prête à accueillir ceux qui librement veulent venir à elle ! »

Et ses arguments ne manquent pas. Le plus fort est celui qui repose sur l'ancienne existence de la paroisse de Subernoa. Ainsi, en réclamant « la consécration administrative de ce qui existait religieusement », le conseil municipal ne fait rien d'autre que se conformer à la règle la plus antique, les paroisses ayant toujours présidé à l'institution des communes.

Hendaye plaide non moins la topographie, la difficulté éprouvée par les habitants de ce quartier de Subernoa pour se rendre à la mairie d'Urrugne, suivre les annonces légales, y accomplir les actes d'état civil, etc. Les employés de la gare sont particulièrement victimes de cet éloignement...

D'autres raisons se rapportent à l'avenir.

Tout éloigne d'Urrugne, est-il affirmé, et porte vers Hendaye les habitants de ces quartiers; ils en sont, en particulier, distraits par le nouveau courant commercial créé par la gare. Et le plaidoyer s'achève sur une vue de l'avenir: Hendaye, devenu station balnéaire florissante quand une bonne route aboutira à la plage : au reste, l'industrie y prospère depuis que les Hendayais ont retrouvé la recette de la fameuse eau-de-vie...

Suit l'argument de choc !

« Sa Majesté l'Empereur a donné 10 000 f pour la construction de cette route (celle qui part du château de Mr Antoine d'Abbadie et aboutit à la gare) et il semble vraiment que le Souverain en personne ait désigné du doigt aux habitants de ce quartier qu'ils devaient associer leurs destinées à celles des Hendayais. »

Ensuite, le ton de la plaidoirie devient plus aigu; Urrugne est accusé de ne pas veiller à l'entretien du chemin que M. A. d'Abbadie avait fait construire à ses frais, aboutissant au bourg de cette commune. Il n'est cependant d'intransigeance de la part de ces fins renards, qui veulent bien « accepter d'accorder aux habitants d'Urrugne toujours et à perpétuité toutes les facilités nécessaires pour aller chercher des engrais à la mer ». Ils n'avaient évidemment pas pu prévoir la valeur qui est aujourd'hui celle du varech dans l'emploi qu'en fait l'industrie.

Sans se lasser, à plusieurs reprises, au fil des ans, Hendaye réitère sa demande d'annexion, en dépit de la non moins constante obstruc­tion d'Urrugne, et quand il n'y eut plus d'Empire, c'est la République qu'elle implore en termes aussi émouvants et toujours avec le précieux soutien d'Antoine d'Abbadie.

Finalement, une fois encore, la victoire se porte à ses côtés; le décret du 14 octobre 1896 lui vaut le gain de 495 hectares. Ces der­niers couvraient les secteurs liés à son expansion ainsi qu'à sa fortune : au bord de la mer, la zone s'étendant de Sainte-Anne à la baie de Haiçabia, y compris donc le château d'Aragorry, propriété d'Abbadie, la plage dans toute sa longueur, au Sud la bande de terre s'étalant de la gare au cimetière de Béhobie, le long de la Bidassoa, sans aucune solution de continuité.

Bref, Hendaye cessait d'être hanté par le spectre d'Urrugne à ses portes, à 200 m de sa place publique et d'avoir à subir son voisinage au bord de la mer, jusqu'à Sainte-Anne. N'accuse-t-elle pas cette commune, en 1893, d'avoir loué une partie des dunes à un groupe de Hendayais «désireux de faire échec à l'établissement de bains de Hendaye et qui ont construit une baraque avec quelques cabines» ?

La ville trouvait ses limites actuelles, définitives (peut-être ?) et sa population atteignait 2 100 habitants

 

 

jb dantin

 

1868  Isabelle II d'Espagne quitte Saint-Sébastien pour s'exiler en France le 30 septembre.

1869. La construction d’un chemin de Belzenia à Ondarraitz, est proposée par la mairie pour concurrencer la plage de Saint Jean de Luz

 

 

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1870 Guerre / CANETA / l'Arbre de la liberté

guerre franco allemande

 

Appelée guerre franco-prussienne, opposa le Second Empire français au royaume de Prusse et ses alliés (allemands). Le conflit marqua le point culminant de la tension entre les deux puissances, résultant de la volonté prussienne de dominer toute l'Allemagne qui était alors une mosaïque d'États indépendants. La défaite entraîna la chute de l'Empire Français et 1870 la perte pour le territoire français de l'« Alsace-orraine

NAPOLEON III ET BISMARCK

 


 

médaille des vétérans de 1970

Capture03

Campagne 1870 / 1871

 

En 1870, année de guerre, il n'est question que de la mobilisation de la garde nationale, de l'accueil des blessés et de l'installation d'une ambulance servie par les religieuses.

