04 février 2014

LA CONQUETE ROMAINE

 

LA CONQUETE ROMAINE  VIDEO   les mines de Irugurutzeta

1 SIECLE  OIASSO  L'essor. 10 av. J.-C -70 ap. J.-C

2   SIECLE   Les années de prospérité. De 70 à 190 VIDEO

3   SIECLE  la Novempopulanie 

4   SIECLE Le déclin de l' Empire

5  SIECLE  476 fin de l'Empire romain d'Occident

 Les GRANDES INVASIONS 

 SIECLE L'arrivée des Francs --   

7   SIECLE  INVASION ARABO-BERBERE

8 SIECLE     INVASION ARABO-BERBERE

9  SIECLE  Les VIKINGS -  824

-le ROYAUME  DE  PAMPELUNE 824 (Eneko Aritza)

10 --11--12 SIECLES  1120  URTUBIE  1135 -1148 

  PRIEURE-HOPITAL de ZUBERNOA --    PELERINAGE DE COMPOSTELLE

13 SIECLE 1203 Alphonse VIII de Castille octroie le   FOR à ONDARRIBIA

14   SIECLE  1305. Le nom de Hendaye apparait pour la première fois sur document.

La guerre de Cent Ans (1337-1453) débute

15   SIECLE  1451. Apparition du Bourg d'HENDAYE dépendant d'Urrugne une fois la guerre de Cent ans terminée

16 SIECLE     FRANCOIS Ier La RANCON

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l' OCCUPATION ROMAINE

DURA

_______ 4 Siècles_______

 

OIASSO

 

MUSEE OIASSO   A  IRUN

 

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les siècles av. J.C.

Proto-basques  et Vascons

La Conquête romaine

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L’Aquitaine bien avant la présence romaine était habitée par plusieurs peuples qualifiés aujourd’hui de proto-basques L'aire géographique allait des Pyrénées à l’Ebre.

Ces peuples partageraient un tronc linguistique commun qui serait le précédent de l’actuelle langue basque. 

Ceux que les romains appelaient les Vascons habitaient dans l'actuelle Navarre

La tribu proto-basque des Tarbelles occupait  le sud des Landes, du Pays Basque nord et de la Chalosse, sa capitale étant l’actuelle ville de Dax

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Déjà 5 siècles  avant J.C 

  ce pays avait été traversé par d'incessantes hordes  venues de la Méditerranée ( Ibères ) et du nord-est de l'Europe : les Celtes , peuple Indo-Européen , que César baptisera du nom de Gaulois

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CARTE

des Ibères ,des Celtes, et des  Proto-basques

III siècles av.JC

 

 

LA DECOUVERTE DU PASSE ROMAIN

DE   TXINGUDI

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 largement inspirée  par les écrits d'Oiasso


Auteur User:Bullenwächter

SIGILLATAS

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LES

   ROMAINS

 

--histoire d'une conquête au sud et au nord des pyrénées

 -  fin de l'occupation vers 419 :  elle aura duré quatre siècles

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La colonisation Romaine à Txingudi

la Conquête

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Pour  parvenir à OIASSO sur les bords du Golfe de Gascogne, plus près des débouchés commerciaux de Bordeaux et de Londres les Romains traversèrent la péninsule Ibérique. Ce ne fut pas facile . Ils y trouvèrent des Ibères installés depuis 5000 ans  occupant la côte est ,et des envahisseurs Celtes arrivés  depuis environ 5 siècle et qui après une cohabitation difficile étaient arrivés à des compromis qui avaient assuré une stabilité et même une culture celtibère originale et remarquable  La conquête romaine de la péninsule ibérique fut longue

.L'opposition fut farouche mais les celtibères furent vaincus. Les Romains continuèrent leur chemin et après une pause  d'un hiver à Pampelune ( dont Pompée fut le fondateur ) ils arrivèrent en bord de mer sans  grande opposition  vers 75 avant J.C.

Les Basques avaient compris très vite que les forces en présence n'étaient pas équilibrées, et n'avaient pas cru  devoir livrer  bataille

 Les romains étaient des armées guerrieres, rompues au combat depuis toujours, les Basques marins, pêcheurs ou paysans découvraient la violence. 

Les romains arrivèrent plus tardivement au Labourd.  La conquête fut faite ,par Crassus, lieutenant de César en 56 avant JC et son organisation  définitive en province romaine par Auguste entre 16 et 13 Av JC.                                                      (A)

 

Avant l'arrivée des Romains,

Avant l'arrivée des Romains, quels étaient les peuples de cette région .

Ce qui sera la France un jour, était peuplée de Tribus. Dans la région qui nous concerne, de part et d'autre des Pyrénées trois tribus  : les Vascons correspondant à la Navarre  ; les Vardules    correspondant au Gipuzkoa et les   Autrigons  implantés en Biscaye.  Au nord de la Bidassoa ,au Labourd

 les Tarbelli dont la ville principale était Dax. Tribus différentes  de bergers qui  enmenaient paître  leurs troupeaux jusque sur les bords de la Garonne .

De paysans cultivant sans outils une terre ingrate. De pêcheurs pouvant difficilement s'aventure hors de la Bidassoa,tant leurs esquifs   étaient instables.

Il nous est difficile de connaître les basques de cette époque, malgré

une description de Strabon dans sa '' Géographie ''qui s'applique d'ailleurs à tous les peuples du   Sud des monts Pyrénées.

 Cette description se situe entre 63 avant J.C et 19 après J.C donc au début de la période romaine dans notre région.

Selon lui ces peuples sont sobres, ne boivent que de l'eau, dorment à même le sol, ont des cheveux longs. Ils mangent de la viande de chèvre ,des glands dont ils font une sorte de pain ; parfois ils boivent une sorte de bière et très rarement du vin dans les festins de famille

Faute d'huile ils consomment de la graisse .Ils mangent assis sur des bancs construits le long des murs ou ils s'alignent selon le rang et l'âge, faisant circuler de l'un à l'autre des aliments.

 Les hommes sont vêtus de noir et de " saies " ( sortes de capes de laine, sans doute le kapusail  ). Ils utilisent des récipients de bois. Leur monnaie consiste en petites lames d'argent, ils pratiquent aussi le troc.

 Les femmes portent des parures de fleurs.

 Ils organisent des luttes, des pugilats, des courses, des simulacres de combat à cheval. Pendant les repas les hommes jouent de la flùte  et de la trompette, dansent en sautant, et retombent en pliant les jambes.

 Ils offrent au Dieu Ares des sacrifices d'animaux et aussi de captifs. Les criminels sont précipités du haut d'un rocher, les parricides sont lapidés hors du territoire de la tribu .

 Ils se marient à la façon des grecs .

   Les malades sont exposés en public pour que ceux qui ont eu la même maladie les guérissent.

A l'origine la religion des Basques était naturaliste et les cultes  étaient divers : du feu, du soleil,  de la lune ,du tonnerre,  et Strabon  ajoute que les Vascons se réunissaient par les nuits de pleine lune, pour vénérer par leurs chants et leurs danses, un  Dieu anonyme .Et pour leurs rites funéraires ils utilisaient la pierre d'où les nombreux dolmens, cromlechs sur les crêtes tout le long des sommets pyrénéens.


OKABE

Avant l'expédition de Brutus, ils n'avaient que des barques de cuir, ils utilisent maintenant des bateaux faits de troncs d'arbres. Ils produisent un sel de couleur rouge qui blanchit quand on le triture. Nous savons par ailleurs qu'ils chaussaient des abarkas, qu'à  la guerre ils ne portaient jamais de casque , qu'ils cultivaient du lin , du millet , les chevaux sauvages de leur région étaient célèbres, de même que les langoustes du Labourd et les jambons des Tarbelli. Plusieurs auteurs insistent sur le fait que leur pays était pauvre en vin, tant au Nord des  Pyrénées que sur la côte  d'Aquitaine. On peut se demander si  la sorte de bière dont parle Strabon n'était pas du cidre. Leur réputation d'augures, de devins était très répandue; de même il semble qu'ils adorent la lune pendant la nuit

 

 On le voit la description de Strabon avec peut être quelque vérité est très  superficielle , anecdotique et fantaisiste ,  mais il n'en existe pas d'autres .

 Néanmoins nous voilà quelque peu photographiés, les Romains peuvent arriver.                               (A)

 

LA DECOUVERTE


                                Xabi Otéro arkeolan

Les bronzes du Figuier, appliques utilisées sur un meuble qui reproduisent les figures de Minerve, la Lune, Mars et le Soleil, figurent parmi les manifestations religieuses officielles                              Xabi Otero

Le peuple romain, en général, est permissif vis-à-vis des cultes des peuples soumis ou colonisés. Mis à part les problèmes avec les juifs et les druides, dans les deux cas s'inscrivant sur fond de question politique incontestable

 texte de arkeolan

Ama xantalen

ou

L'Ermitage de Santa Héléna

qui a permis de prendre conscience de la réalité de la présence romaine et a incité à entreprendre les recherches  faites par l'équipe  archéologique "Arkeolan"


 

 

il est situé à proximité du vieux quartier, dans la zone qui porte le même nom, à l'est de la ville d'Irun sur la rive de l'Estebenea, affluent de la Bidassoa  L'ermitage, au pied du mont Ibaieta, se trouve près de l'ancien chemin qui reliait le gué de la Bidassoa aux routes intérieures. On le connaît aussi sous le nom de Ama Xantalen.

Sa grande importance réside dans sa fonction de lieu de culte durant 20 siècles et dans l'existence de vestiges archéologiques

. Le plus remarquable étant sans doute un temple romain "in antis" (à antes) du Ier siècle, ainsi que des restes d'une nécropole indigène. C'est par ailleurs la seule église du Xe siècle qu'on ait trouvée dans Guipúzkoa.

L'ermitage actuel, probablement du XIVe siècle, a un plan rectangulaire, avec une toiture à quatre versants et des murs en pierre de taille, et un portail de style "isabelino ” (mélange de gothique et de mudéjar). Son intérieur a été restauré récemment et transformé en musée pour exposer une partie des vestiges archéologiques découverts. À proximité se trouve une fontaine publique portant le même nom, de style baroque, en pierre et recouverte d'une voûte en ogive. La statue de la sainte occupe une niche dans la partie centrale. Le matériel de l'époque romaine découvert durant les fouilles de Santa Elena a, en raison de sa rareté, une grande importance dans la région environnante (depuis la Vasconie jusqu'au tronçon littoral qui relie la Cantabrie à l'Aquitaine).

Pour les habitants d'Irun, la tradition veut que l'ermitage de Santa Elena soit antérieur à l'Église de Nuestra Señora del Juncal (dont la construction de l'édifice tel qu'il est actuellement démarra au début du XVIe siècle).

La référence la plus ancienne relative à l'ermitage remonte à l'an 1530 et apparaît dans un testament. En 1673, on cite pour la commune d'Irun six ermitages: Santa Elena, San Marcial, San Antonio, Artiga, Elizatxo et San Antón.

À cette époque, l'ermitage conserve un rôle relativement important dans la vie populaire de la ville. La Confrérie de Santa Lucía y avait son siège et on y organisait jusqu'à sept processions par an, avec l'assistance du Chapitre paroissial et du Conseil Municipal. Plusieurs messes solennelles et des fêtes très populaires y étaient aussi célébrées.

La restauration de l'ermitage de Santa Elena par la Municipalité d'Irun fut l'occasion d'obtenir en 1971 l'autorisation pour la prospection archéologique du terrain et des alentours de l'ermitage.

Le résultat positif de ces sondages de prospection fut la mise en évidence à l'intérieur de l'ermitage de deux types de vestiges archéologiques: une série de murs correspondant à des édifications antérieures et un lot de céramiques (morceaux de vases et tuiles) attribuables aux romains. Peu après fut dressé un plan de fouilles exhaustif du site de Santa Elena.

Les excavations de 1971 et 1972 mirent à jour une nécropole d'incinération de morphologie “ romaine ” (disposition et rite) mais dont la typologie d'une bonne partie des urnes répond à des goûts indigènes, autrement dit "vascons". Cette nécropole accueille les défunts d'une société indigène qui conserve une partie de ses traditions mais qui montre des signes évidents de “ romanisation ” dans les accessoires (coffrets à onguent, perles de verre, broches...). Les trois monuments funéraires construits en pierre donnent à la nécropole un aspect particulier.

À l'intérieur de l'ermitage a été créé un musée monographique avec le matériel récupéré, après la restauration adéquate de l'édifice et sa réouverture au culte.

Le 13 décembre 1981, l'ermitage de Santa Elena fut rouvert officiellement au public, dix ans après le début des interventions archéologiques.

Le musée tel qu'il est aujourdui fut remis à jour et inauguré en 1989. Dans un espace situé sous le chœur et conservés sous verre se trouvent les différents éléments expositifs, tels que les panneaux explicatifs et les objets muséistiques (céramique d'incinération, monnaies, ustensiles, etc.) qui nous montrent et nous expliquent la présence romaine aux alentours de la Bidassoa, aussi bien dans son aspect quotidien qu'économique et religieux. Dans le chœur sont situés les supports explicatifs et depuis la barrière, il est possible d'observer la nécropole romaine aménagée suite aux fouilles mentionnées.                                                                                                            arkeolan

 

Nécropole d'Ama Xantalen: IRUN

 

 

Oiasso, le port du

 “mare externum”

Les monts Pyrénées, dit Pline, séparent les Gaules de l’Espagne en jetant deux promontoires dans les mers opposées

Ptolomée a indiqué la situation du promontoire occidental au golfe de Gascogne, et l’a désigné par le nom d’Oeaso,


Gallica BNF

Carte réalisée à partir de la Gaule de Ptolémée.  ( voir coin gauche )

  La présence romaine en Pays Basque a été souvent mal reflétée par l’Histoire. On a souvent entendu parler d’une "faible" colonisation de notre territoire, à l’exception des zones agricoles très fertiles de l’actuelle province d’Araba et du sud de la Navarre. Pour le reste, la présence de l’Empire Romain consistait, affirmait-on, à des enceintes fortifiées accueillant des garnisons miliaires, comme Lapurdum,l’actuelle Bayonne, ou Imus Pyrenæus, Saint-Jean-le-Vieux, leur but étant de surveiller les routes entre la péninsule ibérique et les Gaules. L’absence de restes archéologiques et la survivance de l’euskara en tant que seule langue non latinisée de l’Occident européen appuyaient cette thèse.

 

D’Ama Xantalen

 au port d’Oiasso

 

Les restes funéraires et les ciments d’un ancien temple romain retrouvés à l’intérieur de l’ermitage d’Ama Xantalen, à Irun, représentaient une exception, un fait difficilement explicable.

  Comment une nécropole de cette nature pouvait-elle demeurer dans un territoire non romanisé ? L’existence d’une poignée de galeries minières sur les versants de la montagne d’Aiako Harria, les " Trois

Couronnes", donnait des pistes mais n’offrait pas une explication satisfaisante.

Le fond marin de la petite rade d’Asturiaga, connue comme plage des Frailes, non loin du port de pêche d’Hondarribia, a elle aussi apporté de nouvelles interrogations: des amphores, des bustes, des céramiques romaines ont fait penser aux chercheurs que l’Histoire apprise jusqu’alors n’était pas totalement exacte

 

Le port en eau profonde de  Hondarribia ASTURRIAGA

 '' los frailes  '' au cap du Figuier


Miles de Fotografías libres por todo el mundo  playa de los frailes desde higer

 

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 Hypothèse confirmée après l’heureuse découverte de la rue Santiago d' Irun: un port romain en bois daté du premier siècle après J.C. Enfin, les pièces du puzzle commençaient à s’imbriquer : il y a eu des Romains sur cette partie du territoire.

 Mais le grand port de la  côte avec un établissement romain dont on commence   à connaître l'importance, est OEASO, la région d'Oyarzun, de la Bidassoa à Pasajes inclus, c'est à dire  les villes actuelles d'Irun, Hondarribia, Hendaye, Oyarzun, Renteria et Pasajes.

 OIASO est le plus grand ensemble portuaire de la région.

La  " ria " de la Bidassoa était alors plus large et plus profonde qu'aujourd'hui, de même  d'ailleurs que le "" fjord " de Pasajes où serpente la rivière Oyarzun.

 Deux promontoires dominent chacune des deux rives: l'un à Irun , l'autre à Renteria  tous deux portent le nom de Beraun, et l'étymologie  = berun = plomb, en basque est à retenir.

 Mais surtout à proximité, sont les mines d'Arditurri au  pied de Aya Mendi et de San Narciso, exploitée  par les romains ; mines de galène argentifère, de fer et de blende, ce qui explique le nom de" Béraun".

 

, le quai d'un port et d'une nécropole, découverte capitale, qui éclaire d'un jour nouveau l'activité de cette région à l'époque romaine.


les quais à étage selon la la marée                       arkeolan

Les données obtenues lors des fouilles des zones portuaires des rues Santiago ( Irun ) et Tadeo Murgia ont servi à déterminer que les quais étaient construits en bois, s'adaptant au relief, accrochés aux flancs de la colline, dans la zone de contact avec les eaux. Les embarcations y remontaient, indépendamment de l'état de la marée. On transportait les marchandises jusqu'aux entrepôts, situés à proximité des quais. Les produits qui s'étaient abîmés au cours du voyage étaient jetés dans les eaux de l'embarcadère. Ce qui, s'ajoutant aux rejets de déchets urbains, acheva de colmater les voies d'accès aux quais. 

même  le nom d'Irun est  évocateur : Iruna c'est dans l'ancien  euskerra , la ville par exellence . Enfin Oeaso est relié à Pampelune par la voie empruntant la vallée de la Bidassoa.

Tout se trouve réuni dans ce site: deux ports au moins, des mines exceptionelles, une ville , un temple, et enfin une voie facile entre la capitale du versant Méditerranéen et la côte Atlantique.

Oeaso est à la fois le port d"évacuation d'un minerai précieux, et la fenêtre des vascons vers la mer.

Du coup, les indications du chroniqueur grec Strabon ont pris un nouveau sens.

 Dans sa Géographie, il avait écrit que'' la polis'' ville d’Oiasso est située "au bord même de l’océan", et relié avec la ville de Tarraco (Tarragona, littoral méditerranéen) à travers Ilerda et Osca (Lleida et Huesca). "Cette voie mesure 2.400 stades et finit juste à la frontière entre l’Aquitaine et l' Ibérie". Non seulement l’Oiasso des Vascons semblait bel et bien avoir existé là où le géographe hellène l’avait signalé; avec la découverte du port et peu après des thermes c’est le constat indiscutable de la présence romaine sur l’ensemble du littoral du Golfe de Gascogne qui venait d’être prouvé.

