Capture


1801   Une deuxième génération d'ouvrages espagnols compte 3 forts de Passages au Figuier et 6 d'Oyarzun à Irun ; si les forts Evans et Lord John Hay marquent le passage des Anglais en 1813, par exemple, le fort Alphonse XII date des guerres carlistes.

1802 Très lentement Hendaye se reprit à vivre; sa vieille industrie des eaux-de-vie sortit de la torpeur et un dictionnaire souligne la renommée de son commerce d'anis, en liaison évidemment avec la faveur dont jouit l'anisette dans notre région méridionale,surtout du côté espagnol.
Plus vigoureuse encore fut la reprise de la contrebande


1803,Dès après la signature du Concordat par Pie VII et Bonaparte,
le curé Dominique Galbarret put rentrer de son exil,
 et se consacrer à la reconstruction de l'église. Il ne disposait d'autres ressources que celles que lui offraient ses paroissiens désargentés et, cependant, quatre ans plus tard, il eut la joie de l'ouvrir de nouveau au culte.
Comme vestiges du passé il ne put conserver — et il reste encore — que l'écusson des rois de France et de Navarre, dont la moitié fut martelée pendant la Révolution, sur le linteau de la porte
Sud ainsi que la croix de pierre dressée à l'extérieur, près de cette porte; elle provient sans doute de l'ancien cimetière.

18.. Une deuxième génération d'ouvrages espagnols compte 3 forts de Passages au Figuier et 6 d'Oyarzun à Irun ; si les forts Evans et Lord John Hay marquent le passage des Anglais en 1813, par exemple, le fort Alphonse XII date des guerres carlistes.
18 06  Une lettre de la députation de Navarre le 17 mai 1806 pour rendre la Bidassoa navigable, reste lettre morte.
Le pont de bateaux anglais est remplacé par un nouveau pont de bois à piles de pierre au passage de Béhobie, en 1823, et par le pont tout en pierre de 1856.
Le pont du chemin de fer est construit sur l'ancien passage de Santiago en 1864.
La route provinciale d'Irun à Fontarabie, construite en 1865, est com­plétée par la route communale de Fontarabie à la Guadeloupe en 1885.
 A Hendaye, le chemin de Belcénia à Ondarraïtz élargi en 1869 est repris en 1887 par le pont de Belcénia et le boulevard de la plage avec 600 mètres de digue de mer.
Une concession administrative de 1897 met hors d'eau et à l'abri d'une digue le quartier de la Marine agrandi jusqu'à la plage de Fontarabie.
1808
 Napoléon 1", empereur des Français Charles IV, roi d'Espagne Ferdinand VII, roi d'Espagne, son fils.
L'empereur visite Hendaye durant son séjour à Bayonne, où les deux rois et la reine Marie-Louise, passant successivement la Bidassoa, viennent le rejoindre en avril et mai.
Joseph Bonaparte, fait roi d'Espagne par son frère Napoléon, passe la Bidassoa le 9 juillet

guerre espagne



 

napoleon 1


L’Empire napoléonien à son apogée en 1811

Empire français

     États vassaux

     Alliés de l'Empire

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Le 6 mai 1803, , à Bayonne, Napoléon obtient de Charles IV, roi d'Espa­gne et de son fils, Ferdinand, qu'ils abdiquent en faveur de son frère Joseph, mais l'Espagne indignée se dresse et pendant cinq ans luttera. Les troupes impériales ne cessèrent alors de traverser Urrugne et Hendaye, allant en Espagne : environ 500.000 hommes, 900 canons, 6.300 chariots d'effets et subsistances. Plus tard ce sera le retour des blessés, des prisonniers, des corps de trou­pes retirés pour être envoyés sur d'autres fronts. Enfin, nous connaîtrons l'ultime bataille.

 

                          

                                   Wellington   par   GOYA                               Nicolas Jean-de-Dieu Soult

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La Guerre d'indépendance espagnole

 est une guerre qui opposa la France à l'Espagne

à partir de 1808

            

LA REVOLTE 

Comme nous venons de le voir , sur la carte, en 1811 ,  l'Empire est maître de  l'Europe.

Le Portugal avait été le  dernier  pays à se  soumettre à Napoléon, le  blocus continental isolait  l"Angleterre du continent .Son commerce était  gravement  atteint

Elle ne pouvait s"y soumettre, ni s"y résigner.

