11 février 2014

1615 ILE Des FAISANS mariages PRINCIERS

A la fin du 16 ème s. Hendaye n'est encore qu'un modeste hameau,un quartier d'Urrugne, mais qui, déjà, aspire à son autonomie,sans doute ses gens ont-ils été mis en goût par l'exemple de Ciboure,qui vient d'obtenir sa libération de la tutelle d'Urrugne !

 Comme il était de règle que, plus ou moins tôt, l'institution d'une paroisse engendrât celle d'une communauté, les Hendaiars commencèrent astucieusement par réclamer, d'abord, un lieu de culte qui leur soit propre...

 Il leur fut facile d'arguer de la grande distance qui les séparait de l'église paroissiale d'Urrugne, de la difficulté qu'ils en éprouvaient « pour recevoir les Sacrements et suivre lesoffices divins ». Effectivement, ils obtinrent de l'évêque de Bayonne,en  le droit de construire une chapelle de secours desservie par un vicaire et le curé d'Urrugne

. Ainsi, ils franchissaient unepremière étape et abordaient aussitôt la seconde.

S'adressant au Parlement de Bordeaux, ils réclament et obtiennent quelques droits par  des arrêts de

1603 et 1630, dont, malheureusement,nous ne connaissons pas le détail.

 Il nous suffit de savoir qu'Urrugne réagit vivement, repoussant toute désunion, sous une forme quelconque, paroisse ou jurade et réclamant le maintienintégral, à son profit, de la police, de l'intendance et des pacages communaux.                                                                                                                          (F

1604 Par arrêt français en Conseil des Finances, le poisson de Hendaye à Capbreton est excepté de l'édit d'embargo pour être débité en Espagne malgré la guerre.

1607Une embarcation d'Hendaye, pour avoir tiré une baleine sur le sable d'Ondarraïtz sans passer à Fontarabie, y est brûlée le 16 février.

Les embarcations de Fontarabie disputent une baleine à celles d'Hendaye en 1618 et aussi le 16 janvier 1619 et ont le dernier mot : on peut dater de cette époque un accord disposant entre autres, que si les Hendayais ont le pouvoir de harponner la baleine, le privilège de l'achever et de la fondre moyennant prélèvement revient à Fontarabie.

Malgré l'évolution des rapports suivant la paix des Pyrénées, une baleine et son baleineau furent disputés le 4 février 1688 encore avec le même sort.

1609 Jean d'Espagnet, premier président du Parlement de Bordeaux, enquête pour Henri VI sur les privilèges en Bidassoa.

1609 La juridiction du Parlement de Bordeaux s'exerce en matière de sorcelle­rie sur Hendaye, et le tambourinaire Ausugarto, Domingina Maletena et Marie de la Parque (Laparca) à 20 ans, sont entre autres brûlés par le conseiller de Lancre, puis Catherine de Barrendéguy le 3 septembre 1610 à Bordeaux.

 LA TOUR DE MUNJUNITO

1609 Les Hendayais désarment la tour de Munjunito des canons qu'ils y entre­tenaient.

Dès le xv° s. une tour, dite de Munjunito, s'élevait près du port; une carte de 1680 la situe encore, bien qu'elle ait été désarmée,en 1609.

En 1521, après s'être emparé de Fontarabie, l'amiral Bonnivet la jugea insuffisante et fit construire, plus loin, par ses troupes,une autre tour fortifiée

.Au cours de la guerre de 1636, cette fortification joua pleinementson rôle d'observatoire et concourut à la victoire navale, hélas ! sans lendemain, qui fut remportée par notre flotte en face de Fontarabie.L'expérience ayant prouvé qu'à ce rôle devait s'ajouter celui d'une défense renforcée, la principale de ces tours fut remise en état en 1664 et armée de canons servis par 30 hommes du roi.

Pour autant l'ouvrage n'apparut pas bien redoutable à Louis de Froidour, qui, voyageant par ici en 1672, nous en a laissé une description succincte, mais précise et imagée :

« Le fort de Hendaye n'est, à proprement parler, qu'un pigeonnier,une tour carrée sans autre bâtiment. Au fond, une chambre pour les munitions; au-dessus, la chambre du commandant et des officiers;plus haut, celle des soldats. Au-dessus, une plate-forme et 4 guérites avec des canons. Il y a en bas du côté de la rivière ou de la mer une petite plate-forme où il y a du canon et cela regarde Fontarabie

et est comme une vedette pour voir ce qui s'y passe. »

1610On pratique alors sur les plages une pêche à pied avec un long filet porté sur les têtes derrière les vagues, puis hâlé à la corde en groupe. Depuis 1900 on porte le filet en barque.

1611 La juridiction du Saint Office s'exerce en matière de sorcellerie sur Fontarabie où Isabel Garcia est condamnée à 13 ans avec un groupe de sorcières après que l'inquisiteur de Logroño ait brûlé Marie Zozaya de Rentería le 6 novembre 1610.

1612 Fontarabie maintient ses avantages en interdisant, en mars, une barque à quille au prieur de Santiago, Harostégui, et, en août, en prélevant des droits à la Lonja sur Miguel de Amezaga, de Saint-Jean-de-Luz, pour flottage de bois navarrais sur la Bidassoa.

 1615 En octobre eut lieu le passage de deux fiancées royales

.Le projet de ce double mariage avait été ébauché par Henri IV ;il fut réalisé cinq ans après sa mort, en 1615. Elisabeth deFrance, soeur de Louis XIII, épousa l'infant d'Espagne qui devaitdevenir le roi Philippe IV, tandis que la soeur de ce dernier, Anne d'Autriche, devenait reine de France par son mariage avec le roi Louis XIII.

ILE DES FAISANS

 MARIAGES PRINCIERS

 Voici dans quelles circonstances se fit l'échange des deux princesses .

Il existait, dans la Bidassoa, à proximité du lieu où l'on construisit plus tard le pont de Béhobie, une petite île, à peu près à égale distance, à cette époque, de la rive française et de la rive espagnole.

 On l'appelait primitivement “ île des cygnes ”, puis“ île de l'hôpital ”, lorsqu'elle devint la possession du prieuré de Subernoa. Plus tard elle prit le nom “ d'île de la Conférence ”après le mariage de Louis XIV, et enfin celui “ d'île des Faisans ”sous lequel elle est surtout désignée de nos jours

.Depuis longtemps cette île était considérée comme un terrai neutre entre la France et l'Espagne et c'est là que se réunissaient les délégués des deux nations, quand ils avaient à régler des questions de frontière.

C'est sans doute pour cette raison que cet endroit fut choisi pour l'entrevue et l'échange des deux reines.

Un pavillon avait été aménagé dans l'île ; deux autres, exactement semblables, sur les deux rives du fleuve sur lesquelles étaient rangées les troupes et de nombreux musiciens

.Les deux reines arrivèrent en même temps, l'une de Saint-Jeande-Luz, l'autre de Fontarabie.

 Les barques qui devaient servir à la traversée du fleuve étaient au pied de chaque pavillon, gardée spar des soldats et montées par des marins revêtus de costumes uniformes.

 A son arrivée, Anne d'Autriche, donnant la main au duc d'Uceda s'embarqua en même temps que Madame, accompagnée du duc de Guise qui, lui aussi, la tenant par la main, prenait place, de l'autre côté du fleuve dans l'autre barque, semblable à la première.

 Les deux barques atteignaient l'île un instant après et les deux reines entraient, en même temps, dans la salle de l'entrevue.

Le cérémonial, minutieusement réglé à l'avance, comportait un discours du duc de Lerma, au nom du roi d'Espagne, et une réponse du duc de Guise pour le roi de France.

 Puis les deux reines s'étant embrassées, chacune entra dans son nouveau royaume, au son des vivats poussés par les troupes, des accords des musiques et des coups de canons qui remplissaient de leurs échos la vallée généralement si tranquille de la Bidassoa. sur la frontière de troupes espagnoles destinées à être envoyées sur divers théâtres d'opérations de guerre, troubla bien souvent le repos des Hendayais jusqu'au jour où la paix de Vervins (1598) leur assura une période relativement longue de tranquillité.  (N)

-------------------------------------

1615 Le capitaine général s'installe en permanence à Saint-Sébastien, et laisse un alcalde commander à Fontarabie où le périmètre est refermé à l'est par les ouvrages de l'Estacade, de Notre-Dame et de los Cestones. Au XVIII' siècle l'alcaïde prendra le titre de Gouverneur.


 

Plan du fort de Vauban

 

1617 Juan Sanz de Aldumbe, prévôt de Fontarabie, débordant sur la rive Hendayaise à la poursuite d'un meurtrier, est saisi avec sa barre de justice le 17 janvier, sa suite emprisonnée avec lui et sa barque brûlée.

Un poteau-frontière en pin est planté au milieu de l'eau, que les Espagnols viennent brûler le 19 janvier après avoir saisi 3 navires et emprisonné des marins d'Hendaye. Le 14 novembre ils reviennent brûler un poteau replanté, remplacé par un troisième le 29.

A la suite d'un échange manqué le 2 mai 1617, les prisonniers français s'évadent le 24 février 1618, les Espagnols sauf un le 27 septembre 1619. L'affaire est liquidée en novembre 1620 par la restitution du dernier espagnol et des 3 navires d'Hendaye où des préparatifs de fortifications ont été faits

 

1617 On note trois navires hendayais dans la baie, en partance en janvier pour Terre Neuve où les Basques avaient monopolisé la morue après les baleines.

Ces voiliers, armés au Labourd et désarmés à Passages bien souvent, pouvaient avoir jusqu'à 50 hommes d'équipage franco-espagnol, pour quel­ques cents tonneaux, les barques citées en 1663 et les pataches en 1667 dans les sentences, étant des caboteurs plus petits.

Fontarabie est au premier rang des Basques tant pour ce cabotage cantabrique dont elle avait le monopole d'origine avec Saint-Sebastien, que pour les navires de Flandre ramenant toiles et draps, ou encore la grande pêche, outre une flottille de mer comptant 19 chaloupes, pinasses réduites de moitié environ

.La première fois qu'Aragorri est mentionné dans des documents historiques remonte  à 1617. ( Archives de Fontarrabie )

_______________________________

Jean Aragorri et jean d'Harismendi dit " Olasso ", armateurs de trois navires de 160 tonneaux, montés par 150 marins de Hendaye et des environs, pour la pêche de la morue et de la baleine à Terre Neuve et en Norvège. Ils savaient signer de leur propre écritures.

Jean d'Aragorri occupait une importante situation dans la localité, en tant que propriétaires de navires, associé d'un tiers  avec d'Harismendi.

 

______________________________

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Retour au sommaire                                  Suite



xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

____________________________________________________

Posté par hendayehistoire à 15:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Paroisses Saint Vincent et STE ANNE

Capture

1617. Hendaye devient paroisse prenant pour patron Saint Vincent de Dax, évangélisateur présumé des alentours de la Bidassoa, remplacé plus tard par Saint Vincent de Huesca dont la fête est en janvier quand les pêcheurs de baleine sont à terre. Le coût de la construction de l’église est à la charge des hendayais.

A la fin du XVI°s.Hendaye n'est encore qu'un modeste  hameau, un quartier d'Urrugne, mais qui, déjà , aspire à son autonomie, sans doute ses gens ont-ils été mis en goût par l'exemple de Ciboure qui vient d'obtenir sa libération de la tutelle d'Urrugne. Comme il était de règle que, plus ou moins tôt, l'institution d'une paroisse engendra celle d'une communauté, les Hendaiars commencèrent astucieusement par réclamer,d'abord, un lieu de culte qui leur soit propre...Il leur fut facile d'arguer de la grande distance qui les séparait de l'église paroissiale d'Urrugne, de la difficulté qu'ils en éprouvaient << pour recevoir les Sacrements et suivre les offices divins >> Effectivement ils obtinrent de l'évêque de Bayonne  en 1598, le droit de construire une chapelle de secours desservie par un vicaire et le curé d'Urrugne. Ainsi ils franchissaient une première étape et abordaient aussitôt la seconde .

S'adressant au Parlement de Bordeaux ils réclament et obtiennent quelques droits  par des arrêts de 1603 et 1630, dont, malheureusement. nous ne connaissons pas le détail. Il nous suffit de savoir qu'Urrugne réagit vivement, repoussant toute désunion, sous une forme quelconque, paroisse ou jurade et réclamant le maintient intégral, à  son profit, de la police, de l'intendance et des pacages communaux. (F )

______________________________________

Au reste Urrugne joua pleinement . en 1634, son rôle tutélaire ; la preuve s'en trouve dans un document archivé à Urrugne . Apprenant que  << le roi d'Espagne a assemblé un grand nombre de gens de guerre en la ville de Fontarrabie, qui pourraient traverser la rivière et se saisir de la frontièresi elle n'était gardée >> le Gouverneur de Bayonne ordonne à la communauté d'Urrugne de mobiliser le nombre d'hommes nécessaires pour défendre la frontière.

Le jurat de la Place , dont dépend << le hameau de Hendaye >>,objecte qu'il convient d'exempter les habitants de ce lieu

<< qu'ils  sont pour la plupart absents et en voyage sur mer vers Terre-Neuve, Flandres et autres contrées d'outre- mer  où ils ont accoutumé d'aller pour la pêche de la baleine ou autres choses et demeurent absents les huit mois de l'année. A cause de quoi il est besoin et nécessaire que les autres habitants du quartier de la Place fassent la garde pour eux 

Il fut donc envoyé 100 de nos hommes  le long de la côte << Socobouroua >>

( à l'extrémité ouest de la plage.), << au pied de laquelle passent les navires : l'évêque érige une paroisse qui vont et viennent de Fontarrabie >>.