 

Les Romains sont à Txingudi.

 Les Hendayais entrent enfin dans l'histoire

arkeolan

les 5 piliers du pont qui devait relier  OIASSO à HENDAYE

 des deux côtés des rives de la Bidassoa


Paco Moratinos

La Bidassoa offrait de bonnes conditions de vie. Il y a des témoignages d'occupations sur ses rives qui remontent à plus de 5.000 ans

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La transformation de la société basque

sur le pourtour de la baie de Txingoudy

. Le temps avait passé, et ils avaient découvert au fil des jours,un monde nouveau qu'ils n'avaient certainement pas imaginé et qui leur amenait  du travail,des compétences nouvelles, et une ouverture d'esprit .

Du labeur ingrat de la terre, du métier incertain de pêcheur , il leur fallut apprendre de nouveaux métiers : maçon,  menuisier charpentier forgeron et bien d'autres .

Oiasso devenait une ville florissante, carrefour de la Navarre , du Gipuzkoa et du Labourd, voie principale qui venait de Rome par la méditerranée, un port important qui menait à Bordeaux et jusque vers l'Angleterre, ville de transit et de commerce.

Les bateaux avaient pris de l'importance et permettaient d'aller plus loin que Xingoudy et de faire des pêches  plus conséquentes.La pêche jouait un rôle important dans l'économie romaine,.

 De cette activité, dépendait dans une large mesure la subsistance de la population.

 Frais, ou en conserve, le produit de la pêche trouvait sa place pratiquement dans toutes les cuisines. Présent dans celles des plus riches, pour les espèces les plus appréciées, le poisson était également d'une consommation habituelle parmi les classes les moins favorisées.

Il avait été créé  des fabriques de conserves  et de salaisons

 Le thon était le produit le plus demandé. Toutefois, on préparait aussi des poissons de petite taille, sardine, maquereau. Les conserveries pour s'établir jetaient leur dévolu sur des emplacements proches de la côte et d'un cours d'eau .

 Elles disposaient de deux espaces essentiels: une aire pour nettoyer et dépecer le poisson et une autre dans laquelle s'alignaient les bassins où on le mettait à macérer dans le sel. Leur fonctionnement requérait une pêche sélective et l'approvisionnement en sel.

 En matière d'architecture, on voit s'étendre l'usage de la brique et de la tuile, des bétons, des mortiers spécialisés et l'on introduit des solutions de construction comme la voûte et l'arc.

La construction en bois s'améliore également. On l'utilise assidûment, alors que la pierre est destinée à des édifices significatifs et emblématiques.

La forge, avec la fabrication des différents clous et goujons nécessaires, les renforts, les outils de chantier et les finitions participent au progrès. Le personnel, formé pour réaliser de nouvelles inventions, les fournisseurs de matières premières, les commerçants et les transporteurs.

Les chercheurs s'accordent sur un point, , à savoir que les indigènes enrôlés dans les troupes légionnaires, une fois licenciés -au bout de 25 ans de service- ont contribué au développement de la vie urbaine de leurs lieux d'origine. Compte tenu de la présence de nombre de soldats vardules et vascons dans les troupes situées en Bretagne ou sur le Rhin, il est très possible qu'ils fussent les protagonistes dans la formalisation de modes de vie urbains

. L'influence de cette   ville  "civitas " atteignait , au moins, les deux rives de l'estuaire, jusqu'à l'embouchure. On connaît des manifestations de cette période dans l'enceinte fortifiée de Fontarabie, à proximité immédiate de la plage d'Ondarraitz (Hendaye), sur le mont San Marcial, au Jaizkibel et au pied du château de San Telmo, dans l'anse du Figuier.

 Les habitants d'Oiasso jouissaient d'un niveau de vie équivalent à celui d'autres agglomérations urbaines de l'Atlantique. Ils observaient le régime alimentaire imposé par les us et coutumes romaines, les habitudes de toilette, d'habillement et de loisirs; ils partageaient les rites funéraires et les fêtes religieuses; ils connaissaient l'écriture latine et se dédiaient au commerce et à l'artisanat, sans oublier l'extraction minière, la pêche et les activités dérivées

 On a récemment découvert les restes d'un pont qui servait à relier les deux rives de la Bidassoa. Ce qui confirme sa condition de noeud de communications dans l'antiquité, mettant en rapport l'Aquitaine et l'Ibérie et distribuant le trafic par le réseau qui confluait à cet endroit, au gré de ses diverses ramifications et orientations.

 Sa condition portuaire lui confère, par ailleurs, une position importante sur la route de cabotage qui longeait la côte. Ce qui la situe comme référence de premier ordre entre les ports de Bordeaux (Burdigala) et Santander.

 

On doit situer l'âge d'or de la civitas d'Oiasso

entre les années 70 et 150 de notre ère.


La projection de la civita d'Oiasso     


Autre projection : on voit un pont reliant les deux rives 

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Antiochus VII (138-129 AV JC),

Tétradrachme,

 

 

· Métal : Argent                  Avers : Buste                                    diadémé, Revers

 

M. C. Jullian parle

"d’une monnaie d’Antiochus (?), trouvée à   ARRAGORI   à Hendaye, d’autres monnaies trouvées à Sainte-Anne de cette  ville, d’autres à Irun .

Antiochus est le nom de 13 rois de Syrie;

Au"Vieux fort", des monnaies très anciennes furent trouvées jadis. Mais par qui ? Que sont-elles devenues?

On l’ignore ( Camille Jullian  : Histoire des Gaules)

D'environ l'an 10 (12 à 6 av. J.-C.) date une monnaie à l'effigie d'Auguste découverte à l'occasion des fouilles de la rue Beraketa à Irun (1997). Elle est accompagnée d'autres trouvailles de l'époque d'Auguste, retrouvées dans les environs immédiats de l'église paroissiale de Juncal;

 

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 Les Fours d'Irugurutzeta

 

Aiako Harria renferme le substrat géologique le plus ancien d´Euskal Herria. Le batholite granitique d'Aiako Harria est la résultante du refroidissement du magma incandescent qui est remonté jusqu'à la croûte terrestre il y a plus de 250 millions d'années. La transformation de la composition des matériaux rocheux qui ont affleuré a favorisé l'apparition de différents minerais (argent, zinc, fer, …)

Depuis l'époque romaine les minerais d'Aiako Harria ont été exploités par l'homme.

 

  la plus grande activité minière s’est développée dans les monts d'Irun. Le carbonate de fer était

extrait des galeries de Meazuri, Meagorri, Aitzondo et Basakaitz et calciné dans les fours d'Irugurutzeta afin de le transformer en oxyde et augmenter ainsi sa teneur métallique. La Municipalité d'Irun œuvre maintenant pour récupérer ce patrimoine culturel, le mettre en valeur et l'offrir à ses concitoyens et visiteurs, pour qu'ils le découvrent et en profitent.

Le site et sa localisation

Aiako Harria renferme le substrat géologique le plus ancien d´Euskal Herria.

 Le batholite granitique d'Aiako Harria est la résultante du refroidissement du magma incandescent qui est remonté jusqu'à la croûte terrestre il y a plus de 250 millions d'années. La transformation de la composition des matériaux rocheux qui ont affleuré a favorisé l'apparition de différents minerais (argent, zinc, fer, …)


Origine et fonctionnement

les fours


restaurés


Il suffit d'un simple parcours à travers le territoire ou la toponymie de notre ville pour rencontrer des vestiges de cette activité. Et, parmi les traces matérielles qui sont parvenues jusqu'à nos jours, il faut signaler la batterie de fours de calcination d'Irugurutzeta, située dans le quartier de Meaka, aux pieds de l'impressionnant défi lé d'Aitzondo, au sein du Parc Naturel d'Aiako Harria.

L'activité minière à Aiako Harria remonte à l'époque romaine

C'étaitune importante source de revenus qui a laissé son empreinte sur la vie d'Irun, de Hondarribia et de Hendaye

Le minerai de fer (carbonate ferrique) était acheminé depuis les sites d'extraction (mines de Meazuri, Meagorri, Aitzondo, Basakaitz…) jusqu'aux fours au moyen de wagonnets circulant sur voie ferrée, ou de façon aérienne, par un réseau de câbles auxquels étaient suspendues des bennes.

La calcination avait pour but de transformer le carbonate de fer en oxyde et d'améliorer en conséquence sa teneur métallique. Pour la combustion, on ajoutait 30 k. de charbon par tonne de carbonate, en alternant les couches lors du chargement du four. Malgré les différents types de fours existants à Irugurutzeta (circulaires, carrés, en pierre, en brique…), ils répondaient tous à une même fonction et aux même caractéristiques: un énorme foyer de calcination, alimentation par la partie supérieur et bouches inférieures pour le déchargement.


xabi Otero

 On obtenait l'éclairage à l'intérieur des mines à l'aide de lampes à huile. Ces lampes servaient également à régler les changements d'équipes des mineurs.

 

Restauration

La Municipalité d'Irun travaille depuis déjà plusieurs année à la restauration de cette batterie de fours, considérée par les experts comme étant l'un des meilleurs exemples d'archéologie industrielle de notre territoire. Les derniers travaux de restauration en cours intègrent la mise en valeur des ruines industrielles elles-mêmes, ainsi que leur adaptation à des visites culturelles et touristiques. Sans oublier le Train Vert d'Irun qui permet déjà la visite audio-guidée provisoire de celles-ci. Ces travaux vont supposer un important investissement de la part des administrations et institutions impliquées. Nous sommes cependant convaincus que l'effort en vaut la peine, pour que nos concitoyens et les visiteurs puissent les découvrir et en profiter.

Espace de compréhension

 du site minier d'Irugutzeta

L'Espace de Compréhension, situé dans l'édifice silo-entrepôt actuel, abritera une explication audiovisuelle de l'activité minière qui s'est développée à Irugurutzeta et qui permettra de donner plus de profondeur au contenu thématique de l'exploitation minière à Irun.

Depuis cet Espace débutera le circuit pour la visite de la batterie de fours conçu pour une complète compréhension du processus industriel qui s'est développé sur ce site. Grâce à un passage surélevé sur le ruisseau Irugurutzeta, on pourra même accéder à une galerie minière où seront recréées les tâches d'extraction du minerai. Pour les plus audacieux, le parcours pourra se prolonger au long de l'étroite vallée pour atteindre la zone minière d'Aiztondo et le ravin de Meatxipieta. A ce jour, ce parcours est déjà balisé par le Parc Naturel d'Aiako Harria et la Fédération du Gipuzkoa de Montagne comme Sentier Local (SL).

Il suffit d'un simple parcours à travers le territoire ou la toponymie de notre ville pour rencontrer des vestiges de cette activité. Et, parmi les traces matérielles qui sont parvenues jusqu'à nos jours, il faut signaler la batterie de fours de calcination d'Irugurutzeta, située dans le quartier de Meaka, aux pieds de l'impressionnant défi lé d'Aitzondo, au sein du Parc Naturel d'Aiako Harria.

 

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Les basques ont toutefois payé cette révolution  technologique  et culturelle   par une diminution  de l'utilisation de l'Euskuara au profit du Gascon .

 

voie romaine

 

. Les canoës monoxyle, creusés dans un tronc d'arbre, ont couvert les besoins de base de navigation dans les zones fluviales -  la Bidassoa -- depuis des temps antérieurs aux romains jusque bien entré dans le Moyen Age.


LA NOVEMPOPULANIE


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Sous-division de l’Aquitaine elle était constituée de neuf peuples -puis de douze- de langue proto-basque qui habitaient entre le sud de la Garonne et les Pyrénées.

La Novempopulanie sera appelée aussi “ Aquitaine Novempopulaine ”

Sa romanisation conduira à l’émergence de la Gascogne.

 

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la pierre d'Hasparren

 

Flamen item /du(u)mvir qu(a)estor/ pagiq(ue) magister/Verus ad August/um legato mu/nere functus/ pro novem opt/inuit populis se/ iungere Gallos/ Urbe redux ge/nio pagi hanc/ dedicat aram.

“ Flamine, duumvir, questeur et magister du canton, Verus ayant accompli la mission qui lui avait été confiée auprès de l'empereur, obtint pour les Neufs peuples qu'ils se séparent des Gaulois ; à son retour de Rome il dédie cet autel au génie du canton ”.

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Il s'agit d'une inscription découverte dans les fondations de l'autel de l'église en 1660.

Le texte est gravé sur un bloc de marbre des Pyrénées qui mesure 68,3cm de hauteur, 32,8cm de largeur et 15 cm d'épaisseur à l'origine. Il a été raboté à une date non déterminée et l'épaisseur n'est plus que de 5 cm environ. Côtés et dos sont enduits de ciment.

Les lettres ont entre 3,5 et 4cm de hauteur. La dernière ligne n'est pas de la même facture que les autres.

L'empereur aurait séparé complètement des Gaulois les “ vrais Aquitains ” sur le plan administratif, mais cela s'inscrit non dans la satisfaction d'une revendication locale (concilium des Neuf Peuples) mais dans un vaste programme de réformes de l'époque de Dioclétien (morcellement des grands ensembles territoriaux et formation des diocèses).

Les Neuf Peuples constituent, depuis cette réforme  une province séparée des deux Aquitaines  comme le montre  vers 312, la liste de Vérone (liste des cités romaines).

Selon G.Fabre et J.-Pierre Bost, la date de l'ambassade pourrait se situer entre 222/244 ou alors entre 270/274-282.

*G.Fabre, J.P Bost, L'inscription d' Hasparren, Aquitania, t6, 1988.

Flamen item /du(u)mvir qu(a)estor/ pagiq(ue) magister/Verus ad August/um legato mu/nere functus/ pro novem opt/inuit populis se/ iungere Gallos/ Urbe redux ge/nio pagi hanc/ dedicat aram.

“ Flamine, duumvir, questeur et magister du canton, Verus ayant accompli la mission qui lui avait été confiée auprès de l'empereur, obtint pour les Neufs peuples qu'ils se séparent des Gaulois ; à son retour de Rome il dédie cet autel au génie du canton ”.

                                                                                                   www.hasparren-histoire.fr

 

 

ROME

FIN DE L'OCCUPATION

 

Capture

 

Le Bas-Empire: 305-476

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Déjà au Ier siècle, des tribus installées sur la rive droite du Rhin inférieur opéraient des raids maritimes et terrestres dans l'Empire romain. Ces tribus ne formaient pas encore un peuple, avec ses caractères ethniques, son histoire et ses coutumes.

Le pouvoir romain corrompu, décadent, qui dans l'opulence de sa conquête,avait oublié ses valeurs guerrières,  préférait composer que  combattre , discuter que sévir.

Il enrolait volontiers dans ses armées,  ces  envahisseurs en en faisant des soldats , pour la défense de l'empire  et perdait peu à peu de son autorité.

Puis les  grandes invasions barbares   qui, aux IVe et Ve  siècles, déferlèrent sur l'Empire romain, provoquèrent  son effondrement.

 Fuyant la menace d'envahisseurs venant d'Asie - les Huns d'Attila -, des peuples germaniques bousculent, dès le IVe  siècle, l'Empire romain déclinant et hâtent sa chute.             (A)

Les barbares arrivent sur la Bidassoa.

Cette migration se déroula entre 406 et 409, mais pendant 3 ans, ne réussit  pas à franchir les Pyrénées, car les passages étaient tenus par deux frères, Didyme et Vérinien, très nobles et puissants romains.

 Ce séjour forcé dans le piémont Pyrénéen entraîna dévastations,  et pillages

468. Dernière année de la Chronique de Hydace qui enregistre les passages des Suèves de Galice sur la Bidassoa , quelques fois en alliance quelques fois en ennemis des wisigoths de Toulouse.

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 La ville qui surgira sur l’ancien camp romain prendra le nom basque de Bayonne et celui de Lapurdum devenu Labourd sera le nom de la Province.

Le Camp romain accueillait les soldats romains qui défendaient la Novempopulanie dans ce temps du déclin de l Empire Romain.

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Les GRANDES INVASIONS

LES GRANDES INVASIONS

celles qui sont passées par Hendaye

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Les mouvements migratoires du IIe au Ve siècle

 

406  Commencement des Invasions des Barbares.

Les Burgondes (venus du bassin de la Wartha) (Allemagne), puis les Francs (venus d'entre Weser, Main et Rhin) pénètrent successivement par petites bandes armées, dans la Gaule romaine.

 Après eux viennent les Wisigoths (originaires des bords du Danube).

 

406 à 409  Orose, historien et théologien de Tarragone mort en 418, restitue quelques scènes de dévastation : " Les peuples des Alains, mais aussi des Suèves des Vandales et bien d'autres  avec eux, piétinèrent les Francs, traversèrent le Rhin, envahirent les Gaules, et, progressant d'un seul trait, atteignirent les Pyrenées.

Prosper d'Aquitaine raconte "

Celui qui labourait la terre avec cent boeufs il n'y a pas si longtemps a du mal à trouver une paire de boeufs.

 Celui qui circulait en ville dans des chars magnifiques, n'a plus que ses pauvres pieds fatigués pour rentrer dans sa demeure rurale vide. (...) La paix a déserté la terre et vous voyez que c'est la fin de tout.""

 P.Courteault dans son Histoire de la Gascogne  et du Béarn, nous parle d'une célèbre lettre de saint Jérôme qui décrit l'invasion des Vandales, Alains et Suèves, qui en 406 s'étendit à l'Aquitaine et à la Novempopulanie, - se dirigeant vers l'Espagne- qui furent ravagées;

les villes closes furent seules épargnées. Ces invasions ruinèrent les provinces :

 << Nos bestiaux, nos fruits, nos grains, nous ont été ravis ; nos vignes, nos oliviers détruits; nos maisons des champs ruinées; à peine reste-t-il quelque chose dans les campagnes... Les barbares n'ont épargné ni la faiblesse de l'âge ni celle du sexe. Les hommes et les enfants, le bas peuple et les plus puissants, tous ont été indistinctement frappés par le glaive.