 Ainsi débute la première tentative d'invasion du Portugal (18 octobre 1807)

 Si le Portugal  tente au début de rester neutre afin de préserver ses affaires commerciales, sa vieille alliance avec l'Angleterre finira par le contraindre à prendre position dans le conflit opposant la France et l'Angleterre. En représailles, le pays va subir une série d'invasions entre 1801 et 1814, invasions qui vont avoir un impact considérable sur l'histoire du pays et de son empire.

Comme l'avouera Napoléon lui-même, ces trois invasions  fragilisèrent terriblement la France en mobilisant jusqu'à 300 000 soldats et en mettant un frein à la politique expansionniste de l'Empereur

La campagne du Portugal  avait été difficile, il avait fallu  l"autorisation de traverser l'Espagne  à trois reprises.

 Au cours de ces transactions l'Empereur s'était rendu compte du pouvoir chancelant de Madrid

.Le roi était en conflit avec son fils.   Napoléon fut sollicité pour résoudre ce différend..Ce fut ce qui a été appelé  le guet-apens diplomatique de Bayonne.

.Isolés,, loin des leurs ,soumis à de multiples pressions,entourés d'une multitude de soldats, les souverains espagnols n'avaient guère les moyens de s'opposer aux volontés impériales, ,ils cédèrent successivement.

Le roi fut dépossédé, le fils écarté,

Napoléon mal conseillé crut que  " afrancesados "  (les espagnols favorables aux français " étaient majoritaires )- Il  tenta de profiter de la situation  pour mettre la main sur l'Espagne.  Il se trompa grandement .

Le guet-apens de Bayonne déclencha à Madrid de multiples inquiètudes, des rumeurs circulaient en s"amplifiant," la famille royale espagnole était retenue en otage ! l'infant  avait été enlevé !, L'émotion se transforma  en émeute.

Vite ce fut l'embrasement de toute  l'Espagne.

 Cette rebellion fut écrasée dans le sang par Murat

LA REPRESSION


TRES DE MAYO  -    GOYA 

Par ce  coup de force, le trône avait échoué à Joseph , frère de Napoléon.

Ce sera pour leur perte.

Le guet-apens de Bayonne déclencha l’embrasement de l’Espagne. Malgré sa rapide répression, le soulèvement de Madrid inspira d’autres villes du pays : Carthagène, León, Santiago, Séville, Lérida et Saragosse..

 Le 18 juillet 1808, le général Pierre Dupont de l'Étang et ses 20 000 hommes furent vaincus près de la petite ville andalouse de Bailen.

  Les soldats de Napoléon pouvaient être battus. 

Dès ce moment la GUERILLA commença . 

 Ce qu'il arriva est difficile à décrire tant la violence aveugle, la folie de vengeance qui dépassèrent tout ce que l'on peut imaginer : la haine à l'état pur

qui fit comettre l'inimaginable, ravagea ce pays des deux côtés  des belligérants.

Chaque coin de rue décelait un danger, chaque coin de campagne une embuscade L'armée était habituée à un combat de ville , pas à cette permanente incertitude du péril, à cette tension éprouvante de l'incertain.

Les officiers,étaient concients de la situation militaire, des éphémères alliances,des rebellions des états .

 La France était engagée en Russie,ce qui était une grande  et périlleuse aventure

L’empereur se rendit en personne en Espagne, à la tête de 80 000 soldats qu’il avait tirés  de l'armée de d’Allemagne. Il ne resta que quelques mois (novembre 1808-janvier 1809) en Espagne mais son intervention assura un moment la reprise en main des villes par les Français.

Malgré  les réformes mises en place (abolition des droits féodaux et de l’Inquisition), le pays était loin d’être soumis. Le contrôle des campagnes restait difficile. Les prêtres espagnols appelaient leurs fidèles à la croisade contre les Français. 

C'est aussi à cette époque (février 1809) que débuta la seconde tentative d'invasion française au Portugal commandée par le maréchal Soult. Elle se traduit par un nouvel échec français (mai 1809).

 

Les officiers,étaient concients de la situation militaire, des éphémères alliances,de la  rebellion des états . La France était engagée en Russie,ce qui était une grande  et périlleuse aventure

L'armée britannique,était venue aider le Portugal puis l'Espagne. Attaqués par les alliés, débordés, les soldats de l’empereur durent refluer  L’invasion de la France par les Espagnols, Britanniques, et Portugais commandés par Wellington,n'était plus qu'une question de temps.

