21 mai 2013

Introduction & Sommaire

 

Chers Amis
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Son accés

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 HENDAYE HISTOIRES OROITZA .

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HISTOIRES  DE  HENDAYE

 

ACCUEIL - HARRERA

 

 

 

 

BIENVENUE

 

 

 

 

 


 Harrieta 171 

 

RECUEIL

 

par Marcel ARGOYTI

 

Remerciements à

A Jacqueline Sanchez

et à Jean Michel Nedelec

Pour leur aide

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 Un pays sans histoire est un pays sans avenir : Primo Lévi

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BIENVENUE

 A

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Pour une lecture plus facile nous l'avons divisé en 6 tomes dont l'accès est facilité par un lien.

 

  HENDAYE ET ONDARRIBIA

en 1640

image3

 

 

AUJOURD'HUI

image4

 

 

SOMMAIRE

TOME 1

___________

 

 

LA CONQUETE ROMAINE  VIDEO   les mines de Irugurutzeta

1 SIECLE  OIASSO  L'essor. 10 av. J.-C -70 ap. J.-C

2   SIECLE   Les années de prospérité. De 70 à 190

3   SIECLE  la Novempopulanie 

4   SIECLE Le déclin de l' Empire

5  SIECLE  476 fin de l'Empire romain d'Occident

 Les GRANDES INVASIONS 

 SIECLE L'arrivée des Francs --   

7   SIECLE  INVASION ARABO-BERBERE

8 SIECLE     INVASION ARABO-BERBERE

9  SIECLE  Les VIKINGS -  824

-le ROYAUME  DE  PAMPELUNE 824 (Eneko Aritza)

10 --11--12 SIECLES  1120  URTUBIE  1135 -1148 

  PRIEURE-HOPITAL de ZUBERNOA --    PELERINAGE DE COMPOSTELLE

13 SIECLE 1203 Alphonse VIII de Castille octroie le   FOR à ONDARRIBIA

14   SIECLE  1305. Le nom de Hendaye apparait pour la première fois sur document.

La guerre de Cent Ans (1337-1453) débute

15   SIECLE  1451. Apparition du Bourg d'HENDAYE dépendant d'Urrugne une fois la guerre de Cent ans terminée

16 SIECLE     FRANCOIS Ier La RANCON

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l' OCCUPATION ROMAINE

DURA

_______ 4 Siècles_______

 

OIASSO

 

MUSEE OIASSO   A  IRUN

 

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les siècles av. J.C.

Proto-basques  et Vascons

La Conquête romaine

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L’Aquitaine bien avant la présence romaine était habitée par plusieurs peuples qualifiés aujourd’hui de proto-basques L'aire géographique allait des Pyrénées à l’Ebre.

Ces peuples partageraient un tronc linguistique commun qui serait le précédent de l’actuelle langue basque. 

Ceux que les romains appelaient les Vascons habitaient dans l'actuelle Navarre

La tribu proto-basque des Tarbelles occupait  le sud des Landes, du Pays Basque nord et de la Chalosse, sa capitale étant l’actuelle ville de Dax

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Déjà 5 siècles  avant J.C 

  ce pays avait été traversé par d'incessantes hordes  venues de la Méditerranée ( Ibères ) et du nord-est de l'Europe : les Celtes , peuple Indo-Européen , que César baptisera du nom de Gaulois

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CARTE

des Ibères ,des Celtes, et des  Proto-basques

III siècles av.JC

 

(IIIe siècle av.JC) - Carte des Ibères, Celtes, Proto-Basques et différentes tribus

⦁    Les Vascons, qui occupèrent l'actuelle Navarre  et une partie de l'Aragon
Leshttp://fr.wikipedia.org/wiki/Vardules Vardules qui occupèrent l'actuel Gipuzkoa; frontaliers des Caristes à l'ouest, des Vascons à l'est et des Bérons au sud, ils s'établirent sur la côte jusqu'au promontoire
⦁    des Pyrénées, à l'exception d'Oiasso (Irun) qui était le débouché des Vascons sur la mer, alors qu'à l'intérieur des terres les frontières étaient plus floues.
⦁    Les Caristes établis entre la rivière Nervion et l'embouchure de la Deba ; ils occupaient  la Biscaye
⦁    Les Autrigons, établis entre l'Ason et le Nervion
Les Bérons qui occupaient une bonne partie de l'actuelle Rioja et l’Alava 

 

LA DECOUVERTE DU PASSE ROMAIN

DE   TXINGUDI

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 largement inspirée  par les écrits d'Oiasso


Auteur User:Bullenwächter

SIGILLATAS

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LES

   ROMAINS

 

--histoire d'une conquête au sud et au nord des pyrénées

 -  fin de l'occupation vers 419 :  elle aura duré quatre siècles

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La colonisation Romaine à Txingudi

la Conquête

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Pour  parvenir à OIASSO sur les bords du Golfe de Gascogne, plus près des débouchés commerciaux de Bordeaux et de Londres les Romains traversèrent la péninsule Ibérique. Ce ne fut pas facile . Ils y trouvèrent des Ibères installés depuis 5000 ans  occupant la côte est ,et des envahisseurs Celtes arrivés  depuis environ 5 siècle et qui après une cohabitation difficile étaient arrivés à des compromis qui avaient assuré une stabilité et même une culture celtibère originale et remarquable  La conquête romaine de la péninsule ibérique fut longue

.L'opposition fut farouche mais les celtibères furent vaincus. Les Romains continuèrent leur chemin et après une pause  d'un hiver à Pampelune ( dont Pompée fut le fondateur ) ils arrivèrent en bord de mer sans  grande opposition  vers 75 avant J.C.

Les Basques avaient compris très vite que les forces en présence n'étaient pas équilibrées, et n'avaient pas cru  devoir livrer  bataille

 Les romains étaient des armées guerrieres, rompues au combat depuis toujours, les Basques marins, pêcheurs ou paysans découvraient la violence. 

Les romains arrivèrent plus tardivement au Labourd.  La conquête fut faite ,par Crassus, lieutenant de César en 56 avant JC et son organisation  définitive en province romaine par Auguste entre 16 et 13 Av JC.                                                      (A)

 

Avant l'arrivée des Romains,

Avant l'arrivée des Romains, quels étaient les peuples de cette région .

Ce qui sera la France un jour, était peuplée de Tribus. Dans la région qui nous concerne, de part et d'autre des Pyrénées trois tribus  : les Vascons correspondant à la Navarre  ; les Vardules    correspondant au Gipuzkoa et les   Autrigons  implantés en Biscaye.  Au nord de la Bidassoa ,au Labourd

 les Tarbelli dont la ville principale était Dax. Tribus différentes  de bergers qui  enmenaient paître  leurs troupeaux jusque sur les bords de la Garonne .

De paysans cultivant sans outils une terre ingrate. De pêcheurs pouvant difficilement s'aventure hors de la Bidassoa,tant leurs esquifs   étaient instables.

Il nous est difficile de connaître les basques de cette époque, malgré

une description de Strabon dans sa '' Géographie ''qui s'applique d'ailleurs à tous les peuples du   Sud des monts Pyrénées.

 Cette description se situe entre 63 avant J.C et 19 après J.C donc au début de la période romaine dans notre région.