 Ils ont brûlé les églises , pillé les vases sacrés. Ils n'ont respecté ni la sainteté des vierges ni la pitié des veuves... les évèques ont souffert les mêmes épreuves que les fidèles : ils ont été enchainés , fustigés , brûlés.>> 

Les populations furent aussi affectées par des soulèvement de '' bagaudes ''Les bagaudes  étaient, sous l'empire romain du 3 ème et du 4 ème siècle, le nom donné aux bandes armées de brigands, de soldats déserteurs, d'esclaves en fuite et de paysans sans terre qui rançonnaient   pour survivre.

Les révoltes bagaudes reprendront au  4 ème siècle, lors des invasions germaniques en Gaule et en Espagne.

 Les ravages exercés sur la population rurale et urbaine, et l’anarchie développée par le recul de l’autorité impériale, parfois remplacée par celles des dominateurs barbares.,seront considérables.

Elles se termineront vers l'an 600                                                                                         (A)

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Capture4

 

L'arrivée des Francs, des Mérovingiens et des Carolingiens

 

 

MEROVINGIENS  

 428/ 750       338 ans de pouvoir

sont la dynastie qui régna sur une très grande partie de la France et de la   Belgique actuelles, ainsi que sur une partie de l' Allemagne et de la Suisse du  5ejusqu'au milieu du VIII°siècle.

Cette lignée est issue des peuples de  Francs Saliens qui étaient établis au Ve siècle dans les régions de Cambrai et de Tournai en Belgique ( Childeric Ier . L'histoire des Mérovingiens est marquée par l'émergence d'une forte culture chrétienne parmi l'aristocratie, l'implantation progressive de l'Église dans leur territoire et une certaine reprise économique survenant après l'effondrement de l'Empire romain.

Le nom mérovingien provient du roi Merovée ancêtre semi-mythique de Clovis

 

 

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FIN  de l'ANTIQUITE

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 L'expansion du pouvoir

 FRANC (481-814)

Les Francs


La lutte entre Vascons, Wisigoths et Francs

En 507 les francs dominent l’Aquitaine, la corniche cantabrique de l’Hispanie et le nord de la vallée de l’Ebre.

A partir de 561une alliance  entre les Vascons et les Aquitains empêche la complète domination des francs.

 

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Les CAROLINGIENS .     751-987

Les Francs constituent un peuple germanique apparaissant sous la forme d'une confédération de tribus au moment des grandes invasions. Une partie d'entre eux joue un rôle central dans l'histoire de France, des Pays-Bas, de Balgique et d'Allemagneà compter de leur sédentarisation en Gaule  romaine. Ils ont donné leur nom à la France et aux Français
Les Carolingiens (ou Carlovingiens jusqu'à la fin du XIX siècle forment une dynastie de rois francs qui régnèrent sur l'Europe occidentale de 751 jusqu'au X° siècleet dont la généalogie remonte à saint Arnoul(v. 582/640  évèque de Metz.
Le terme carolingien, en latin médiéval karolingi, est dérivé de Carolus, qui est à la fois le prénom latinisé de Charles Martel (690-741), l'aïeul de cette dynastie, et celui de son petit-fils, Charlemagne (742?-814) considéré comme le plus illustre des rois de cette lignée.

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Une pièce avec pour effigie Charlemagne
et autour l'inscription KAROLVS IMP AVG

Ils doivent leur nom au plus illustre des leurs, Charlemagne
236 ans de présence

Les CAPETIENS
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Capétiens sont une dynastie prles CAPETIENSincière d’origine franque qui commence avec Hugues Capet, roi des francs, et qui règne, notamment sur la France avec sa branche directe, de 987 à 1328. La dynastie se poursuit avec les branches collatérales des Valois, jusqu’en 1589, puis avec les Bourbons à partir de Henri IV jusqu'en 1848, avec une interruption pendant la Révolution Française jusqu'en 1814 Louis XVIII, Charkes X et Louis-Philippe Ier, sont les derniers représentants de la dynastie capétienne.
Les Capétiens forment la troisième dynastie des rois de France(également appelée « troisième race»), après les Mérovingiens et les Carolibgiens. Ils ont aussi régné sur d’autres états d’Europe (comme le Portugal, la Savoie, la Bourgogne, Naples, l’Espagne…) et du monde le Brésil. De plus, avec un seul degré de descendance féminine, presque toutes les dynasties princières européennes sont capétiennes
, les Capétiens constituent la plus ancienne dynastie royale en succession masculine du monde. De fait, , la dynastie d’Hugues Capet a donné trente-sept rois à la France. Les Capétiens donnent également treize rois à Naples et à la Sicile dix rois à l’Espagne quatre rois à la Hongrietrois rois à la Pologne, deux grands-ducs au Luxembourg , trois empereurs de Romanie et par voie illégitime trente-deux rois au Portugalet deux empereurs au Bresil

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invasion musulmane

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ.

Rocher de Gibraltar d'où débuta la conquête de l'Hispanie    

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   En l’année 622, Mahomet débute la prédication d’une nouvelle religion monothéiste, l‘Islam, en Arabie.

 Cette nouvelle religion va se propager rapidement ,

 et ,avant la moitié du VIIe siècle, elle aura atteint le Caucase au nord, les frontières de la Chine et de l’Inde à l’est, le nord du continent africain et les Pyrénées .

En 711 des chefs arabes commandant des troupes berbères traversent le Détroit de Gibraltar pour aider une des factions wisigothes en lutte pour le trône de Tolède.

 Cette armée musulmane provoque la fin  du Royaume wisigoth de Tolède.

 L’ancienne Hispanie romaine est intégrée dans l’empire islamique et renommée Al Andalous.

 Les chefs arabes et leurs troupes Berbères et Mauresques, trouvent une péninsule sans défense louable et de ce fait l'occupent en un temps record.En moins de cinq ans

les envahisseurs sans rencontrer de résistance notable,éliminent le pouvoir wisigoth

image46

 

Conquête musulmane de la péninsule Ibérique - Wikipédia

Réduction du royaume wisigoth de 711 à 714

 

 A partir de  leurs nouvelles bases les musulmans décident d’avancer en Europe et d’autres armées traverseront les Pyrénées, mais en 721 Eudes duc de Vasconie  Lupus I duc d’Aquitaine et de Vasconie   les repoussera une première fois  à Toulouse  et définitivement à Poitiers (ou Tours) 

Une conquête simple mais une reconquête autrement délicate. Il aura fallu sept siècles de luttes incessantes avec les musulmans entre eux ,  les musulmans contre les wisigoths,  les francs et les Vascons de Navarre.

Al Andalous connaitra son apogée lors du Califat de Cordoue

de 929 à 1031 quand la splendeur économique et culturelle allait de pair avec la direction suprême politique et religieuse des califes andalous sur une bonne partie du monde musulman en concurrence avec les califes de Bagdad. 

 

     L’unité est réalisée par les Omeyyades, dynastie arabe, qui fixe la capitale à Cordoue en 756. Son souverain le plus prestigieux, Abd ar-Rahman III (912-961), prend le titre de calife. Le califat de Cordoue, 7 millions d’habitants vers l’an 1000, était un des pays les plus peuplés d’Occident. Le calife, "commandeur des Croyants et défenseur de la vraie foi", a un pouvoir absolu et personnel. C’est un mécène qui rassemble des artistes et des savants dont les oeuvres alimentent l’éclat et le raffinement de sa cour. Le plurilinguisme des élites et le brassage ethnique favorisent la floraison culturelle du califat de Cordoue qui a fasciné les chrétiens.

 

La fin d’Al Andalous aura lieu quand les chrétiens réfugiés dans le nord  s’organiseront en royaumes qui lutterons pendant plus de  sept siècles contre les musulmans -la Reconquête-, et feront rétrécir la superficie d’Al Andalous dès la fin du Califat de Cordoue et sa décomposition en plusieurs royaumes jusqu’en 1492, quand le petit Royaume  de Grenade sera  reconquis par Les Rois Catholiques   (A)d’Espagne


Fichier:Pt-Reconquista2.jpg libre

Il y eut  des conflits permanents entre les Francs débordant les Pyrénées et les occupants Arabes et leurs séides les Wisogoths islamisés, tels les Banu Qasi.
Au milieu de tout cela, les Vascons encore inorganisés, alliés tantôt avec les uns, tantôt avec les autres, et prenant des coups des deux côtés jusqu'au moment où ils finiront par se rassembler afin de pouvoir lutter de manière cohérente, en se donnant un roi en la personne de Eneko Arista.
La Reconquête commence en 718 lorsque les Musulmans sont défaits à la bataille de Covadonga par Pélage (Pelayo), noble d'origine wisigothe. Elle se terminera en 1492.
De ce fait, seule la frange nord de l'Espagne, correspondant aux actuels Pays Basque, Cantabrie, Asturies et Galice, restera sous domination chrétienne, au sein du royaume des Asturiesl

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La fin d’Al Andalous aura lieu quand les chrétiens réfugiés dans le nord  s’organiseront en royaumes qui lutterons pendant plus de  sept siècles contre les musulmans -la Reconquête-, et feront rétrécir la superficie d’Al Andalous dès la fin du Califat de Cordoue et sa décomposition en plusieurs royaumes jusqu’en 1492, quand le petit Royaume  de Grenade sera  reconquis par Les Rois Catholiques d’Espagne -

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Naissance de l'Etat basque
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La lutte contre les musulmans dura longtemps.
Il fallut l'alliance  de tous les Vascons pour lutter d'une façon effective contre l'occupant. Ils se donnèrent d'abord un roi  "  le roi de Pampelune" puis  après ses succès militaires il devint
 le '' Roi de Navarre''

Ce fut Sancho Garces (905-925) qui forgea ce royaume de Navarre en s'opposant aux Musulmans.
Il arriva à reconquérir les terres riches occupées par les  Banu Qasi, ( autochtones islamisés ) et ce fut alors que l'Ebre servit de frontière
 En 921, les Basques et les Léonais  s'unissent contre les Musulmans .
 Ils participeront à la bataille  de las Navas de Tolosa  en 1212
qui verra  la fin de de l'expansion musulmane ,avant qu'ils ne soient chassés définivement en 1492.

 

Que s'est-il passé en Navarre

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Dire ce qu'il s'est passé à cette époque là en Navarre est une entreprise très compliquée.

Pour faire simple il y a eu conflits permanents entre les Francs débordant les Pyrénées et les occupants Arabes et leurs séides les visogoths islamisés ,tels les Banu Qasi.

 Au milieu de tout celà les Vascons encore inorganisés alliés tantôt aux uns tantôt aux autres et prenant des coups des deux côtés jusqu'au moment ou ils finiront par se rassembler  afin de pouvoir lutter de manière cohérente, en se donnant un roi en la personne de Eneko Arista.

 La Reconquête commence en 718 lorsque les musulmans sont défaits à la bataille de Covadonga par Pélage (Pelayo), noble d'origine wisigothe . Elle se terminera en

De ce fait, seule la frange nord de l'Espagne, correspondant aux actuels Pays basque, Cantabrie, Asturies et Galice, restera sous domination chrétienne, au sein du royaume des Asturies.

 Mais ce ne sont que plusieurs siècles plus tard que les chrétiens envisageront  leur  reconquête comme un effort commun pour restaurer le royaume chrétien d'Espagne.

Mais les combats contre les Maures n'empêchent pas les royaumes chrétiens de s'affronter entre eux ou de s'allier aux souverains musulmans.

Par exemple, les premiers rois de  Pampelune (Eneko Arista et ses successeurs) sont apparentés aux Banu Qasi (Wisigoths convertis à l'islam) .

 Les souverains maures ont souvent des épouses ou des mères chrétiennes.

La vulnérabilité et les divisions des royaumes chrétiens les amènent, pour nombre d'entre eux, à devoir acquitter un tribut aux seigneurs maures dans ce qui apparaît comme une forme de vassalité.

La Réconquista commence en 718 et s'achève le 2 janvier 1492 quand Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille, les “ Rois catholiques ” (Los Reyes Católicos), chasseront le dernier souverain musulman de la péninsule, Boabdil de Grenade, achevant l'unification de l'essentiel de l'actuelle Espagne — excepté la Navarre, incorporée en 1512                                                                 (A)

Quelques dates

714   premiers contacts basco -  arabes

718  Al-Hurr à Pampelune

732 Bataille de Poitiers

778  15 Août Charlemagne battu par les Vascons à Roncevaux

 

781 Abd el Rahman s'empare de Pampelune et bat Ximeno el Fuerte

799  le parti " carolingien" de Pampelune assassine le gouverneur musulman Murarrif, qui avait dû être désigné par la coalition Inigo- Qasi, avec l'accord de l'émir

812Le parti carolingien ayant dû être évincé, le roi d'Aquitaine, à la tête d'une puissante armée, est venu rétablir un gouverneur francophile dans la capitale Navarraise; et c'est au retour de cette mission de restauration, qu'aura lieu dans les ports pyrénéens un  " deuxième Roncevaux "... à l'envers , puisque un Basque qui  s'apprêtait à donner le signal d'un nouvel assaut, à payé de sa vie son courageux projet

 

814expédition de Louis le Débonnaire à Pampelune. Incident au retour à Roncevaux

816   Révolte Gasconne après la déposition du duc des Vascons

 824 nouvelle expédition franque à Pampelune , troisième Roncevaux, organisé par Inigo Arista et Musa ben Musa, marquera la fin des rêves carolingiens

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L'affrontement basco-arabe se jouera  essentiellement au au sud des Pyrénées

Avec des nuances importantes qui le différencieront de la " manière asturienne et castillane.

Non seulement parce que il n'y aura pas, au sens mythique du mot, de Covadonga basque, mais parce que le peuple basque n'aura même pas la pensée de profiter d'une dramatique occasion pour étendre son domaine par les armes

Pour la même raison il refusera une trop dangeureuse " protection " carolingienne  ou asturienne, préférant pour l'heure, à un moment capital de son Histoire une intelligente politique à la fois matrimoniale et militaire avec une puissante et ambitieuse famille wisigoths les Banu QuasiLa fin d’Al Andalous aura lieu quand les chrétiens réfugiés dans le nord  s’organiseront en royaumes qui lutterons pendant plus de  sept siècles contre les musulmans -la Reconquête-, et feront rétrécir la superficie d’Al Andalous dès la fin du Califat de Cordoue et sa décomposition en plusieurs royaumes jusqu’en 1492, quand le petit Royaume  de Grenade sera  reconquis par Les Rois Catholiques d’Espagne -                                                                                                                 (A)

 

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EPOPEE BASQUE

RONCEVAUX

 

En 778. lors de la  Bataille de Roncevaux. Les Vascons déciment l’arrière garde du futur Charlemagne qui quittait la vallée de l’Ebre

où il voulait établir une Marche défensive contre Al Andalous.


778

RONCEVAUX

Chapelle du Saint Esprit   

La chapelle du Saint Esprit, pré-romane,

 possède une crypte, qui servait d'ossuaire pour les pèlerins

qui décédaient à l'hôpital...

La légende indique qu'elle se trouve à l'endroit précis où

 Charlemagne demanda d'édifier le tombeau de Roland,

et d'y recueillir les restes des soldats morts à la bataille en 778...libre

                   

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Roncevaux a toujours été un passage pour accéder à la péninsule ibérique. De Roncevaux ont pénétré les celtes, les barbares (409), les Wisigoths qui s'établiront le long de la Ribera del Duero et, naturellement, Charlemagne avec la plus puissante armée du VIIIe siècle, en route vers Saragosse.

 

Charlemagne, après l'échec de son expédition à Saragosse, décida de réduire en cendres Pampelune, la capitale du royaume de Navarre.

 En rentrant en France, via les Pyrénées et, entre le col d'Ibañeta et le ravin de Valcarlos, il dut subir une embuscade des natifs basques de cette région.

 Ce fut la bataille de Roncevaux.

 La chanson de Roland, écrite quelque part en France à la fin du XI siècle, attribue la victoire, localisé entre Roncevaux et Burguete, aux attaquants qui étaient des Basques et non des Sarrasins.

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Il ne semble pas que les musulmans aient séjourné au Labourd. Mais pendant toute leur présence en Navarre ils représentèrent un danger pour les pélerins qui allaient et revenaient de Compostelle. C'est pour celà qu'ils préférèrent emprunter " el camino françés del norte '' en longeant la côte cantabrique.

 Le prieuré-hôpital de Zubernoa devint  de ce fait un lieu de passage priviliégé.

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Capture

 

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La péninsule ibérique en 1030 : plus grande extension de la Navarre (orange foncé)


Arrano Beltza (l'aigle noir en basque)

BREVE HISTOIRE des VASCONS

 pour la compréhension des autres évènements

 

Le Royaume de Navarre nait en 824 autour de Pampelune, ville fondée par Pompée -.

Ce Royaume atteint son apogée au XIe siècle et

dans la première moitié du XIIe.

En 1512 une fois conquis par Ferdinand le Catholique il est integré à la Couronne d'Espagne tout en conservant ses fors et le titre de royaume

 En 1530 la partie du royaume au nord des Pyrénées, la Basse  Navarre, est dévolu au roi Henri II par Charles V et en 1589 Henri III de Navarre devient Henri IV roi de France et de Navarre.

 En1789 La Navarre française perd ses fors et le titre de royaume en s'intégrant dans le Département des Basses Pyrénées et en 1841 la Navarre espagnole subit le même sort convertie en Province Forale puisqu'elle conservera quelques petites parcelles de ses anciens fors.

 

A partir de Pampelune ce royaume va se développer sur l'espace qui d'après les romains était peuplé par les vascons à l'aube de l'ère actuelle, et qui s'étendait sur les Pyrénées de l'Océan à la moitié de l'actuel Aragon et sur le versant sud jusqu'à l'Ebre en partant de la partie orientale de l'actuel Guipuzcoa et ensuite en pasant par l'Alava et la Rioja.

Le versant sud de cet espace va être romanisé contrairement aux hauteurs pyrénéennes.

A l'époque des invasions barbares cet espace va subir le passage des Suèves, des Wisigoths des Francs et enfin des Arabes.

Devant s'opposer à deux ennemis redoutables les Francs et les Musulmans d'Al Andalous qui veulent tous les deux les Pyrénées comme frontière, les Vascons qui y habitaient,  en permanence entre guerres et trêves , décidèrent de s'organiser.

Dès le VIIe siècle les grandes familles Vascones, très nouvellement christianisées et qui contrôlaient les vallées, s'allièrent avec les'' Banu Qasi '' ancienne famille hispano-wisigothe islamisée et toute puissante dans la vallée de l'Ebre.