Autre document Hendaye ne comporte que 100 maisons qui se serrent alentour du port et jusque dans  la baie de Belcenia , aujourd'hui comblée, dans ce Bas-Quartier, autrefois dit le quartier des Pirates,quelques rares maisons témoignent   encore  de son activité au  XVII °s. 

 

_________________________


Capture

 

 

Louis XIII décide la construction de forts à Socoa et à Hendaye; Urrugne y est opposée et Fontarabie renforce sa garnison.

 1620 .Plutôt que du roi de France Philippe III le Hardi, intervenant en faveur des Infants de la Cerda, il pourrait s'agir des comtes Bernard de Foix et Robert d'Artois, généraux de Philippe IV le Bel arrivés à Dax le 15 août 1295 pour reprendre la Gascogne aux Anglais, et qui auraient débordé la Bidassoa.

_______________________________________________

1617-1620. Les pires années dans les différends Hendaye-Fontarabie.

Toujours sur la question de la propriété de la Bidassoa (exclusive de Fontarabie ou partagée entre les deux royaumes) les conflits se succèdent: humiliation, emprisonnement des autorités de Fontarabie, séquestration des navires de part et d’autre, prisonniers hendayais à Fontarabie et hondarribitars à Bayonne, médiations sans succès du seigneur d’Urtubie, commissionnés des deux royaumes à propos des limites frontaliers…

1620, le calme s’impose lors de l’intervention de Philippe III ordonnant la libération des labourdins prisonniers à Fontarabie.

 

_________________________

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Retour au sommaire              Suite

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

________________________________

Posté par hendayehistoire à 15:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

SORCELLERIE

proces sorcellerie

 

 

LOYA et le  '' Sorgin xilo ''

 

LA SORCELLERIE

------------------------

Au XIII siècle déjà, la foi catholique affirmait que les démons existent ,qu'ils sont capable de nuire par leurs opérations et d'empécher l'oeuvre de chair ; et un siècle plus tard, le diable et les sorcières elles mêmes inspiraient  aux papes une sainte terreur.Au Pays Basque rien de celà

Ce n'est guère qu'au 12 ème siècle que des missionaires chrétiens avaient pénétré au Pays Basque et encore pas dans toute la campagne. De place en place s'étaient construits des  monastères qui jalonnaient le chemin de Compostelle.Mais on ne peut pas dire que le catholicisme s'était réellement implanté dans le pays et les basques étaient encore fort attachés aux génies que vénéraient leurs aïeux, et ils n'avaient pas cessé de pratiquer certains rites que condamnait l'église. En ce début du 17 ème siècle peu à peu beaucoup étaient devenus chrétiens ,mais n'avaient pas remplacé leurs anciennes coutumes .Ainsi lors de l'office des morts. on apportait, de la nourriture, des plats de viande et même des animaux vivants à l'église pour les défunts et les vascons étaient restés quelque peu animistes.

 Le vent trainait avec lui des êtres diaboliques, l'eau avait une renommée magique, et ils avaient le culte du feu.La lune jouissait d'un régime spécial, ( la désse Mari )  était particulièrement vénérée et c'est sans doute en son honneur qu'avaient eu lieu depuis la préhistoire des danses et des fêtes Le géographe grec Strabon  en moins 58 av JC  signalait déjà   que les Vascons se réunissaient par les nuits de pleine lune, pour vénérer par leurs chants et leurs danses, un  Dieu anonyme

.Ces habitudes avaient perduré ,à  croire que les vieilles croyances son indéracinables. A Hendaye ces manifestations étaient habituelles,  et  toute  occasion était bonne. . Il faut dire que tout s'y prétait : une grande plage de sable fin pour le tout venant,une crique bien protégée par une haute falaise, d'un accès difficile par un sentier raide,  et loin,  quelques fermes ,de grands  champs,qui éloignent de toute curiosité  , la crique de Loya, avec son trou de la sorcière ( sorgin silo ) attiraient souvent la foule Dans la nuit du vendredi dans un lieu appelé , Akelarre les sorgiñak célébraient des rites magico-érotiques. Lors de ces célébrations, les cohortes de sorcières vénéraient généralement un bouc noir (akerbeltz ) auquel on avait associé le culte de Satan afin d'obtenir des richesses et des pouvoirs surnaturels

 Une grande scène pour le mystère.     On parle de Sabbats avec 12.000 personnes

--------------------------------------------------------------------------------------------------------

Troubles au pays de Labourd :

 Le sieur d'Urtubie d'Urrugne, accusé de sorcellerie, par des concurents jaloux, sous prétexte de défendre une de ses parentes, était entré dans Donibane, à la tête d'une troupe de 12  hommes armés ; ce qui avait provoqué troubles et bagarres. Il recommença dans cette même ville le 24 juin 1607, à l'occasion des fêtes de  la Saint Jean .La bataille faisait rage et on ferrailla  avec entrain. Ce fut un début d"émeute Une autrefois le jour de la fête du sacre un nommé Martin de Barrandéguy de Hendaye, dont la femme et la fille étaient  accusées de sorcellerie, se porta par deux fois, armé d'une épée, au-devant de la procession, pour attaquer le bayle et les jurats qui marchaient en tête; il fut écarté par les hommes d'armes ..Las de tous ces troubles les sieurs d'Urtubie et de Saint Pée , s'adressèrent , à Henri IV pour faire enquêter, et ramener le calme.  “ Le Roy eut avis que son pays de Labourd estait grandement infecté de Sorciers ”. Il s'y passe en effet " une infinité de choses inconnues, estranges et hors de toute croyance. .Henri IV envoya deux conseillers du parlement de Bordeaux : Jean d'Espagnet et Pierre de Rosteguy de Lancre

Leur mission était claire : il fallait “ purger le pays de tous les sorciers et sorcières sous l'emprise des démons ”, faire la lumière,  sur les actes des réfugiés juifs , mauresques, Bohémiens et Cagots expulsés d'Espagne et du Portugal, et sur les comportements des guérisseuses et cartomanciennes.

 Le roi fixa la fin de sa mission au 1er novembre 1609. Cette mission commença le 2 juillet 1609 à Bayonne, mais très vite Pierre de Rosteguy de Lancre se retrouva seul, le roy envoyant Jean d'Espagnet régler un différend entre pêcheurs français et espagnols. >>car de vives querelles  s'envenimaient facilement : si nos pêcheurs tentaient de s'aventurer sur la Bidassoa << ceux de Fontarrabie les faisaient reculer à coup de canons ; et les canons de Hendaye naturellement ne manquaient de risposter.

Le drame pouvait commencer .

Libidineux et sensuel, de Lancre était d'esprit étroit, sectaire et buté. Doué d'une vanité incommensurable, il était infatué de lui même et de son importance. En outre il craignait les pouvoirs du diable et des démons, et il était d'une crédulité enfantine. Il flairait le mal partout, le recherchait, l'inventait s'il ne le trouvait pas. En un mot il était né pour être un inquisiteur. Et il le fut. En un mot c'était une forme de folie. Voilà le cadeau que Bordeaux et Heni IV venaient de nous faire

Dans son Portrait de l'inconstance des sorcières , de Lancre résume son raisonnement comme suit: <<  Dansent d'une facon indécente; mangent trop;  faire l'amour diaboliquement; commettre des actes atroces de la sodomie; blasphémer scandaleusement; se venger insidieusement; courir après tous les horribles désirs sales, et grossièrement contre nature; garder les crapauds, vipères, des lézards et toutes sortes de poison ; aime passionnément une chèvre puante; caresser amoureusement; associer et de s'accoupler avec lui d'une façon dégoûtante et scabreuses - ne sont-elles pas les caractéristiques incontrôlée d'une légèreté inégalée d'être et de l'inconstance exécrable qui peuvent être expiés que par le feu divin que la justice placé dans l'Enfer? >>

En arrivant, de Lancre rencontre des femmes radieuses, gaies et fières. Elles s'appellent entre elles “ Ma Dame ”. Parfois la nuit, elles s'en vont danser au son des tambourins. C'en est trop.

 De Lancre craint la beauté, la chevelure des femmes à la brillance violente et leurs yeux, “ aussi dangereux en amour qu'en sorcellerie ” écrit-il. Mais ce qui le dérange le plus, c’est la liberté de ces femmes

. En effet, à cette époque, au Pays basque, les femmes sont libres de la tutelle masculine. Or, que peut faire une femme livrée à elle-même – les hommes sont souvent en mer – sinon le mal ? Et de Lancre d’assister horrifié à des messes où les curés de la région autorisent les femmes à s’approcher de l'autel, à voir l'élévation de l'hostie et à communier pendant la messe! De Lancre est convaincu de se trouver, non plus face à quelques cas isolés de sorcellerie, mais bien devant un complot satanique à l'échelle régionale. Il se lance alors dans une véritable croisade.

le jugement

Tout lui est devenu suspect, la langue et le caractère des Basques en particulier. De Lancre n’apprécie pas non plus leur façon de s’habiller, de travailler, ni de danser. Il traîne femmes et jeunes filles devant les tribunaux, les torturant avec une cruauté rarement atteinte. Au travers des interrogatoires, le sabbat des sorcières apparaît comme un moment de dépravation. Terrorisées, les accusées avouent tout et n'importe quoi.

 Les bûchers se multiplient. La terreur va s'abattre pendant quatre mois. Les prêtres eux-mêmes ne sont pas à l’abri de la suspicion. Ils dansent, jouent à la pelote ou portent des armes, de quoi choquer encore un peu plus le seigneur de Lancre. Il en fait brûler trois : Argibel à Ascain, Migalena et Pierre Bocal à Ciboure

le 1 er Août 1609, la commission siègeait à Urrugne. Certaines sorcières firent preuve d'une imagination débordante,. plus que de sorcellerie, mais toutes furent brûlées après avoit été torturées. Ce jour là Nécato de Hendaye et Marissans passent en jugement De graves accusations pèsent sur elles Pour de Lancre la culpabité de Nécato ne fait aucun doute..Elle avait renoncé à son sexe  pour prendre la nature d'un homme. Marie de Castagnalde âgée de quinze ans est le premier témoin entendu.Elle dit que Nécato  sous la forme d'un chat, << est la sorcière qui l'avait enlevée et l'avait emportée en l'air sans l'avoir oincte ni graissée  >> qu'arrivée au Lacoua << sur la coste de Hendaye >>'il avait été emporté par le col jusqu'à Fontarrabie.Elle ajouta qu'au sabbat elle l'avait très bien battue >> Marie de Castagnalde  n'en soutient pas moins ses déclarations.  Garralde sans graisse ni onguent  fut trasporté au sabbat par la sorcière, laquelle le porta  si haut et si loin en l'air, qu'il n'a pas pu reconnaitre le lieu du sabbat : qu'il avait bien étrillé , et qu'il avait vu Nécato battre Castagnalde.

Ensuite Marie d'Aspilicueta d'Hendaye dit que c'est Catherine de Molérés qui fut sa  marraine au Sabbat. Marie déposa qu'elle avait baisé le derrière du diable au-dessous d'une grande queue, et que son compagnon avait été emporté par le col jusqu'à  Fontarrabie .Elle ajouta qu'au sabbat on goûte avec un extrême plaisir et jouissance; qu'on y fait l'amour en toute liberté devant tout le monde >>.

Catherine de Moléres, subit aussi l'épreuve de la question et fut brûlée << pour avoir par son seul attouchement, chargé le haut mal à un fort honneste homme >>

La juridiction du Parlement de Bordeaux s'exerce en matière de sorcelle­rie sur Hendaye, et le tambourinaire Ausugarto, Domingina Maletena et Marie de la Parque (Laparca) à 20 ans, sont entre autres brûlés par le conseiller de Lancre, puis Catherine de Barrandéguy le 3 septembre 1610 à Bordeaux

Une nuit sur la montagne de la Rhune Domingina Maletena fit un saut jusque sur un banc de sable situé entre Hendaye et Fontarrabie << à une distance de près de deux lieues >>. et son amie << alla jusqu'à la porte d'un habitant de Hendaye .>>

De toute façon avouer quoi que ce soit était la mort.

On devine avec quelle délectation mêlée d'horreur de Lancre posait ses questions . Mais il fallait aller très vite, le temps était compté ,et il y avait parait il au Labourd 3000 sorcières.

 Hendaye dans ces descriptions était surreprésentée sans doute à cause de ses deux plages, ou alors par ce qu'ils étaient  particulièrement doués

.La proximité de l'Espagne devait aussi  y contribuer car là aussi les  buchers marchaient bon train.

Marie d'Aspilicouetta, de Hendaye déclara au procès de Urrugne qu'au sabbat plusieurs sorcières étaient occupées << à couper la tête des crapauds et les autres à en faire des poisons >>  sous forme de poudres. Elle assurait que <<.  les plus grandes sorcières sont ordinairement assistées de quelque démon qui est toujours sur leur épaule gauche sous forme de crapaud >>Ce démon restait invisible pour tous ceux qui n'étaient  pas les disciples de  Satan ; et de Lancre précisa   trés sérieusement ;<< A le dict crapaud deux cornes sur la tête . >> De Lancre ne réussit jamais à se procurer la fameuse poudre << ny en voir >> malgré ses recherches . Un enfant qui allait au sabbat, et s'y rendait toutes les nuits, avait révélé le 18 juillet << que le magasin était tenu dans quelque rocher malaisé, tout sur le bord de la mer vers  Hendaye >>. La commission partit dès le lendemain, le 19 au matin, car il s'agissait d'une saisie très importante. Lorsque toute la troupe arriva à l'endroit désigné, << on fit de vains efforts pour atteindre la cime du rocher .>>  mais il ne fut pas possible d'y monter << tant le précipice et la pente en était périlleuse >> ( Les jumeaux ! )  Il aurait fallu avoir des échelles et  des cordes. Aussi ce jour là << on ne fit autre chose que de donner, l'alarme à ceux de Fontarrabie étonnés de voir tant de chevaux  et de peuple qui paraissaient sur la côte >> On y revint une seconde fois, avec tous les hommes et tout le matériel nécessaire. Mais il était trop tard .Lorsque le rocher fut escaladé, on ne trouva que la place du pot marquée par son assiette !


les Jumeaux  :  la cache des sorcières  !