En 1808, les troupes, l'armée impériale d'Espagne, n'étaient plus celle d'Austerlitz ou de Wagram . En juillet les deux tiers de ses effectifs étaient composés d'étrangers et de conscrits. (Allemands, Suisses , Italiens pour le plus grand nombre ). Puis  pour combler ses pertes et se renforcer, elle  dut  à faire appel à des contingents de  volontaires et de recrues. En novembre 1808, quelque 47.000 étrangers  appartenant à une quinzaine  de nations différentes seront recrutées .

Il y a de tout parmi ces recrues et le pire y côtoit le meilleur :

Les quinze nations qui ont jeté des soldats en Espagne n'ont pas choisi pour les envoyer  aussi loin ,

les plus sages et les plus disciplinés.  Nombre d'entre eux déserteront, souvent en rejoignant les Anglais, mais aussi parfois, en ralliant les Espagnols pour se mettre à l'abri des terribles exactions de la guérilla. Soldats professionnels ils offraient leur service à qui les payait .

A Bailén  ,les Suisses abandonneront les français pour rejoindre ceux des leurs servant les Espagnols. Les Polonais, d'un dévouement exemplaire à la France au cours des campagnes menées en Europe du nord, vont déserter en masse en Espagne préférant rejoindre les rangs de l'armée anglaise où la solde était plus élevée et l'alimentation meilleure .

L'arméa reflua ,malgré les succés, malgré les échecs  , le danger était partout, et le moral  au plus bas.Les Anglais et les Portugais s'étaient joints aux Espagnols

C'est ainsi que les soldats de Napoléon arrivèrent à Vitoria aux portes du Pays Basque

 

LA DEBANDADE

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La bataille de Vitoria fut livrée le 21 juin 1813, entre les troupes françaises qui escortaient Joseph Bonaparte dans sa fuite et un conglomérat de troupes britanniques, espagnoles et portugaises sous le commandement de Arthur Wellesley, duc de Wellington. La victoire des alliés sanctionna la retraite définitive des troupes françaises d'Espagne (à l'exception de la Catalogne) et obligea Napoléon à rendre la couronne à Ferdinand VII, mettant fin ainsi à la Guerre d'indépendance espagnole.

L'armée de Wellington, disposée en trois colonnes, rejoignit les Français en train de se retirer quand ils se trouvaient aux environs de Vitoria, dans le Pays basque. Les Français se virent obligés à combattre. Après une série de durs affrontements, la 3e division sous les ordres de Thomas Picton rompit le front central français

Bien qu'ils plient sur tout le front de leur dispositif, les Français sont loin encore d'être battus

" nos ailes, tout à fait débordées, furent attaquées par des forces considérables. Jourdan voyant l'aile gauche tournée, la fait rapprocher du centre : quarante pièces contiennent pendant quelque temps les masses anglaises...mais le maréchal Hill culbute la gauche... Le roi Joseph , voyant l'ennemi déjà maître de la route de Bayonne , ordonna la retraite par la seule voie qui restait alors, celle de Pampelune et chargea le comte Reille de la soutenir "

A dix-sept heures , le point de rupture est atteint, l'armée impériale cède brusquement sur toute la ligne. C'est la retraite générale , pour ne pas dire la déroute en direction du chemin de Pampelune, seul axe restant encore ouvert.Escortés par 3.000 hommes, des éléments de l'immense convoi qui suivait l'armée se sont déjà engagés sur la route de Bayonne; rares sont ceux qui réussiront à s'échapper avant que la cavalerie anglaise ne coupe la voie.

Les plus affolés sont les réfugiés espagnols, car ils savent qu'ils ne peuvent espérer aucune indulgence de la part de leurs compatriotes

.Renonçant à sauver leurs biens pour au moins sauver leurs vies, les fugitifs abandonnent carosses et voitures, bagages et objets précieux.Chacun pour  soi !

Les alliés (en particulier les Britanniques) abandonnèrent alors la poursuite des Français pour se répartir le butin, ce qui irrita Wellington  

 Des soldats anglais font sauter les fermetures des fourgons du Trésor et puisent à pleine mains dans les caisses. Scènes invraisemblables ,. Seul réconfort pour les Impériaux, les Alliés trop occupés au pillage des fourgons civils et militaires, en oublient de se lancer à leur poursuite. Par ailleurs, ayant abandonné toutes leurs voitures, l'armée est soudainemet devenue très légère, et donc mobile, chevaux et mulets étant ses  seuls moyens de tranport

Les fourgons du trésor furent vidés par les pillards , anglais, espagnols et portugais,français, qui, quoique ennemis, semblèrent oublier un instant leur inimité pour s’emparer de l’argent que le hasard de la guerre mettait si soudainement à leur disposition .