A partir de 824

De ce rapprochement est donc né le Royaume de Pampelune, puis de Navarre ,destiné à défendre l'indépendance des Vascons qui habitaient les Pyrénées, quand en 824 les basques  écrasent une seconde fois l'armée franque à Roncevaux et Eneko Aritza (mort en 851 )est proclamé Roi de Pampelune. 

 Il est le premier des 16 rois basques qui se succèderont de 824 à 1234  

Cet avènement ne s'est pas faite sans heurts, tant sur le plan intérieur en raison de l'opposition d'une partie de la population chrétienne ( minoritaire ) à l'alliance avec les  musulmans, qu'extérieur , la menace au sud de l'émirat de Cordoue, de plus en plus puissant, et de l'impérialisme carolingien.

Les alliances et les affrontements qui se suivent avec les rois de Léon, d'Angleterre ( qui étaient aussi ducs d'Aquitaine et de Gascogne), les comtes (puis rois) d'Aragon, les émirs (ou les califes de Cordoue) vont permettre l'expansion territoriale   du royaume appelé de Navarre sur l'ancien espace vascon et même au-delà, surtout du temps de Sanche III, le Grand, au début du XIe siècle.

C'est Sancho III qui voulant dominer jusqu'à la Garonne crée la Vicomté du Labourd, s'appropie la Soule et ce qui deviendra la Basse Navarre et tout cela permettra jusqu'au XIII siècle à la Navarre d'intervenir dans la Gascogne en concurrence avec les rois de France de Castille et d'Angleterre.

Lorsque meurt sans descendance Sanche VII le Fort 1194-1234 dernier roi  vascon, qui avait désigné Jacques Ier d'Aragon comme son successeur, les seigneurs Navarrais, refusant de voir le Royaume de Navarre réuni avec le puissant voisin Aragonais  font appel au comte Thibaud IV de Champagne (que l'évêque de Pampelune ira chercher à Provins).

 Thibaud était le fils de Blanche de Navarre, sœur de Sanche VII le Fort.

 Un mois après la mort de son oncle ,Thibaud se présenta à Pampelune où il jura fidélité aux Fueros du Royaume, fournissant ainsi à la couronne de Navarre une dynastie bien installée, de puissants vassaux dans le nord du royaume de France. C'est ainsi que fut établie la “ Maison de Champagne ” et que commence le déclin de la Navarre entourée des puissantes royaumes d'Aragon, de Castille et de France. 

Thibaud sera le premier de la longue lignée de 21 rois

d'origine non directement basque

Lui succèderont les Dynasties de

CHAMPAGNE - CAPETIENNE - D'EVREUX - TRASTAMARE

FOIX -  ALBRET- BOURBON

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CHASSE A LA BALEINE 

 

image51

 

image52

viking

 


 

Expansion viking du VIIIe au XIe siècle. NB : La coloration jaune du sud de l'Italie résulte d'une confusion Vikings /

domaine public :Fichier:Viking Expansion.svg

Après avoir subi les grandes invasions  barbares de l'an 400 à l'an 600 , avec le déferlement de populations venues du nord ou de l'est  , chassées de leur pays par les Huns ,voici un nouveau danger venu cette fois de la mer qui va essaimer sur toutes les côtes et plus profondément sur les fleuves dans presque toute l'Europe.

 Phénomème hallucinant  qui durera deux siècles et qui verra de redoutables marins et guerriers partir à la conquête de tous les trésors.

Venus du froid  et de leur nuits interminables,les vikings dès le retour du soleil , partaient à l'assaut de l'Europe , à bord de leurs bateaux d'une conception inédite et remarquable : les drakars

Ils seront, en Angleterre en France , en Espagne, ils seront à Paris , ou sur les bords de  la méditerranée : en 800 ils sont en Aquitaine et ils défieront les francs de Charlemagne

Toujours à l'abri de criques ou d'estuaires,opportunistes, insaisisables,

en 799 ils combattent les musulmans aux côtés du roi des Asturies

 C'est à ce moment qu'eut lieu l'une des incursions les plus audacieuses des Vikings en territoire vascon. La victime en fut le roi d'Iruñea Garcia Iñiguez, qui avait succédé à son père Eneko Aritza. Ibn Hayyan en fait le récit dans son livre “Al Muqtabis” : “les Normands arrivèrent à Iruñea en bateau” certains auteurs pensent que la Bidassoa était plus facilement navigable que de nos jours et “attaquèrent les baskunis, en tuèrent beaucoup et firent prisonnier leur émir”.

Ils seront aussi à Hendaye puisque

 Ibn Hayyan en fait le récit dans son livre “Al Muqtabis” : “les Normands arrivèrent à Iruñea en bateau” remontant la Bidassoa, et“attaquèrent les baskunis, en tuèrent beaucoup et firent prisonnier leur émir”.

Les Vikings demandèrent une rançon démesurée de 70 000 pièces d'or. Les Iruindarra étant incapables de réunir la somme demandée, plusieurs fils de Garcia Iñiguez se constituèrent otages des Normands.

 L'Histoire ne dit pas ce qu'il advint d'eux, mais il est probable qu'ils ne revirent jamais leur terre

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La baie de Txingudi était l’objet des disputes entre le Royaume de Pampelune, les Vikings et même le Royaume des Asturies ,puisque au milieu du IX siècle les chroniques des rois des Asturies Ramiro I et Ordoño I parlent des ravages causés par les Vikings à Bayonne et sur la rive droite de la Bidassoa

Pour survivre, les Basques furent les premiers à chasser les baleines dans le golfe de Gascogne.

 Le premier document  date de 670 et parle de la vente de 40 pots d'huile de baleines au nord de la France par des Basques venus du Labourd

 Peu  d'écrits, peu ou pas de vestiges, et pourtant ils séjournèrent souvent sur les côtes  des Pays Basques de France ou d'Espagne. On dit même que ce sont eux qui apprenèrent aux habitants de ce pays  l'art de la navigation en haute mer et la pêche à la baleine des mers arctiques

Il est à supposer qu'il séjournèrent souvent à Hendaye et à Hondarribia, la baie de Xingudi offrant un abri sûr.

DRAKKAR


musée oslo

 

dixieme

LE DUC DE GASCOGNE CHASSE LES VIKINGS DU LABOURD
 ET SE DECLARE VASSAL DU ROI DE PAMPELUNE
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SANCHO EL GRANDE
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Sanche III Garcés (v. 990 – 18 octobre 1035), dit le Grand est Roi de Pampelune entre 1004 et 1035, comte de Sobrarbe et Ribagorce (1018-1035), de Castille, Alava et Monzón (1029-1035). Il fut le monarque le plus puissant des royaumes chrétiens de la péninsule ibérique pendant le XIe siècle. en même temps qu’il intervenait en Gascogne en s’appropriant des territoires du nord des Pyrénées -Soule et Basse Navarre-), c’est probablement lui qui créa la Vicomté du Labourd, et revendiqua, sans succès, le duché de Gascogne.
Pendant son royaume apparait le nom de Guipúzcoa pour désigner, sans contours précis, la province d’outre-Bidassoa
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Enlevé du sein de sa mère morte et élevé par Fortunio de Guevara , il aurait aimé une jeune fille parfaitement belle ( Gustiz Ederra )et constitué pour ses descendants légitimes Justiz le domaine d'Ederra sur cette montagne.
Un monument dressé sur la pointe du
Jaizquibel est visible depuis la plage de Hendaye
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Renaissance Germanique L'approche de L'an mil correspond à une période de renaissance, qui se fait sentir dès les années 950 et associée à une période de réforme religieuse :L'ordre de  Cluny est fondé en 909. Il va rayonner sur une grande partie de l'occident. Premiers contacts avec la civilisation arabo-musulmane en Espagne  Evolution de la féodalité La terre donnée en usufruit viager devient la base de tout système de relation.
⦁    Le Califat de Cordoue est alors très florissant

 

 

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SANCHEZ GARCES III ,'' le grand " de NAVARRE en revendiquant la GASCOGNE crée la Vicomté du  LABOURD

La paroisse d'URRUGNE  apparait sur un document


 

 

·         1031: Effondrement du Califat Omeyade de Cordoue   Morcellement politique  d-Al Andalous, permettant une impulsion décisive à laReconquête , avec la prise de Tolède 1085 notamment.

1059 premiers documents sur la pêche à la baleine sur le littoral basque

·         1066 :Bataille de  Hastings , début de la conquête de l'Angleterre par Guillaume le  Conquérant

·          : à la clôture du Concile de Clermont, le pape Urbain II appelle à la première croisade

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URRUGNE  :

 son église, apparait dans les documents d’engagement

des seigneurs du Labourd à coté  de Sanche “ le Grand ”.

En 1083 Fortun-Sanche, vicomte de Labourd fait donation à la cathédrale de Bayonne de l’église Saint Vincent d’Urrugne à l’occasion de la consécration de son fils Ramire Sanche devenu moine.

Jusqu’au XVIIe siècle Urrugne possédera un vaste territoire, de la Nivelle à la Bidassoa et du La Rhune à l’Océan; avant ce siècle Hendaye sera un lieu, un quartier sous sa juridiction.


La pierre tombale de Sanche III Garcés

musée Léon 


rois de Navarre :

de gueules aux chaînes d'or posées

 en orle, en croix et en sautoir,

chargées en cœur d'une émeraude au nature

Entre 1058 et 1086 le comté-duché de Gascogne va devenir propriété des Ducs d’Aquitaine d’abord avec Guillaume VIII de Poitiers et surtout Guillaume IX “ le Troubadour ” Comte de Poitiers, Duc d’Aquitaine et duc de Gascogne.

 

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1130 ALFONSE 1er roi de NAVARRE envahit le LABOURD et y reste 2 ans
 

 

Arrano beltza

 sceau du roi Sanche VII de Navarre - le fort -

 (1170-1234 )

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le château

d'URTUBIE


Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle. Bonion 1er, seigneur d'Urtubie, est mentionné vers 1120. On ne sait que peu de choses sur les premières familles d'Urtubie qui ne semblent pas avoir possédé de maison forte sur la seigneurie.Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle.

Le Château d'Urtubie

Appartenant à la même famille depuis sa construction en 1341, ce château fortifié a été agrandi aux XVIe et XVIIIe siècles pour devenir aujourd’hui un Monument Historique très accueillant, meublé et décoré avec raffinement.

Les pierres d’Urtubie racontent plus de six siècles de l’histoire du Pays Basque.

Le roi Louis XI y séjourna en 1463 et Louis XIV érigea le domaine en vicomté en 1654.

Au XIX° siècle, Soult puis Wellington y passèrent lors des guerres napoléoniennes.

Vous y trouverez des meubles d'époque du XVIème, XVIIème, XVIIIème et XIXème siècle, des tapisseries de Bruxelles du XVIème ; d'Aubusson du XVIIème et de Beauvais du XVIIIème siècle.

A l’extérieur du château vous pourrez vous balader dans le parc et les jardins à l'anglaise. Sans oublier la visite de la chapelle, de la salle de bain du XIXème et de l’orangerie du XVIIIème siècle.

                                                                                                                                             .

L'Histoire complète dans

 Documents

 

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La Bidassoa devient la limite sud du

duché d’aquitaine-Gascogne  

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 vers 1100  Fontarrabie Les réduits nord de la poudrière seraient les vestiges de ce château fondé peut-être par Sanche abarca sous le régne de Sanche le savant et les deux fenêtres en lancettes encadrant sa grande porte sont du même style  gothique primitif

 

1120 Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle. Bonion 1er, seigneur d'Urtubie, est mentionné vers 1120.

 1124/1169  le vicomte du Labourd est Bertrand fils de Semen Fortun  et petit fils de Fortun Sanche II

1126. Alphonse VII roi de Castille imposa son protectorat sur la Navarre

 

 le roi d'Aragon (“ le Batailleur ”) assiège Bayonne sans succès.

 Les rois de Navarre ne renoncent pas à la Gascogne et pour cela comptent sur la rive gauche de la Bidassoa:

 Sanche VI “ le Sage ” et Sanche VII “ le Fort ” améliorent les fortifications de Fontarabie jusqu’à la fin du XIIe siècle

 

 Au lendemain de l' éclatante victoire de   Cutanda,( 1120 )  contre les Maures ,Alphonse était passé en France à la fois pour accroître son influence dans le sud ouest de la France, Béarn et Gascogne, et pour recruter de nouveaux contingents de troupes en vue de nouvelles expéditions.

 

Alphonse Ier roi de Navarre et d'Aragon dit le Batailleur (v.1073-1134), roi d'Aragon et de Navarre de 1104 à 1134 ; passe par Andaye envahit le Labourd  et assiège  Bayonne.mais rappelé en Navarre pour refouler les Maures, il fut tué en 1132 au cours d'une bataille qu'il perdit

1149 Acte passé par l'évêque de Bayonne et Sanche de Donnezain, prieur des Bénédictins, avec G. de Zubernoa et B. de Irandatz pour l'érection d'une chapelle paroissiale à l'hôpital de Santiago (Saint Jacques de Compos­telle), fondé en 1135.

1150 La ville de Hondarribia est citée en 1150 dans la charte de ville accordée à Donostia par le roi de Navarre Sanche le Sage.

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Alphonse Ier le Batailleur,

roi d'Aragon,

par Francisco Pradilla,

Alphonse Ier le Batailleur (1104-1134) roi de Navarre et d'Aragon, envahit le Labourd et s'y maintient pendant 2 ans

.Grand conquérant il double la superficie du royaume d'Aragon        


Il y a malheureusement peu de traces  du long séjour des Anglais en Guyenne, car en partant ils ont emporté leurs archives avec eux.

 

 

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ALIENOR d'AQUITAINE

C'est à l'abbaye de Fontevraux, où elle s'est retirée, que meurt la reine de France et d'Angleterre, épouse successive du roi de France Louis VII le Jeune  , et de Henri II d'Angleterre.

Aliénor d’Aquitaine représentée sur un mur de la chapelle Sainte Radegonde de Chinon.


Aliénor d'Aquitaine (1122-1204), par Joos van Cleve 

(Musée d'histoire de l'art de Vienne).

 

Empire Plantegenet

Angleterre et France après le mariage avec Henri dePlantagenet

 


 

De 1337 à 1453, la rivalité entre les royaumes de France et Pendant tout le temps de l'occupation du Labourd par lesAnglais, les communications entre la France et l'Espagne se firent surtout par Dax, Saint-Jean-Pied-de-Port et Pampelune. Mais, après le retour de cette province à la France, cet itinéraire fut un peu délaissé et on passa plus volontiers par Dax, Bayonne,Hendaye et Tolosa.

 

1152. Le duché d’Aquitaine s’intègre dans le Royaume d’Angleterre quand Henri Plantagenet, époux de la Duchesse Aliénor, devient Henri II d’Angleterre.

Aliénor épouse le roi d'Angleterre en 1152.Cette alliance confère à Bayonne de nombreux privilèges commerciaux. Les Bayonnais deviennent les transporteurs des vins de Bordeaux et d'autres produits du sud-ouest comme la résine.

1170 à 1565 la  langue Gascone sera la langue officielle à Bayonne, donc aussi à Hendaye et ce pendant 400 ans ( André Pées )

1177, Richard  intervient contre les vassaux du roi de Najambon ou le pastel vers l'Angleterre.

 Bayonne est aussi une base militaire importante détenant des chantiers navals et de nombreux marins. En 1177, Richard Coeur  de Lion intervient contre les vassaux du roi de Navarre, en guerre contre lui. 

Richard Coeur de Lion sépare Bayonne en 1177 de la vicomté de Labourddont la capitale devint alors Ustaritz

 et y perd Bayonne et le Labourd

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Les rois de Navarre ne renoncent pas à la Gascogne et pour cela, ils  comptent sur la rive gauche de la Bidassoa: Sanche VI “ le Sage ” et Sanche VII “ le Fort ” améliorent les fortifications de Fontarabie jusqu’à la fin du XIIe siècle.

 

1193  La Navarre, en guerre contre lui.Le vicomte de Labourd, Guillaume Raymond, cède ses droits au roi d'Angleterre, Henri Plantagenet déjà devenu duc d'Aquitaine par son mariage

 

1194 Une bulle du pape Célestin III confirme en novembre que les pouvoirs de l'évêché de Bayonne s'étendent expressément et proprement au val d'Oléarzu à partir de Saint-Sébastien.

 

La Bidassoa devient la limite sud du duché d’aquitaine-Gascogne .C’est la conséquence de la rivalité entre les ducs     aquitains-gascons et les rois de Navarre avec leurs domaines au nord de Pyrénées et leurs prétentions sur la Gascogne.

 

En 1130 Alphonse Ier roi de Navarre et d’Aragon et prétendant

 aussi à la couronne de Castille, envahit le Labourd et y reste 2 ans

Santiago (Saint Jacques de Compos­telle), fondé en 1135.

 

1149 Acte passé par l'évêque de Bayonne et Sanche de Donnezain, prieur des Bénédictins, avec G. de Zubernoa et B. de Irandatz pour l'érection d'une chapelle paroissiale à l'hôpital de Santiago

 

De 1337 à 1453, la rivalité entre les royaumes de France et d'Angleterre, vieille de plus de deux siècles, se manifeste par une série de guerres entrecoupées de longues trêves: c'est ce que l'on appelle, improprement, «la» guerre de Cent Ans. Sur ce conflit majeur se greffent des conflits secondaires qui impliquent les alliés des deux rois (Aragon, Castille, Ecosse, princes des Pays-Bas et d'Allemagne rhénane), les papes et, dans la succession des guerres civiles, les grands féodaux français et anglais.

Au-delà des luttes féodales, et même si son prétexte est dynastique,- la guerre de Cent Ans- est en réalité l'expression du premier grand conflit de deux Etats souverains.

Et le Labourd ne fut pas absent de cet éternel conflit. Le déroulement des faits, d'une complication extrême n'offre pour nous que peu d'intêret. Ce qui nous importe c'est de savoir ce qui s'est passé sur notre sol et les conséquences qui en ont résulté.

Appartenant à la Gascogne jusqu'en 1152 notre province du Labourd passa alors sous la domination anglaise, à la suite du mariage d'Héléonore d'Aquitaine et d'Henri Plantagenet ; elle y demeura jusqu'en 1451 Le régime féodal connut peu d'altérations, les relations avec l'Angleterre étant presque exclusivement limitées au versement de contributions.