Selon lui ces peuples sont sobres, ne boivent que de l'eau, dorment à même le sol, ont des cheveux longs. Ils mangent de la viande de chèvre ,des glands dont ils font une sorte de pain ; parfois ils boivent une sorte de bière et très rarement du vin dans les festins de famille

Faute d'huile ils consomment de la graisse .Ils mangent assis sur des bancs construits le long des murs ou ils s'alignent selon le rang et l'âge, faisant circuler de l'un à l'autre des aliments.

 Les hommes sont vêtus de noir et de " saies " ( sortes de capes de laine, sans doute le kapusail  ). Ils utilisent des récipients de bois. Leur monnaie consiste en petites lames d'argent, ils pratiquent aussi le troc.

 Les femmes portent des parures de fleurs.

 Ils organisent des luttes, des pugilats, des courses, des simulacres de combat à cheval. Pendant les repas les hommes jouent de la flùte  et de la trompette, dansent en sautant, et retombent en pliant les jambes.

 Ils offrent au Dieu Ares des sacrifices d'animaux et aussi de captifs. Les criminels sont précipités du haut d'un rocher, les parricides sont lapidés hors du territoire de la tribu .

 Ils se marient à la façon des grecs .

   Les malades sont exposés en public pour que ceux qui ont eu la même maladie les guérissent.

A l'origine la religion des Basques était naturaliste et les cultes  étaient divers : du feu, du soleil,  de la lune ,du tonnerre,  et Strabon  ajoute que les Vascons se réunissaient par les nuits de pleine lune, pour vénérer par leurs chants et leurs danses, un  Dieu anonyme .Et pour leurs rites funéraires ils utilisaient la pierre d'où les nombreux dolmens, cromlechs sur les crêtes tout le long des sommets pyrénéens.


OKABE

Avant l'expédition de Brutus, ils n'avaient que des barques de cuir, ils utilisent maintenant des bateaux faits de troncs d'arbres. Ils produisent un sel de couleur rouge qui blanchit quand on le triture. Nous savons par ailleurs qu'ils chaussaient des abarkas, qu'à  la guerre ils ne portaient jamais de casque , qu'ils cultivaient du lin , du millet , les chevaux sauvages de leur région étaient célèbres, de même que les langoustes du Labourd et les jambons des Tarbelli. Plusieurs auteurs insistent sur le fait que leur pays était pauvre en vin, tant au Nord des  Pyrénées que sur la côte  d'Aquitaine. On peut se demander si  la sorte de bière dont parle Strabon n'était pas du cidre. Leur réputation d'augures, de devins était très répandue; de même il semble qu'ils adorent la lune pendant la nuit

 

 On le voit la description de Strabon avec peut être quelque vérité est très  superficielle , anecdotique et fantaisiste ,  mais il n'en existe pas d'autres .

 Néanmoins nous voilà quelque peu photographiés, les Romains peuvent arriver.                               (A)

 

LA DECOUVERTE


                                Xabi Otéro arkeolan

Les bronzes du Figuier, appliques utilisées sur un meuble qui reproduisent les figures de Minerve, la Lune, Mars et le Soleil, figurent parmi les manifestations religieuses officielles                              Xabi Otero

Le peuple romain, en général, est permissif vis-à-vis des cultes des peuples soumis ou colonisés. Mis à part les problèmes avec les juifs et les druides, dans les deux cas s'inscrivant sur fond de question politique incontestable

 texte de arkeolan

Ama xantalen

ou

L'Ermitage de Santa Héléna

qui a permis de prendre conscience de la réalité de la présence romaine et a incité à entreprendre les recherches  faites par l'équipe  archéologique "Arkeolan"


 

 

il est situé à proximité du vieux quartier, dans la zone qui porte le même nom, à l'est de la ville d'Irun sur la rive de l'Estebenea, affluent de la Bidassoa  L'ermitage, au pied du mont Ibaieta, se trouve près de l'ancien chemin qui reliait le gué de la Bidassoa aux routes intérieures. On le connaît aussi sous le nom de Ama Xantalen.

Sa grande importance réside dans sa fonction de lieu de culte durant 20 siècles et dans l'existence de vestiges archéologiques

. Le plus remarquable étant sans doute un temple romain "in antis" (à antes) du Ier siècle, ainsi que des restes d'une nécropole indigène. C'est par ailleurs la seule église du Xe siècle qu'on ait trouvée dans Guipúzkoa.

L'ermitage actuel, probablement du XIVe siècle, a un plan rectangulaire, avec une toiture à quatre versants et des murs en pierre de taille, et un portail de style "isabelino ” (mélange de gothique et de mudéjar). Son intérieur a été restauré récemment et transformé en musée pour exposer une partie des vestiges archéologiques découverts. À proximité se trouve une fontaine publique portant le même nom, de style baroque, en pierre et recouverte d'une voûte en ogive. La statue de la sainte occupe une niche dans la partie centrale. Le matériel de l'époque romaine découvert durant les fouilles de Santa Elena a, en raison de sa rareté, une grande importance dans la région environnante (depuis la Vasconie jusqu'au tronçon littoral qui relie la Cantabrie à l'Aquitaine).

Pour les habitants d'Irun, la tradition veut que l'ermitage de Santa Elena soit antérieur à l'Église de Nuestra Señora del Juncal (dont la construction de l'édifice tel qu'il est actuellement démarra au début du XVIe siècle).

La référence la plus ancienne relative à l'ermitage remonte à l'an 1530 et apparaît dans un testament. En 1673, on cite pour la commune d'Irun six ermitages: Santa Elena, San Marcial, San Antonio, Artiga, Elizatxo et San Antón.

À cette époque, l'ermitage conserve un rôle relativement important dans la vie populaire de la ville. La Confrérie de Santa Lucía y avait son siège et on y organisait jusqu'à sept processions par an, avec l'assistance du Chapitre paroissial et du Conseil Municipal. Plusieurs messes solennelles et des fêtes très populaires y étaient aussi célébrées.

La restauration de l'ermitage de Santa Elena par la Municipalité d'Irun fut l'occasion d'obtenir en 1971 l'autorisation pour la prospection archéologique du terrain et des alentours de l'ermitage.

Le résultat positif de ces sondages de prospection fut la mise en évidence à l'intérieur de l'ermitage de deux types de vestiges archéologiques: une série de murs correspondant à des édifications antérieures et un lot de céramiques (morceaux de vases et tuiles) attribuables aux romains. Peu après fut dressé un plan de fouilles exhaustif du site de Santa Elena.

Les excavations de 1971 et 1972 mirent à jour une nécropole d'incinération de morphologie “ romaine ” (disposition et rite) mais dont la typologie d'une bonne partie des urnes répond à des goûts indigènes, autrement dit "vascons". Cette nécropole accueille les défunts d'une société indigène qui conserve une partie de ses traditions mais qui montre des signes évidents de “ romanisation ” dans les accessoires (coffrets à onguent, perles de verre, broches...). Les trois monuments funéraires construits en pierre donnent à la nécropole un aspect particulier.

À l'intérieur de l'ermitage a été créé un musée monographique avec le matériel récupéré, après la restauration adéquate de l'édifice et sa réouverture au culte.

Le 13 décembre 1981, l'ermitage de Santa Elena fut rouvert officiellement au public, dix ans après le début des interventions archéologiques.