___________________________________________

Il est à remarquer que beaucoup de sorcières, ou considérées comme telles, portent les noms des fermes situées non loin de la baie de Loya  :Gastainaldea  ( 1655 )Laparka ( 1672 ) Molèrés ( 1672 ) Marizabalenia (1772 ) Sandotéguy ( 1786 ) Nékato. Pour cette dernière située sur la falaise dominant Loya son nom est très souvent cité ( Nécato )

 


Nekatoenea

épilogue

Le pays de Labourd avait été pris de panique après les premières procédures ceux qui le pouvaient passaient la frontière Ceux qui le pouvaient passaient la  frontière et se réfugeaient en Espagne. D'autres prirent la mer même vers Terre'Neuve. Les pêcheurs basques apprirent donc, soit par des fugitifs, soit par des bateaux partis après eux, l'arrivée des juges en Labourd , , et ce qui en résultait, et ce qui en résultait; ils entendaient ainsi parler des nombreuses arrestations, de la sévérité du tribunal qui remplissait les prisons et qui brûlait à tout vadu danger qui menaçait toutes les familles, Certains d'entre eux apprenaient la détention  d'une ou de plusieurs femmes de leur famille leur mère,leur femme, leur fille.

 La pêche battait son plein,.Dans chaque bâteau , l'accord fût instantané,une saine colère prit tout l'équipage, le navire vira de bord. et toutes voiles dehors prit le chemin du retour.Chaque marin était prêt à en découdre. Le trajet ne souffrit d'aucun retard.

Ils sont au Labourd deux mois avant l"époque habituelle << au nombre de cinq ou six mille >>

Arrivés à bon port les marins firent grand bruit, s'armèrent de couteaux, de bâtons d'armes de toutes sortes, et surtout d'une grande violence dans leurs propos .

La commission était impopulaire et détestée mais une sorte de crainte et de respect royal empêchaient que l'on parle trop haut Néanmoins la tension était extrème et le jour de l'exécution de Marie Bonne << une sorcière insigne >>qui était allée très loin dans ses délations la foule attendait sur la place ou étaient dressés  les buchers et les potences Le cortège avançait lentement. Les marins armés, se précipitèrenr alors sue les charrettes, bousculèrent la milice, renversèrent tout et tous. On ne put opposer aucune résistance effective : ni  << baillis, abbés et jurats, ni les plus relevés officiers de justice >> ne se rendit maître de l'émeute << l'exécuteur, le trompette le sergent les interprêtes et greffiers >> tous eurent très peur . La violence de cette émeute fut extrême << nous demeurames plus d'un mois sans pouvoir contraindre ni sergent ni trompetteur d'aller, tant ils étaient menacés, et avaient de courir fortune de leur vie >>

La commission se calma et rentra à Bayonne

 Le conflit qui se dessinait entre les autorités religieuses et laïques allait mettre un terme à cette tuerie. Le 1er novembre la mission de Lancre se finissait, responsable de plus de 500 morts, il pouvait reprendre le chemin de Bordeaux. Il y publia le tableau de l'inconstance des mauvais anges et démons vers 1620, au pays de Labourd.


 

 

 

 

_________________________________________________

 

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

Retour au sommaire                     Suite

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

______________________________________________

Posté par hendayehistoire à 15:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]

ile de RÊ

 

Capture 

____________________________________________

louis xiii

 

 

 

En 1629 Louis XIII donne l’île de Joncaux aux hendayais

pour les remercier de leur participation à la libération de l’Ile de Ré qui était aux mains des anglais venus protéger les protestants de la Rochelle.


RICHELIEU à l'Ile de RE

 

En début d’année 1568, poussé par l’intense propagande menée par les pasteurs, le maire protestant François Pontard,  soulève la ville contre les catholiques.

 

Ces derniers fuient hors des murs, mais 13 prêtres sont arrêtés, égorgés et jetés à la mer . Les églises sont  détruites, leurs pierres servant à renforcer les murailles.

 Les troubles se répandent dans la région, où les pillages et les massacres se multiplient. Des catholiques sont massacrés par des Rochelais, tandis que des catholiques massacrent des calvinistes .

L’île de Ré se range aux côtés de La Rochelle, qui se proclame république indépendante et calviniste, en adoptant officiellement les idées réformistes et en rejoignant le parti protestant, ce qui ne manque pas d’inquiéter le pouvoir royal, et qui a d’importants retentissements dans le monde protestant.

 En effet, avec ses  23 000 habitants, la ville est parmi les plus grandes du Royaume de France, et elle est également riche du commerce développé avec l’Espagne, l’Angleterre et les pays d’Europe du Nord, ce qui en fait une cité d’une importance exceptionnelle pour l’époque.

 

Les Anglais pour défendre leurs alliés de la religion réformée envoient le duc de Buckingham les défendre.

 Il  s’installera  sur l’Île de Ré, en face de La Rochelle, avec plus de 100 navires et 6 000 hommes.

 Le siège de l’Île durera de juillet à novembre 1627.

Manquant  de vivres et d’eau ses habitants sont dans une famine hors du commun.

Le gouverneur de l’Île, envoie à la nage trois volontaires rejoindre les troupes royales à La Rochelle pour obtenir leur aide ; un seul y parviendra.

Richelieu avait épuisé toute les possibilités pour ravitailler l'île devenue stratégique pour la récupération de La Rochelle.

 C'est alors que l'un de ses conseiller lui parle des marins basques et leur habilité à naviguer tant à la voile comme à l'aviron.

  Ne disposant pas d'un nombre suffisant de vaisseaux de guerre pour briser ce blocus, Richelieu,informé de la combativité des Basques, fit appel au Gouverneur de Bayonne, qui lui répondit aussitôt par l'envoi de bateaux armés en cette ville et de Saint-Jean-de-Luz ainsi que d'une flottille de pinasses manoeuvrées à la rame et à la voile, partie de Hendaye.

Un mémoire du temps , cité par   E .Ducéré dans son ouvrage. << les Corsaires sous l'ancien régime  rapporte un incident qui, pour le moins mérite de retenir l'attention.“

 Or, il arriva que, comme cette flotte allait cinglant à pleine voile, et que l'on croyait être déjà devant Saint-Martin, Dieu fit cesser le vent tout à coup en telle sorte qu'il fallut demeurer près de deux heures sans pouvoir aller ni à droite ni à gauche. Alors chacun tout étonné et croyant demeurer à la merci des ennemis si le jour les surprenait, se mirent à prier Dieu, faisant vœux et prières, et se recommandant à la Vierge, lui faisant vœu, au nom du roi, de lui faire bâtir une église sous le nom de Notre-Dame de Bon-Secours, en mémoire de cette journée, s'il lui plaisait envoyer le vent favorable.

“ Soudain ils furent exaucés, car le vent se rafraîchit ; en sorte que chacun ayant repris sa piste et son ordre, en moins de demi-heure ils virent le feu que M. de Toiras faisait faire en la citadelle. Là, quittant la côte de la Tranche, chaque pilote regardant sa boussole, ne pensant plus qu'à passer courageusement, on entra dans la forêt des navires ennemis. Les premières sentinelles les ayant laissé passer sans dire mot ; après que tout eut passé, ils commencèrent à les envelopper et canonner si furieusement que l'on eût dit que c'était de la grêle.

En face de l'île de Ré, ils se heurtèrent au barrage que les Anglais avaient établi, sous la forme de câbles peu profondément immergés et reliés à des tonneaux ou à des rochers. Les marins hendaiars eurent l'astuce de faire glisser leurs pinasses, à faible tirant d'eau, sur la hauteur restée libre. Ils eurent aussi le courage et l'audace de couper à la hache, sous le feu de l'ennemi, les grelins attachés aux rochers.A six reprises, en septembre et octobre, ils réussirent ainsi à percer la ligne de la flotte anglaise et à ravitailler l'île.

 .Mais la bataille fut rude et les simples pêcheurs, vaillants combattants, remarqués pour leur hardiesse, remontant par trois fois sous  le feu de l'ennemi.contribuèrent à mettre en échec le siège britannique

 Nos simples marin pêcheurs se révélèrent être de vaillants combattants:

 35 petites barques de la flotte française équipées de 1 000 hommes réussiront à forcer de nuit le blocus anglais et à ravitailler les soldats à St Martin.

 Grâce aux Basques et,aux Hendaiars , l'Anglais était battu.

 

Le duc de Buckingham tente un dernier assaut, mais, devant la perte de 5 000 soldats, il doit reconnaître sa défaite, sonner la retraite et rentrer sans gloire en Angleterre.

Très peu de batailles ont été gagnées par les Français contre les Anglais : cette victoire mérite d’être signalée.

Les Hendayais fidèle à leur promesse érigèrent sur une colline proche de la paroisse une chapelle à Notre Dame du Bon Secours, qui au fil du temps a vu son nom se modifier pour devenir SOCORRI de consonance plus basque. Aujourd'hui encore au large de La Rochelle le Pertuis d'Antioche est nommé Pertuis aux Basques

.D'après Duvoisin, la flotille de Hendaye  était conduite par Jean Pellot, ancêtre du célèbre corsaire. Une médaille d'or distribuée par le roi aux chefs des escadrilles resta longtemps en la possession de la famille Pellot. Les Hendayais se distinguèrent dans cette bataille contribuant à mettre en échec le siège britannique sur l'île de Ré. Le roi voulut récompenser les marins basques et là ou les autres se contentèrent d'une récompense monétaire, les marins d'Hendaye, revendiquant depuis longtemps leur émancipation d'Urrugne, dont ils n'étaient qu'un quartier, obtinrent du roi un territoire dit

 

“ Les Joncaux ” qui furent donc offert “ aux marins d'Hendaye ”.


les Joncaux  à droite de l'image

Louis XIII ne manqua pas de marquer une vive reconnaissance

 Le roi voulut récompenser les marins basques et là ou les autres se contentèrent d'une récompense monétaire, les marins d'Hendaye, revendiquant depuis longtemps leur émancipation d'Urrugne, dont ils n'étaient qu'un quartier, obtinrent du roi un territoire dit “ Les Joncaux ” qui fut donc offert en propre “ aux marins de Hendaye ”.

 Le roi Louis XIII  les rétribua généreusement ce qui leur permit de faire élever la chapelle de SOCORRI

C'est à ses marins ainsi qu'à la générosité des rois que Hendaye dut la première concession, qui lui fut faite, celle des terres nourricières des Joncaux couvrant 26 hectares environ, Ce fut là le  point de départ de la commune de Hendaye qui par édit du roi du 20 mai 1654 s'affranchit de la tutelle d'Urrugne.

_______________________

Les Hendayais fidèle à leur promesse érigèrent sur une colline proche de la paroisse une chapelle à Notre Dame du Bon Secours, qui au fil du temps a vu son nom se modifier pour devenir SOKORRI de consonance plus basque. Aujourd'hui encore au large de La Rochelle le Pertuis d'Antioche est nommé Pertuis aux Basques.

  Chapelle de SOKORRI

pèlerinage emblématique.
Sa fondation remonte au début du XVIIe siècle suite aux vœux de marins hendayais. En effet, en 1627 des marins partis du port d’Hendaye, appartenant alors à Urrugne, se rapprochent de l’Ile de Ré occupée par les troupes anglaises quand tout à coup le vent cesse de souffler. Les bateaux sont dès lors arrêtés face à l’ennemi. Tous les marins se mettent à prier la Vierge Marie lui demandant un vent favorable. En échange ils font le vœu de lui faire bâtir une église sous le nom de Notre Dame du Bon Secours. Leurs prières sont exaucées et le vent se remet à souffler
Le bourg de Hendaye n'étant encore qu'un quartier d'Urrugne , celà n'empécha pas le roi de France, en remerçiement, faire donation à ses habitants, à titre personnel , de la partie française des Joncaux qui devint ainsi leur  grenier à maïs.

__________________________________________________________

PINASSE A RAMES DE 1727     domaine public

1634  Les joncaux d'Irun sont progressivement mis en culture dans les îles et à l'abri des digues de Santiago et Artiga.
Le passage entre Hendaye et Fontarabie est concédé au châtelain d'Urtubie en 1634, pour services rendus au roi à La Rochelle et une grande passe¬relle en bois interrompue au milieu de l'eau, y date des mêmes années. La construction de l'embarcadère de la Lonja lui fait suite dans les années 1650.
Première réalisation d'une idée du roi de Castille remontant à 1525, un pont traverse l'île des Faisans pour la conférence de 1660.

1636-1638. Hendaye brûle, ses archives sont perdues.

1636 La France de Louis XIII et Richelieu est en guerre avec l'Espagne de Philippe IV et Olivares.

Juan de Cabrera, amiral de Castille, passe la Bidassoa le 18 octobre avec 12 000 hommes et le 25 il occupe tout le pays jusqu'à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure où il détruit plus de 400 maisons sur 600.