Après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II Plantagenêt, en 1152, les terres du Labourd passeront sous la dépendance de la couronne anglaise et elles seront l'objet de multiples intrigues, dont l'un des principaux protagonistes sera le fameux Richard Cœur de Lion, artisan du développement commercial et économique de Bayonne.
Cette influence anglaise dura jusqu'en 1450, quand le Labourd revint à la couronne française, après la signature du traité de paix au château d'Ayherre.

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Le prince noir_Toutefois, on doit mentionner que depuis son arrivée en Aquitaine en 1355, jusqu'à son retour définitif en 1371 pour cause de maladie, il a organisé pendant seize ans une interminable suite de chevauchées, tant contre ses adversaires en dehors de ses provinces que contre quiconque osait contester son autorité sur ses terres. Souvent implacable et brutal, il se conformait néanmoins aux terribles « usages » en vigueur en temps de guerre, savoir pillages, démolitions, ravages, incendies.

 

 

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PRIEURE-HOPITAL de ZUBERNOA -- PELERINAGE DE COMPOSTELLE

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 Les plus anciens domaines que nous voyons exploités sur le territoire d'Hendaye sont ceux de Zubernoa, baigné par la Bidassoa, et d'Irandatz, qui lui était contigu
. Dès le XIIe siècle, nous trouvons Guillaume de Zubernoa et Bernard d'Irandatz apposant comme témoins leur signature au bas d'un acte du 1er janvier 1149. Le Vicomte ou Gouverneur de Bayonne fait appel aux chefs de ces deux maisons en qualité de conseillers, suivant la coutume féodale alors en vigueur dans le Labourd.
 Par la suite, le nom de Zubernoa cessa de s'appliquer au domaine, mais s'étendit par contre, de la nouvelle paroisse qui allait être créée, aux maisons qui formèrent la Campagne d'Hendaye et une partie de celle d'Urrugne. Quant à celui d'Irandatz, il subsiste encore, et après avoir passé entre les mains de la famille Laroulette, au XVIIè siècle, puis entre celles de la famille d'Aragorry au XVIII siècle, il est, depuis le mariage en 1752 de Rose d'Aragorry avec Michel d'Arcangues, la propriété des descendants de ce dernier

.Achetée par la Ville, cette vieille ferme qui avait nom d'Irandatz, est devenue la Maison de la petite
Enfance 

L'acte du 1er janvier 1149 dont nous venons de parler était un compromis passé entre l'Evêque de Bayonne, les seigneurs de Zubernoa et d'Irandatz et le Prieur de l'Abbaye Bénédictine d'Arthous dans les Landes. Celui-ci, Sanche de Donnezain, avait fondé quelques années auparavant, en 1135, sur les terres données par Guillaume de Zubernoa, un hospice pour les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il était question, dans ce compromis, de l'édification d'une chapelle que justifiait déjà l'importance de la population, et dont l'emplacement est encore aujourd'hui marqué d'une croix, à l'intersection des chemins de Béhobie et de Santiago.

 

Ordre de l'Epée rouge
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L’Hôpital de Saint Jacques est crée sur la rive droite de la Bidassoa en 1135, quelques mètres en amont de l’actuel pont Saint Jacques. l’Ordre de l’Epée Rouge (Ordre -militaire et religieux- de Saint Jacques)  sous la protection des roi de Castille et de Navarre, prendra dans un premier temps sa direction. Cet endroit était le passage des pèlerins qui, suivant le Chemin de la Côte, voyageaint à pied, le gué de Béhobie étant le passage des autres pèlerins qui allaient à Compostelle sur des cavaleries ou en charriot.

Le PRIEURE-HOPITAL de ZUBERNOA, résulte de la création de la
Chapelle de l’Hôpital Saint Jacques en 1149, qui se convertira en paroisse, et comprendra aussi le lieu de Biriatou avec son église. Sur le document de création figurent les noms de Guillaume de ZUBERNOA (sur les terres duquel se plaçaient hôpital et chapelle) et Bertrand d’IRANDATZ propriétaires respectivement des domaines du même nom
Ses fondateurs le voulurent là parce qu'il commandait le point le plus étroit du  passage de la rivière , non seulement par ses riverains des deux bords ( qui en firent usage jusqu'au XX ° s ) , mais aussi par les pélerins visant Fontarrabie et la route de la côte  cantabrique .
 Servir les uns et les autres entrait pleinement dans la vocation de ces religieux hôspitaliers.
D'ailleurs pour assurer leur propre subsistance et celle de leurs hôtes, ainsi que pour pourvoir aux dépenses d'entretien de la maison du prieur et de l'hôpital, ils jouissaient de biens étendus, que le manuscrit de 1305 énumère
<< l'annexe de Biriatou, son moulin, sa nasse, ses dimes et droits, ses champs, paturages , forêts, bois, terres cultes et incultes, ses péages, ports ou passages de Hendaye à Fontarrabie, de Béhobie à Irun, privilèges de chasse et de pêche , ses maisons et tous autres biens , fruits et revenus, questes, cens et appartenances >>
.Ces biens  étaient grands, mais nous sommes au Moyen- Age  en ces temps ou au Labourd, il était plus de terres incultes que de cultivées.
 Les fonds ne manquaient certes pas, mais si aux religieux il offrit quelque richesse, c'est à leur travail qu'ils la dûrent
.Peu à peu ils cédèrent aux uns et aux autres la plus grande partie des terres qu'ils avaient mises en valeur dans toute la vallée -- rive droite -- de la Bidassoa, tellement que nous  trouvons leurs propriétés et droits bien réduits au XVII ° s.
Ils sont, en effet, ainsi précisés dans un acte signé par Louis XIV, mettant fin à un litige d'ordre territorial avec l'Espagne:
-- à Urrugne, le passage de Béhobie ;
--à Hendaye , le passage de l'hôpital Saint-Jacques et aussi la grande île et autres terres dits  des Joncaux
( fait dans la barraque de l'île des Faisans, située au milieu de la rivière de la Bidassoa .)
Au commencement les biens sont inventoriés;25 journées de terres labourables 6 à 7 hectares, des vergers, une vigne et ...une nasse pour la pêche du saumon, celle-là qui valut au prieur  tant de jalousies de la part des Hendaiars !
Ce religieux ne cessa d'être leur bête noire ! Ainsi en 1775, dans une requête au roi relative aux diffilcultés qu'ils éprouvaient de la part des pêcheurs de Fontarrabie, les Hendaiars allaient jusqu'à accuser le prieur << d'une trop parfaite intelligence >> avec ces derniers ainsi qu'à rejeter  sur lui et bien d'autres, l'état de leur misère.
 Leur plainte ne manque pas d'humour ! Du prieur ils disent ; << non content d'exercer un état que les disciples du Sauveur du Monde avaient quitté pour Le suivre, il s'approprie 2 arpents de terre comme joignant l'île d'Insura
.Il a fait construire une baraque pour l'utilité de sa nasse, il y fait traîner ses filets et s'oppose à ce que les opposants les mettent en culture.
Les habitants de Fontarrabie ont fait  << un pacte de famille >> avec le prieur, ils pêchent en commun avec lui.Ce prieuré est assez rentable pour fournir au titulaire la plus honnête subsistance >>
 .Il est vrai que bien d'autres ne sont pas épargnés dans cette plainte, tels les habitants des paroisses d'Ustaritz, Cambo et Larressore, << qui se permettent de venir pêcher sur la Bidassoa...,non contents  de disposer à leur gré de la Nive où abonde le saumon et autres poissons .>>
Considérant à nouveau l'activité du prieuré, nous ne disposons d'aucun texte qui nous éclaire tant soit  peu sur ce qu'elle fut aussi bien autant des religieux de l'Ordre du Saint Esprit. c'est à dire jusqu'en 1530, qu'au cours du long siècle qui suivit, sous les Prémontrés , jusqu'en 1650;
Il n'est pas douteux qu'au cours de tous ces siècles l'activité du prieuré - hôpital  se développa pleinement dans le cas de la vocation de ses religieux; il est également certain que le nombre des pélerins alla en déclinant.
 Le fait est que de 1650 à 1792, les registres de l'hôpital ne mentionnent que deux décès :
-- en 1683 , celui de S...de Bontour, du diocèse de Sens, venant de Saint Jacques en Galice et qui fut enterré dans l'église >>
-- en 1752, celui d'un bas-navarrais, de 70 ans environ .
Par contre, seuls depuis au moins 1650, le prieur et son vicaire concentrèrent toute leur activité dans le domaine spirituel
.Ayant ajouté aux bâtiments primitifs une église comprenant deux chapelles intérieures ( Saint- Bernard et Sainte-Croix ) ils reçurent de l'évêque  la juridiction d'une paroisse comprenant l'annexe de Biriatou ainsi que le quartier dit de Subernoa, prélevé sur la vaste paroisse d'Urrugne
et soulageant d'autant son église-mère.
L'Evêque, malheureusement, ne prit pas la précaution de délimiter très exactement cette nouvelle paroisse.
 Il en résulta une belle confusion, dont deux cents ans plus tard, Hendaye ne manqua pas  de tirer profit !
 Pour autant la paroisse Saint Vincent d'Urrugne conserva jusqu'en 1792 la coutume d'une procession annuelleà l'église de l'hôpital Saint- Jacques de Subernoa. c'était au temps des rogations et deux jours lui étaient consacrés.
 Le premier, ce sont les gens de Subernoa qui venaient en procession à leur ancienne église-mère; le lendemain, ceux d'Urrugne faisaient la procession inverse, toujours par le Pas-de-Béhobie ( trajet aller et retour environ 20 km ). La fatigue était grande, mais la communauté, généreuse, savait y apportait quelque soulagement !
De ce prieuré,de ce grand domaine du Moyen-Age, situé sur le bord de la Bidassoa , près du pont de Santiago, il ne reste plus que le bénitier conservé à l'église Saint Vincent                                             (F)
 et quelques pierres conservées à Priorenia
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Pour conclure citons une chanson guipuzcoane à propos du pèlerinage.
 En effet à la frontière franco-espagnole d’Irun il semble que l’on accueillait les pèlerins revenant de Saint-Jacques de Compostelle par un chant où les paroles espagnoles se mêlent aux paroles basques:

Pelegrino,pelegrino,
una limosnita
por amor de Dios.
Zingar, arraultze
bat ez bada bertze
bertze...
Pelegrinuac datoz Santiagotican,
Atea irequi beza, icusiagatican;
Chomin,jozac trompeta.
Pello, non duc conqueta?
Berdin baldic baciagoc
Ecarri beteta

<Pèlerin, pèlerin, l’aumône pour l’amour de Dieu. Jambon, oeufs sinon un, plusieurs, plusieurs...Les pèlerins viennent de Saint-Jacques; ouvrez la porte pour les voir.Chemin sonne trompette. Pierre, où est ta terrine? Si cela t’est égal apporte-la  pleine>                                                                       (F)

le passage vers Compostelle

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Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle  est un pèlerinage catholique, dont le but géographique est le tombeau légendaire de l'apôtre saint Jacques, , situé dans la crypte de la cathédrale -de-Compostelle en Galice
Mais c'est seulement après la prise de Grenade en 1492, sous le règne des Rois catholiques, Ferdinand d'Aragon et Isabelle la Catholique, que le pape Alexandre VI 1492 à 1503) a déclaré que Compostelle était, avec Rome et Jérusalem, le lieu d'un des “ trois grands pèlerinages de la Chrétienté ”.
Le mot “ tombeau ” a disparu des discours des deux derniers papes.
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Deux routes conduisaient de France en Espagne à travers les Pyrénées Occidentales : celle de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux et Pampelune et celle de Saint-Jean-de-Luz à Irun et Burgos par Santiago
. La première était la moins pénible ; c'était la voie naturelle de la traversée des Pyrénées. Les armées de Charlemagne et de Louis le Débonnaire l'empruntèrent au IXè siècle : on sait ce qu'il leur en coûta. A plus forte raison les pèlerins inoffensifs, proie facile pour les bandits qui infestaient le pays et pour les indigènes qui, bien qu'adonnés à la culture, n'avaient pas perdu l'habitude de détrousser les voyageurs, ne pouvaient s'y aventurer sans danger.
Beaucoup préféraient donc suivre le second itinéraire malgré les inconvénients qu'il présentait. De Saint-Jean-de-Luz à Santiago, la route passait à 500 mètres du bourg d'Urrugne, montait à Postaenea, un relai de poste, sans doute situé à la Croix des Bouquets, et, négligeant les lacets actuels de la descente sur Béhobie, atteignait la Bidassoa plus à l'ouest de ce bourg en dévalant la colline d'Aldapa.
 C'était le chemin suivi par les équipages et les courriers qui allaient de France en Castille et à Madrid. La chaussée était assez mal pavée, mais sans ornières. En hiver, par mauvais temps, les diligences avaient du mal à escalader ce que l'on appelait « la montagne de Béhobie ». Une diligence partait deux fois par semaine de Bayonne pour Madrid. Dans l'intervalle on devait louer des mules. Pour bénéficier de la poste et des relais, il fallait retenir sa place à l'avance et le prix était exorbitant : en 1722, le prix du voyage en poste de Paris à Hendaye était de 2.400 livres pour un fonctionnaire accompagné de deux valets, et autant pour le retour. Il ne faut pas oublier que la monnaie d'alors avait une toute autre valeur que notre  franc.

Les dégradations causées par l'eau au gué de Santiago obligèrent dans la suite à modifier l'itinéraire, On utilisa le Pas de Béhobie à proximité de l'île des Faisans et dès lors fut créé un nouveau tracé de route qui, au pied de la redoute Louis XIV, suivant à peu près le tracé actuel, rejoignait l'ancienne route à la Croix des Bouquets.
On passait la rivière dans un grand bac qui transportait voyageurs, bêtes de somme, carrosses et charrettes. Les droits étaient perçus avant l'embarquement. Le tarif n'empêchait pas les bateliers de rançonner les voyageurs, aussi bien d'un côté que de l'autre. Toutes les relations de voyage le constatent. Pour en finir avec les exigences des passeurs, le roi de Castille avait, dès 1525, ordonné la construction d'un pont, mais l'exécution ne suivit pas. En 1701 existait un pont de bois, traversant l'île des Faisans. Mais ce pont fut alternativement détruit et reconstruit au cours de chaque guerre. On le remplaça dans la seconde moitié du XVIIIè siècle par un pont en pierre qui fut lui-même détruit en 1813 par l'armée française battant en retraite. Les Anglais lui substituèrent des pontons. En 1823, à la suite du passage de l'armée du comte d'Artois, il fut refait en pierre et en bois et appelé « pont du duc d'Angoulême ». Le pont actuel a été construit en exécution du traité de 1856.
Quant au passage entre Hendaye et Fontarabie, enlevé aux habitants d'Hendaye qui n'avaient pas le moyen d'en assurer le trafic et concédé en 1634 à la maison d'Urtubie en reconnaissance des services qu'elle avait rendus au cours du siège de La Rochelle, il semble n'avoir été que peu utilisé malgré l'existence d'une assez bonne route qui, prolongeant la rue Agorette à Ciboure, suivait les falaises de Socoa jusqu'à Haïçabia, pour s'enfoncer ensuite dans les terres, et par Dorrondéguy, Errondonia et Chorrioenia atteindre Irandatz.
Les pèlerins n'étaient pas les seuls voyageurs passant par Santiago. Un courant d'affaires s'établit de très bonne heure entre le Labourd et le Guipuzcoa. Cette province basque espagnole, montagneuse et au sol pauvre, avait besoin de blé et de bétail qu'elle importait de France avec laquelle elle communiquait plus facilement qu'avec le reste de la Péninsule. En échange, elle fournissait du vin, du fer, du charbon et du bois. Le Guipuzcoa jouissait de tout temps de l'exemption des droits de douane et de la liberté du commerce, et de leur côté, les habitants du Labourd résistaient victorieusement aux tendances centralisatrices du pouvoir royal.                                              (OG)

Carte montrant les chemins contemporains en Europe pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle

L'endroit où les pélerins embarquaient pour accoster à quelques encablures en Espagne
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 Ce sera le début des grands itinéraires qui draineront tous les pèlerins des pays de l'Europe et de l'Angleterre

Plus tard ces cheminements en groupe se firent d'autan plus rares qu'à la suite d'abus ils furent interdits par les rois.
 Ne furent autorisés que les pélerins voyageant isolément, munis d'une attestation du curé de leur paroisse. C'est cette pièce qui nous a heureusement permis de connaître le point de départ de ceux d'entre eux qui vécurent leur dernière heure à Urrugne .
 Bien d'autres documents font ressortir la faveur dont jouissait notre route auprès les pélerins: des guides et des itinaires publiés à leur intention, des notes de voyage, des chansons, des cantiques spirituels et même des images d'Epinal.
 Le suprême tèmoignage demeure dans les pierres: sculptures dans nos lieux de prière, souvenr à l'état de ruines dans les hôstelleries et dans les hôpitaux qui jalonnaient les routes jacobites, marquant les gîtes d'étape desservis par les ordres hospitaliers ou religieux.
La route qui , fut la plus fréquentée est celle qui illustre au Moyen-Age le nom de Roncevaux.
De nombreuses et très sérieuses études l'ont mise en pleine lumière ainsi que le courant qui l'alimentait.
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 Mais ,avant elle, il y eut notre route, le première en date du milieu du X° s, elle fut un peu abandonnée dès le recul de la domination musulmane  et rendit celle de Roncevaux plus sûre , à partir du XII°
 Elle rentra toutefois dans le circuit normal de bien de pélerins. Normalement elle drainait les Bretons, les Normands,les Anglais, venus par la mer et qui après avoir débarqué à Soulac, en Gironde arrivaient à Bayonne par la route des lacs.
A Dax elle recueillait ceux, partis de Paris et Bordeaux, qui avaient choisi la route la moins accidentée en direction de Bayonne .De là tous avançaient vers Saint-jean-de-Luz (Donibane ) et Ciboure où de son hôpital il reste la Croix blanche.
 De même il était des pélerins, débouchant de Vézelay ou de Toulouse, que la vue des Pyrénées avait fait réfléchir, au fur et à mesure de leur approche et qui, finalement, avaient décidé de respecter leur majesté.
 Alors, sans s'avancer jusqu'à Ostabat, les uns, à Orthez ralliaient Bayonne. A tous Urrugne offrait trois points d'entrée en Espagne Béhobie, Hendaye -Zubernoa et Ibardin.