Les vainqueurs ramasseront un butin immense : des centaines de chariots remplis de tout le produit des rapines accumulées au cours des années de guerre, de nombreux objets d'art,des  peintures de grands maîtres, des objets  en or, des pierres précieuses dérobées dans les couvents ,les églises et  les cathédrales, les bagages des généraux et des personnalités de la cour, les coffres remplis d'argent des unités militaires des effets et des objets de toute nature abandonnés par la foule de ceux et de celles qui accompagnaient  les armées et rentraient en France...

 Les coffres contenant l'argent destiné à payer trois mois d'arriéré de solde des troupes françaises sont aussi perdus.

De plus, il y a de longs retards, parfois de plus de deux ans, dans le paiement de la solde des troupes. 

Mais aussi 150 sur 151 pièces d'artillerie 445 chariots de munitions et un équipement considérable.

Les pertes françaises sont de 8000 morts et blessés et une dizaine de mille de prisonniers. Beaucoup plus modestes, celles des Alliés seront évaluées à 5000 pour les Anglais , un millier pour les Portugais et 600 pour les Espagnols

 L'avidité des troupes alliées, perdant du temps à piller l'immense convoi abandonné, sauve heureusement l'armée française d'un désastre total…
Mais surtout, la bataille de Vitoria marque la fin de l'occupation de l'Espagne et du Portugal décidée par Napoléon en 1807 pour combattre l'Angleterre en fermant tous les ports d'Europe, par le "Blocus continental

CROSSING OF THE BIDASSOA 7 oct 1813

LES PREPARATIFS

 

CROSSING OF THE BIDASSOA 7 oct 1813

LA BATAILLE


La paix revient, troublée seulement par des actes de brigandages et de vols comme en connut toute la France, pendant les guerres de l'Empire; le calme persistera relatif jusqu'en 1808, époque à laquelle Urrugne se reprit à voir défiler troupes et matériel.

Novembre. Napoléon traverse la Bidassoa avec 80000 soldats, pour épauler militairement son frère le roi d’Espagne.

De 1808 à 1813, la Bidassoa est traversée par des centaines de milliers d’hommes, à pied et à cheval, qui transporteront autour de mille canons.

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Arrivé à Bayonne le 12 juillet 1813 , Soult s'empresse d'organiser la défense de la frontière et de la Bidassoa, menacées par Wellington; il la veut d'autant plus forte qu'il ne dispose que d'un

 effectif très inférieur à celui des Alliés.

 Ce sont les redoutes de Sainte-Anne avec la batterie de Trêmes, d'Aragorry, de Maillarenia

(près de Béhobie), de la Croix-des-Bouquets, du camp des Sans-Culottes remis en état, à

Iharcea, de  Fagady, à  Etxail.Ce fut une guerre toute différente de celle de 1793; beaucoup plus courte, qua­tre mois à peine au lieu de quatorze, mais plus violente par l'importance des effectifs engagés et plus terrible dans ses destruc­tions.

 Elle fut aussi moins glorieuse pour nos drapeaux.

 1793 ne cessa de conserver un caractère offensif, fut une suite d'attaques ou de contre-attaques victorieuses menées par des troupes très pauvres en moyens matériels, mais animées d'un cou­rage magnifique, d'un moral exalté, d'un patriotisme passionné.

1813 marqua malheureusement sur notre territoire le recul (d'une armée fatiguée par des années de combats ininterrompus, démoralisée par les échecs qu'elle venait de subir en Espagne, composée de nom­breuses recrues insuffisamment encadrées par les vieux grenadiers et très mal ravitaillée.Sur tout le. front, d'Hendaye à Saint- Jean Pied de Port, 112..000 Alliés font face à 68,000 Français; partout nos positions sont défectueuses, nos avant-postes hors de portée.

. Wellington a pu avoir de réelles qua­lités militaires; mais, ici du moins, il fut bien servi par son écrasante supériorité numérique.

Ce fut une guerre toute différente de celle de 1793; beaucoup plus courte, qua­tre mois à peine au lieu de quatorze, mais plus violente par l'importance des effectifs engagés et plus terrible dans ses destruc­tions.

Dans ces conditions, était- il possible de vaincre?

Le 26 août, Soult installe son quartier général à Saint-Jean-de-Luz .

De Hendaye à Biriatou il a disposé les deux divisions de Reille en face des six ennemies, qui couvrent le front de Saint-Martial à Fontarabie.