1637 Après le comte de Gramont, gouverneur de Bayonne, venu avec 1000 hommes ruiner le fort de Sainte-Barbe, à Saint-Jean-de-Luz, le duc de la Valette et 500 hommes y attaquent Bordagain le 25 février alors que les 60 hommes des frères d'Amou détruisent le fort de Béhobie. Le 25 octobre à la nuit, l'amiral de Castille réduit à 4 000 hommes se rembarque de Saint-Jean-de-Luz à Saint-Sébastien et le 27 octobre Béhobie et Hendaye sont évacués.
1638 La flotte de l'archevêque Henri de Sourdis bloque Fontarabie par mer le 1er juillet, et les 30 000 hommes du duc de la Valette, sous les ordres du prince de Condé, après avoir occupé Oyarzun, Lezo et Passages, investissent par terre le 10 juillet la ville défendue par l'alcalde Diego de Butron et le commandant Domingo d'Eguia, et malgré les guérillas du colonel Diego de Isasi au-delà d'Irun.
 Ubilla rentre à la nage dans la place avec un renfort de 80 hommes, et le nouveau gouverneur Pedro de Egea est tué en tentant une sortie avec 250 hommes. Le chateau du Figuier est surpris le 8 août, puis la brèche est ouverte quand la flotte de Sourdis brûle l'armada de l'amiral Lope de Harces en vue du Jaïzquibel le 22 août.

Par Passages évacué l'armée de secours du marquis de los Veles couronne le Jaïzquibel mais elle est dispersée par un orage lorsque l'assaut est donné le 1er septembre.
La ville à bout de forces et de munitions est débloquée le 7 septembre par le marquis de los Veles et l'amiral Cabrera, La Valette s'enfuit et le prince de Condé signe l'arrêt des hostilités dans l'hôtel de Casadevante resté presque seul intact. La vierge de la Guade¬loupe, descendue dans la ville le 1er juillet, est remontée le 8 septembre pour la procession annuelle célébrant sa protection miraculeuse.

 

 

___________________________________________________________

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Retour au Sommaire                                 Suite



xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

 

_________________________________________________

 

Posté par hendayehistoire à 15:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Guerre de 30 Ans SIEGE DE FONTARRABIE

Capture

 

1618 à 1648.
Les protagonistes
Louis XIII - Richelieu

                                                   

                                                    LOUIS XIII                  Anne d'AUTRICHE


                                              

                                                    Richelieu                      Philippe IV

L'ENJEU : Hondarribia

La situation en Europe et les causes


 Avec cette guerre c'est   un conflit militaire entre la France et l'Espagne qui recommence, en 1635, par l'intervention française dans la   guerre de trente ans , à laquelle participe déjà l'Espagne. La lutte entre les deux royaumes continuera jusqu'en  1659 avec la signature du traité des Pyrenées , alors que la guerre de Trente Ans  est terminée depuis 10 ans.
Pour l'Espagne et l'Autriche  qui règnent ensemble   , la France est un rival important.
La perspective d'une expansion territoriale de la France  les indispose  et est source de conflits.
 De son côté, la France cherche à affaiblir les Habsbourg sur leurs possessions limitrophes.
Multiples, les origines de la guerre de Trente Ans se chevauchent, en se renforçant parfois ou en s'opposant ; on ne saurait comprendre cette suite de désolations qui ruina l'Allemagne sans tâcher d'en saisir les causes essentielles. La première est l’opposition religieuse et politique entre catholiques et protestants luthériens ou calvinistes.

La prédication de LUTHER  alluma l'incendie


.D’autres ressorts : tentations hégémoniques ou d’indépendance, rivalités commerciales, ambitions personnelles, jalousies familiales y trouvèrent leur exutoire.
 Cette guerre se répandit dans toute l'Europe du Nord  , l'Allemagne, presque totalement ravagée, y perdit  40 % de sa population.
 Pendant ces trente années, la guerre changea progressivement de nature et d’objet : commencée en tant que conflit religieux, elle se termina en lutte politique entre la France et .la Maison d'Autriche
La France s'intéresse aussi aux affaires allemandes, car elle surveille avec méfiance son encerclement par les territoires soumis aux  Habsbourg. Son action est ambiguë et louvoyante, car le cardinal de Richelieu n'hésite pas à soutenir ou à s'allier aux princes protestants pour contrer la maison d'Autriche champion du catholicisme et de la chrétienté, contre les Turcs pendant le même temps qu'il combat les protestants en France.
.En 1635, la paix était sur le point de revenir grâce à la victoire des Habsbourg catholiques d'Autriche et d'Espagne sur la coalition protestante.
 Mais la France, qui s'était jusque-là tenue à l'écart, craint que se reconstitue l'empire de Charles Quint. Richelieu s'allie donc aux puissances protestantes du Nord et relance le conflit.
Les combats sévissent dans toute l'Europe et plus particulièrement en Allemagne, où les armées de mercenaires pillent et tuent à satiété, laissant le pays exsangue. Après une lutte incertaine, la France vainc les Espagnols à Rocroi, et dans le Roussillon huit ans jour pour jour après son entrée en  guerre.
-----------------------------------------------------------------


La situation sur les Pyrénées  et à Hendaye


Mais sur la frontière des  Pyrénées, la France était en proie à des raids incessants, des coups de mains, des rapines, une insécurité permanente, un désir de revanche.
L'Espagne battue au nord, n'avait pas abdiqué au sud.
 Prévoyant le pire Louis XIII et Richelieu décidèrent de fortifier la frontière
Les opérations antérieures avaient permis de se rendre compte des avantages des  Espagnols sur les Français protégés qu'ils étaient par le fort de Béhobia et la place forte de Fontarrabie, tandis que la France ne possédait aucun ouvrage de défense au nord de la Bidassoa .
L'Amiral Bonnivet avait bien fait élever à Hendaye quelques terrassements garnis de pieux, mais ces ouvrages étaient absolument insuffisants .
Aussi le roi désira-t-il de mieux fortifier cette frontière et, par décision du 20 Août 1618 il ordonna la construction d'un fort vis-à-vis de Fontarrabie   ( Gaztelu zahar )
 On peut encore voir quelques vestiges au bas de l'esplanade sur laquelle se trouve aujourd'hui le monuments aux morts.

Le projet comprenait six grands bastions et des logements pour trois ou quatre cents hommes.
Cette décision fut très mal vue des habitants qui adressèrent leurs doléances au roi
Celui-çi chargea le gouverneur du Labourd, le comte de Gramont, de les ramener à la raison.
Mais l'impartialité de Gramont était mise en doute car il avait été nommé gouverneur du fort avant même sa construction.
 Les choses traînèrent en longueur, beaucoup de temps s'écoula, lorsque le roi perdant patience donna l'ordre formel de commencer les travaux. Ceux-çi furent mollement exécutés et le fort n'était pas terminé lorsque se produisirent les  évènements de  de 1636 à 1638.                                                   
En attendant de Gramont fit  mobiliser et diriger les mille hommes de la milice vers la frontière. Bernard de Nogaret duc de La Valette fut chargé de la résistance.
 Ce fut un malheur, car La Valette général peu capable, intrigant et jaloux, joua pendant toute la durée des opérations un rôle néfaste et qui eut les plus déplorables conséquences sur l'issue de cette campagne. Nous retrouverons ce  fameux général lors du siège de Fontarrabie.

La résistance de Gramont

 

Mais les renforts s'organisèrent , les attaques,  se succédèrent, les espagnols battus évacuèrent

L'action des habitants devint efficace, la guérilla  périlleuse,  l'insécurité permanente pour l'occupant.

Les embuscades   lui causaient un mal considérable, elle ne reçevait aucun renfort et, en outre la fièvre et la maladie finirent par la décimer.

 De 12.000 hommes que comptait le corps d'occupation au début, il se réduisit à 4000.

 Le  gouverneur de  Bayonne, de Grammont  porta ses troupes fortes de 2000 hommes vers le haut d'Urrugne afin de secourir la milice locale.

Au mois de décembre , le comte de Gramont, a reçu des renforts. Ayant appris  que l'ennemi commençait à fortifier la pointe de Sainte Barbe, il lance une expédition, qui réussit à chasser de ce lieu et à le refouler sur Bordagain.

500 hommes  attaquent Bordagain  et le 25 février  les 60 hommes des frères d'Amou détruisent  le fort de Béhobie

Presque cernés du côté de la terre; harcelés dans les embuscades tendues par les gens du pays, décimés par la faim et la maladie, les Espagnols virent peu à peu leurs troupes défaites et en octobre 1637 les derniers battirent en retraite, se retirant par la mer pour rejoindre Fontarrabie.Ils évacuèrent en même temps Hendaye et Béhobie

 

LA GUERRE

 

  L'occupation, la menace qu'elle avait constituée pour Bayonne, avaient fait une mauvaise impression sur le roi et son premier ministre.

 Richelieu pensa que le meilleur moyen d'en éviter le retour était d'imiter les Espagnols-et d'occuper un point stratégique sur la rive gauche de la Bidassoa.

 Il décida de s'emparer de Fontarabie, place forte d'une valeur militaire de premier ordre.

 Mais l'exécution de ce projet n'allait pas sans présenter quelques difficultés.

 

Pendant les dernières opérations les généraux français s'étaient montrés très insuffisants ; il y avait eu entr'eux de fréquents désaccords, des rivalités de personnes et des questions de préséance qui avaient fâcheusement influé sur les résultats de la campagne.

Pour en éviter le retour, Richelieu confia le hautcommandement à Condé, qu'on appelait “ Monsieur le Prince ”,le père du grand Condé, qui par sa haute situation, devait, dans l'esprit du cardinal, imposer son autorité à tous.

 Ses principaux lieutenants étaient : le duc de La Valette, le marquis de La Force et le comte de Gramont.

 Leurs troupes réunies dépassaient le chiffre de douze mille hommes, effectif nécessaire, car Fontarabie était défendu non seulement par des ouvrages modernes pour l'époque, mais par des marais qui rendaient son approche des plus difficiles. 

Pour bloquer la place du côté de la mer, Richelieu envoya une flotte de soixante voiles dont quarante-deux vaisseaux de haut bord sous le commandement d'Henri de Sourdis cardinal-archevêquede Bordeaux.

 Mais auparavant et pour éviter les attaques de la flotte espagnole, Sourdis partit à sa recherche et la trouva dans la rade de Guétaria. Elle se composait de quatorze galions et de trois frégates sous le commandement de l'amiral Don Lope de Hoces.

 La flotte française détruisit tous les navires espagnols ainsi que le petit village de Guétaria. Tranquille de ce côté, Sourdis ramena sa flotte dans la baie du Figuier et dans la Bidassoa,

établissant ainsi un; blocus serré de la place.Le siège commença le 22 juin 1638 et l'investissement fut unfait accompli le 10 juillet.

 Au début tout sembla faire prévoir une prompte capitulation ; mais les choses ne tardèrent pas à changer de face. Des questions de personnes intervinrent donnant lieu à de fréquents conflits, des dissentiments s'élevèrent entre ces grands seigneurs et La Valette, par jalousie et mécontentement de n'avoir pas le commandement suprême, refusa de faire marcher ses troupes.

 Condé lui-même ne put pas briser cette résistance dans son conseil et c'est ainsi que, les choses traînant en longueur, firent échouer une opération sur laquelle on avait fondé les plus belles espérances.

 LA DEFAITE

 

Mais la place forte tardait à se rendre. Le cardinal de Sourdis, dont la flotte avait anéanti celle des Espagnols à Guétaria et était venue relâcher au large d'Hendaye, proposa d'enlever la place avec ses marins

. La Valette, arguant de ses prérogatives, refusa, alors que la garnison, décimée par la faim et la soif, comptait moins de cinquante hommes valides.

 Après avoir négligé ce concours, le duc de la Valette commit une seconde faute en évacuant Pasajes, sous prétexte de réduire l'étendue du front. Il permit ainsi à une armée espagnole de secours, au petit jour ,de s'emparer des hauteurs du JaïzquibeL   de fondre sur  l'ennemi endormi , de créer une panique  indescriptible. 

De la Guadeloupe à Fontarrabie

____________________

 Ceux qui ne furent pas tués s'enfuirent, se jetèrent à la mer, à la Bidassoa, ou beaucoup périrent noyés

 Le prince de Condé, accouru sur les lieux et après avoir vainement tenté d'arrêter les fuyards, quitta le dernier le rivage espagnol pour reprendre la tête de sa gendarmerie campée, à Hendaye.

Cet abandon du siège fut une véritable déroute, une   honte pour les Français qui s'enfuirent de toutes parts, donnant un lamentable spectacle aux Espagnols tout surpris d'une victoireaussi facile


Dès lors s'explique-t-on difficilement l'inscription que l'on peut lire sur une maison de Fontarabie, d'après laquelle les conditions de la levée du blocus y auraient été discutées.

Richelieu fut consterné, le roi peiné . Ainsi traduisit-il devant un Conseil d'Etat extraordinaire le duc de La Valette qui, par ses intrigues et ses refus d'obéissance aux ordres de Condé, était responsable du désastre.

 

 

 La Valette s'empressa de fuir en Angleterre. Condamné par contumace pour haute trahison à la peine de mort,il fut exécuté en effigie.

 Mais, à la mort de Richelieu, il s'empressa de revenir en France et il ne tarda pas à être réintégré dans ses honneurs et prérogatives.

 Mais ils sortaient si épuisés de cette campagne qu'ils ne purent songer à tirer profit de la déroute de l'armée française, et même, pendant quelque temps, à continuer leurs vexations à l'égard des pêcheurs hendayais.