 

Puis à l'aide de gabarres, et avec l'aide de bateliers Hendayais, après un séjour à l' hôpital de Zubernoa,ils débarquaient  en terre encore Navarraise., à Irun d'ou commence la '' Voie Royale''
" nous fûmes bien étonnés quand nous fûmes à Sainte-Marie. Tous mes compagnons et moi dîrent adieu à la France jolie. Et en pleurant nous mîmes à dire : adieu les nobles fleurs de lys. En Espagne nous faut suivre. C’est un étrange pays ".

Le “ Chemin Français ”, itinéraire  fut établi au XIe siècle par le Roi Sanche le Grand de Navarre. Cette vague humaine de pèlerins que ce chemin canalisait était alimentée par une série d'affluents qui augmentaient son débit.
 L’un d’eux, sans doute l’un des plus importants de la Péninsule, passait par Irun. Le chemin de Gipuzcoa a pour point de départ Irun.
D'ailleurs cette voie fût empruntée depuis  la plus haute antiquité, vieille voie romaine dont les fouilles aux alentours de l'Eglise de Irun, ont révélé
d 'intéressants vestiges.

devraient pas en payer. Les péagers osent frapper des personnes à la recherche d'une quête spirituelle.
La perception du tribut est don exercée de manière injuste.
Les passeurs en chargeant les embarcations plus que cela n'est possible, mettent en péril la vie des voyageurs.
Alors que la religion chrétienne diffuse un message de paix et de charité, les péagers commettent tout ces abus, ce qui est intolérable pour l'Eglise, a fortiori que les pèlerins en sont les premières victimes.
 Nous nous sommes du Labourd et ce récit ne devrait pas nous concerner.
 Encore que - mais ceci est une légende - le bouche à oreille des anciens laisse entendre qu'à  Hendaye dans des temps trés reculés, la traversée de la Bidassoa se faisait de la manière suivante : les bagages étaient mis dans une barque, les pélerins dans une autre: la barque des bagages arrivait toujours à destination, celle des pélerins chavirait quelques fois. Je le répête ceçi ne peut être qu'une légende malveillante .
Dans le Guide du Pèlerin de St Jacques de Compostelle de 1139, Aymery Picaud décrit:

 "Puis près des ports de Cize on trouve le Pays des Basques qui possède une ville, Bayonne, sur le rivage, vers le septentrion
 Cette terre, à la langue barbare, est boisée, montueuse, dénuée de pain et de vin et de tous aliments corporels, mais, en revanche, on y trouve des pommes, du cidre et du lait ...
Ils sont féroces et la terre où ils habitent est aussi féroce, sylvestre et barbare; la férocité de leur visage et de même la barbarie de leur langue, épouvantent les coeurs de ceux qui les voient...(...)
Ils s'habillent vraiment mal et mangent et boivent mal.
 En effet, toute la famille d'un Navarrais, tant serviteur que maître, tant servante que maîtresse, a l'habitude de manger tous les aliments mélangés en une seule marmite, non avec des cuillères, mais avec les mains, et de boire à un même vase.
 Si tu les voyais manger, tu croirais voir manger des chiens ou des porcs.
 Si tu les entendais parler; tu te souviendrais de chiens aboyants.
En effet, ils ont une langue tout à fait barbare; (...)
 Ce peuple est un peuple barbare, différent de tous par ses coutumes et son essence, dénué de honte  , de teint noir; laid à voir, dépravé, pervers, perfide, dénué de bonne foi et corrompu, libidineux, ivrogne, savant en toutes violences, féroce et sauvage, mal honnête et réprouvé, impie et dur, cruel et querelleur, ignorant de tout ce qui est bon, savant en tous vices et iniquités, semblable en malice aux Gètes et aux Sarrasins, ennemi en tout de nos gens de France.
Pour un sou seulement, le Basque ou le Navarrais tue, s'il le peut, un Français. Dans certaines régions, soit en Biscaye et en Alava, quand les Navarrais se réchauffent, l'homme montre à la femme, et
la femme à l'homme, leurs parties honteuses. Les Navarrais usent même de la fornication incestueuse avec leurs bestiaux; on dit en effet que le Navarrais suspend au postérieur de sa mule et de sa jument un cadenas, afin que nul autre n'y parvienne. !

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LES FORS
Le for est un texte constitutionnel négocié entre les petits États basques et leur nouveau roi. Quand les Romains s'installèrent en 194 avant J.C. dans l'actuel Pays basque, les fors étaient faits verbalement, et les libertés des Basques étaient assurées.
Il fallut attendre 1155 pour que les premiers fors soient écrits et signés en Navarre.. D'ailleurs aujourd'hui, dans le nom de la Communauté forale de Navarre, l'adjectif forale vient de For.
 Les fors protégeaient la population basque des empiètements des seigneurs et des rois contre la liberté du peuple. Quand ils accédaient au trône, ils devaient s'engager par serment à respecter ces fors; ce n'est qu'ensuite qu'ils étaient reconnus par les représentants des provinces basques. Les fors des provinces basques avaient une force juridique supérieure aux édits royaux.
 Si une loi adoptée était en contradiction avec le for provincial, l'assemblée apposait la formule: "se obedece pero no se cumple", c'est-à-dire, "nous obéissons mais nous n'appliquerons pas". Cette formule garantissait la liberté des communautés basques vis à vis des rois de France ou de Castille. Elle établissait dans les fait un statut d'union entre égaux. Ces libertés furent détruites en France lors de la nuit du 4 août 1789.
 En Espagne, dans les faits, ces libertés furent sapées dans leurs fondement quand la loi de 1839 établit que les fors des provinces basques étaient conservées, pour autant qu'elles ne portaient pas atteinte à la Constitution espagnole. Les fors étaient alors réduits à une simple règle, modifiable à volonté par les autorités espagnoles.
Droit espagnol
Les fors locaux ou municipaux correspondaient à l'ensemble des statuts juridiques suivants:les coutumes de chaque localité,les privilèges octroyés par les rois,l'ensemble des dispositions qui protégeaient la noblesse, le clergé, et la vassalité d'une zone.
Il s'agissait d'un pacte solennel entre les peuples et le roi, et aussi, par extension les lois qui régissait telle ou telle contrée ou localité. Ils furent abrogés par Philippe V au début du XVIII ème siècle par le biais des décrets de Nueva Planta.                                                          M.Lafourcade

 

 

Capture


Carte de l'Europe au 13ème siècle.

Le Saint Empire romain germanique n'est pas un état unitaire mais un ensemble complexe de royaumes, duchés, principautés (dont certaines ecclésiastiques) et villes-républiques, l'empereur étant élu parmi les souverains par les électeurs palatins.

En rouge l'Aquitaine anglaise

 

La Bidassoa devient la frontière

entre la Gascogne anglaise et la Castille

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En 1203 Alphonse VIII de Castille octroie les

 Fors à Hondarribia.

D’après ces Fors  la ville est propriétaire de la BIDASSOA

et de la baie de TXINGUDI

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1203.  La charte de Fontarabie lui accorde avec les 2 rivières d'Oyarzun  , la franchise totale de péage en Castille, et moyennant 500 maravédis par an le port d'Asturiaga. On peut le localiser comme port fluvial , pour communiquer sur l'Uruméa avec Saint-Sébastien (Donostia), ou comme port de mer dans l'anse du Figuier, terminus de la navigation fluviale depuis Santestevan (Donos- tibiri). Le port dans la Bidassoa devait y être toutefois dès l'origine car le prieur de Zubernoa était obligé d'y faire repasser la nuit la gabarre qui lui était concédée le jour sur la rive d'en face.

 

1203. FOR (charte municipale) DE FONTARABIE, octroyé par Alphonse VIII de Castille considère comme sa propriété l’espace qui va du chenal de Pasajes “  usque ad ribum de Fonterabia ” (jusqu’à la rivière de Fontarabie -la Bidassoa-) des Trois Couronnes et Lesaca  jusqu’à la mer… et Irun et ses habitants, ainsi que le port de Asturiaga (où le prieur de Santiago de Subernoa sera obligé de faire passer les nuits la gabarre qui pendant la journée servait à faire traverser la Bidassoa aux pèlerins).

Naissance de HONDARRIBIA 1203

 

1203 Une charte du roi de Castille, nouveau souverain du Guipuzcoa, détache (?) cette vallée, de Saint-Sébastien dont elle relevait d'après la charte accordée par son ancien souverain le roi de Navarre Sanche le Savant. Elle octroie au conseil de Fontarabie, avec Irun, Lezo et Passages, le statut même de Saint-Sébastien, la franchise générale de péages et le droit d'élire chaque année son alcalde et son prévôt, “ prepositum et alcaldem ”. Datée du 18 avril 1203 par divers auteurs, la copie diplomatique de 1510 la date du 18 avril 1246, mais elle est en tous cas de cette même époque de la charte de Rouen accordée à Bayonne en 1215 par le roi d'Angle­terre.


En dehors de ces pèlerins et de ces marchands, Santiago, puis Béhobie, vit passer des guerriers appartenant aux armées françaises, espagnoles ou anglaises. Du XIIe siècle au début du XIXè siècle, les deux nations voisines se mesurent en des querelles meurtrières qui, presque chaque fois, prennent fin sur des échanges de princes, pour mieux se rallumer quelques années après. Et même en état de paix officielle, la possession de la Bidassoa, avec le droit de navigation et de pêche qui en découle, ne cessera d'opposer Ondarrabiars à Hendayais sous l'œil indifférent et même parfois avec la complicité tacite ou expresse du pouvoir central de chacun des deux pays.

L'histoire de ces incidents de frontières et de ces conflits qui s'échelonnent sur sept siècles forme à elle seule plusieurs chapitres du manuscrit entrouvert, devant vous. Pour abréger, il suffira d'en donner les principaux traits.

Les habitants de Fontarabie, qui n'avaient pas pris ombrage de l'établissement de leurs émigrants sur l'autre rive de la Bidassoa, ne mirent bientôt que plus d'acharnement à leur interdire l'usage de cette rivière. Confondant la possession de fait avec le droit de souveraineté, les Espagnols invoquaient la jouissance qu'ils avaient exercée, depuis la fondation de leur cité, sur le fleuve et ses deux rives jusqu'à la limite de la marée haute, per­cevant des droits de port et interdisant à tous autres de naviguer, de jeter l'ancre et de pêcher, à moins de concessions expresses, telles que celles accordées aux moines de Santiago et à quelques amis. Ils ajoutaient que les eaux de la Bidassoa étaient grossies par un cours d'eau venant de leur montagne.

Les Labourdins rétorquaient qu'ils bénéficiaient pour la pêche el la navigation d'une prescription plus que trentenaire et que la plus grande profondeur du fleuve se mesurait près de la rive française et non du côté de Fontarabie. De plus, si les Guipuzcoans avaient un affluent sur leur territoire, eux-mêmes en comptaient trois aujourd'hui disparus : le Crasper, le Dalentchet et la Vertébie. Ils avaient établi trois nasses ou pêcheries alors que ceux de Fontarabie n'en avaient que deux qui, elles, payaient des redevances aux sires d'Urtubie. De ces trois nasses, deux appartenaient à l'hôpital de Santiago et la troisième à la maison d'Ayzpurdi qui apparaît ainsi comme l'un des plus anciens domaines d'Hendaye, après ceux de Zubernoa et d'Irandatz. Des arguments, on en vint aux mains. Cet état d'hostilité avait dû commencer au plus tard dans la deuxième moitié du XIV siècle ; vers le milieu du siècle suivant, il était devenu une situation presque permanente, remontant à une date dont on avait perdu le souvenir. Il fut marqué par les habituels coups de surprise, destruction de nasses ou de filets, capture d'embarcations et de matelots, et parfois d'incidents  tragiques.


La légende raconte que le roi Sanche de Navarre << lors de la réconquista sur les maures >> a traversé la dernière défense, avec une troupe choisie spécialement pour sa bravoure, et a cassé les chaînes qui entouraient les réserves de Yaqub ben Yusuf.

En mémoire de son geste, le roi de Navarre aurait incorporé les chaînes à son blason et qui apparaissent de même dans le quart inférieur droit des armes d'Espagne.

La recherche historique penche plutôt pour une évolution d'un écu à rais d'escarboucle vers l'écu actuel, mais la légende est belle.

 1204 Alphonse VIII de Castille traverse la Bidassoa, occupe le Labourd et la Soule, reçoit l’hommage des seigneurs de Béarn, de Tartas, d’Armagnac et d’Orthez.

Fait un don à la cathédrale de Bayonne, il prend Dax et incendie sa cathédrale. 

Alphonse se voudra maître du duché de Gascogne de 1204 à 1214, néanmoins  ses héritiers ne réussiront pas à le garder.

L’ancienne ville de Lapurdum/Labourd se nomme dorénavant Bayonne, et cède à Ustaritz le titre de capitale de la province du Labourd. Bayonne est devenue ville libre en dehors de la région à laquelle elle avait donné le nom.


XIIe siècle, premières années: Alphonse VIII de Castille marié à Aliénor, fille de Henri II de Angleterre et d' Aliénor d’Aquitaine, enlève à la Navarre les territoires basques péninsulaires dans le cadre de son projet de se rapprocher du duché de Gascogne que sa femme avait reçu comme dot.

1204  Alphonse VIII de Castille où il venu sanctionner l'arbitrage du sire d'Albret entre Bayonne et le Labourd et passé en Espagne pour battre à Najera, Henri de Transtamare et Du Guesclin

Il est difficile de croire que ce roi, à qui le Gipuzcoa s'est donné en 1200 qui a donné sa charte à Hondarribia en 1203  et qui tenait sa cour à St Sébastien en 1204 n'est pas venu alors jusqu'à la Bidassoa

1215  Jean sans terre , duc d'Aquitaine accorde à Bayonne et alentours une charte qui en fait une république autonome

1245 Thibaut de Champagne pille Saint Jean de Luz. Les doléances des habitants ne portent que sur des volailles, des cochons des chèvres et des récoltes

1245 La déclaration de bonne correspondance avec la Navarre signale l'origine de ce trafic descendant laine, vin, charbon et fer ou argent de la haute Bidassoa, jusqu'à Fontarabie monnayant ses droits de port franc.

1245 Un traité de bonne correspondance avec la Navarre mentionne à Fonta­rabie prévôt, jurats et conseil.

1254. L’Ordre de Santiago donne au diocèse de Compostelle ses hôpitaux en Gascogne, Bordeaux, Rocamadour et Toulouse.

Dernier quart du XIIIe siècle. Il parait probable que la baie de Txingudy  a vu passer des troupes françaises; voulaient-elles prendre Fontarabie et ainsi œuvrer pour les droits au trône de Castille des héritiers de Fernando de la  Cerda? Ou s’agissait-il des chevaliers égarés qui voulaient chasser les anglais de la Gascogne? 

1276 Machin Arsu, guidant les troupes castillanes par les sentiers du Jaïzquibel, (?) aurait permis la surprise d'une armée française et tué 5 chevaliers, dont les têtes figurent dans son blason décrit par Diego de Urbina, roi d'armes de Philippe III d'Espagne, le 24 mars 

1280, c'est au tour de Philippe le Hardi de venir assiéger Fontarabie pour obliger le roi de Castille, Alphonse le Sage, à rendre aux Infants, ses propres neveux, la liberté dont il les avait privés. On raconte que les hommes d'armes espagnols, ayant enveloppé de draps les sabots de leurs chevaux, surprirent l'armée assiégeante et l'attaquèrent avec tant d'impétuosité qu'ils l'obligèrent à se retirer en déroute, décimant l'entourage du roi de France qui, lui-même, eut sa vie en danger.

 

 

quatorzieme

 

XIVe-XVe SIECLES CRISE ET TRANSITION A L’AGE MODERNE

 

Siècle de crise générale: du changement climatique aux crises religieuses et spirituelles  en passant par la crise économique, les luttes sociales, la peste bubonique et la guerre de Cent ans entre la France et l’Angleterre, et qui éclaboussa aussi les autres royaumes, l‘Europe occidentale  en est ébranlée.Vers la fin du XVe siècle ,quatre grands changements se pointent: un commerce de plus en plus mondialisé après les découvertes d’un nouveau continent et de nouvelles routes ultra maritimes, la bourgeoisie comme classe sociale de plus en plus puissante, une autorité croissante des rois qui autour de leurs personnes vont créer l’état moderne et, enfin, une nouvelle vision de l’homme et du monde.

 
En 1305 Le nom de Hendaye 

apparait pour la première fois dans un document.

La Bidassoa traversée par troupes castillanes.

Début de la guerre de cent ans

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. Quant à la Bidassoa,elle s'appelait, dans les temps anciens, “ Almichu ”.  ( N )

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Parmi les rares documents qui font mention d'Hendaye il en est un qui fait allusion à un pont la reliant à Fontarabie.

 En 1309 en effet, des difficultés s'étant produites entre les habitants d'Hendaye et ceux de Castro-Urdialés, sans doute sur des.questions de pêche, deux députés français et deux espagnols se réunirent “ au milieu du pont de Fontarabie ” pour aplanir ce litige. Les cartes anciennes tant françaises qu'espagnoles indiquent en effet les vestiges d'un pont qui dût sans doute disparaître au cours des nombreuses guerres entre les deux pays. Quoiqu'il en soit puisqu'un pont avait été justifié c'est qu'il y avait sur les deux bords du fleuve deux localités assez importantes et entretenant des relations suivies. C'est tout ce que l'on peut dire car les documents que l'on possède sur la région dans les temps anciens sont des plus rares,les Anglais, quand ils durent évacuer le pays, en 1450, ayant emporté leurs archives avec eux. Il faut donc arriver à la seconde partie du XVe siècle pour entrer dans la période véritablement historique, car on trouve alors, dans

 

1337. Début de la Guerre de Cent Ans entre la France et L’Angleterre; Edouard III d’Angleterre et duc d’Aquitaine -Guyenne pour les anglais- non seulement il ne fait allégeance au Roi de France en tant que duc de Guyenne mais il se proclame héritier légitime du trône français à l’avènement de la dynastie des Valois par extinction des Capétiens.  

1341 Edouard III d’Angleterre et duc de Guyenne-Gascogne autorise au seigneur d’Urtubie la construction d’un château sur la route d’Espagne près d’Urrugne. Alphonse XI de Castille était allié du roi de France de même que Philippe III de Navarre de la maison d’Evreux.