Le musée tel qu'il est aujourdui fut remis à jour et inauguré en 1989. Dans un espace situé sous le chœur et conservés sous verre se trouvent les différents éléments expositifs, tels que les panneaux explicatifs et les objets muséistiques (céramique d'incinération, monnaies, ustensiles, etc.) qui nous montrent et nous expliquent la présence romaine aux alentours de la Bidassoa, aussi bien dans son aspect quotidien qu'économique et religieux. Dans le chœur sont situés les supports explicatifs et depuis la barrière, il est possible d'observer la nécropole romaine aménagée suite aux fouilles mentionnées.                                                                                                            arkeolan

 

Nécropole d'Ama Xantalen: IRUN

 

oiasso arkeolan

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La Bidassoa et la Baie de Txingudi constituaient le bout occidental de la voie romaine qui reliait la Méditerranée -à partir de Tarragone- avec l’Atlantique et les ports de Bordeaux et de Londres.
Le peuple romain, en général, était permissif vis-à-vis des cultes des peuples soumis ou colonisés. Mis à part les problèmes avec les juifs et les druides, dans les deux cas s'inscrivant sur fond de question politique incontestable.

 

Capture

 

OIASSO : L'essor (10 av. JC - 70 ap. JC)

Oiasso, le port du

 “mare externum”

Les monts Pyrénées, dit Pline, séparent les Gaules de l’Espagne en jetant deux promontoires dans les mers opposées

Ptolomée a indiqué la situation du promontoire occidental au golfe de Gascogne, et l’a désigné par le nom d’Oeaso,


Gallica BNF

Carte réalisée à partir de la Gaule de Ptolémée.  ( voir coin gauche )

  La présence romaine en Pays Basque a été souvent mal reflétée par l’Histoire. On a souvent entendu parler d’une "faible" colonisation de notre territoire, à l’exception des zones agricoles très fertiles de l’actuelle province d’Araba et du sud de la Navarre. Pour le reste, la présence de l’Empire Romain consistait, affirmait-on, à des enceintes fortifiées accueillant des garnisons miliaires, comme Lapurdum,l’actuelle Bayonne, ou Imus Pyrenæus, Saint-Jean-le-Vieux, leur but étant de surveiller les routes entre la péninsule ibérique et les Gaules. L’absence de restes archéologiques et la survivance de l’euskara en tant que seule langue non latinisée de l’Occident européen appuyaient cette thèse.

 

D’Ama Xantalen

 au port d’Oiasso

 

Les restes funéraires et les ciments d’un ancien temple romain retrouvés à l’intérieur de l’ermitage d’Ama Xantalen, à Irun, représentaient une exception, un fait difficilement explicable.

  Comment une nécropole de cette nature pouvait-elle demeurer dans un territoire non romanisé ? L’existence d’une poignée de galeries minières sur les versants de la montagne d’Aiako Harria, les " Trois

Couronnes", donnait des pistes mais n’offrait pas une explication satisfaisante.

Le fond marin de la petite rade d’Asturiaga, connue comme plage des Frailes, non loin du port de pêche d’Hondarribia, a elle aussi apporté de nouvelles interrogations: des amphores, des bustes, des céramiques romaines ont fait penser aux chercheurs que l’Histoire apprise jusqu’alors n’était pas totalement exacte

 

Le port en eau profonde de  Hondarribia ASTURRIAGA

 '' los frailes  '' au cap du Figuier

image24



Les années de prospérité (70 à 90 ap. JC)

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 Hypothèse confirmée après l’heureuse découverte de la rue Santiago d' Irun: un port romain en bois daté du premier siècle après J.C. Enfin, les pièces du puzzle commençaient à s’imbriquer : il y a eu des Romains sur cette partie du territoire.

 Mais le grand port de la  côte avec un établissement romain dont on commence   à connaître l'importance, est OEASO, la région d'Oyarzun, de la Bidassoa à Pasajes inclus, c'est à dire  les villes actuelles d'Irun, Hondarribia, Hendaye, Oyarzun, Renteria et Pasajes.

 OIASO est le plus grand ensemble portuaire de la région.

La  " ria " de la Bidassoa était alors plus large et plus profonde qu'aujourd'hui, de même  d'ailleurs que le "" fjord " de Pasajes où serpente la rivière Oyarzun.

 Deux promontoires dominent chacune des deux rives: l'un à Irun , l'autre à Renteria  tous deux portent le nom de Beraun, et l'étymologie  = berun = plomb, en basque est à retenir.

 Mais surtout à proximité, sont les mines d'Arditurri au  pied de Aya Mendi et de San Narciso, exploitée  par les romains ; mines de galène argentifère, de fer et de blende, ce qui explique le nom de" Béraun".

 

, le quai d'un port et d'une nécropole, découverte capitale, qui éclaire d'un jour nouveau l'activité de cette région à l'époque romaine.


les quais à étage selon la la marée                       arkeolan

Les données obtenues lors des fouilles des zones portuaires des rues Santiago ( Irun ) et Tadeo Murgia ont servi à déterminer que les quais étaient construits en bois, s'adaptant au relief, accrochés aux flancs de la colline, dans la zone de contact avec les eaux. Les embarcations y remontaient, indépendamment de l'état de la marée. On transportait les marchandises jusqu'aux entrepôts, situés à proximité des quais. Les produits qui s'étaient abîmés au cours du voyage étaient jetés dans les eaux de l'embarcadère. Ce qui, s'ajoutant aux rejets de déchets urbains, acheva de colmater les voies d'accès aux quais. 

même  le nom d'Irun est  évocateur : Iruna c'est dans l'ancien  euskerra , la ville par exellence . Enfin Oeaso est relié à Pampelune par la voie empruntant la vallée de la Bidassoa.

Tout se trouve réuni dans ce site: deux ports au moins, des mines exceptionelles, une ville , un temple, et enfin une voie facile entre la capitale du versant Méditerranéen et la côte Atlantique.

Oeaso est à la fois le port d"évacuation d'un minerai précieux, et la fenêtre des vascons vers la mer.

Du coup, les indications du chroniqueur grec Strabon ont pris un nouveau sens.

 Dans sa Géographie, il avait écrit que'' la polis'' ville d’Oiasso est située "au bord même de l’océan", et relié avec la ville de Tarraco (Tarragona, littoral méditerranéen) à travers Ilerda et Osca (Lleida et Huesca). "Cette voie mesure 2.400 stades et finit juste à la frontière entre l’Aquitaine et l' Ibérie". Non seulement l’Oiasso des Vascons semblait bel et bien avoir existé là où le géographe hellène l’avait signalé; avec la découverte du port et peu après des thermes c’est le constat indiscutable de la présence romaine sur l’ensemble du littoral du Golfe de Gascogne qui venait d’être prouvé.

 

Les Romains sont à Txingudi.

 Les Hendayais entrent enfin dans l'histoire

arkeolan

les 5 piliers du pont qui devait relier  OIASSO à HENDAYE

 des deux côtés des rives de la Bidassoa


Paco Moratinos

La Bidassoa offrait de bonnes conditions de vie. Il y a des témoignages d'occupations sur ses rives qui remontent à plus de 5.000 ans

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La transformation de la société basque

sur le pourtour de la baie de Txingoudy

. Le temps avait passé, et ils avaient découvert au fil des jours,un monde nouveau qu'ils n'avaient certainement pas imaginé et qui leur amenait  du travail,des compétences nouvelles, et une ouverture d'esprit .