Et, s'il est une progression, c'est dans une direction bien inattendue, celle de la contrebande, dont la forme nouvelle contraint le maire à intervenir auprès des alcades d'Irun et de Fontarabie « pour qu'ils l'aident à y mettre bon ordre ».

« A bord d'embarcations, des individus, qui jusqu'ici passaient à volonté d'une nationalité à l'autre, débitent du tabac, du sucre et surtout une eau-de-vie fabriquée par eux-mêmes, qui empoisonne le corps des pères et même des mères de famille, des jeunes gens et jeunes filles et des enfants attirés par les bas prix » !

La conclusion se veut pathétique : s'il est vrai que la santé et la moralité y perdent, l'Etat et le commerce local ne sont pas moins atteints dans leurs bénéfices !

1871. Projet d’urbanisation de la plage de Hendaye présenté par l’ingénieur Dupouy.

Etablissements de bains, hôtels, casino et construction des villas étaient prévus. Le projet n’aura pas de suite.

 

troisieme republique

 

La Troisième République est le régime politique de la France de 1870 à 1940.

La Troisième République est le premier régime français à s'imposer dans la durée depuis 1789. En effet, après la chute de la monarchie française, la France a expérimenté, en quatre-vingts ans, sept régimes politiques : trois monarchies constitutionnelles, deux républiques et deux Empires. Ces difficultés contribuent à expliquer les hésitations de l'Assemblée nationale, qui met neuf ans, de 1870 à 1879, pour renoncer à la royauté et proposer une troisième constitution républicaine.

 1879, pour renoncer à la royauté et proposer une troisième constitution républicaine.


maison Anatol

 

En 1871, la ville obtient sa poste

et cesse d'être tributaire de celle de Béhobie

Dès 1871, le Conseil municipal dresse un vrai plan d'urbanisme englobant l'ensemble de la cité et de la plage, « la plus belle du monde ! » L'objectif n'est pas modeste : Hendaye doit surclasser Biarritz et Saint-Jean-de-Luz ! Il est prévu qu'aux cabines en planches, installées sur les dunes, doivent succéder « des établissements attrayants, hôtels, cafés, théâtre, casino, jardins; une voie ferrée à établir à travers la baie et sur laquelle, en la belle saison, circuleront des omnibus, entraînés par la vapeur, entre le vieux port et la plage; des terrains horizontaux propres à la grande culture, au jardinage et à l'industrie aussi bien qu'à la fondation de villas...; l'alignement des rues du village, l'adoucissement des pentes, la création de trottoirs, la plantation de promenades ombreuses, l'établissement d'une distribution d'eau avec fontaines publiques, la substitution à la tour massive et informe de l'église d'un clocher svelte et élégant, entouré de galeries, accessible aux visiteurs ».

Il est remarquable que ce plan a été conçu par des hommes, qui étaient simplement d'esprit pratique, animés de bon sens et parfaitement capables d'imaginer la conversion de leur « village » en ville et dans tous ses impératifs.

Ce ne manquera pas d'étonner en ces temps où un projet de cet ordre ne saurait avoir d'existence légale que s'il a été engendré par des spécialistes officiellement institués, puis a subi, avec succès, l'épreuve de multiples commissions ainsi que des barrages dressés sur la voie... hiérarchique qui relie la commune à Paris !    (N

En 1873, les vols étant fréquents, les rues sont éclairées par des lanternes et une demi-brigade de gendarmerie est affectée au lieu, mesure d'autant plus utile que de nombreux Espagnols viennent s'y réfugier, à la suite de la guerre carliste, et s'y fixer. Ces deux gendarmes ont aussi à calmer les bateliers, qui se chamaillent violemment à l'arrivée des touristes et des voyageurs, ne se mettant d'accord que sur des prix abusifs !

Pour traverser la Bidassoa, il n'est encore de pont, hors celui propre au chemin de fer; le passage ne se fait que par le bac (150 passages par jour) en face de Priorenia. Des bateaux particuliers s'y ajoutent, qui, du port, mènent également à Fontarabie ou à la plage.  (N)

 

1873 Don Carlos (VII) prétend à la couronne d'Espagne au milieu de la révo­lution républicaine.

Le curé carliste Santa Cruz fusille les carabiniers d'Endarlaza en juin.

1873. La Station Navale de la Bidassoa siège sur la rive hendayaise pour garantir le suivi du Traité des Limites.

 

1873                      

Un grand bienfaiteur du pays apparut alors : Antoine d'Abbadie, dont le nom demeure attaché au château qui s'élève sur le promontoire d'Aragorry.