Le 31 août, dans le projet, désespéré de dégager Saint-Sébastien assiégé, Soult ins­talle son poste de commandement sur la colline Louis XIV et décide d'attaquer dans la direction de San Martial

 

San Martial

Sous une pluie torrentielle, au cours d'un orage terrible, deux batteries sont installées, l'une sur le mamelon boisé, qui se trouve près de la maison Anderréa de Biriatou, l'autre sur une hauteur immédia­tement à l'est de Béhobie. Sous la protec­tion de ces batteries, un pont de chevalets est jeté sur la Bidassoa, au gué de Teilleria, en face d'Anderré.

Par ce pont, par le gué de Teilleria et par celui qui existe en face de Biriatou, les divisions de Reille passent, tandis que celles de Clausel franchissent la rivière en amont, au barrio de Lesaca, au-dessous de Vera.

Mais la défense ennemie est d'autant plus formidable qu'elle est facile; l'artillerie de Saint-Martial, les batteries abri­tées sur les hauteurs font tomber sur les nôtres un feu écrasant, un barrage terrible.

     En même temps, la tempête sévit, la rivière grossit et son courant impétueux emporte le pont.

 C'est l'échec. L'ordre de retraite est donné, après vingt-quatre heu­res d'une lutte particulièrement meur­trière qui mena la brigade Villatte jusqu'à l'ermitage Saint-Martial; nous perdions 3.000 hommes, dont une très forte pro­portion d'officiers.

Et ici nous citerons le texte même de la lettre d'un officier anglais, qui permet de s'imaginer parfaitement, de voir la situa­tion du moment.

“Je fus un jour vers les hauteurs de Saint-Marcial et je ne pus m'empêcher d'admirer le courage des troupes, qui avaient osé attaquer une pareille position, car les hauteurs de Saint-Marcial s'élèvent si brusquement au-dessus de la Bidassoa que ce ne fut qu'en m'accrochant de bran­che en branche que j'en pus descendre. "

Cependant une colonne de 15.000 Fran­çais força son chemin presque jusqu'au sommet (défendu par les Espagnols) et l'aurait probablement enlevé sans l'arrivée d'une brigade anglaise.

 

Soult avait dégarni toute la partie Hendaye qui longe la Bidassoa pensant que cette rivière serait un obstacle au passage des troupes, pensant que l'attaque de Wellington -commandant les troupes alliées- aurait lieu du côté de Vera . C'était une erreur, les alliés ,bien renseignés par des pêcheurs espagnols, connaissaient les gués qui permettaient un passage plus aisé. Pour nos troupes le 7 octobre ne fut pas une journée faste.

 Une brigade, qui avait installé ses avant-postes à Hendaye (400 hommes) et le long de la Bidassoa, s'étirait de la mer à la colline Louis-XIV.

 Dès le matin, elle fut surprise par une très forte attaque axée sur Priorenia. Wellington passa la Bidassoa avec 100 000 Anglais, Espagnols et Portugais,

Très vite, le repli de nos troupes fut général, dans la direction de la Croix-des-Bouquets. Les canonniers de la batterie de Trêmes abandonnant leur ravitaillement (450 kg de farine, 150 1 de vin, 42 1 d'eau-de-vie, 36 kg de légumes secs).

Hendaye est occupé sans grande résistance.

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Commentaire Anglais

 

Wellington avait 64 000 anglo-portugais d'infanterie et d'artillerie, ainsi que 25 000 Espagnols

La cavalerie était de peu d'utilité dans les montagnes, les Britanniques  envoyèrent les régiments de cavalerie à l'arrière, en gardant quelque peu pour les patrouilles.

 Afin de gagner sa tête de pont, Wellington avait pour forcer la traversée de l'estuaire de la Bidassoa. La rivière était de 910 mètres (1000 yards) de large et 6 mètres (20 pieds) de profondeur à la ligne des hautes eaux en dessous  de l'îlede la Conférence . Les Français n'ont jamais soupçonné qu'il y avait seulement 1,2 mètres d'eau sur les gués inférieurs à certains marée basse, un fait que les Alliés  avaient glané  auprès des

pêcheurs basques . Les Alliés  savaient que la marée basse suivante était le 7 Octobre

La traversée avait  été méticuleusement planifiée. Près des gués, les ingénieurs anglais avaient construit un mur de tourbe près de la rivière, pendant ce temps avant qu'il ne franchisse la rivière. Wellington  avait positionné cinq batteries de terrain et trois canons de siège de 18 livres pour fournir un appui-feu à l'infanterie d'attaque.