Nous venons de raconter un épisode local de la Guerre de Trente Ans qui, on le sait, prit fin avec le traité de Westphalie du 24 octobre 1848. En dépit de son échec devant Fontarabie, la France s'assurait par ce traité une situation prépondérante en Europe

. Lors des négociations, les Hendayais envoyèrent aux plénipotentiaires réunis à Munster une requête tendant à insérer l'article suivant : “ Que lesdits habitants d'Andaye pourront ancrer à la rade appelée le Figuier, entrer et sortir en la barre et naviguer sur toute l'étendue de la rivière de Vidassoa et prendre port à Andaye, y charger et descharger toutes sortes de marchandises et denrées avec chaloupes, pinasses et toute autre sorte de navires portant quille et non quille ; ensemble de pescher hault et bas ladite rivière et plaine mer avec retz, fillets et autres instruments servant à la pescherie, sans qu'à présent et à l'advenir les habitans d'Andaye soyent empeschez ni troublés par les Espagnols et commandant des forteresses de Fontarabie et du Figuier et autres subjets du Roy d'Espagne...

 Les questions relatives aux rapports entre la France et l'Espagne furent disjointes du traité, et la requête des Hendayais, quoique portant la recommandation de Mazarin, subit le même sort.

 

EPILOGUE

Il est un intéressant épilogue au siège de Fontarabie. Il y avait sur le Jaïzquibel une chapelle consacrée à Notre-Dame-de-la-Guadeloupe, patronne de Fontarabie et que ses habitants tenaient en grande dévotion. Dès l'arrivée des Français, ils sortirent sans armes de leur ville et se rendirent processionnellement, sans être inquiétés, à Notre-Dame-de-la-Guadeloupe pour y prendre la statue de cette vierge ; ils la placèrent dévotement dans leur église et ne cessèrent de l'implorer pendant le siège.

La précaution n'était pas inutile car le marquis de La Force, protestant sectaire, qui avait établi son quartier général à cet endroit, s'empressa de faire faire un prêche par son aumônier dans l'oratoire de la Guadeloupe.

“ Maintenant je mourrai content, dit-il, j'aurai entendu, au moins une fois, exposer publiquement la religion de Calvin eri Espagne. ” Il transforma ensuite la chapelle en écurie

pour ses chevaux. Après la levée du siège, il fallut un an aux Espagnols pour la remettre en état. La madone y fut replacée, en grande pompe, en 1639, le jour anniversaire de la libération de Fontarabie et, depuis lors, tous les ans, à la même date, une procession d'actions de grâce se rend de la ville à la chapelle de la Guadeloupe où l'on dit une messe.

Une fois de plus Fontarrabie continuera à rester seule propriètaire de  la Bidassoa et de Txingudi


 

-----------------------------------------------------

 

Fontarrabie chaque année fête cette victoire, par un défilé coloré,pour rendre hommage à la poignée d' intrépides , courageux et irréductibles soldats qui avaient battu l'armée française

C'est   << l'Alarde >> une joyeuse et fière parade.

 

Une victoire du courage contre la suffisance

----------------------------------------

 

LETTRES DU ROI qui dicte à RICHELIEU  

le début des opérations

extrait

 

 


 

 

Une fois de plus les conséquences  pour Hendaye furent désastreuses 

La dernière phase de la guerre de Trente Ans s'achevait et

Hendaye pouvait revivre en paix.

Trouvant les moyens élémentaires de subsistance dans la pêche

et dans la culture des Joncaux, c'est dans l'exploitation de la

frontière, c'est-à-dire dans le commerce et le transit, que ses

habitants trouvaient le complément indispensable. Ils disposaient

aussi d'une industrie embryonnaire.

En 1662, cette activité était assez grande pour que le roi accordât

à la cité sa reconnaissance comme place de commerce et le droit

d'organiser un marché par semaine ainsi que deux foires par an.

Ce privilège consacrait sa vocation.


 

 

Là, s'échangeaient les marchandises importées ou exportées; lesdraps et les toiles, les cuirs, les jambons, la réglisse s'étalaient ainsique bien d'autres produits pourvoyant un trafic appréciable auXVIIIe s.

L'importation d'alcool, redistillé sur place et traité selon diversesformules, valut à ses eaux-de-vie cette renommée, déjà acquise ausiècle précédent, que notent les voyageurs en 1726, 1768 et bien plus

tard. En témoigne encore aujourd'hui une marque « La VéritableLiqueur d'Hendaye », devenue la propriété d'un distillateur bayonnais.Ce fut la première industrie du lieu. Au cours du siècle suivant

quelques fabriques artisanales s'y adjoignirent (salaisons, cidreries,chocolateries).Pour autant, ce tracé du cadre de l'économie de Hendaye  ne doit faire illusion sur son importance, car elle n'étaitactivée que par une très faible population :

270 feux en 1650,    356 habitants en 1726 et, en  1775, à la suite du déclin de l'armement

1775, à la suite du déclin de l'armement  1775, à la suite du déclin de l'armement

à la pêche, le bourg est décrit : « un affreux désert » ! (Doc.Arch. B.-P.).

Il est vrai qu'autour de cette petite communauté gravitaient les habitants des quartiers de Santiago et de Subernoa, encore propriété d'Urrugne L'autorité religieuse, qui n'avait à se soucier que des besoins

d'ordre spirituel de l'ensemble, avait superposé au cadre politique ses propres institutions.

La population, très chrétienne et aussi très éparse, était ainsi desservie par deux paroisses :

— celle de l'église Saint-Vincent, déjà citée.   

------------------------------------------ 

1632 Le capitaine Rétigny, des garde-côtes de Socoa, saisit le 19 janvier une patache armée en course à Passages, et Fontarabie saisit en représailles des pêcheurs luziens

. Joannisco de Galbarette, premier jurât d'Hendaye, arme en course et ramène une prise anglaise qui est canonnée au passage par Fontarabie le 15 mars 1667.

Ainsi deux usages locaux signalent ce privilège qui permettait avec une lettre de marque, de capturer avec bénéfice des navires ennemis et ne disparut qu'avec le traité de Paris en 1856,

 

 

________________________________________________

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Retour au Sommaire                       Suite



xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

 

__________________________________________________________



Posté par hendayehistoire à 15:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]

1658 LIQUEUR DE HENDAYE

1725. L’Eau de Vie de « Andaye », très réputée, est mentionnée par écrit pour la première fois  

liqueur hendaye

1658     Enfin Hendaye attache son nom à la fabrication d'une certaine eau-de-vie.

 C'est à Jean Darmore que revient la paternité de cette création

Le 20 novembre 1658, il rapporta de Bayonne une chaudière “ à fère eau-de-vye ”.

 La liqueur, improprement appelée “ eau-de-vie d'Hendaye ”, était en réalité un produit de la raffinerie de l'alcool soumis à une deuxième distillation. Son bouquet lui venait du fenouil, distillé en même temps que l'alcool. On ajoutait ensuite le sirop qui sucrait la liqueur en la ramenant au degré voulu. N’est-ce pas, en définitive, ce “ secret ” que M. Paulin Barbier recueillit en 1860 auprès de quelques anciens habitants et qu'il utilisa dans la restauration de la “ Véritable Liqueur d'Hendaye ” ?

Malgré ses qualités, et malgré quelques débouchés coloniaux qu'elle s'était assurés à l'origine, cette eau-de-vie ne connut pas la fortune des grandes liqueurs françaises.

 

-------------------------------

Les Eaux de vie de HENDAYE

 et la liqueur  I Z A R R A

 

                                                                                                             Marcel Marc  D O U Y R O U


HISTOIRE  ENTIERE  DANS

 DOCUMENTS

________________________________________________________

 

1644 Monseigneur d'Olce, évêque de Bayonne, approuve une Confrérie maritime de Sainte Anne, à Hendaye, avec sa chapelle dans les dunes. Constituée en société de secours mutuel comme la confrérie de San Pedro, elle n'en conserve pas le privilège, qui revient ici à l'Amirauté de Bayonne, de vérifier les rôles d'équipages payés à la part avec “ grosse aventure ” (avance aléatoire à 25 % d'intérêt), et fixe minimum garanti pour certains morutiers.

En 1647 , la marche vers la libération ayant été poursuivie, la deuxième étape s'achève. L'évêque érige une paroisse qui est mise sous le patronage de Saint Vincent

(F)

    Hendaye à une superficie de  7 hectares , et avec l'apport des Joncaux  26 hectares sera de 33 hectares.

1647 Avec l'accord du châtelain d'Urtubie et des jurats d'Urrugne, le 25 mai, la paroisse Saint-Vincent devient entité administrative séparée, alors que Biriatou dépend d'Urrugne jusqu'à la Révolution, et Béhobie jusqu'à maintenant.

1647   La séparation communale entre Hendaye et Urrugne fut concomitante à celle des paroisses.

Le 25 mai 1647, date de l'accord passé avec le Sire d'Urtubie au sujet de la paroisse, les habitants d'Hendaye et ceux d'Urrugne signaient une transaction dont les termes ne nous sont malheureusement pas connus, au sujet de l'administration des deux communautés.

 Des lettres patentes de novembre 1654 homologuèrent les statuts d'Hendaye.

 Auparavant, le bourg était administré par un syndic nommé par la municipalité d'Urrugne, puis, depuis le milieu du XVI" siècle, par cinq jurats élus par les habitants mais dépendant toujours de l'assemblée communale d'Urrugne.

Comment les Hendayais s'y étaient-ils pris pour obtenir le consentement de leurs concitoyens d'Urrugne qui s'étaient toujours montrés acharnés à  conserver l'intégrité de leur territoire, et n'eurent-ils pas à se heurter à l'opposition violente qui s'était manifestée à l'égard de Ciboure, dans des circonstances analogues, un demi-siècle auparavant ?

 En ce qui concerne la situation religieuse, la facilité avec laquelle ils triomphèrent des difficultés créées par le prieuré et l'empressement que mit l'évêché à répondre à leur requête laissent entrevoir une influence favorable de l'Evêque de Bayonne

. Mais, dans le domaine administratif, aucune influence de ce genre ne pouvait s'exercer utilement. Le résultat fait honneur à la diplomatie des Hendayais. Ils ne s'en tinrent pas là, et, sous prétexte de se protéger des incursions de leurs voisins espagnols sur l'Ile des Joncaux qui dépendait de la nouvelle commune, mais que les Hendayais ne pouvaient atteindre sans traverser le quartier de Zubernoa, ils réclamèrent en 1689 l'annexion de ce quartier.

Un accord fut passé à cet effet ; mais la question du partage des terrains communaux en ajourna l'application. jusqu'à la fin du XIXe siècle.

 Nous avons dit qu'à l'origine le bourg d'Hendaye était surtout peuplé de cultivateurs. Alors comme aujourd'hui, l'objet principal de l'exploitation rurale était le bétail à cornes et la culture du blé et du maïs.

Mais, si certains Hendayais restaient attachés à la terre, très vite d'autres s'affirmaient comme d'excellents marins dont Joannès de Suhigaraychipy, dit Croisic, et Etienne Pellot furent les plus célèbres.

 Bien qu'ayant moins de panache que la piraterie, la pêche en haute mer exerçait un attrait sur les Hendayais et était non moins exempte de profit

. La pêche à la baleine et à la morue étaient pratiquées couramment.

Une autre source de profit pour les Hendayais résidait dans le transit de marchandises. Entre leurs mains passent de l'huile, du réglisse, du saumon, de la morue, des sardines, du jambon, de la cire, des articles de quincaillerie et de mercerie

 

Nombre de feux en 1650  

   Pour estimer le nombre d'habitants d'après celui donné en feux on peut appliquer le coefficient multiplicateur 5. Ainsi pour une population de 34 feux on obtient 170 habitants   :   égalerait 1250 habitants

 

1653 Le 4 juillet des lettres patentes de Louis XIV ratifient l'accord de bonne correspondance autorisant sous passeport le trafic des barques et marchan­dises entre le Labourd et le Guipuzcoa.

Depuis 1516 ce privilège toujours renouvelé (1667, 1675, 1690, 1719) repre­nait les accords traditionnels sauvegardant les relations côtières en paix comme en guerre et datés de 1236 à 1446 pendant la période anglaise, par exemple ceux de 1294, 1306, 1309, 1311, 1328 ou ce traité du 21 décembre 1353, confirmé le 9 juillet 1354, par lequel Bayonne et Saint-Sébastien s'interdisaient réciproquement les saisies en mer.

1654   Par lettres lettres patentes le roi consacre en novembre la séparation communale. Comme dans toutes les paroisses du Labourd, il y a toujours 5 jurats élus

.1662 On ne cite que 4 noms de jurats de Hendaye, chargés d'un rapport sur les limites de leur juridiction le 27 novembre de cette année, et le 23 décem­bre de la suivante le roi constitue Hendaye en place de commerce en accordant à ses jurats d'organiser un marché par semaine et 2

foires par an

 

 

___________________________________________________

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Retour au Sommaire                   Suite

 


xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

____________________________________________



Posté par hendayehistoire à 15:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]

LA CROIX

 

Capture


     

  

 

 reportage TVPI

LA CROIX

 

 Il n'y a, dans toute la commune, qu'un objet jugé digne de figurer sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques ; c'est une croix de pierre

.Elle se trouvait autrefois dans le cimetière qui entourait l'église  comme dans toutes les paroisses du Pays Basque. Depuis son inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, elle a été placée tout près de l'église, à côté d'un bras du transept où elle est mieux protégée que précédemment.

La croix elle-même est des plus simples. Sur le bras, on peut lire, gravée en champlevé, l'inscription courante : « O crux ave spes unica » Mais ce qui attire surtout l'attention, c'est le socle

sur lequel elle repose. Il a la forme d'un cube sur les quatre faces  verticales duquel sont gravés des dessins assez curieux. Sur l'une on voit un écartelé avec un A dans chaque canton.