Du labeur ingrat de la terre, du métier incertain de pêcheur , il leur fallut apprendre de nouveaux métiers : maçon,  menuisier charpentier forgeron et bien d'autres .

Oiasso devenait une ville florissante, carrefour de la Navarre , du Gipuzkoa et du Labourd, voie principale qui venait de Rome par la méditerranée, un port important qui menait à Bordeaux et jusque vers l'Angleterre, ville de transit et de commerce.

Les bateaux avaient pris de l'importance et permettaient d'aller plus loin que Xingoudy et de faire des pêches  plus conséquentes.La pêche jouait un rôle important dans l'économie romaine,.

 De cette activité, dépendait dans une large mesure la subsistance de la population.

 Frais, ou en conserve, le produit de la pêche trouvait sa place pratiquement dans toutes les cuisines. Présent dans celles des plus riches, pour les espèces les plus appréciées, le poisson était également d'une consommation habituelle parmi les classes les moins favorisées.

Il avait été créé  des fabriques de conserves  et de salaisons

 Le thon était le produit le plus demandé. Toutefois, on préparait aussi des poissons de petite taille, sardine, maquereau. Les conserveries pour s'établir jetaient leur dévolu sur des emplacements proches de la côte et d'un cours d'eau .

 Elles disposaient de deux espaces essentiels: une aire pour nettoyer et dépecer le poisson et une autre dans laquelle s'alignaient les bassins où on le mettait à macérer dans le sel. Leur fonctionnement requérait une pêche sélective et l'approvisionnement en sel.

 En matière d'architecture, on voit s'étendre l'usage de la brique et de la tuile, des bétons, des mortiers spécialisés et l'on introduit des solutions de construction comme la voûte et l'arc.

La construction en bois s'améliore également. On l'utilise assidûment, alors que la pierre est destinée à des édifices significatifs et emblématiques.

La forge, avec la fabrication des différents clous et goujons nécessaires, les renforts, les outils de chantier et les finitions participent au progrès. Le personnel, formé pour réaliser de nouvelles inventions, les fournisseurs de matières premières, les commerçants et les transporteurs.

Les chercheurs s'accordent sur un point, , à savoir que les indigènes enrôlés dans les troupes légionnaires, une fois licenciés -au bout de 25 ans de service- ont contribué au développement de la vie urbaine de leurs lieux d'origine. Compte tenu de la présence de nombre de soldats vardules et vascons dans les troupes situées en Bretagne ou sur le Rhin, il est très possible qu'ils fussent les protagonistes dans la formalisation de modes de vie urbains

. L'influence de cette   ville  "civitas " atteignait , au moins, les deux rives de l'estuaire, jusqu'à l'embouchure. On connaît des manifestations de cette période dans l'enceinte fortifiée de Fontarabie, à proximité immédiate de la plage d'Ondarraitz (Hendaye), sur le mont San Marcial, au Jaizkibel et au pied du château de San Telmo, dans l'anse du Figuier.

 Les habitants d'Oiasso jouissaient d'un niveau de vie équivalent à celui d'autres agglomérations urbaines de l'Atlantique. Ils observaient le régime alimentaire imposé par les us et coutumes romaines, les habitudes de toilette, d'habillement et de loisirs; ils partageaient les rites funéraires et les fêtes religieuses; ils connaissaient l'écriture latine et se dédiaient au commerce et à l'artisanat, sans oublier l'extraction minière, la pêche et les activités dérivées

 On a récemment découvert les restes d'un pont qui servait à relier les deux rives de la Bidassoa. Ce qui confirme sa condition de noeud de communications dans l'antiquité, mettant en rapport l'Aquitaine et l'Ibérie et distribuant le trafic par le réseau qui confluait à cet endroit, au gré de ses diverses ramifications et orientations.

 Sa condition portuaire lui confère, par ailleurs, une position importante sur la route de cabotage qui longeait la côte. Ce qui la situe comme référence de premier ordre entre les ports de Bordeaux (Burdigala) et Santander.

 

On doit situer l'âge d'or de la civitas d'Oiasso

entre les années 70 et 150 de notre ère.


La projection de la civita d'Oiasso     


Autre projection : on voit un pont reliant les deux rives 

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Antiochus VII (138-129 AV JC),

Tétradrachme,

 

 image31

                                           Revers             Avers : Buste

 

diadémé,  Métal : Argent                                                     

 

M. C. Jullian parle

"d’une monnaie d’Antiochus (?), trouvée à   ARRAGORI   à Hendaye, d’autres monnaies trouvées à Sainte-Anne de cette  ville, d’autres à Irun .

Antiochus est le nom de 13 rois de Syrie;

Personne n’a su me donner de renseignement précis sur cette trouvaille à Arragorri.

Au"Vieux fort", des monnaies très anciennes furent trouvées jadis. Mais par qui ? Que sont-elles devenues?

On l’ignore ( Camille Jullian  : Histoire des Gaules)

D'environ l'an 10 (12 à 6 av. J.-C.) date une monnaie à l'effigie d'Auguste découverte à l'occasion des fouilles de la rue Beraketa à Irun (1997). Elle est accompagnée d'autres trouvailles de l'époque d'Auguste, retrouvées dans les environs immédiats de l'église paroissiale de Juncal;

 

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 Les Fours d'Irugurutzeta

 

Aiako Harria renferme le substrat géologique le plus ancien d´Euskal Herria. Le batholite granitique d'Aiako Harria est la résultante du refroidissement du magma incandescent qui est remonté jusqu'à la croûte terrestre il y a plus de 250 millions d'années. La transformation de la composition des matériaux rocheux qui ont affleuré a favorisé l'apparition de différents minerais (argent, zinc, fer, …)

Depuis l'époque romaine les minerais d'Aiako Harria ont été exploités par l'homme.

 

  la plus grande activité minière s’est développée dans les monts d'Irun. Le carbonate de fer était

extrait des galeries de Meazuri, Meagorri, Aitzondo et Basakaitz et calciné dans les fours d'Irugurutzeta afin de le transformer en oxyde et augmenter ainsi sa teneur métallique. La Municipalité d'Irun œuvre maintenant pour récupérer ce patrimoine culturel, le mettre en valeur et l'offrir à ses concitoyens et visiteurs, pour qu'ils le découvrent et en profitent.

Le site et sa localisation

Aiako Harria renferme le substrat géologique le plus ancien d´Euskal Herria.

 Le batholite granitique d'Aiako Harria est la résultante du refroidissement du magma incandescent qui est remonté jusqu'à la croûte terrestre il y a plus de 250 millions d'années. La transformation de la composition des matériaux rocheux qui ont affleuré a favorisé l'apparition de différents minerais (argent, zinc, fer, …)


Origine et fonctionnement

les fours


restaurés


Il suffit d'un simple parcours à travers le territoire ou la toponymie de notre ville pour rencontrer des vestiges de cette activité. Et, parmi les traces matérielles qui sont parvenues jusqu'à nos jours, il faut signaler la batterie de fours de calcination d'Irugurutzeta, située dans le quartier de Meaka, aux pieds de l'impressionnant défi lé d'Aitzondo, au sein du Parc Naturel d'Aiako Harria.