 

A 07h25 la 5ème Division a lancé son attaque de près de Hondarribia .

Elle est venue comme une surprise totale pour les Français, qui n'avaient déployé que 400

 hommes pour défendre  les six km (quatre miles) de la rivière.

Immédiatement, les hommes de Hay ont pris pied dans le village de Hendaye et envoyé deux brigades vers la droite afin d'aider la traversée de MG Kenneth Howard 's 1st Division.

 A 08h00, les hommes de Howard, MG Thomas Bradford  de la brigade portugaise et MG Lord Aylmer 's de la  brigade britannique indépendante  ont traversé  le gué de la rivière près d'un pont détruit à Béhobie.

Trois brigades espagnoles de LG Manuel Freire 's deux divisions (MG Del Barco et MG Barcena) a traversé plus à droite.

 Rapidement, les Britanniques ont envahi la Croix des Bouquets et le Mont Calvaire °  . Toute la rive du côté français de la rivière tomba aux mains des Alliés au coût de seulement 400 blessés.

Le plus dur combat de la journée s'était produit dans le secteur de Clausel.

Dans le secteur de Reille, les Français ont perdu 390 tués et blessés, ainsi que 60 hommes et huit canons capturés.

 Dans le secteur de Clausel, les Français subirent 600 tués et blessés, ainsi que 598 hommes et neuf canons capturés.

 Les Britanniques ont perdu 82 tués, 486 blessés, et cinq disparus, soit un total de 573. Les Portugais ont perdu 48 tués, 186 blessés et huit disparus, soit un total de 242.  L'Espagnol a souffert de la différence du total des pertes alliées ( 1600 )

La défaite a  abaissé le moral de l'armée de Soult. Sauf à la Rhune, les troupes françaises n'avaient pas obstinément défendu leurs positions. Villatte a commenté, “avec des troupes comme celles-ci on peut s'attendre à la disgrâce seulement”. Soult à fait  de Maucune le bouc émissaire, et l'a renvoyé à l'arrière.

Après la bataille, certaines des troupes alliées se livraient au pillage des maisons et des villages français. Wellington est intervenu brutalement auprès  des troupes britanniques prises au pillage. Il se sentait sympathie pour les Espagnols, qui avaient vu leur pays ravagé par des soldats français, mais il a déterminé à ne tolérer aucun  pillage de peur de provoquer une guerre de guérilla

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 L'aile gauche tint relativement mieux.

Alors, Soult prescrivit un rapide renforcement des ouvrages de Hendaye à Socoa; sur plus de 4 km, la ligne des crêtes fut occupée par 10 000 hommes et garnie de 62 pièces d'artillerie.

 Mais Wellington préféra ne pas affronter cette défense et décida de la contourner. Elle ne servit donc pas plus que notre ligne Maginot en 1940; du moins, épargna-t-elle à Hendaye d'être l'enjeu d'une nouvelle bataille.

Le 10 novembre, l'aile gauche ayant dû se replier, le bourg d'Urrugne était occupé, puis Saint-Jean-de-Luz...Pour avoir été brèves, les opérations, qui eurent pour théâtre Hendaye et ses abords, n'en furent pas moins dévastatrices. Aux bombardements, qui accumulèrent des ruines sur celles de 1793, s'ajoutèrent le pillage des maisons, que les familles avaient abandonnées.  (F)

La guerre d'Espagne était terminée les alliés avaient mis le pied en France, la Bataille de la Bidassoa perdue ,celles de la Nivelle, de la Nive , d'Orthez  de Tarbes et de Toulouse achevèront la défaite.


Passage de la Bidassoa    ( peinture  )                                     Collection Axel Brucker


passage de la Bidassoa                                                 collection Axel Brucker

le19 avril 1814 Suspension d'armes  avec Welligton. Soult  remet sa soumission au roi.

 le 20 avril  Napoléon vaincu prend la direction de l'île Elbe

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  Napoléon avoua à Sainte-Hélène : “ cette malheureuse guerre d’Espagne a été une véritable plaie, la cause première des malheurs de la France .j'embarquai fort mal toute cette affaire, je le confesse ; l'immoralité dut se montrer par trop patente, l'injustice par trop cynique, et le tout demeure fort vilain, puisque j'ai succombé >>

  260.000 soldats français avaient perdu la vie. les alliés probablement autant

Les Espagnols gardent un fier souvenir de cette guerre. Unis malgré leur divergences, ils ont réussi à repousser l'armée française.

 

Les Espagnols gardent un fier souvenir de cette guerre. Unis malgré leur divergences, ils ont réussi à repousser l'armée française.