 Peut-être a-t-on voulu représenter l'initiale de la ville à une époque où Hendaye s'écrivait Andaye. Sur la face voisine est sculptée une grande étoile ; sur une autre, un croissant de lune à profil humain avec un oeil largement ouvert. Enfin, la quatrième face, ou plutôt la première, attendu qu'elle est parallèle au bras de la croix, présente une tête de monstre avec une large gueule ouverte. Si l'on rapproche ce dernier dessin de l'inscription dela croix, on semble fondé à penser que l'auteur a voulu représenter la porte de l'Enfer opposée à l'espérance du ciel donnée par l'inscription. On trouve en effet assez souvent des motifs similaires dans l'iconographie du Moyen Age. Il n'est pas possible de fixer la date de cette croix. Tout au plus pourrait-on la faire remonter au milieu du XVIIe siècle à l'époque de la constructionde l'église, lors de la création de la paroisse

Du côté extérieur de l'église, près de l'entrée latérale, on peut voir la célèbre croix de pierre avec ses signes astraux, que d'aucuns- à tort ou à raison- qualifient de cabalistique. Les bras, aux extrémités dentelées portent l'incription

                                        O CRUX AVES PES UNICA

La croix est placée sur un socle.Sur la face antérieure est représenté un soleil dont le cercle enferme une tête de monstre et est cantonné par quatre étoiles. Sur la face latérale droite, un cerclr partagé en quatre cantonsdon chacun porte un  A  , initiale de andaye.Sur la face postérieure une étoile. Sur la face latérale de gauche, un croissant de lune à profil humain.

Cette croix provient du cimetière communal. Elle fut  transportée en 1842..Son origine est inconnue; peut être fin du 17 eme siècle ou début du 18°

Elle fait partie des traditions ésotériques de l'antique philosophie d'Hérmés

Curieusement  l'Eglise ne l'a jamais condamnée.Pourquoi ?

On lit sur le bras transversal

O CROUX AVES PES UNICA

Tout un chacun peut lire            O CRUX AVE SPES UNICA      Salut Ô Croix, unique espoir

Mais ladisposition des lettres, disposition voulue, signifie en langage secret ,

" Il est écrit que la vie se réfugie en un seul endroit "

La situation de cet endroit, d'où les élus ( enfants d'Elie ) seront sauvés,il nous appartient de le trouver. Cela se fera si nous arrivons au stade de disciples du Christ lumière

 

I.N.R.I

  signifie pour tout chrétien  -Jesus Nazaremus Rex judeorum - Jesus de Nazaret roi des Juifs

Pour d'autres " Igne Natura Renovatur Intégra " La Nature sera rénovée intégralement par le feu.

FACE 1 :  :Le  soleil   symbole du principe actif et chaud soleil

                          FACE  2 : La Lune  symbole du principe du symbole du principe passif et froid

Soleil et lune ne peuvent être dissociés

                          FACE 3  l'étoile, symbole de la lumière spirituelle

 

                          FACE  4  la plus ésotérique, si l'on peut dire. C'est un  simple cadre de deux diamètres en forme de Croix, partagés en quatre secteurs, avec la lettre  A   qui les désigne comme les  quatre âges du monde : or  argent  bronze  et feu  , qui reviennent périodiquement.

Le cercle c'est le monde, et la croix, c'est sa rédemption

Au moyen âge, les quetre A étaient par les quatre évangélistes entourant le Christ

, figure humaine et vivante de la Criux rédemtptrice

Plusieurs savants se sont penchés sur l'étude de cette croix ésotérique. Parmi eux Fulcanelli, dans son livre " le mysyère des Cathédrales

 

Quant à l'origine de cette croix, elle est inconnué. Toutefois en prenant pour base de supputation la forme du soubassement et celle de la colonne, elle ne saurait être antérieure à la fin di XVII°

siècle

Quoi qu'il en soit de son ancienneté. la croix de Hendaye, par la décoration de son piédestal, se montre bien le plus singulier monument du millénarisme primitif , la plus rara traduction symbolique du chiliasme que nous ayons jamais rencontré. On sait que cette doctrine faisait partie de la tradition ésotérique de l'antique philosophie d'Hermés

La naïveté des bas- reliefs , leur exécution malhabile, amènent à penser que ces emblèmes lapidaires ne sont pas l'oeuvre d'un professionnel  du cideau et du burin, mais nous devons reconnaître que lobscur artisan de ces images incarnait  une science profonde et de réelles connaissances cosmographiques

Sur le bras transtraversal de la croix- une croix grecque - on relève l'inscrtion commune bizarrement taillée en saillie sur deux lignes parallèles, aux mots presque soudés

Il semblerait que la déformation du mot SPES ( espérance ) e PES (pied ) par ablation de la colonne initiale, soit le résultat involontaire d'un manque absolu de pratique chez notre lapicide.

Un examen de celle-ci permet d'établir que les que les caractères en sont nets, sinon élégants, et ne se chevauchent pas. Il faut écarter toutr erreur survenue pendant la taille. Cette erreur évidente a été, en réalité voulue.                                                                                   ( og )

 

 

 

__________________________________________________

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Retour au Sommaire                   Suite

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

__________________________________________________



Posté par hendayehistoire à 15:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]

1654 HENDAYE devient commune indépendante

Capture

 

les armoiries


Blasonnement : D'azur à la baleine d'argent nageant dans une mer au naturel, surmontée de trois harpons d'or, deux passés en sautoir et un en pal, accompagnée d'une couronne royale d'or, accostée des lettres H et E capitales de sable.

 

Surmontée de trois harpons, deux en sautoir et un en pal,et accompagnée en chef d'une couronne royale accostée des lettrescapitales H à dextre, E à sénestre.(Extrait de l'étude de Jacques Meurgey, cf. Bulletin n° 8, 1931, de

la Société des Sciences, Lettres et Arts de Bayonne.) La couronne atteste la reconnaissance vouée par Hendaye au roi qui, en 1654, lui a accordé son érection en communauté.

Pour une raison inconnue, et depuis le 19 s. seulement, les harpons ont disparu du blason de la ville et la baleine a été remplacéepar un dauphin, qui, ici, n'a aucune signification.Cette erreur historique se double d'une ingratitude à l'égard despêcheurs de baleine, qui furent à l'origine de la fortune ainsi quede la gloire de la cité. Il serait juste que l'une et l'autre soientaujourd'hui réparées.Il serait bien que le blason de Hendaye puisse ainsi retrouversa place entre ceux de Biarritz et de Fontarabie, qui, depuis le 14 s.continuent à honorer, par le signe de la baleine et de harpons, lesmarins, qui s'illustrèrent aux côtés des hendaiars ! (').

1) « Hendaiar », nom basque l'habitant que nous adopterons de préférence

à « hendayais » Histoire des siècles où le caractère basque de la ville fut le  marqué 

----------

Le Long chemin pour arriver aux limites actuelles 

URRUGNE / HENDAYE

 

Pendant des siècles les deux bourgades se sont, en tout ou partie,confondues; leurs habitants ont vécu, dans la même foi, la même vie de travail, à la terre ou à la mer; ils ont connu les mêmes

événements. Longtemps, ils partagèrent la même histoire  

C'est à ses marins ainsi qu'à la générosité du roi

 que ce port dut la première concession, qui lui fut faite, celle des terres nourricières des Joncaux couvrant 26 hectares environ.

Pour l'expliquer il nous faut remonter à 1627, à l'année d'un exploit que ne rappelle plus, semble-t-il, que le nom toujours donné à « la rade des Basques » dans le pertuis d'Antioche.

 Cet exploit est le comportement remarquable des marins de Hendaye lors du siège de la Rochelle et la bataille de  l'île de Ré  . En raison de leur de leur courage le roi XIII ne manqua pas de marquer une vive reconnaissance à ces derniers, leur faisant le très beau cadeau de l'île des Joncaux.

Faute, sans doute, de précisions suffisantes, cette donation,comportant le droit de labourer et de cultiver, fit l'objet de maints différends, qu'engendraient constamment entre les riverains français et espagnols les droits de pêche dans la Bidassoa ainsi que depassage à travers elle.

Il fallut attendre l'arbitrage des conseillers du roi, confirmé en 1668 par Louis XIV, pour que Hendaye se vît définitivement attribuer « la totalité des îles et joncaux qui sont en-deça le milieu de la rivière », l'exclusivité du droit de passage aussi bien en face de l'hôpital Saint-Jacques que vis-à-vis de Fontarabie; le droit de naviguer et pêcher sur la moitié de la rivière lui était également reconnu. Mais comme cette décision n'était qu'unilatérale, elle dut être confirmée par un traité signe à Madrid en 1685. En fin de compte la superficie de Hendaye était portée à  la surface dérisoire de 33 hect. Elle le demeura jusqu'en 1867.Par l'entrée en possession de cette grande terre des Joncaux, produisant de 800 à 1 400 kg de maïs à l'hectare, Hendaye cessait d'être un minuscule hameau sans autre labour que celui de la mer,sans autre subsistance que celle de la pêche. Dans son petit portla ville de demain avait trouvé son berceau.

----------

A la fin du 16 ème s.

 Hendaye n'est encore qu'un modeste hameau,un quartier d'Urrugne,

 mais qui, déjà, aspire à son autonomie,sans doute ses gens ont-ils été mis en goût par l'exemple de Ciboure,qui vient d'obtenir sa libération de la tutelle d'Urrugne !

Comme il était de règle que, plus ou moins tôt, l'institution d'une paroisse engendrât celle d'une communauté,

 les Hendaiars commencèrent astucieusement par réclamer, d'abord, un lieu de culte qui leur soit propre..

Il leur fut facile d'arguer de la grande distance qui les séparait de l'église paroissiale d'Urrugne, de la difficulté qu'ils en éprouvaient « pour recevoir les Sacrements et suivre les offices divins ». Effectivement, ils obtinrent de l'évêque de Bayonne,  le droit de construire une chapelle de secours desservie par un vicaire et le curé d'Urrugne.

 Ainsi, ils franchissaient une première étape et abordaient aussitôt la seconde.

S'adressant au Parlement de Bordeaux, ils réclament et obtiennent quelques droits par des arrêts de

1603 et 1630, dont, malheureusement, nous ne connaissons pas le détail. Il nous suffit de savoir qu'Urrugne réagit vivement, repoussant toute désunion, sous une forme quelconque, paroisse ou jurade et réclamant le maintien intégral, à son profit, de la police, de l'intendance et des pacages communaux.

Au reste, Urrugne joua pleinement, en 1634, son rôle tutélaire;la preuve s'en trouve dans un document archivé à Urrugne.

 Apprenant que « le roi d'Espagne a assemblé un grand nombre de gens de guerre en la ville de Fontarabie, qui pourraient traverser la rivière et se saisir de la frontière , si elle n'était gardée », le

gouverneur de Bayonne ordonne à la Communauté d'Urrugne de mobiliser le nombre d'hommes nécessaire pour défendre la frontière.

Le jurât de la Place, dont dépend « le hameau de Hendaye », objecte qu'il convient d'exempter les habitants de ce lieu« qui sont la plupart absents et en voyage sur mer vers la Terre-Neuve,Flandres et autres contrées d'outre-mer où ils ontaccoutumé d'aller pour la pêche de la baleine ou autres choses et demeurent absents les huit mois de l'année. A cause de quoi il est besoin et nécessaire

que les autres habitants dudit quartier de la Place fassent la gardepour eux... ».Il fut donc envoyé 100 de nos hommes le long de la côte « Soccobouroua » (à l'extrémité Ouest de la plage), « au pied de laquelle passent les navires qui vont et viennent de Fontarabie ».

Autre document: Hendaye ne comprend encore que cent maisons,

qui se serrent à I'alentour du port et jusque dans la baie de Belcenia ,aujourd'hui comblée, dans ce Bas-Quartier, autrefois dit le quartier des Pirates, quelques rares maisons témoignent encore de sonactivité au XVI s.

(1) La Bidassoa était déjà franchie dans tout son parcours à l'époque romaine. Recherches sur la Ville de Bayonne, tome III, V. Duhurnt H .1 11.Daranatz.)

En 1647, la marche vers la libération ayant été poursuivie, la deuxième étape s'achève:

l'évêque érige une paroisse,

 qui est mise sous le même patronage que celle d'Urrugne, ainsi saint Vincent de Xaintes ne perdra aucun de ses enfants. Malheureusement, il fallut bien, quelque temps plus tard, lui substituer son homonyme, ce saint Vincent, né à Huesca, archidiacre à Saragosse, dont la fête tombait le 22 janvier, plus opportunément que celle du premier.

A cette date, ils étaient, en effet, rentrés dans leurs foyers ces pêcheurs, qui constituaient un corps important de la paroisse et en étaient bien loin au mois de septembre, pour la fête desaint Vincent de Xaintes.(Il en fut exactement de même, et pour une raison identique, à Ciboure, où l'église, d'abord annexe de celle d'Urrugne, puis érigée en paroisse en  1555 avec le même titulaire que son ancienne église mère, adopta saint Vincent, diacre, peu de temps avant la Révolution.)

 

1654:   dernière étape

. Les Hendaiars atteignent ce but depuis si longtemps et ardemment convoité ! Anne d'Autriche, régente du royaume pendant la minorité de son fils, Louis XIV, a entendu favorablement leur supplications et, au mois de novembre de cette année, érige leur bourg en Communauté indépendante sous l'administration d'un maire-abbé et de quatre jurats.