L'activité minière à Aiako Harria remonte à l'époque romaine

C'étaitune importante source de revenus qui a laissé son empreinte sur la vie d'Irun, de Hondarribia et de Hendaye

Le minerai de fer (carbonate ferrique) était acheminé depuis les sites d'extraction (mines de Meazuri, Meagorri, Aitzondo, Basakaitz…) jusqu'aux fours au moyen de wagonnets circulant sur voie ferrée, ou de façon aérienne, par un réseau de câbles auxquels étaient suspendues des bennes.

La calcination avait pour but de transformer le carbonate de fer en oxyde et d'améliorer en conséquence sa teneur métallique. Pour la combustion, on ajoutait 30 k. de charbon par tonne de carbonate, en alternant les couches lors du chargement du four. Malgré les différents types de fours existants à Irugurutzeta (circulaires, carrés, en pierre, en brique…), ils répondaient tous à une même fonction et aux même caractéristiques: un énorme foyer de calcination, alimentation par la partie supérieur et bouches inférieures pour le déchargement.


xabi Otero

 On obtenait l'éclairage à l'intérieur des mines à l'aide de lampes à huile. Ces lampes servaient également à régler les changements d'équipes des mineurs.

 

Restauration

La Municipalité d'Irun travaille depuis déjà plusieurs année à la restauration de cette batterie de fours, considérée par les experts comme étant l'un des meilleurs exemples d'archéologie industrielle de notre territoire. Les derniers travaux de restauration en cours intègrent la mise en valeur des ruines industrielles elles-mêmes, ainsi que leur adaptation à des visites culturelles et touristiques. Sans oublier le Train Vert d'Irun qui permet déjà la visite audio-guidée provisoire de celles-ci. Ces travaux vont supposer un important investissement de la part des administrations et institutions impliquées. Nous sommes cependant convaincus que l'effort en vaut la peine, pour que nos concitoyens et les visiteurs puissent les découvrir et en profiter.

Espace de compréhension

 du site minier d'Irugutzeta

L'Espace de Compréhension, situé dans l'édifice silo-entrepôt actuel, abritera une explication audiovisuelle de l'activité minière qui s'est développée à Irugurutzeta et qui permettra de donner plus de profondeur au contenu thématique de l'exploitation minière à Irun.

Depuis cet Espace débutera le circuit pour la visite de la batterie de fours conçu pour une complète compréhension du processus industriel qui s'est développé sur ce site. Grâce à un passage surélevé sur le ruisseau Irugurutzeta, on pourra même accéder à une galerie minière où seront recréées les tâches d'extraction du minerai. Pour les plus audacieux, le parcours pourra se prolonger au long de l'étroite vallée pour atteindre la zone minière d'Aiztondo et le ravin de Meatxipieta. A ce jour, ce parcours est déjà balisé par le Parc Naturel d'Aiako Harria et la Fédération du Gipuzkoa de Montagne comme Sentier Local (SL).

Il suffit d'un simple parcours à travers le territoire ou la toponymie de notre ville pour rencontrer des vestiges de cette activité. Et, parmi les traces matérielles qui sont parvenues jusqu'à nos jours, il faut signaler la batterie de fours de calcination d'Irugurutzeta, située dans le quartier de Meaka, aux pieds de l'impressionnant défi lé d'Aitzondo, au sein du Parc Naturel d'Aiako Harria.

 

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Les basques ont toutefois payé cette révolution  technologique  et culturelle   par une diminution  de l'utilisation de l'Euskuara au profit du Gascon .

 

voie romaine

 

 

Capture2

 

Les canoës monoxyle, creusés dans un tronc d'arbre, ont couvert les besoins de base de navigation dans les zones fluviales -  la Bidassoa -- depuis des temps antérieurs aux romains jusque bien entré dans le Moyen Age.

 

 

Canoë monoxyle mis au jour sur les berges de l’Adour, conservé au Musée Basque à Bayonne. On estime qu’il date du XVIIIe siècle. Il témoigne d’une technologie que l’on utilisa pendant plus de deux mille ans. © José Lopez.


 

image38

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Canoë monoxyle, réplique de l’embarcation conservée au Musée basque à Bayonne. © José Lopez

 


LA NOVEMPOPULANIE


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Sous-division de l’Aquitaine elle était constituée de neuf peuples -puis de douze- de langue proto-basque qui habitaient entre le sud de la Garonne et les Pyrénées.

La Novempopulanie sera appelée aussi “ Aquitaine Novempopulaine ”

Sa romanisation conduira à l’émergence de la Gascogne.

 

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la pierre d'Hasparren

 

Flamen item /du(u)mvir qu(a)estor/ pagiq(ue) magister/Verus ad August/um legato mu/nere functus/ pro novem opt/inuit populis se/ iungere Gallos/ Urbe redux ge/nio pagi hanc/ dedicat aram.

“ Flamine, duumvir, questeur et magister du canton, Verus ayant accompli la mission qui lui avait été confiée auprès de l'empereur, obtint pour les Neufs peuples qu'ils se séparent des Gaulois ; à son retour de Rome il dédie cet autel au génie du canton ”.

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Il s'agit d'une inscription découverte dans les fondations de l'autel de l'église en 1660.

Le texte est gravé sur un bloc de marbre des Pyrénées qui mesure 68,3cm de hauteur, 32,8cm de largeur et 15 cm d'épaisseur à l'origine. Il a été raboté à une date non déterminée et l'épaisseur n'est plus que de 5 cm environ. Côtés et dos sont enduits de ciment.

Les lettres ont entre 3,5 et 4cm de hauteur. La dernière ligne n'est pas de la même facture que les autres.

L'empereur aurait séparé complètement des Gaulois les “ vrais Aquitains ” sur le plan administratif, mais cela s'inscrit non dans la satisfaction d'une revendication locale (concilium des Neuf Peuples) mais dans un vaste programme de réformes de l'époque de Dioclétien (morcellement des grands ensembles territoriaux et formation des diocèses).

Les Neuf Peuples constituent, depuis cette réforme  une province séparée des deux Aquitaines  comme le montre  vers 312, la liste de Vérone (liste des cités romaines).

Selon G.Fabre et J.-Pierre Bost, la date de l'ambassade pourrait se situer entre 222/244 ou alors entre 270/274-282.

*G.Fabre, J.P Bost, L'inscription d' Hasparren, Aquitania, t6, 1988.

Flamen item /du(u)mvir qu(a)estor/ pagiq(ue) magister/Verus ad August/um legato mu/nere functus/ pro novem opt/inuit populis se/ iungere Gallos/ Urbe redux ge/nio pagi hanc/ dedicat aram.

“ Flamine, duumvir, questeur et magister du canton, Verus ayant accompli la mission qui lui avait été confiée auprès de l'empereur, obtint pour les Neufs peuples qu'ils se séparent des Gaulois ; à son retour de Rome il dédie cet autel au génie du canton ”.

                                                                                                   www.hasparren-histoire.fr

 

 

 

Capture3


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Le Bas-Empire: 305-476

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Déjà au Ier siècle, des tribus installées sur la rive droite du Rhin inférieur opéraient des raids maritimes et terrestres dans l'Empire romain. Ces tribus ne formaient pas encore un peuple, avec ses caractères ethniques, son histoire et ses coutumes.