1347 Un acte du 29 mars concerne les facilités particulières accordées à Domi­nique de Lastaola, pour l'usage de la rivière, que Fontarabie lui refuse le droit de transmettre, objectant ainsi son monopole 

 1355 une troupe navarraise est concentrée dans le Prieuré de Santiago prête à partir pour la Normandie lutter contre les anglais.

1355  le prince noir d'Angleterre_Toutefois, on doit mentionner que depuis son arrivée en Aquitaine en1355, jusqu'à son retour définitif en1371pour cause de maladie, il a organisé pendant seize ans une interminable suite de chevauchées, tant contre ses adversaires en dehors de ses provinces que contre quiconque osait contester son autorité sur ses terres. Souvent implacable et brutal, il se conformait néanmoins aux terribles “ usages ” en vigueur en temps de guerre, savoir pillages, démolitions, ravages, incendies.

1357 Par provision royale les alcades ordinaires dans le Guipuzcoa sont en posses­sion de leurs pouvoirs classiques, à la fois maires et juges avec la vara ou barre de justice.

1365 Bajel ou bachot

Embarcation flottable et portable, pour la descente de la Navarre selon le traité de commerce de Fontarabie avec Charles le Mauvais.

1365 Charles le Mauvais, roi de Navarre, met en œuvre un pont sur la Bidassoa et un magasin général à Andara, par un acte de 1365 où Fontarrabie de son côté se charge de rectifier et dérocher le cours d'eau et ses chemins muletiers jusqu'à l'embouchure.

1367   Prince Noir d'Angleterre fils d'Edouard III et père de Richard II. Il doit être cité car la maison Bouniort de Biriatou porte encore son nom, en souvenir d'un séjour qui a pu coïncider avec l' année ou il est venu sanctionner l'arbitrage du sire d'Albret entre entre Bayonne et le Labourd, et passé en Espagne pour battre à Najera, Henri de Transtamarre

1367 Charles de Navarre après l'entrevue de Peyrehorade, autorisa le Prince Noir à passer par Roncevaux avec 8000 hommes et ses archers gallois qui débouchèrent dans les plaines de Pampelune pour combattre Don Pedro.

 Celui-çi avait  comme capitaine Bertrand Duguesclin, fait comte de Borjo  berceau de la famille des Borgia

1373 II y a deux alcaldes à la tête de la cité de Fontarrabie

1377La Bidassoa est traversée par les troupes du roi Henri II de Castille allié du roi de France, (il l’a aidé en plus à monter sur le trône éliminant le roi légitime Pierre aux velléités pro anglaises); ils vont prendre Saint Jean de Luz aux anglais et assiéger Bayonne.

1377 le Roi de Castille allié du roi de France contre le roi anglais, lance ses troupes piller le sud de la Gascogne

Henri II de Transtamare, roi de Castille est allié de Charles V de France ; Edouard III d'Angleterre et le prince noir meurent .. Henri fait passer la Bidassoa  à 20.000 hommes , envoie Ruy diaz de Rochas avec 200 bateaux le long de la côte, prend SaintjeandeLuz aux Anglais et les  assiège dans Bayonne

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Capture

Guerre civile de Navarre

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Louis XI de France

 reconnait au roi de Castille

la propriété de toute la Bidassoa.

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14.. ? Les Joncaux d'Hendaye, en aval de Béhobie, sont successivement endigués et mis en culture.

1419 Ferran Peritz de Ayala avec 8 000 castillans va brûler l'église de Saint- Jean-de-Luz et repasse la Bidassoa.

1425. Blanche de Navarre est mariée à l’héritier d’Aragon Jean. Le contrat de mariage prévoit que les deux royaumes ne fusionneront pas, et que le premier fils hérite du royaume de Navarre.

Un Syndic pour l’administration de Hendaye est nommé par les Jurats

d’Urrugne sous la supervision du seigneur d’Urtubie.

1439. Le routier castillan Rodrigue de Villandrando, “ l’empereur des brigands ”, “ l’écorcheur ”,  plus que notable mercenaire au service du roi de France Charles VII contre les anglais, et un moment compagnon de Jeanne d’Arc, sévit en Guyenne-Gascogne et, peut-être il s’approcha de la Bidassoa. Il terminera anobli. 

1451 A la suite du traité de Ayherre signé en mai au château de Belzunce, où le Labour reconquis sur les Anglais par Gaston VII de Béarn devient définitivement français, un premier groupe de 40 maisons se bâtit à Hendaye, appuyé par une tour-frontière, et les jurats d'Urrugne, patronnés par le châtelain d'Urtubie depuis le XIe siècle, y nomment un syndic pour l'administrer

 

Capture

 

La guerre civile de Navarre est un conflit successoral qui débute en 1451, dix ans après la mort de la reine Blanche Ire de Navarre, alors que la couronne est usurpée par son second époux, le roi Jean II d'Aragon, qui refuse de la céder à leur fils Charles de Viane

. Sur ce conflit successoral se greffe la rivalité de deux partis nobiliaires navarrais, les Agramontais et les Beaumontais, et les appétits d'expansion territoriale des puissants royaumes voisins de Castille et d'Aragon.

Le conflit est en réalité peu sanglant, constitué de sabotages et d'escarmouches, au cours duquel on ne déplore que deux assassinats.

 Ses conséquences n'en sont pas moins importantes puisque cette guerre civile ouvre les portes à l'annexion du royaume par la couronne castillano-aragonaise un demi-siècle plus tard.        (A)

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1451. La tour de Munjunito est élevée du pied de la falaise d'Hendaye, couronnée en maison forte, probablement vers le port de la ville.. On décide que quarante maisons et une tour de défense seront construites à Hendaye, une fois le Labourd devenu français suite au traité d’Ayherre après la conquête française de Bordeaux et de Bayonne

A la tour du Guardiagafia, mentionnée alors près d'Irun, on peut ratta­cher toute une génération d'une vingtaine d'ouvrages antérieurs au XVIII” siècle, avec entrée par échelle escamotable à 4 mètres du sol, et à hauteur maximum d'une lance de cavalier suivant le vieux principe navarrais. On en voit encore 4 jusqu'à Oyarzun, et 4 couronnent le Jaïzquibel, dont Erramutz, Sante Barbara et San Enrique.

 À la mort de Blanche en 1441, Jean d'Aragon conserve la Navarre, spoliant son fils Charles de Viane.Charles de Viane est soutenu par les Beaumont et les Luxe, qui s’opposent aux Gramont, alliés aux vicomtes de Béarn et aux vicomtes de Dax.

 Après la mort de Charles de Viane, la guerre est temporairement résolue par l’arbitrage de Louis XI de France et d’Henri IV de Castille à l’entrevue du pont d'Osserain, en 1462 Jean d'Aragon conserve la Navarre jusqu’à sa mort ; ensuite, le royaume va à sa fille Éléonore de Navarre, qui meurt la même année.

 La couronne reste dans la famille de Béarn.La solution ne satisfait que partiellement les deux partis, qui guerroient sporadiquementjusqu’au début du XVIe siècle.

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1458 La première commission mixte franco-espagnole reconnaît à l'Espagne la propriété du fleuve dans tout ce qu'il recouvre à hautes eaux, mais ce texte dont l'original brûlé en 1498 ne put être produit par la suite, demeure lettre morte au moins en ce qui concerne la tour de HENDAYE, dont le pied était dans l'eau. Un poteau-frontière en pin aurait été planté alors sur la rive française.

 1458 Fontarabie détruit la tour, appelée de Munjunito, que l’on avait commencéà construire à Belzenia pour défendre le port de Hendaye.

 Les commissaires de Castille et de France se réunissent et dictent une sentence unanime par laquelle tout ce que la Bidassoa et le bras de mer recouvrent depuis Endarlaza jusqu’au cap du Figuier appartient au Roi de Castille. La sentence écrite en langue gasconne disparut dans l’incendie de Fontarabie de 1498. 

En 1463 rencontre sur la rive hendayaise entre Henri IV de Castille et Louis XI de France qui voulait arbitrer les différends entre la Castille et l’Aragon. Le roi de Castille dit au roi de France “ qu’il était chez lui car tout ce qui inondaient les plus hautes marées étaient ses terres

1650 Hendaye compte 1250 habitants”.

 

louis xi


Portrait de Louis XI  

Occupé par ailleurs Louis XI se désintéressa

du sort de la BIDASSOA

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Très nombreux furent alors les rois, les reines, les princes, les ambassadeurs, les généraux et les grandspersonnages qui traversèrent la Bidassoa ou vinrent dans le pays. On ne saurait les mentionner tous mais il n'est pas sans intérêt d'indiquer les passages qui furent les plus sensationnels. Un des premiers événements qui marqua le retour du pays de Labourd à la France fut le voyage du roi Louis XI.

 

Ce souverain n'était pas mû seulement par le désir de visiter une province rattachée depuis peu à son royaume, il était aussi chargé d'un arbitrage entre Henri IV, roi de Castille, et Jean II, roi d'Aragon, afin de rétablir la paix troublée par les Castillans.

 Ces derniers, profitant des luttes engagées entre Jean II et son fils, Charles de Viane, s'étaient emparés d'une partie de la Navarre méridionale.

 Le roi de France alla s'installer au château d'Urtubie situé à Urrugne. De cette résidence, il se rendait à Hendaye où avaient lieu les conférences. Il prononça, dans ce village, le 4 mai 1464, une sentence arbitrale en vertu de laquelle la province d'Estella était enlevée à la Navarre et passait à la Castille.

Par ses allures et sa manière de se vêtir, le roi de France provoqua quelques sarcasmes dissimulés car il eut été dangereux de faire la moindre allusion désobligeante à son sujet. Il n'en fit pas moins une bizarre impression sur les Castillans ainsi que le raconte Commines dans les termes suivants :

“ Notre roy se habilloit court et si mal que pis ne povaits et

” assez mauvais drap aucune fois ; et portoit ung mauvais chap-

” peau différent des aultres, et une imaige de plomb dessus. Les

” Castillans s'en moquèrent et disaient que c'était par chicheté.

” En effect, ainsi se despartit cette assemblée pleine de mocque-

” rie et de picque : oncques puis ces deux roys ne s'aimerent et

” se dressa de grans brouillis entre les serviteurs du roy de Cas-

” tille qui ont duré jusqu'à sa mort et longtemps après et I'ay

” veu le plus povre roy, habandonné de ses serviteurs que je veiz

                                                                 (N)                                    

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Ce voyage de Louis XI ne fut pourtant pas entièrement perdu pour les Hendayais. Le roi, ayant conservé un bon souvenir de son séjour à Saint-Jean-de-Luz, accorda à ses habitants l'exemption de la moitié des droits d'assise que la Couronne se réservait sur les marchandises vendues à Bayonne et à Saint-Jean-de-Luz. Cette franchise devait être étendue en 1565 à Urrugne et à Hendaye.

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1462  Après un grand incendie en 1462 et l'incendie totale  de 1499, n'épargnant que 9 maisons, Fontarabie se reconstruit à neuf.

1463 Louis XI de France - Henri IV de Castille ,

Médiation de Louis, entre Henri et Jean II d'Aragon : Par l'accord de Bayonne le 9 mai 1462, Louis avait appuyé Jean contesté en Catalogne, Jean abandonnant à Louis sa fille Blanche et ses droits sur le Roussillon. Sollicité le 20 janvier 1463 à Bayonne, le 4 mai à Urtubie Louis s'entremet : Henri abandonne ses droits sur la Catalogne à Jean, et reçoit le Merindad d'Estella que Jean détache de la Navarre dont il avait pris la régence. Philippe de Commines rapporte que le roi de France, mal vêtu, et le roi de Castille, ostentatoire, se rencontrèrent au milieu de la Bidassoa et se séparèrent peu satisfaits.

1476Le 20 mars, le roi confirme à la ville  de Fontarrabie le droit qu'elle avait dû laisser perdre, de nommer chaque année son chef de police, et cette charge de prévôt exécutif bénéficie du tiers des saisies avec confirmation renou­velée en 1503 et 1563.

1476. Castille en guerre civile: Henri IV meurt et deux reines sont proclamées, Isabel sa sœur, appuyée par les provinces basques et mariée à Ferdinand héritier de la Couronne d’Aragon, et Jeanne sa fille qui était soutenue par une armée française aux ordres d’Aman d’Albret; cette armée va assiéger Fontarabie qui résiste grâce à l’artillerie envoyée par Isabel.

 Isabel victorieuse est reconnue Reine de Castille, royaume qui s’unira à l’Aragon quand en 1479 son époux héritera de la couronne d’Aragon.

 L’Espagne des Rois Catholiques est née, ils vont créer des institutions politiques et appuyer la bourgeoisie et le peuple à fin d’imposer leur autorité sur les féodaux.

Par la conquête du Royaume musulman de Grenade et par l’expulsion  des Juifs en 1492 les Rois Catholiques recherchaient tant la cohésion territoriale et religieuse que l’obtention de recours financiers dans une visée d’expansion territorial et ultramarine. Ce sera la première étape d'une longue ambition qui verra le royaume de Navarre annexé par les rois Catholiques   ()

1478Ferdinand et Isabelle sont rois catholiques en 1474, le 23 septembre 1475

Louis XI de France s'allie contre eux à Alphonse V de Portugal et envoie 40 000 hommes avec Alain d'Albret, qui du 14 février 1476 met plus de 50 jours pour emporter le passage de la Bidassoa jusqu'à Fontarrabie, défendue par Juan de Gamboa.

 Arrivé le 8 avril sous la place, le sire d'Albret (Labrit) s'en écarte le 11 pour ravager Oyarzun et Renteria, repasse sous ses murs le 11 mai et la Bidassoa le 15.

La paix est signée à Saint-Jean-de-Luz en 1478.

1499 Les Joncaux d'Hendaye, en aval de Béhobie, sont successivement endigués et mis en culture.

Après un grand incendie en 1462 et l'incendie total de 1499, n'épargnant que 9 maisons, Fontarabie se reconstruit à neuf.

1480Une ordonnance royale conservant le privilège de Fontarabie, prohibe port et maisons en pierre à Irun-Uranzu, défense du monopole confirmée en 1496.

1489 Nasse ou pêcherie

Une ligne de pieux plantés dans le courant permet, à un endroit resserré, de tendre en travers un filet à saumons, et le 14 janvier Fontarabie obtient de tirer le filet de sa nasse en bas de Biriatou sur les terres riveraines de la maison de Bouniort, moyennant un saumon et 6 ducats par an

 

1492  FIN DU MOYEN AGE

 

Capture

 

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LE XVI  IÈME SIÈCLE  :  La guerre de Course

Le XVI Ième siècle de notre histoire est dominé par les conflits qui affrontent l'Espagne à la France et à l'Angleterre pour des motifs politiques et religieux: les guerres et les paix successives amorcées par les rois Charles V et Philippe II entre les deux royaumes sont fréquentes, et auront parfois la mer comme cadre.
Les corsaires basques ne seront donc pas étrangers à ces fluctuations: ils y prendront plutôt une part active, soit grâce à leurs lettres de marque, soit en agissant pour leur propre compte.
En règle générale, nous pouvons considérer le XVIème siècle comme le premier siècle où les corsaires basques commencèrent à agir sous une réglementation bien définie 

 Les corsaires du Labourd furent les plus importants de tout le Pays Basque; ils opéraient dans toutes les eaux, avec ou sans permission, et ils arrivèrent même à s'immiscer dans le domaine de la piraterie. Les corsaires basco-français les plus renommés de ce siècle furent Duconte, Harismendi et Dolabarantz.

 On signa donc un accord à Hendaye en 1536 entre les deux parties voisines, qui instaurait une clause très pragmatique selon laquelle les deux parties s'engageaient à ce que, si leurs rois respectifs se déclaraient la guerre, ceux d'entre eux qui recevraient les premiers l'ordre de guerre ou les lettres de marque devraient en aviser rapidement l'autre partie sur ce qu'ils allaient faire.

 

 

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FRANCOIS Ier La RANCON

Capture

 


François Ier

 vers 1527 par Jean Clouet

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François Ier (1494 – 1547), , est sacré roi de France le 25 janvier 1515 dans la cathédrale de Reims, et règne jusqu’à sa mort en 1547.

 Son règne permet un développement important des arts et des lettres en France. Sur le plan militaire  le règne de François Ier est ponctué  nombreuses de guerres en Italie

Il a un puissant rival en la personne de Charles Quint et doit compter sur les intérêts diplomatiques du roi Henri VIII d’Angleterre

L'antagonisme des deux souverains catholiques a de lourdes conséquences pour l’Occident chrétien

 Il facilite la diffusion de la Réforme naissante et surtout permet à l'Empire ottoman de s'installer aux portes de Vienne

En 1525 Au cours d'une de ces guerres  d'Italie il est fait prisonnier  à Pavie
Alors que les canons français  mettent à mal les ennemis espagnols  le roi, dans la précipitation et l’impatience de vaincre, se lance au galop à l’assaut des rangs adverses. De peur de blesser le roi, les tirs de l’artillerie française cessent aussitôt. Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L'armée de François Ier est complètement massacrée, pendant que le roi est fait prisonnier avec plusieurs de ses généraux. François Ier sera enfermé à la chartreuse de Pavie puis transféré en Espagne où il deviendra l'otage de Charles Quint

Afin d'être libéré il signe le traîté de Madrid le 14 janvier 1426

.  Il s’engage alors à céder la Bourgogne et à renoncer à toutes ses prétentions sur l’Italie,et surtout à verser la rançon pharamineuse  de 1 million deux cent mille écus d'or représentant une fois et demi le budget de la France

 Ses deux enfants resteront prisonniers en Espagne en attendant la remise de cette rançon. Tout celà aura lieu à Hendaye à l'île des faisans,    le 1 juillet 1530

. François Ier s'empressera de renier cet accord et s'alliera avec les princes italiens et le pape au sein de la Ligue de Cognac, contre Charles Quint. Il s'alliera même avec le sultan ottoman Soliman le magnifique qui arrivera jusqu'aux  portes de Vienne

Et La guerre reprendra aussitôt.

 

La RANCON

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Charles-Quint avait proposé à François 1er la restitution de Fontarabie en échange de Tournai qu'il assiégeait.