Né en 1815 d'un père appartenant à une antique famille souletine, originaire d'Arrast (canton de Mauléon), il se distingua par ses travaux scientifiques en matière d'ethnographie, de linguistique et d'astronomie ainsi que par ses grands voyages, en Ethiopie particulièrement.

Membre de l'Académie des Sciences dès 1867, une double élection le porta en 1892 à la présidence de cette illustre Académie ainsi qu'à celle de la Société de Géographie.

Rêvant d'une retraite en un lieu de beauté, en ce pays basque, qui fut toujours son grand amour, il porta son choix sur Hendaye et fit édifier le château, dont le style gothique surprend, à première vue, dans le cadre de notre campagne; c'est qu'il en confia la construction à l'architecte Viollet-Le-Duc, célèbre par ses nombreuses restaurations de monuments du Moyen-Age, par exemple la Cité de Carcassonne

Mieux encore, A. d'Abbadie prit une part active à l'administration ainsi qu'à l'équipement de la ville (dons de sources, de chemins, etc.), dont il fut le maire de 1871 à 1875.

Sa générosité s'étendait bien au-delà de sa commune d'adoption, au bénéfice de toutes les institutions vouées au maintien des tradi­tions basques. Les concours de poésie, les bertsulari, l'enseignement de la langue basque, les groupements folkloriques (danses, jeux) furent de préférence les points d'application de ses largesses, mais par-dessus tout, les jeux de pelote, en particulier le rebot, bénéficièrent de son encouragement et de ses primes.

Il légua son château à l'Institut de France, qui y maintient en service l'observatoire créé par lui-même pour ses propres études. Dans son premier acte de donation il exprimait la volonté que sa direction en fût toujours confiée à un prêtre

troisième guerre Carliste


la croix de Bourgogne Drapeau traditionnel des Carlistes


Caricature de la revue anticarliste La Flaca, publiée en 1870 et représentant le carlisme, ses idéaux (« Dieu, Patrie, Roi ») ainsi que ses principaux protagonistes de l'époque

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1874 Oyarzun est bombardée et brûlée, Irun est bombardée et assiégée par les Carlistes que le colonel D. Juan Arana et ses miquelets de Guipuzcoa repoussent à Saint-Martial le 25 novembre, pendant qu'à Fontarabie la ville se ferme face au faubourg carliste de la Marina.

Un autre mouvement d'expansion de la population et d'activité des affaires se porta du côté de la plage. Jusqu'alors, tant parce que la pratique des bains de mer n'était pas répandue qu'à cause des difficultés d'accès — seul un étroit chemin longeant la baie de Chingoudy reliait le bourg aux dunes — l'exploitation de la plage n'avait tenté personne. Et même après l'élargissement de ce chemin d'accès en 1869, personne n'osait encore se lancer dans une entreprise qui paraissait hasardeuse.

L'exploitation de la plage se résuma tout d'abord dans l'installation d'un établissement de bains édifié en 1877 au-dessous du monticule où se dresse actuellement le Nid Marin. C'était une construction en planches comportant une trentaine de cabines avec un restaurant-buvette, que je revois dans mes souvenirs d'enfance, car il ne disparut que vers 1913, lors du prolongement de la digue.

 

Adjudicataire depuis septembre 1881 des travaux ayant pour but " la création d'une ville d'eau", la Société civile immobiliaire de Hendaye-Plage acheva en août 1885 le programme qui lui  était imposé : l'édification d'un mur de défense en fond de plage, d'un hôtel à proximité , d'un casino et d'un établissement de bains comprenant cent-dix cabines. L'amer du premier plan date de 1879.

En 1881, le lancement de la plage était donné en adjudication à la « Société Civile Immobilière d'Hendaye-Plage » au capital de 800.000 francs.

 Des charges onéreuses étaient imposées à l'entreprise adjudicataire : la construction d'un quai, d'un casino comportant un nouvel établissement de bains, d'un hôtel, en regard du développement de la clientèle qui ne suivait qu'avec une lente progression, provoqua, dès l'origine, de telles difficultés dans la trésorerie de cette société, que celle-ci entra bientôt dans une agonie que seule son insolvabilité ne fît que prolonger.

L' ARBRE de la LIBERTE


Premier arbre de la République

planté Place de la République  en haut de la rue du Port,


les conflits politiques et religieux


 

 Pour clore cette période voici une anecdote bien révélatrice de l'état d'esprit politique ainsi que de l'esprit tout court du maire, qui administrait la cité en 1896; elle éclaire, non moins, la situation économique du moment.