Rubens vers 1622

Anne d'autriche      Reine de France

Née à Valladolid, Espagne, en 1601, morte à Paris en 1666, Anne d'Autriche est la fille du roi d'Espagne Philippe III. Elle épouse Louis IIIen 1615 et devient ainsi reine de France.Régente du royaume de 1643 à 1661,

Anne a entendu les doléances des Hendayais qui réclament leur autonomie.

« Les manans et habitans de Hendaye nous ont fait remontrer que lad. paroisse ayant cy devant composé un seul corps et une mesme communauté avec celle d'Urrugne, elle aurait durant l'espace de plusieurs années joui concommitamment avec lad. communauté d'Urrugne de plusieurs privilèges, droits et franchises concédés àl'une et à l'autre des deux paroisses spécialement de certains estatuts, octroys, règlements et police qui leur furent accordés en 1609 par Henri le Grand... Et bien que depuis quelque temps lesd.paroisses ayant été séparées les exposants n'ont néantmoins laissé de vivre sous les mêmes statuts. A présent pour mieux marquer lad. séparation ont désiré avoir leurs estatuts et privilèges distincts et séparés, lesquels, à ces fins, ils ont soubz nostre bon plaisir dressé et arrêté entre eulx en leur acte d'assemblée du 20 May dernier. »


Anne d'Autriche et  son fils Louis XIV

Le souverain ratifie tous les articles à lui présentés

 et que malheureusement il n'énumère pas, et  qui sera à l'origine du long conflit entre Urrugne et Hendaye  qui durera 211 ans.

La superficie de Hendaye est alors de 7 hectares ( ville et Bas-Quartier )  un confetti

 (S.L.A., 1932; Arch. Gironde   I B 27.)

-------------------------------------------------

 

Les AGRANDISSEMENTS

------- 

S'ils étaient avides d'accroître leur aire, c'est parce que les Hendayais pressentaient la fortune qui devait leur venir de la force d'attraction de la frontière, de la mer, ainsi que de la seule beauté du site.

Pour garder les Joncaux ils avaient beau jeu de pouvoir se référer à la donation de Louis XIV, d'autant plus que celle-ci leur accordait également l'exclusivité du droit de passage de la Bidassoa en face de l'hôpital Saint-Jacques.

 Pour le reste, ils arguaient simplement du peu d'intérêt qu'apparemment la municipalité d'Urrugne portait au secteur de leurs environs (chemins mal entretenus, etc.)

. Ils faisaient non moins valoir la peine qu'éprouvaient les gens du quartier de Subernoa pour se rendre à la mairie d'Urrugne, distante de 7 km, pour l'accomplissement des formalités et démarches auprès de leurs autorités officielles.

D'un autre côté, il est compréhensible qu' Urrugne, conservant la nostalgie d'une souveraineté qui, jusqu'au XVIIe s., s'étendait de la Nivelle à la Bidassoa, ait cherché à épuiser, jusqu'à leur extrême limite, toutes les ressources, tous les recours possibles auprès de la Justice.

Il est même naturel, et bien dans la manière paysanne, qu'après avoir perdu plusieurs procès et appels, la municipalité ait cherché un ultime refuge dans la force d'inertie, tardant, par exemple, au maximum, à accomplir les formalités administratives auxquelles la loi l'assujettissait !

1862Avant le jugement du tribunal d'arrondissement de Bayonne rendant àHendaye les Joncaux retenus par Urrugne, et lui ajoutant tous les terrains  d'alluvions jusqu'à la mer, la commune compte plus de 600 habitants. La cour d'appel départementale des Basses-Pyrénées confirme.

1865 Restitution des Joncaux

 au terme de plusieurs procès et même d'une pétition, qui fut directement adressée par les habitants à l'Empereur, Napoléon III, Hendaye arrachait à Urrugne 195 hectares.

L'affaire commença en 1830 par une initiative du Service du Cadastre (Contributions Directes) qui, dans un but de simplification, et certainement aussi parce que considérant que ce bourg n'était plus que ruine, proposa que, de nouveau, Hendaye ainsi que les Joncaux soient rattachés à Urrugne.

A Urrugne comme à Hendaye l'unanimité se fit pour repousser cette velléité, du moins contre une fusion totale,

 Urrugne faisant remarquer que sa voisine constituait une paroisse distincte

. L'Administration n'insista pas sur ce point, mais, en dépit de la vigoureuse réaction des Hendaiars, elle persista à vouloir inscrire les terres des Joncaux dans le cadastre d'Urrugne.

Dès lors, l'Administration se heurta jusqu'en 1867 à onze municipalités, affirmant toutes successivement avec une égale ténacité leur volonté absolue, non seulement de sauvegarder la plénitude du territoire communal, mais, plus encore, d'obtenir son extension.

1867 Partage   Agrandissement

 « Pour  des raisons géographiques, religieuses, de police et de citoyenneté » la superficie comprise entre une ligne verticale qui partait de l’actuelle église Ste. Anne de la plage et rejoignait le boulevard de l’Empereur, la rue d’Irandatz et celle du commerce actuelles à la Gare et de celle-ci au Joncaux longeant la Bidassoa, cesse d’appartenir à Urrugne et devient hendayaise.

1896 Partage   Agrandissement

  Irandatz et Zubernoa sont finalement transférés à Hendaye avec le château néo-gothique d'Abbadie, la limite d'Urrugne étant reportée derrière le ruis­seau Mentaberry, et les Hendayais passent à plus de 3 000, puis passent les 5 000 en 1930, avec l'essor de la plage, et les 8 000 maintenant.

 Autre arrachement, qui, s'ajoutant aux terrains gagnés sur la mer, donne à la commune son importance actuelle, et peut-être définitive ?

 l'étape finale vit naître son satellite, Hendaye-Plage.

Dernier et définitif agrandissement de la Commune de Hendaye; réclamé et obtenu par les mêmes raisons que celui de 1867: il implique la perte par Urrugne des terrains de Subernoa et d’Irandatz.

 

 

 

_______________________________________________

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Retour au Sommaire                Suite



xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

 

______________________________________________________



Posté par hendayehistoire à 15:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]

TRAITE DES PYRENEES Ile des FAISANS

 

Ctraite pyrenees

 

Monument sur l'île aux Faisans qui commémore la signature du traité des Pyrénées


 

 

 

Ile de la Conférence le 7 novembre 1659  

Plan de l'île de la Conrérence et des alentours . Il semble qu'il existe un pont entre Hendaye et Hondarribia

____________________________________________________________________________

Le 7 novembre 1659, un traité inespéré met fin à l'interminable guerre qui oppose depuis 1635 la France aux Habsbourg d'Espagne. Il consacre la prééminence de la France en Europe.

Ce traité des Pyrénées est l'oeuvre du cardinal Jules Mazarin, Premier ministre du jeune Louis XIV (21 ans). Il réconcilie les deux principales puissances d'Europe, entrées en guerre l'une contre l'autre un quart de siècle plus tôt !


Il est signé sur l'île des Faisans, au milieu de la rivière Bidassoa qui sépare les deux pays.


 

 _________________________________________


 

 

Hendaye va être le témoin d'événements les plus gros de conséquences pour la paix de l'Europe, l'élaboration du traité des Pyrénées, en 1659, et l'entrevue de la Cour deFrance et de la Cour d'Espagne, en 1660. Lors de la conclusion du traité de Wesphalie qui mit fin à la guerre de Trente Ans, les négociations, en vue de la paix, n'aboutirent pas avec l'Espagne.

 Il fallut encore plus de dix ans de luttes et de négociations pour pouvoir arriver à une entente.

Mais, après la bataille des Dunes (1658) et la prise de Dunkerque, qui livra les Flandres à l'armée française, l'Espagne, déjà aux prises avec de sérieuses difficultés dans le Milanais et avec le Portugal, se montra mieux disposée aux accomodements.

Aussi les négociations ne tardèrent-elles pas à entrer dans une phase plus active et, dès le commencement de l'année 1659, Don Antoine Pimentel, ambassadeur d'Espagne et le marquis

de Lionne, pour la France, avaient arrêté les grandes lignes d'un traité de paix. Mais il était réservé aux premiers ministres des deux monarchies, le cardinal Mazarin et Don Luis de Haro, de

convertir ce projet en un traité définitif.On désigna, comme lieu des conférences, la petite île dont il a.déjà été question.

 Le cardinal, parti de Paris le 24 juin 1659, arrivait à Saint-Jean-de-Luz le 28 juillet accompagné du duc de Créquy, du ministre d'Etat de Lionne, des maréchaux de Villeroy, de Clerambault, de la Melleray, du commandeur de Souvray et d'une cinquantaine de grands seigneurs. Son équipage était magnifique.

En plus de cent-cinquante personnes de livrée, il y en avait autant composant sa suite, plus une garde de trois cents fantassins, vingt-quatre mulets avec des housses brodées de soie,huit chariots à six chevaux pour ses bagages, sept carosses pour sa personne et quantité de chevaux de main.

De son côté, le ministre espagnol était arrivé à Saint-Sébastien avec un équipage pouvant rivaliser avec celui de Mazarin.

Après des pourparlers assez longs sur des questions d'étiquette qui avaient une importance capitale à cette époque, on fixa la première entrevue au 13 août. L'île avait été somptueusement aménagée. Dans la salle destinée aux conférences, des deux côtés de la ligne imaginaire qui la divisait par le milieu, étaient disposés deux tables pareilles, deux fauteuils pareils et, un peu plus loin, la même disposition pour les secrétaires.

 Deux ponts de bois permettaient les communicationsavec les rives du fleuve.

Au jour fixé, le cardinal arriva en somptueux équipage. Trente carosses, attelés de six chevaux chacun, le portaient lui et sa suite. Ils étaient précédés et suivis par des gardes à pied et à

cheval vêtus de casaques d'écarlate aux armes de leur maître.

Mazarin mit pied à terre et s'engagea sur le pont entre les haies formées par ses gardes et deux cents mousquetaires.

Un quart d'heure après, don Luis de Haro se présenta, accompagné, lui aussi, de soixante personnes dont plusieurs grands d'Espagne et escorté par deux cents cuirassiers.

Le coup d'oeil des rives du fleuve couvertes de troupes et d'une foule considérable était des plus beaux.

Il y eut vingt-quatre conférences pendant lesquelles les Français et les Espagnols firent connaissance et furent remplis de prévenances les uns pour les autres. Au cours de la dernière

entrevue, le 7 novembre, le traité fut signé

 

Le Traité des Pyrénées prévoyait aussi d’ultérieures réunions pour traiter de la délimitation frontalière entre les deux royaumes, au niveau des Pyrénées et de la Bidassoa.

 

 Les commissaires des deux pays, qui se réunissent sur l’Ile des Faisans,  n’arrivent pas à se mettre d’accord, et les différends Hendaye-Fontarabie continueront

. La marche des négociations,les difficultés que Mazarin eut à surmonter, les heureuses conséquences du traité sont du domaine de l'histoire générale

et ne sauraient trouver place ici. Le 12 novembre les deux ministres eurent un dernier rendez-vous pour prendre congé l'un de l'autre. Ils échangèrent de riches présents et la séparation donna

lieu à un renouvellement d'effusions et d'accolades accompagnées des plus vives protestations d'amitié, tandis que le duc de Créquy prenait la route d'Aix, où se trouvait la cour, pour annoncer à

leurs majestés l'heureux événement.                                                                                     (N)

                                                                             

Le traité des Pyrénées fut un bienfait pour les riverains de la Bidassoa qui avaient tant souffert des hostilités entre la France et l'Espagne. Depuis lors jusqu'aux guerres de la Révolution,

c'est-à-dire pendant plus de 130 ans, ils ne connurent plus les horreurs de la guerre. Au contraire, les bonnes relations qu'ils entretenaient avec leurs voisins furent une cause de prospérité

relative. Néanmoins la ville ne s'était pas beaucoup étendue

 

. Au commencement du XVIIIe siècle on constate l'apparition d'un seul quartier nouveau dans les environs du prieuré de Subernoa.

Mais les divers documents sur l'importance d'Hendaye à cette  époque ne concordent pas. D'après les uns, la chapelle du prieuré était très fréquentée par les habitants des maisons voisines. On

y aurait compté quatre cents communiants. D'autres évaluent à trois cent cinquante seulement le nombre total des habitants en 1726. Quoiqu'il en soit, ceux-ci ne firent guère parler d'eux et

vécurent d'une vie uniforme et peu agitée qui fait penser que,comme les peuples heureux, ils n'eurent pas d'histoire.

 

1659 Pour signer la paix, le roi d'Espagne consent que la frontière coupe en deux l'île des Faisans, au milieu de l'eau, et le traité du 7 novembre est ratifié par les rois le 6 juin 1660 avec un article secret N° 8 nommant du reste le maréchal duc de Gramont, gouverneur de Bayonne, et le baron de Batteville, capitaine général de Guipuzcoa, pour un accord frontalier plus précis.

 

Un mariage lourd de conséquences

Le traité prévoit le mariage du jeune roi de France avec l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, fille du roi d'Espagne.

En guise de dot, l'Espagne apporte à la France le Roussillon, la Cerdagne, l'Artois et plusieurs places fortes en Flandre et en Lorraine : Gravelines, Thionville, Montmédy, Mariembourg et Philippeville. Le duché de Lorraine, amputé, est occupé par des garnisons françaises.

À noter que Philippe IV a fait inclure dans le traité la restitution au Grand Condé de ses titres et de ses biens.

 C'est pour le prince, coupable d'avoir combattu Louis XIV au cours de la Fronde, le début d'un retour en grâce.

L'année suivante, comme prévu, les futurs époux se rencontrent à Saint-Jean-de-Luz. Leur mariage est célébré le 9 juin 1660 par l'évêque de Bayonne dans une atmosphère de liesse. Il se soldera par six naissances... et d'innombrables infidélités du Roi-Soleil.