Le pouvoir romain corrompu, décadent, qui dans l'opulence de sa conquête,avait oublié ses valeurs guerrières,  préférait composer que  combattre , discuter que sévir.

Il enrolait volontiers dans ses armées,  ces  envahisseurs en en faisant des soldats , pour la défense de l'empire  et perdait peu à peu de son autorité.

Puis les  grandes invasions barbares   qui, aux IVe et Ve  siècles, déferlèrent sur l'Empire romain, provoquèrent  son effondrement.

 Fuyant la menace d'envahisseurs venant d'Asie - les Huns d'Attila -, des peuples germaniques bousculent, dès le IVe  siècle, l'Empire romain déclinant et hâtent sa chute.             (A)

Les barbares arrivent sur la Bidassoa.

Cette migration se déroula entre 406 et 409, mais pendant 3 ans, ne réussit  pas à franchir les Pyrénées, car les passages étaient tenus par deux frères, Didyme et Vérinien, très nobles et puissants romains.

 Ce séjour forcé dans le piémont Pyrénéen entraîna dévastations,  et pillages

468. Dernière année de la Chronique de Hydace qui enregistre les passages des Suèves de Galice sur la Bidassoa , quelques fois en alliance quelques fois en ennemis des wisigoths de Toulouse.

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 La ville qui surgira sur l’ancien camp romain prendra le nom basque de Bayonne et celui de Lapurdum devenu Labourd sera le nom de la Province.

Le Camp romain accueillait les soldats romains qui défendaient la Novempopulanie dans ce temps du déclin de l Empire Romain.

476 fin de l'Empire Romain d'Occident

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FIN DU TOME  1

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Sommaire & du 1er au 7 eme siecles

 

les siècles av. J.C.

MUSEE OIASSO   A  IRUN

 

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Les siècles avant J.C

 

Proto-basques  et Vascons

La Conquête romaine

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L’Aquitaine bien avant la présence romaine était habitée par plusieurs peuples qualifiés aujourd’hui de proto-basques L'aire géographique allait des Pyrénées à l’Ebre.

Ces peuples partageraient un tronc linguistique commun qui serait le précédent de l’actuelle langue basque. 

Ceux que les romains appelaient les Vascons habitaient dans l'actuelle Navarre

La tribu proto-basque des Tarbelles occupait  le sud des Landes, du Pays Basque nord et de la Chalosse, sa capitale étant l’actuelle ville de Dax

---------- .

Déjà 5 siècles  avant J.C 

  ce pays avait été traversé par d'incessantes hordes  venues de la Méditerranée ( Ibères ) et du nord-est de l'Europe : les Celtes , peuple Indo-Européen , que César baptisera du nom de Gaulois

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CARTE

des Ibères ,des Celtes, et des  Proto-basques

III siècles av.JC

 

 

LA DECOUVERTE DU PASSE ROMAIN

DE   TXINGUDI

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 largement inspirée  par les écrits d'Oiasso


SIGILLATAS

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LES

   ROMAINS

 

--histoire d'une conquête au sud et au nord des pyrénées

 -  fin de l'occupation vers 419 :  elle aura duré quatre siècles

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La colonisation Romaine à Txingudi

la Conquête

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Pour  parvenir à OIASSO sur les bords du Golfe de Gascogne, plus près des débouchés commerciaux de Bordeaux et de Londres les Romains traversèrent la péninsule Ibérique. Ce ne fut pas facile . Ils y trouvèrent des Ibères installés depuis 5000 ans  occupant la côte est ,et des envahisseurs Celtes arrivés  depuis environ 5 siècle et qui après une cohabitation difficile étaient arrivés à des compromis qui avaient assuré une stabilité et même une culture celtibère originale et remarquable  La conquête romaine de la péninsule ibérique fut longue

.L'opposition fut farouche mais les celtibères furent vaincus. Les Romains continuèrent leur chemin et après une pause  d'un hiver à Pampelune ( dont Pompée fut le fondateur ) ils arrivèrent en bord de mer sans  grande opposition  vers 75 avant J.C.

Les Basques avaient compris très vite que les forces en présence n'étaient pas équilibrées, et n'avaient pas cru  devoir livrer  bataille

 Les romains étaient des armées guerrieres, rompues au combat depuis toujours, les Basques marins, pêcheurs ou paysans découvraient la violence. 

Les romains arrivèrent plus tardivement au Labourd.  La conquête fut faite ,par Crassus, lieutenant de César en 56 avant JC et son organisation  définitive en province romaine par Auguste entre 16 et 13 Av JC.                                                      (A)

 

Avant l'arrivée des Romains,

Avant l'arrivée des Romains, quels étaient les peuples de cette région .

Ce qui sera la France un jour, était peuplée de Tribus. Dans la région qui nous concerne, de part et d'autre des Pyrénées trois tribus  : les Vascons correspondant à la Navarre  ; les Vardules    correspondant au Gipuzkoa et les   Autrigons  implantés en Biscaye.  Au nord de la Bidassoa ,au Labourd

 les Tarbelli dont la ville principale était Dax. Tribus différentes  de bergers qui  enmenaient paître  leurs troupeaux jusque sur les bords de la Garonne .

De paysans cultivant sans outils une terre ingrate. De pêcheurs pouvant difficilement s'aventure hors de la Bidassoa,tant leurs esquifs   étaient instables.

Il nous est difficile de connaître les basques de cette époque, malgré

une description de Strabon dans sa '' Géographie ''qui s'applique d'ailleurs à tous les peuples du   Sud des monts Pyrénées.

 Cette description se situe entre 63 avant J.C et 19 après J.C donc au début de la période romaine dans notre région.

Selon lui ces peuples sont sobres, ne boivent que de l'eau, dorment à même le sol, ont des cheveux longs. Ils mangent de la viande de chèvre ,des glands dont ils font une sorte de pain ; parfois ils boivent une sorte de bière et très rarement du vin dans les festins de famille

Faute d'huile ils consomment de la graisse .Ils mangent assis sur des bancs construits le long des murs ou ils s'alignent selon le rang et l'âge, faisant circuler de l'un à l'autre des aliments.

 Les hommes sont vêtus de noir et de " saies " ( sortes de capes de laine, sans doute le kapusail  ). Ils utilisent des récipients de bois. Leur monnaie consiste en petites lames d'argent, ils pratiquent aussi le troc.

 Les femmes portent des parures de fleurs.

 Ils organisent des luttes, des pugilats, des courses, des simulacres de combat à cheval. Pendant les repas les hommes jouent de la flùte  et de la trompette, dansent en sautant, et retombent en pliant les jambes.

 Ils offrent au Dieu Ares des sacrifices d'animaux et aussi de captifs. Les criminels sont précipités du haut d'un rocher, les parricides sont lapidés hors du territoire de la tribu .

 Ils se marient à la façon des grecs .

   Les malades sont exposés en public pour que ceux qui ont eu la même maladie les guérissent.