Conseil Municipal - Délibérations du 4 juillet Explication du Maire

« Les musiciens (de la « Lyre municipale ») ont demandé à M. le Curé à assister à la Procession, ce qu'il avait accepté. J’ai d'abord répondu que chacun devait rester chez soi. Puis, j'ai réfléchi et pensé au premier mot de la devise républicaine « Liberté » et ai autorisé.

Au point de vue politique, j'ai considéré que la République, à Hendaye comme en France, était aujourd'hui incontestée et assez forte pour ouvrir ses portes aux bonnes volontés.

Au point de vue économique, nos intérêts compromis par l'élévation du change en Espagne et celle des droits, dits protecteurs, exigent que Hendaye tende la main aux étrangers et donc a besoin d'union dans le même but : le développement continu de notre station balnéaire. Car là est la seconde fortune du pays.

L'Assistance Publique de la Ville de Paris vient à nous et nous apporte un grand rayon d'espérance. Un tramway électrique est projeté... Mais tout celà, je le veux par la République et pour la République. Je veux faire apprécier l'Administration républicaine et prouver à nos adversaires et aux communes voisines (allusion évidente à Urrugne, la spectrale!) que les Républicains savent gérer les affaires et progresser vivement par la Sagesse et la Liberté.

... Aux musiciens nous ne demandons pas autre chose que de l'harmonie (!), afin de nous rassembler et égayer par les sons agréables de leurs instruments !

Conclusion : Jugez de la portée de mes actes, tout le fond nécessaire de ma pensée qui peut se résumer en deux mots : tout pour la République et tout pour Hendaye. »

A notre tour de résumer : Paris vaut bien une messe et Hendaye une procession !

N'est-ce pas là plus qu'une anecdote? mais le bon exemple d'un maire à la recherche d'une union

En 1870, année de guerre, il n'est question que de la mobilisation de la garde nationale, de l'accueil des blessés et de l'installation d'une ambulance servie par les religieuses.

Et, s'il est une progression, c'est dans une direction bien inattendue, celle de la contrebande, dont la forme nouvelle contraint le maire à intervenir auprès des alcades d'Irun et de Fontarabie « pour qu'ils l'aident à y mettre bon ordre ».

« A bord d'embarcations, des individus, qui jusqu'ici passaient à volonté d'une nationalité à l'autre, débitent du tabac, du sucre et surtout une eau-de-vie fabriquée par eux-mêmes, qui empoisonne le corps des pères et même des mères de famille, des jeunes gens et jeunes filles et des enfants attirés par les bas prix » !

La conclusion se veut pathétique : s'il est vrai que la santé et la moralité y perdent, l'Etat et le commerce local ne sont pas moins atteints dans leurs bénéfices !

Projet d’urbanisation de la plage de Hendaye présenté par l’ingénieur Dupouy.

Etablissements de bains, hôtels, casino et construction des villas étaient prévus. Le projet n’aura pas de suite.

1874-1876. Troisième guerre carliste en Espagne: Hendaye essuie à nouveau des balles perdues.

 En 1875 Charles VII, le prétendent carliste, vaincu, traverse la Bidassoa avec quelques 10.000 partisans peu après que le curée Santa Cruz et ses amis, ses partisans, aient détruit des lignes télégraphiques, abimé des lignes de chemin de fer et assassiné les gardes du poste de Endarlatza, là où la Bidassoa commence à diviser la France de l’Espagne.

Les carlistes voulaient comme roi l’Infant Charles (Vème de son nom pour ses partisans) à la place d’Isabelle II, fille de Ferdinand VII, frère ainé de l’Infant Charles.

Le carlisme était un mouvement  antilibéral en politique et intégriste en religion qui va survivre jusqu’au début du siècle actuel.

1875 Le nouveau roi d'Espagne Alphonse XII force Don Carlos (VII) à repasser au-delà de la Bidassoa le 28 février avec 10 000 fidèles.

 

 

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LIEUX DE CULTE HENDAYE VILLE --1887 1890

 


 La croix d’Hendaye, par la décoration de son piédestal, se montre bien le plus singulier monument du millénariste primitif, la plus rare traduction symbolique du chiliasme, que nous n’ayons jamais rencontré. On sait que cette doctrine, acceptée tout d’abord puis combattue par Origène, saint Denys d’Alexandrie et saint Jérôme, bien que l’Église ne l’eût point condamnée, faisait partie des traditions ésotériques de l’antique philosophie d’Hermès

 

LES LIEUX DE CULTE

ZUBERNOA