Selon les termes du traité, Marie-Thérèse renonce pour elle et ses descendants à ses droits sur la couronne d'Espagne «moyennant» le paiement d'une dot confortable de 500.000 écus. Or, l'habile Mazarin sait que l'Espagne n'aura jamais les moyens de payer cette dot.

Quelques années plus tard, le roi Louis XIV prendra prétexte de cet impayé pour revendiquer ses droits sur la succession espagnole

. Ce sera la guerre de «Dévolution», ainsi nommée d'après un terme de droit privé d'une vieille coutume du Brabant qui stipulait que les filles d'un premier mariage recueillaient l'héritage foncier avant les enfants d'un second mariage du défunt.

La France au pinacle

Le traité des Pyrénées est suivi par la paix dite «du Nord», signée le 3 mai 1660 à Oliva. Celle-ci met fin à l'attaque lancée par le roi de Suède Gustave X Adolphe contre le roi de Pologne Jean II Casimir qui contestait son accession au trône de Suède après l'abdication de la reine Christine.

Au terme de ces deux traités ainsi que des traités de Westphalie conclus onze ans plus tôt, la France du jeune Louis XIV s'affirme comme la première puissance européenne, par ses armées, son territoire, sa richesse, sa population et plus que tout le rayonnement de sa culture. (N)

FRANCE et ESPAGNE

 

Traité pour déterminer la frontière depuis l'embouchure de la Bidassoa  

On a vu qu'une fois de plus les Hendayais ne recueillirent de ce traité d'autres avantages que le souvenir des fastes historiques qui se déroulèrent sur leur territoire et qu'ils durent attendre vingt ans encore la reconnaissance du droit de libre navigation sur la Bidassoa.

 

Il faudra attendre les traités de Bayonne en 1856 - 1858

pour que la paix entre Hendaye et Fontarrabie soit définitive

Il aura  fallu attendre 653 ans

 

La borne frontière n°1 au-dessus de la Bidassoa, près du puente  deEnderlaza

robertauxbornesdespyrenees.kazeo

1660  Philippe IV d'Espagne Marie Thérèse, sa fille Anne d'Autriche, sa sœur Louis XIV de France, à marier à sa cousine.

Le 3 juin, en présence de Philippe IV, mariage par procuration de l'infante à Fontarabie. Le 6 juin, signature de la Paix des Pyrénées par les deux rois, en la somptueuse barraque de l'île des Faisans.

 Le 7 juin, réunion des deux rois et des deux reines dans la même barra­que au milieu de la Bidassoa. Le 9 juin, mariage.

 

 

 

 

____________________________________________________________

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Retour au Sommaire                    Suite

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

____________________________________________



Posté par hendayehistoire à 16:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

MARIAGE DE LOUISXIV

Capture


 

 

 

 

 

L'île des Faisans retomba dans l'abandon, tout en conservant ses bâtisses en planches qui avaient abrité tant de splendeurs

. Mais l'hiver passa et de nouveau les ouvriers prirent possessionde l'île et de ses abords.

 Il fallait faire plus grand et plus beau pour l'entrevue des deux cours les plus puissantes de l'Europe et pour les préliminaires du mariage du roi de France avec l'infante Marie-Thérèse d'Autriche.

Le roi d'Espagne chargea le grand peintre Velasquez„ de la direction des travaux. Celui-ci resta installé, pendant deux mois, sur les bords de la Bidassoa  s'employant à l'accomplissement desa tâche de son goût sûr et son génie.

 Mais il fut mal récompensé de sa peine, car il contracta une fluxion de poitrine dont il mourut.

On transforma et on embellit les bâtiments qui avaient servi pour les conférences, chaque nation tenant à honneur de les rendre dignes des grands actes qui devaient s'y passer suivant un

cérémonial encore plus serré que précédemment. Chaque cour désirait en effet rester sur son territoire, tout en étant dans une salle commune. Aussi de chaque côté de la ligne de démarcation,

chaque partie était exactement semblable à l'autre. En outre, pour permettre l'accès du pavillon, on avait construit de nouveaux ponts à côté des précédents et on les avait recouverts de

galeries vitrées.

Tandis que Mazarin et don Luis de Haro revoyaient quelques points du traité qui n'avaient pas été assez précisés, on mettait la dernière main aux préparatifs de la réception. Les entrevues furent au nombre de deux, mais elles avaient été précédées d'une autre cérémonie exclusivement espagnole.

Le 3 juin, dans l'église de Fontarabie, en présence du roi d'Espagne, don Luis de Haro,représentant le roi de France, avait épousé, par procuration, l'infante Marie-Thérèze.

Le lendemain, eut lieu, dans l'île, une rencontre intime, de caractère exclusivement familial, entre la reine Anne d'Autriche, son frère, le roi d'Espagne, l'infante, le duc d'Anjou et Mazarin.

Les Français arrivèrent en carosse tandis que le roi d'Espagne et sa suite étaient transportés dans deux magnifiques galiotes richement décorées de peintures artistiques représentant des scènes de la mythologie.

Anne d'Autriche n'avait pas vu son frère depuis vingt-cinq ans. Aussi l'entrevue fut-elle des plus cordiales, autant du moins que le permettait l'étiquette espagnole renommée pour sa rigueur. On se sépara satisfaits les uns des autres.

Deux jours plus tard, on assista à une rencontre solennelle des deux rois. C'était un dimanche, par une belle journée de juin. La rivière était sillonnée de centaines de barques richement pavoisées,

une foule immense couvrait les deux rives le long desquelles s'échelonnaient des milliers de soldats. Quand les grands personnages qui devaient se rencontrer et qui étaient arrivés dans les mêmes conditions que la fois précédente, eurent pris place et échangé quelques paroles de politesse, les deux rois se placèrent à genoux sur des carreaux, en face l'un de l'autre, chacun avec sa table, son écritoire, son évangile et son crucifix, le tout exactement pareil. Après lecture du contrat, ils prêtèrent serment, la main sur l'évangile.

 A ce moment le cardinal ouvrit une fenêtre. C'était un signal convenu et aussitôt, des décharges de mousqueteries parties des deux rives annoncèrent au monde la conclusion de la paix.

L'infante regagna Fontarabie avec son père tandis que la cour de France revenait à Saint-Jean-de-Luz. Le lendemain seulement l'île des Faisans vit pour la troisième et dernière fois, les principaux personnages de la cour de France qui venaient chercher leur nouvelle reine et on assista à la séparation émouvante du roi d'Espagne et de sa fille qui ne devaient plus se revoir.


La maison de l'Infante  Saint Jean de Luz

 -----------------

 

La petite île témoin de tant d'événements et appelée depuis lors, « l'île de la Conférence », retomba dans le silence et l'oubli.

Sous l'influence du courant elle se dégradait rapidement et menaçait de disparaître, lorsque, sous le second empire, on se préoccupa de la conserver et de l'embellir. On y planta des arbres, on y éleva un monument commémoratif du traité des Pyrénées et, un peu plus tard, fut conclu un arrangement entre la France et l'Espagne, en vertu duquel les commandants des stationnaires français et espagnols dans la Bidassoa sont chargés, à tour de rôle, de la surveillance et de l'entretien de l'île et de son monument.

 

Emprunterons à un narrateur de l'époque une description très suggestive des batelières de la Bidassoa, femmes de Hendaye .

 << C'est là que madame d'Aulnoye vit ces jeunes  paysannes , qui, avec autant d'habileté que de gentillesse, la passèrent sur la rive d'Andaye ou de Bidassoa,dont le cours marque les limites de la France et de l'Espagne . Ces filles sont grandes, ont la taille fine, le teint brun , de belles dents, les cheveux noirs et lustrés qu'elles laissent tomber sur les épaules avec les rubans qui les attachent. Elles ont sur la tête un petit voile de mousseline brodé de soie, qui voltige et couvre une partie de leur gorge.Elles portent des pendants d'oreilles d'or et de perles, des colliers de corail et des espèces de justaucorps à manches serrées, comme nos bohémiennes. L'air de gaieté, qui brille sur leur visage, le chant,la danse, le tambour de  basque donnent de nouvelles grâces à cet ajustement. On dit qu'elles vivent dans le célibat sous la direction de quelques unes des plus âgées et qu'elles ne souffrent ni hommes, ni femmes parmi elles. Mais , quand elles veulent se marier, elles vont à la messe dans la ville la plus voisine ; les jeunes gens choisissent celles qui sont à leur gré, en font la demande aux parents, s'accordent avec eux et si le parti plait à la fille, le mariage est conclu dans le moment >> 

_____________________________________________________

 

En 1680, cet ouvrage ( la tourt MUNJUNITO ) fut complété par deux autres tours de construction légère; il eut une belle occasion d'intervenir, l'année suivante.

 Pour venger des pêcheurs Hendaiars, qui avaient été massacrés par leurs concurrents de Fontarabie, Louis XIV fit tirer par la tour 1 000 coups de canon sur cette ville et ordonna la construction immédiate d'une redoute mieux équipée. Vauban vint en inspecter les travaux en 1693

.L'Administration ne perdant jamais ses droits, la tour abritait le percepteur des taxes d'ancrage, qui, en 1664, étaient de :3 livres par navire,40 sols par patache ou barque,20 sols par pinasse,1 carolus, valant 10 deniers, par chaloupe, gabarre ou autre petit bâtiment.

Voilà qui nous renseigne sur la diversité des bateaux, qui naviguaient dans les parages, sur la rivière ou au cabotage, tandis que ceux tarifés « navires » étaient au loin, à la pêche à la morue où ils retrouvaient leurs voisins d'Urrugne

C'était surtout à Terre-Neuve, où ces pêcheurs durent plus tard rencontrer Jean Daccarette, originaire de Hendaye, mais, sans doute,de la famille notable du même nom, qui demeurait en la maison Accarettebaita, à Urrugne.Quoi qu'il en soit, c'est ce compatriote dont l'histoire nous a laissé la preuve que son esprit d'entreprise fut le plus grand. Aucun de nos marins ne connut une telle fortune.

Ceci noté en marge de l'histoire des fortifications, il nous faut revenir à la redoute, qui était achevée à la fin du XVI s. sur le mamelon proche de Belcenia, àl'emplacement actuel du Monument aux Morts.

Son histoire sera brève; elle n'eut par la suite aucune occasion d'intervenir, du moins avec efficacité, comme nous le verrons plusloin.

1681 L'ingénieur de Vigny complète le système fortifié d'Hendaye, comprenant en sus des premiers ouvrages au niveau de l'eau, une batterie à deux étages de 6 canons chacun, en escarpe sur la Bidassoa, adossée à un glacis voûté en forme de carré avec au centre un double donjon en diagonale, à demi souterrain, le tout pour 100 hommes de garnison. Le surintendant des fortifications Vauban visite le pays pour les derniers travaux en 1693, et on y retrouve encore un M. de Gource gouverneur en 1737, puis un corps d'invalides militaires y tient garnison en temps de paix, vers 1770.

______________________________________________

Le 3 juin en présence de Philippe IV mariage par procuration de l'infante à Fontarrabie  le 6 juin   signature de la Paix des Pyrénées par les deux rois en la somptueuse barraque de l'île des faisans

le 7 juin réunion des deux rois et des deux reines dans la même barraque au milieu de la bidassoa

le 9 juin mariage béni et ratifié à saintjeandeluz par Monseigneur d'Olce

1685

 Dès 1680, Fontarabie se signale par tant de violence que la junte de Guipuzcoa l'exclut de la Sainte Hermandad le 21 mai.

Elle est réintégrée le 12 mai 1681 et le marquis de Lambert venu garantir la frontière avec 6 000 hommes laisse Hendaye avec un fort complet. Ensuite de quoi un traité est signé à Madrid le 19 octobre 1685 par l'ambassadeur de France, marquis de Feuquières, et son commissaire espagnol, marquis de los Balbases, conseiller d'Etat.

Bien que le texte en soit perdu, il ne fait pas de doute qu'il réservait la propriété du fleuve et en accordait l'égalité d'usage. 


En 1685, Vauban était venu dans la région pour inspecter les divers ouvrages militaires. Il s'adjoignit le marquis de Boufflers et F. de Ferry inspecteur général des fortifications de Guienne.

Après avoir visité le fort d'Hendaye, ils passèrent la Bidassoa et, s'étant rendus à La Madeleine, faubourg de Fontarabie, ils essuyèrent des coups de feu qui furent par trois fois dirigés sur eux par les Espagnols,

 Pour montrer le mépris qu'ils avaient de leur « tiraillerie », Vauban et ses deux compagnons ne quittèrent le territoire espagnol qu'une demi-heure après que leurs insulteurs se furent retirés.

 Mais, dans le compte-rendu de cette visite, adressé à M. de Seignelay, secrétaire d'Etat, Vauban proposait de prendre Fontarabie pour avoir raison des injures qu'il avait reçues ou bien de bâtir un fort pouvant contenir six ou sept cents hommes de garnison sur une langue de terre à l'embouchure de la Bidassoa, assurant que c'était le moyen de dominer la rade en même temps que les Espagnols et de permettre àux habitants d'Hendaye de sortir en mer, pour aller pêcher, sans que leurs voisins pussent les en empêcher. Le roi avait d'autres préoccupations et cette proposition resta sans suite.    ( N )

 

1689 Accord de principe pour le transfert d'Urrugne à Hendaye, des terres d'Irandatz et Zubernoa avec le prieuré de Santiago.

 

 

 

_____________________________________________________

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Retour au Sommaire                   Suite

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

_________________________________________________________



Posté par hendayehistoire à 16:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]