A l'origine la religion des Basques était naturaliste et les cultes  étaient divers : du feu, du soleil,  de la lune ,du tonnerre,  et Strabon  ajoute que les Vascons se réunissaient par les nuits de pleine lune, pour vénérer par leurs chants et leurs danses, un  Dieu anonyme .Et pour leurs rites funéraires ils utilisaient la pierre d'où les nombreux dolmens, cromlechs sur les crêtes tout le long des sommets pyrénéens.


OKABE

Avant l'expédition de Brutus, ils n'avaient que des barques de cuir, ils utilisent maintenant des bateaux faits de troncs d'arbres. Ils produisent un sel de couleur rouge qui blanchit quand on le triture. Nous savons par ailleurs qu'ils chaussaient des abarkas, qu'à  la guerre ils ne portaient jamais de casque , qu'ils cultivaient du lin , du millet , les chevaux sauvages de leur région étaient célèbres, de même que les langoustes du Labourd et les jambons des Tarbelli. Plusieurs auteurs insistent sur le fait que leur pays était pauvre en vin, tant au Nord des  Pyrénées que sur la côte  d'Aquitaine. On peut se demander si  la sorte de bière dont parle Strabon n'était pas du cidre. Leur réputation d'augures, de devins était très répandue; de même il semble qu'ils adorent la lune pendant la nuit

 

 On le voit la description de Strabon avec peut être quelque vérité est très  superficielle , anecdotique et fantaisiste ,  mais il n'en existe pas d'autres .

 Néanmoins nous voilà quelque peu photographiés, les Romains peuvent arriver.                               (A)

 

LA DECOUVERTE


                                Xabi Otéro arkeolan

Les bronzes du Figuier, appliques utilisées sur un meuble qui reproduisent les figures de Minerve, la Lune, Mars et le Soleil, figurent parmi les manifestations religieuses officielles                              Xabi Otero

Le peuple romain, en général, est permissif vis-à-vis des cultes des peuples soumis ou colonisés. Mis à part les problèmes avec les juifs et les druides, dans les deux cas s'inscrivant sur fond de question politique incontestable

 texte de arkeolan

Ama xantalen

ou

L'Ermitage de Santa Héléna

qui a permis de prendre conscience de la réalité de la présence romaine et a incité à entreprendre les recherches  faites par l'équipe  archéologique "Arkeolan"


 

 

il est situé à proximité du vieux quartier, dans la zone qui porte le même nom, à l'est de la ville d'Irun sur la rive de l'Estebenea, affluent de la Bidassoa  L'ermitage, au pied du mont Ibaieta, se trouve près de l'ancien chemin qui reliait le gué de la Bidassoa aux routes intérieures. On le connaît aussi sous le nom de Ama Xantalen.

Sa grande importance réside dans sa fonction de lieu de culte durant 20 siècles et dans l'existence de vestiges archéologiques

. Le plus remarquable étant sans doute un temple romain "in antis" (à antes) du Ier siècle, ainsi que des restes d'une nécropole indigène. C'est par ailleurs la seule église du Xe siècle qu'on ait trouvée dans Guipúzkoa.

L'ermitage actuel, probablement du XIVe siècle, a un plan rectangulaire, avec une toiture à quatre versants et des murs en pierre de taille, et un portail de style "isabelino ” (mélange de gothique et de mudéjar). Son intérieur a été restauré récemment et transformé en musée pour exposer une partie des vestiges archéologiques découverts. À proximité se trouve une fontaine publique portant le même nom, de style baroque, en pierre et recouverte d'une voûte en ogive. La statue de la sainte occupe une niche dans la partie centrale. Le matériel de l'époque romaine découvert durant les fouilles de Santa Elena a, en raison de sa rareté, une grande importance dans la région environnante (depuis la Vasconie jusqu'au tronçon littoral qui relie la Cantabrie à l'Aquitaine).

Pour les habitants d'Irun, la tradition veut que l'ermitage de Santa Elena soit antérieur à l'Église de Nuestra Señora del Juncal (dont la construction de l'édifice tel qu'il est actuellement démarra au début du XVIe siècle).

La référence la plus ancienne relative à l'ermitage remonte à l'an 1530 et apparaît dans un testament. En 1673, on cite pour la commune d'Irun six ermitages: Santa Elena, San Marcial, San Antonio, Artiga, Elizatxo et San Antón.

À cette époque, l'ermitage conserve un rôle relativement important dans la vie populaire de la ville. La Confrérie de Santa Lucía y avait son siège et on y organisait jusqu'à sept processions par an, avec l'assistance du Chapitre paroissial et du Conseil Municipal. Plusieurs messes solennelles et des fêtes très populaires y étaient aussi célébrées.

La restauration de l'ermitage de Santa Elena par la Municipalité d'Irun fut l'occasion d'obtenir en 1971 l'autorisation pour la prospection archéologique du terrain et des alentours de l'ermitage.

Le résultat positif de ces sondages de prospection fut la mise en évidence à l'intérieur de l'ermitage de deux types de vestiges archéologiques: une série de murs correspondant à des édifications antérieures et un lot de céramiques (morceaux de vases et tuiles) attribuables aux romains. Peu après fut dressé un plan de fouilles exhaustif du site de Santa Elena.

Les excavations de 1971 et 1972 mirent à jour une nécropole d'incinération de morphologie “ romaine ” (disposition et rite) mais dont la typologie d'une bonne partie des urnes répond à des goûts indigènes, autrement dit "vascons". Cette nécropole accueille les défunts d'une société indigène qui conserve une partie de ses traditions mais qui montre des signes évidents de “ romanisation ” dans les accessoires (coffrets à onguent, perles de verre, broches...). Les trois monuments funéraires construits en pierre donnent à la nécropole un aspect particulier.

À l'intérieur de l'ermitage a été créé un musée monographique avec le matériel récupéré, après la restauration adéquate de l'édifice et sa réouverture au culte.

Le 13 décembre 1981, l'ermitage de Santa Elena fut rouvert officiellement au public, dix ans après le début des interventions archéologiques.

Le musée tel qu'il est aujourdui fut remis à jour et inauguré en 1989. Dans un espace situé sous le chœur et conservés sous verre se trouvent les différents éléments expositifs, tels que les panneaux explicatifs et les objets muséistiques (céramique d'incinération, monnaies, ustensiles, etc.) qui nous montrent et nous expliquent la présence romaine aux alentours de la Bidassoa, aussi bien dans son aspect quotidien qu'économique et religieux. Dans le chœur sont situés les supports explicatifs et depuis la barrière, il est possible d'observer la nécropole romaine aménagée suite aux fouilles mentionnées.                                                                                                            arkeolan

 

Nécropole d'Ama Xantalen: IRUN

 

 

Oiasso, le port du

 “mare externum”

Les monts Pyrénées, dit Pline, séparent les Gaules de l’Espagne en jetant deux promontoires dans les mers opposées

Ptolomée a indiqué la situation du promontoire occidental au golfe de Gascogne, et l’a désigné par le nom d’Oeaso,


Gallica BNF

Carte réalisée à partir de la Gaule de Ptolémée.  ( voir coin gauche )

  La présence romaine en Pays Basque a été souvent mal reflétée par l’Histoire. On a souvent entendu parler d’une "faible" colonisation de notre territoire, à l’exception des zones agricoles très fertiles de l’actuelle province d’Araba et du sud de la Navarre. Pour le reste, la présence de l’Empire Romain consistait, affirmait-on, à des enceintes fortifiées accueillant des garnisons miliaires, comme Lapurdum,l’actuelle Bayonne, ou Imus Pyrenæus, Saint-Jean-le-Vieux, leur but étant de surveiller les routes entre la péninsule ibérique et les Gaules. L’absence de restes archéologiques et la survivance de l’euskara en tant que seule langue non latinisée de l’Occident européen appuyaient cette thèse.