Mais cette offre fut dédaignée. Tournai tomba bientôt au pouvoir des Impériaux, Fontarabie resta pendant près de deux ans en la possession des Français, jusqu'au moment où les Espagnols, étant parvenus à franchir la rivière à Béhobie, ravagèrent le Labourd et le Béarn sans pouvoir s'emparer de Bayonne, mais se fixèrent le long de la rive droite de la Bidassoa.

La garnison de Fontarabie, déjà affaiblie par la trahison de Philippe de Navarre qui était passé à l'ennemi avec les troupes qu'il commandait, et dès lors privée de toute communication avec le reste des troupes françaises, se rendit aux Espagnols le 24 Mars 1524.

 

La Défaite de Pavie

Château vieux Bayonne

 

La Rançon à Bayonne 

1.200.000 écus d'or

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un événement exceptionnel au Château Vieux :

dépôt de la rançon des enfants royaux

François Ier, fait prisonnier à Pavie le 24 février 1525, fut libéré par le traité de Madrid de janvier 1526. Aux termes de ce traité, outre l'abandon du Milanais, de la Bourgogne et des villes de la Somme et la promesse d'épouser Eléonore d'Autriche, sœur de Charles Quint, le roi de France s'engageait à verser la fabuleuse rançon d'un million deux cent mille écus d'or. En outre, il rendait à l'empereur une fleur de lys enrichie de pierres précieuses et accompagnée d'une parcelle de la vraie croix, ayant jadis appartenu au père de Charles Quint puis au roi Henri VIII d'Angleterre, qui l'avait offerte à son filleul, le duc d'Orléans.

En attendant le versement de cette rançon, les deux enfants royaux, le dauphin François âgé de 10 ans et son frère puîné, Henri âgé de 8 ans, seraient remis en otage aux Espagnols.

La reine mère, Louise de Savoie, les accompagna à Bayonne où elle fut reçue en grande pompe le 15 mars 1526.

Le 17 mars, François Ier franchissait la Bidassoa et à peine sur le sol de France il s'écriait “ Je suis encore le roi de France... ”, bien décidé à ne pas appliquer le traité de Madrid. Les enfants de France, que François Ier avait embrassés et bénis en leur promettant de venir bientôt les reprendre, débarquèrent alors en Espagne accompagnés de quelques seigneurs que les Espagnols renvoyèrent du reste rapidement. En fait de prochaine libération annoncée par leur père, les deux jeunes hommes restèrent quatre ans prisonniers de Charles Quint et ne retrouvèrent leur liberté au milieu de la Bidassoa que le 1er juillet 1530, un an après le traité de Cambrai qui mit fin à la guerre entre Charles Quint et François Ier.

 

• La sévère captivité des enfants de France

Les deux enfants sont mis en prison, d'abord à la forteresse de Berlanga puis au lugubre château féodal de Pedrazza de la Sierra dans la province de Segovie. Ils disposent de deux pièces d'un total inconfort, glaciales l'hiver, étouffantes l'été, sans aucune tendresse, aux fenêtres munies de barreaux. Privés de domesticité française, ils en oublient leur langue maternelle au point que Bodin, huissier de Louise de Savoie, venu leur annoncer leur prochaine libération, est obligé, à leur demande, de s'exprimer en espagnol.

Isabelle de Portugal, la jeune épouse de Charles Quint, informée de ce cruel régime imposé aux jeunes princes, essaya d'adoucir leur sort mais sa discrète intervention se limita à la distribution de vêtements dont avaient bien besoin les jeunes captifs. 

Rassemblement de la rançon

Le maréchal Anne de Montmorency, grand maître de l'artillerie, compagnon de captivité de François Ier, est désigné pour rassembler à Bayonne l'énorme rançon qu'il aura quelques difficultés à accumuler.

Le maréchal arrive à Bayonne le 22 mars 1530, accompagné de l'archevêque de Bourges, François Tournon, de deux généraux aux finances et d'une importante suite.

Pour collecter cette énorme somme, il envoie des messagers dans tout le royaume et les contributions des diverses provinces sous forme de dons ou d'impositions ne parviennent qu'au bout de trois mois au Château Vieux, où elles sont entreposées en toute sécurité en attendant leur livraison à l'Espagne,

Dans deux grandes salles du Château côté nord, on entasse les écus d'or sur de grands tapis verts étendus à terre. Afin de faciliter des comptes des trésoriers, les fonds de l'épargne sont déposés dans une pièce et ceux des dons dans l'autre. L'appel en faveur de la libération des enfants royaux est si bien entendu que le 29 avril on a dépassé le montant de la rançon et qu'on doit renvoyer à Bordeaux un excédent de cent mille marcs.

Le décompte, en présence des Espagnols, va s'avérer difficile en raison de la complexité de ce trésor comprenant les pièces les plus diverses, allant de l'écu royal au florin ou au ducat, et de la méfiance du scrupuleux délégué espagnol. Cette méfiance sera d'ailleurs justifiée par une supercherie qui, au dernier moment, faillit remettre tout en cause. Mais à ce sujet, laissons la parole au commandant de Blay :

“ Les délégués de l'Espagne sont alors appelés pour constater l'existence de la somme et vérifier les divers bordereaux. Don Pedro, connétable de Castille, muni des pleins pouvoirs pour représenter l'empereur, attendait à Fontarabie que la rançon fût prête, il avait envoyé à Bayonne Don Alvaro de Lugo et le trésorier des Flandres pour procéder aux vérifications. Pendant plus de deux mois, les commissaires comptent et pèsent. Don Alvaro de Lugo n'est pas aisé à contenter. Il est vrai que dans la quantité des pièces d'or, il y en a de fausses, et un plus grand nombre de poids insuffisant ; de là un déficit qui monte à quarante mille écus. La somme est forte et l'on attribua à la cour cette supercherie au chancelier du Prat. Le grand maître hésite à payer ce supplément ; il en réfère à François I" qui l'autorise à fournir l'appoint nécessaire. ”

La sécurité de cet important trésor était assurée par le sénéchal d'Agenais qui avait amené avec lui cent archers de ses gardes du corps, choisis parmi les plus sûrs. Le dispositif est en ordre, complété par les trois cents hommes de guerre à pied de la gar­nison de Bayonne, sur les ordres du gouverneur Saint-Bonnet.

Quatre années furent nécessaires pour se procurer les douze cent mille écus d’or qui devaient constituer la rançon.

  Quand  la reconaissance fut terminée on s’occupa de fixer la date à laquelle se ferait l’échange. Après bien des pourparlers on convint du 1er juillet 1530 et il fut décidé qu’on observerait le même cérémonial que pour l’échange de François 1er et des enfants. Ceux-ci étaient accompagnés, à leur retour, d’Eléonore d’Autriche, sœur de Charles Quint, qui devait épouser le roi de France.

Anne de Montmorency, grand-maître et maréchal de France et gouverneur du Languedoc, avait été chargé par François 1er de la remise de la rançon à l’Espagne.

 

L'OR  CONTRE

Messieurs les Enfants

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• Transport de la rançon,

 Libération des enfants, entrée en France de la reine Eléonore

L'acheminement vers la frontière d'un convoi de trente mulets, chacun de quarante mille écus, et d'un trente et unième porteur de la fameuse fleur de lys et des bordereaux, peut susciter des convoitises. Il n'est pas à l'abri d'un coup de main, aussi est-il entouré d'un imposant dispositif de sécurité confié au sénéchal d'Agenais que ne quitte pas Don Alvaro.

Le convoi se met en marche le 30 juin escorté de cent hommes de guerre à pied, suivi, deux heures après son départ, de trois cents hommes d'armes. Ce convoi rejoint Montmorency à Saint- Jean-de-Luz qui l'y a devancé avec une importante troupe.

Le 1er juillet 1530, avant l'aube, cinquante cavaliers partent en éclaireur sur la route de Hendaye et à 7 heures du matin le convoi atteint les bords de la Bidassoa, pensant profiter de la pleine mer pour traverser le fleuve et procéder à l'échange. Mais Don Pedro n'est pas au rendez-vous.

Averti par un espion qu'une imposante troupe française de cinq cents hommes à cheval et trois mille hommes de pieds se trouverait à Saint-Jean-de-Luz, dans le but d'enlever les enfants de France et de récupérer la rançon, le connétable de Castille, qui le matin avait amené ses précieuses personnes sur les bords de la Bidassoa, devant ce danger, les a repliées à Renteria.

 

Le convoi qui la transportait arriva à Saint-Jean de Luz le jeudi 30 juin 1530 à une heure de l’après-midi. Montmorency était accompagné du cardinal de Tournon, de don Alvaro de Lugo, délégué espagnol, et d’un grand nombre de gentilshommes. Trente mulets portaient les coffres contenant les écus ; ils étaient accompagnés de cent hommes de pied, sans armes, chargés de les conduire.

De crainte d’une surprise, de sérieuses mesures de précaution avaient été prises. Le convoi était escorté de six archers, de trois cents hommes d’armes sous le commandement de M. de Saint-Bonnet, gouverneur de Bayonne, et de deux cents cavaliers sur des chevaux d’Espagne. Toutes ces troupes avaient des chausses aux couleurs de la reine Eléonore, c’est-à-dire jaunes, noires et blanches. A leur arrivée à Saint-Jean de Luz, les coffres furent déposés à l’hôtellerie de l’ ”Etoile sur le sable ”, sous bonne garde. Montmorency lui-même, qui avait conscience de sa responsabilité, ne les perdit pas de vue et ne se coucha pas de la nuit.

Le pont reliant Saint-Jean de Luz à Ciboure avait été gardé depuis la veille par dix archers et la circulation avait été interdite au public. Par mesure de prudence, des postes de soldats avaient été échelonnés le long de la route de Ciboure à Hendaye.

A huit heures du matin, le convoi se remit en marche à peu près dans le même ordre que la veille. Il était précédé par des gens de pied commandés par les capitaines Saint-Estève, Olergui et Montault. Puis venaient les mulets suivis de quarante gentilshommes et de cent cinquante hommes d’armes à cheval armés de lances ; enfin arrivait le grand-maître Montmorency, revêtu d’une robe de cheval de velours noir chamarrée de gros fils d’or, monté sur un destrier d’Espagne très ardent et portant sur la tête un panache à ses couleurs. Suivaient les seigneurs et leurs gens.

Par suite de circonstances diverses et de malentendus provenant de la méfiance réciproque des Espagnols et des Français, les choses ne se passèrent pas à Hendaye ainsi qu’il avait été prévu !. Mais Don Pedro n'est pas au rendez-vous.

Averti par un espion qu'une imposante troupe française de cinq cents hommes à cheval et trois mille hommes de pieds se trouverait à Saint-Jean-de-Luz, dans le but d'enlever les enfants de France et de récupérer la rançon, le connétable de Castille, qui le matin avait amené ses précieuses personnes sur les bords de la Bidassoa, devant ce danger, les a repliées à Renteria

.Eléonore, qui le 20 mars a épousé François Ier par procuration, pressée d'entrer en France, intervient alors vigoureusement auprès de Don Pedro et l'échange a lieu dans la journée au milieu de la Bidassoa.

 Il en résulta un retard important dans la remise des coffres contenant la rançon, et la reine et les princes, qui auraient dû débarquer à Hendaye dans la matinée, n’y arrivèrent que fort tard dans la soirée.

 Ils en repartirent tout de suite pour Saint-Jean de Luz où ils arrivèrent à onze heures du soir.

le retour

La reine et les enfants royaux passèrent la nuit à Saint-Jean de Luz. Ils firent le lendemain leur entrée solennelle à Bayonne, la reine dans une literie recouverte d'un drap d'or et les jeunes frères montés sur des chevaux blancs. Accueilli par le corps de ville en grande pompe et sous les salves une heure durant des canons des remparts et des châteaux, le cortège entouré par soixante-dix ecclésiastiques porteurs de torches fit son entrée dans la cathédrale où fut entonné un Te Deum Laudamus.

Le soir, la reine assista à une comédie et le 3 juillet avec les jeunes princes, elle quitta Bayonne pour Bordeaux où l'attendait son royal époux.                            (N)

 

ECUS  D'OR AU SOLEIL


Exemple d'Ecu d'or frappé sous le règne du roi Louis XII  FRANCE ROYALE, Louis XII (1498-1514), AV écu d'or au soleil,

  Droit : Ecu de France couronné sous un soleil

. Revers : Croix fleurdelisée 

Quelques années plus tard, en 1534, Bayonne reçut Antoine de Bourbon, roi de Navarre, récemment nommé gouverneur de Guyenne, accompagné de son épouse Jeanne d'Albret, parents du futur Henri IV, qui descendirent vraisemblablement au Château Vieux.

Par contre Charles Quint se rendant à Gand, châtier les Gantois en révolte, ne fit que passer à Bayonne en 1539.

Mais, insigne honneur pour une bonne ville du royaume, Bayonne allait recevoir la cour de France un mois durant en 1565.

 

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Eléonore était dans une litière d’or frisé ayant auprès d’elle le Dauphin et le duc d’Orléans. Elle était suivie par un petit nombre de gentilshommes espagnols, mais ses demoiselles d’honneur étaient nombreuses et magnifiquement habillées. Montées à la mode du Portugal sur des haquenées luxueusement harnachées et caparaçonnées de velours, elles suivaient la litière deux à deux. Aux portières se tenaient, sur leurs mules aux harnachements dorés, d’un côté le cardinal de Tournon, de l’autre l’évêque d’Aire.

Quand le cortège fut en vue de Saint-Jean de Luz, cinq cents jeunes gens allèrent à sa rencontre avec chacun une torche allumée et formèrent autour des illustres voyageurs une pittoresque et resplendissante escorte. A son arrivée au pont, la reine y trouva le bayle, les jurats, les notables, et le clergé avec la croix et l’eau bénite, tenant tous une torche allumée. Le peuple se pressait en foule autour d’eux, les femmes “ portant un habillement avec de grans cornes sur la teste, au nombre de vingt-cinq ou trente, ce qui était la coiffure du pays ”. De tous côtés dans la ville et ses alentours on percevait des feux de joie devant les maisons, même celles des plus pauvres.

Le bayle fit sa harangue et le clergé chanta le “ Te Deum laudamus ”, tandis que le peuple ne cessait de crier ”France, France, vive le roi, vive la reine et Monseigneur le Dauphin ”.

Eléonore arriva ainsi escortée au logis qui lui était réservé et descendit de sa litière en tenant les petits princes par la main.-

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 vers 1100  Fontarrabie Les réduits nord de la poudrière seraient les vestiges de ce château fondé peut-être par Sanche abarca sous le régne de Sanche le savant et les deux fenêtres en lancettes encadrant sa grande porte sont du même style  gothique primitif

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Par contre Charles Quint se rendant à Gand, châtier les Gantois en révolte, ne fit que passer à Bayonne en 1539.

Mais, insigne honneur pour une bonne ville du royaume, Bayonne allait recevoir la cour de France un mois durant en 1565.


FRANCOIS 1er fait prisonnier à PAVIE

par

Juan de Urbieta

 

PREMIERE PARTIE DU RECIT 

sur

DOCUMENTS

 

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1501 Premier tarif conservé des droits à la Lonja ou douane de Fontarabie. 

1509 La juridiction du Parlement de Bordeaux s'exerce en matière de sorcelle­rie sur Hendaye, et le tambourinaire Ausugarto, Domingina Maletena et Marie de la Parque (Laparca) à 20 ans, sont entre autres brûlés par le conseiller de Lancre, puis Catherine de Barrendéguy le 3 septembre 1610 à Bordeaux. 

1509 Les Hendayais arment leur tour plusieurs fois ébrêchée et colmatée, de 3 canons battant l'eau et le fort d'en face, et une autre tour française est entreprise à Béhobie, sans suite. 

1509. La tour de Hendaye, reconstruite, l’artillerie de la forteresse de Fontarabie la démolit.

Le corregidor de Guipúzcoa traverse la Bidassoa muni de sa barre de justice, signifiant la souveraineté espagnole sur la rivière et la rive droite par elle mouillée, pour s’entretenir avec le sénéchal de Lannes à propos d’un différend sur le trafic commercial sur la Bidassoa.

En 1510 les habitants de la rive droite de la Bidassoa navigueront avec des barques sans quille d’après la sentence prononcée à l’unanimité par une commission mixte franco-espagnole qui ne se prononce pas sur la propriété de la rivière: espagnole d’après Fontarabie, partagée entre les deux royaumes d’après le seigneur d’Urtubie

1510 Après les saisies du trafic navarrais en juin et septembre, et une entrevue fin 1509 entre le sénéchal des Lannes et le corrégidor de Guipuzcoa tra­versant avec sa vara ou barre de justice en signe de souverainté sur la rive française, une seconde commission mixte est composée de :

Me Mondot de la Martonie, président du Parlement de Bordeaux.

Me Guillaume de Laduchs, sénéchal des Lannes (de Bayonne).

Don Cristóbal Vasquez de Acuña, du Conseil de Castille.

Don Francisco Tellez de Ontiberos, corrégidor de Guipuzcoa (à Tolosa).

Ne se prononçant pas sur la souveraineté que Fontarabie proclamait exclusivement espagnole et que le châtelain d'Urtubie réclamait mi-fran­çaise et mi-espagnole, leur sentence du 10 avril à Saint-Jean-de-Luz recon­naissait un usage commun du fleuve, avec un port à Hendaye mais sans l'usage de barques à quille.

1510 ...A la suite d'une saisie du trafic navarrais par Pierre de Bouniort, remettant en question la sentence provisoire, la commission réunit en 1511 les mêmes Espagnols avec Me Compaignet d'Armendaritz et Me Jean d'Ibarrole, et elle en est encore là en 1520 avec toujours les mêmes Espa­gnols et Jean de Calvimont et François Cadenet, conseillers au Parlement de Bordeaux.

Construction rive gauche d’un Château fort en Face du gué de Béhobie -appelé plus tard Gasteluzar- ordonné par Ferdinand le Catholique.

1512 Ferdinand est roi catholique, allié à Henri VIII, roi d'Angleterre ; Louis XII est roi de France allié à Jean d'Albret, roi de Navarre.

Jean d'Albret et le Duc d'Angoulême, futur François 1er de France, revenant d'assiéger le duc d'Albe à Pampelune, passent sur la Bidassoa par les cols de Velate et de Maya, et les Anglais débarqués à Passages de Fontarabie se rembarquent après avoir dévasté Hendaye. Une trêve d'un an est signée à Urtubie le 1"" avril 1513.

 

 

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La conquête de la NAVARRE

HISTOIRES DE HENDAYE