 

Plan de bataille de la Bidassoa, de la Nivelle et de la Nive

Le maréchal Soult tente d’abord de débloquer Saint-Sébastien assiégé mais échoue et la place capitule, le 9 septembre. Il n’est plus question de venir au secours de Pampelune, d’où il a été repoussé, le 30 juillet 1813. Il ne lui reste plus qu’à étirer son armée aux abords de la Bidasoa, le long de la frontière franco-espagnole. Mais Wellington prend l’offensive, traversant à marée basse l’estuaire de la Bidassoa dans la matinée du 7 octobre 1813 pour attaquer les d’Espagne est finie.

position françaises à revers par la rive droite du fleuve. Le 8 octobre, les Français, démoralisés, abandonnent leurs positions sur la Rhune et quittent définitivement le territoire espagnol pour se replier en France.

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Déja 20 ans avant pendant la guerre de la Convention, la ville avait été détruite Cette guerre nouvelle acheva le désastre.Les habitants avaient fui, la ville n'était qu'un champ de ruines

 Pendant longtemps encore Hendaye n'exista plus.— Que sont devenus les habitants de ce lieu ? demandait unvoyageur, en 1820, à un vieillard d'Hendaye assis en guenilles

sur quelques ruines.

— Les uns sont morts, dit le Labourdin, en se levant, quelques-

uns ont émigré, la guerre a disséminé le plus grand nombre,

les autres sont ensevelis dans le grand champ derrière l'église.

— Quel champ ? demanda l'interlocuteur.

— Le Basque regarda fixement l'homme frivole qui ne l'avait

pas compris et, faisant du bras un geste solennel, il montra...

l'Océan.

 

Dans un autre ordre d'idées, voici ce qu'écrivait, plus tard,en 1834, M. Lacour : “ Hendaye n'existe réellement que sur la carte ; elle n'offre que des décombres. Ses habitants sont dispersés, son industrie tuée. Je vois partout la dévastation, la solitude et le deuil. Quelques rares maisons s'élèvent à travers ses rues désertes et au-dessus  ces pans de murs cachés sous le lierre qui se plaît à les tenir embrassés, On croit se promener au milieu de catacombes. ” Et un peu plus loin, l'auteur ajoute : “ Pourquoi Hendaye, sous la protection de la grande famille à laquelle elle appartient, ne sortirait-elle pas de cet état de désordre, d'abandon et de stupeur dont elle offre la hideuse image ? ”

Il fut entendu.

Déjà au loin on devinait , puis on entendait le bruit d'un sifflet de train

C'était pour Hendaye le signal du renouveau.

 

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1813 Joseph Bonaparte repasse la Bidassoa le 28 avril.

 

1813 Wellington, duc de Ciudad Rodrigo, atteint la Bidassoa à Irun le 30 juin derrière les Français en retraite, tandis que le général Rey s'enferme à Saint-Sébastien. Renonçant à le débloquer par mer, le maréchal Soult, duc de Dalmatie, passe avec 18 000 hommes le 31 août de Biriatou et Béhobie à l'assaut de Saint-Martial et des 15 000 Espagnols du général Freyre.

 Il se retire après 5 charges devant lord Wellington qui prend, brûle et pille Saint-Sébastien le 8 septembre, ne laissant que 36 maisons debout sur 600.

Le 7 octobre Wellington passe la Bidassoa avec 100 000 Anglais, Espagnols et Portugais, et occupe la Croix des Bouquets et Biriatou, puis le sommet de la Rhune le 10.

Le capitaine corsaire Pellot, resté presque seul à Hendaye, obtient le retour des habitants fugitifs. Les 50 000 hommes de Soult sont refoulés d'Urrugne et de Sare le 10 novembre, et le quartier général anglais s'établit à Saint-Jean-de-Luz le 11.

Les troupes espagnoles repassent la Bidassoa pendant que les Anglais dépassent Bayonne en décembre.

A l'armistice Napoléon l’avoua à Sainte-Hélène : « cette malheureuse guerre d’Espagne a été une véritable plaie, la cause première des malheurs de la France .j'embarquai fort mal toute cette affaire, je le confesse ; l'immoralité dut se montrer par trop patente, l'injustice par trop cynique, et le tout demeure fort vilain, puisque j'ai succombé >>

  260.000 soldats français avaient perdu la vie. les alliés probablement autant

Novembre. Napoléon traverse la Bidassoa avec 80000 soldats, pour épauler militairement son frère le roi d’Espagne.

De 1808 à 1813, la Bidassoa est traversée par des centaines de milliers d’hommes, à pied et à cheval, qui transporteront autour de mille canons.

                            

La paix revient, troublée seulement par des actes de brigandages et de vols comme en connut tonte la France, pendant les guerres de l'Empire; le calme persistera relatif jusqu'en 1808, époque à laquelle Urrugne se reprit à voir défiler troupes et matériel.


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SIEGE ET INCENDIE DE SAINT SEBASTIEN

 

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ENTREVUE PELLOT - WELLINGTON


Pour avoir été brèves, les opérations, qui eurent pour théâtre

Hendaye et ses abords, n'en furent pas moins dévastatrices. Aux

bombardements, qui accumulèrent des ruines sur celles de 1793,

s'ajoutèrent le pillage des maisons, que les familles avaient abandonnées.

Il ne restait plus que 50 habitants, dont le célèbre corsaire

Etienne Pellot. A lui nous devons un trait d'histoire, exemple

magnifique de son sens de l'honneur et qui met bien dans l'ambiance

du moment.

D'une famille originaire de Biriatou, Pellot était né à Hendaye

où, en 1812, à l'âge de 47 ans, il vint se retirer après avoir bataillé

en mer pendant 34 ans et le plus souvent contre les Anglais. Il en

fut, un moment, prisonnier, puis rendu à la liberté.

If Ce trait, rapporté par son biographe, J. Duvoisin, enlumine sa

rencontre avec Wellington sur le pas de la porte de sa maison de

Priorenia, où ce dialogue s'échange :

W. — « Où sont l'armée, la douane, la population ?

P. — L'armée s'est portée sur la ligne de Saint-Jean-de-Luz, la

douane a suivi son mouvement et la population a fui à votre

approche.

W. — Où est le capitaine Pellot ?

P. — II est devant vous.

W. — Ce n'est pas possible !

P. — L'habit ne fait pas le moine.

W. — Capitaine, je vous connais par votre réputation. Je vous

offre, au nom de l'Angleterre, une place honorable et lucrative dans

sa marine.

P. — Je n'ai qu'un Dieu, qu'une patrie et mon honneur que je

transmettrai intact à ma descendance. Je puis, sans blesser mon

honneur, vous offrir cette maison que votre nation a payée (sousentendu

: avec les prises qu'il avait faites aux Anglais à bord de

ses bateaux corsaires); établissez-y un hôpital; je me charge de

le défrayer en bois, luminaire et charpie. »

En fait, c'est le général anglais Hope qui s'installa à Priorenia !

Quelques jours plus tard, Wellington remit à Pellot un message

à l'adresse de ceux qui avaient déserté la ville ainsi que la campagne

d'alentour :

« Capitaine, la Grande-Bretagne ne fait pas la guerre aux peuples

de la France. Je vous autorise à dire aux habitants que leur vie et

leurs propriétés seront respectés et que, s'ils veulent rentrer dans

leurs foyers, ils y trouveront aide et protection. »

Cet engagement fut parfaitement honoré par les Anglais.

En 1815, Hendaye confiait au cousin de Pellot sa mairie, c'est-à-dire la

charge de relever les ruines de la ville, charge qu'il n'abandonna

qu'en 1826.

 Longtemps, il demeura conseiller municipal et, après

une retraite bien méritée, ne connut l'ultime repos qu'à 91 ans.

Servir la France et sa petite patrie, ce brillant capitaine n'eut

d'autre pensée. Comme un rayon de soleil traversant les nuages,

sa vie est un trait de lumière qui éclaire la période la plus sombre

et tragique que connut Hendaye.

Au cours des dix années suivantes, la ville ne reprit que très

lentement un peu d'animation; les habitants de retour (ils n'étaient

encore que 330 en 1820) travaillèrent courageusement à relever les

ruines de leurs maisons.

Un détail est caractéristique de la pauvreté des cultivateurs de

la commune en 1822 : les militaires n'y recensent que 4 paires de

boeufs, 4 paires de vaches ainsi que 4 charrettes.

Il était, en 1799,

45 bêtes à cornes. Telle était la dimension d'un dommage de la

guerre presque dix ans après !

 

Pendant les Cent Jours une armée espagnole fut formée à la frontière et envahit Saint-Jean-de-Luz ; mais trouvant les Français retranchés à Anglet et à Ustaritz et apprenant l'échec de l'Espagne dans le Roussillon, elle repassa la Bidassoa.

 

 

 

 

 

 

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