 

D’Ama Xantalen

 au port d’Oiasso

 

Les restes funéraires et les ciments d’un ancien temple romain retrouvés à l’intérieur de l’ermitage d’Ama Xantalen, à Irun, représentaient une exception, un fait difficilement explicable.

  Comment une nécropole de cette nature pouvait-elle demeurer dans un territoire non romanisé ? L’existence d’une poignée de galeries minières sur les versants de la montagne d’Aiako Harria, les " Trois

Couronnes", donnait des pistes mais n’offrait pas une explication satisfaisante.

Le fond marin de la petite rade d’Asturiaga, connue comme plage des Frailes, non loin du port de pêche d’Hondarribia, a elle aussi apporté de nouvelles interrogations: des amphores, des bustes, des céramiques romaines ont fait penser aux chercheurs que l’Histoire apprise jusqu’alors n’était pas totalement exacte

 

Le port en eau profonde de  Hondarribia ASTURRIAGA

 '' los frailes  '' au cap du Figuier


Miles de Fotografías libres por todo el mundo  playa de los frailes desde higer

 

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 Hypothèse confirmée après l’heureuse découverte de la rue Santiago d' Irun: un port romain en bois daté du premier siècle après J.C. Enfin, les pièces du puzzle commençaient à s’imbriquer : il y a eu des Romains sur cette partie du territoire.

 Mais le grand port de la  côte avec un établissement romain dont on commence   à connaître l'importance, est OEASO, la région d'Oyarzun, de la Bidassoa à Pasajes inclus, c'est à dire  les villes actuelles d'Irun, Hondarribia, Hendaye, Oyarzun, Renteria et Pasajes.

 OIASO est le plus grand ensemble portuaire de la région.

La  " ria " de la Bidassoa était alors plus large et plus profonde qu'aujourd'hui, de même  d'ailleurs que le "" fjord " de Pasajes où serpente la rivière Oyarzun.

 Deux promontoires dominent chacune des deux rives: l'un à Irun , l'autre à Renteria  tous deux portent le nom de Beraun, et l'étymologie  = berun = plomb, en basque est à retenir.

 Mais surtout à proximité, sont les mines d'Arditurri au  pied de Aya Mendi et de San Narciso, exploitée  par les romains ; mines de galène argentifère, de fer et de blende, ce qui explique le nom de" Béraun".

 

, le quai d'un port et d'une nécropole, découverte capitale, qui éclaire d'un jour nouveau l'activité de cette région à l'époque romaine.


les quais à étage selon la la marée                       arkeolan

Les données obtenues lors des fouilles des zones portuaires des rues Santiago ( Irun ) et Tadeo Murgia ont servi à déterminer que les quais étaient construits en bois, s'adaptant au relief, accrochés aux flancs de la colline, dans la zone de contact avec les eaux. Les embarcations y remontaient, indépendamment de l'état de la marée. On transportait les marchandises jusqu'aux entrepôts, situés à proximité des quais. Les produits qui s'étaient abîmés au cours du voyage étaient jetés dans les eaux de l'embarcadère. Ce qui, s'ajoutant aux rejets de déchets urbains, acheva de colmater les voies d'accès aux quais. 

même  le nom d'Irun est  évocateur : Iruna c'est dans l'ancien  euskerra , la ville par exellence . Enfin Oeaso est relié à Pampelune par la voie empruntant la vallée de la Bidassoa.

Tout se trouve réuni dans ce site: deux ports au moins, des mines exceptionelles, une ville , un temple, et enfin une voie facile entre la capitale du versant Méditerranéen et la côte Atlantique.

Oeaso est à la fois le port d"évacuation d'un minerai précieux, et la fenêtre des vascons vers la mer.

Du coup, les indications du chroniqueur grec Strabon ont pris un nouveau sens.

 Dans sa Géographie, il avait écrit que'' la polis'' ville d’Oiasso est située "au bord même de l’océan", et relié avec la ville de Tarraco (Tarragona, littoral méditerranéen) à travers Ilerda et Osca (Lleida et Huesca). "Cette voie mesure 2.400 stades et finit juste à la frontière entre l’Aquitaine et l' Ibérie". Non seulement l’Oiasso des Vascons semblait bel et bien avoir existé là où le géographe hellène l’avait signalé; avec la découverte du port et peu après des thermes c’est le constat indiscutable de la présence romaine sur l’ensemble du littoral du Golfe de Gascogne qui venait d’être prouvé.

 

Les Romains sont à Txingudi.

 Les Hendayais entrent enfin dans l'histoire

arkeolan

les 5 piliers du pont qui devait relier  OIASSO à HENDAYE

 des deux côtés des rives de la Bidassoa


Paco Moratinos

La Bidassoa offrait de bonnes conditions de vie. Il y a des témoignages d'occupations sur ses rives qui remontent à plus de 5.000 ans

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La transformation de la société basque

sur le pourtour de la baie de Txingoudy

. Le temps avait passé, et ils avaient découvert au fil des jours,un monde nouveau qu'ils n'avaient certainement pas imaginé et qui leur amenait  du travail,des compétences nouvelles, et une ouverture d'esprit .

Du labeur ingrat de la terre, du métier incertain de pêcheur , il leur fallut apprendre de nouveaux métiers : maçon,  menuisier charpentier forgeron et bien d'autres .

Oiasso devenait une ville florissante, carrefour de la Navarre , du Gipuzkoa et du Labourd, voie principale qui venait de Rome par la méditerranée, un port important qui menait à Bordeaux et jusque vers l'Angleterre, ville de transit et de commerce.

Les bateaux avaient pris de l'importance et permettaient d'aller plus loin que Xingoudy et de faire des pêches  plus conséquentes.La pêche jouait un rôle important dans l'économie romaine,.

 De cette activité, dépendait dans une large mesure la subsistance de la population.

 Frais, ou en conserve, le produit de la pêche trouvait sa place pratiquement dans toutes les cuisines. Présent dans celles des plus riches, pour les espèces les plus appréciées, le poisson était également d'une consommation habituelle parmi les classes les moins favorisées.

Il avait été créé  des fabriques de conserves  et de salaisons

 Le thon était le produit le plus demandé. Toutefois, on préparait aussi des poissons de petite taille, sardine, maquereau. Les conserveries pour s'établir jetaient leur dévolu sur des emplacements proches de la côte et d'un cours d'eau .

 Elles disposaient de deux espaces essentiels: une aire pour nettoyer et dépecer le poisson et une autre dans laquelle s'alignaient les bassins où on le mettait à macérer dans le sel. Leur fonctionnement requérait une pêche sélective et l'approvisionnement en sel.

 En matière d'architecture, on voit s'étendre l'usage de la brique et de la tuile, des bétons, des mortiers spécialisés et l'on introduit des solutions de construction comme la voûte et l'arc.

La construction en bois s'améliore également. On l'utilise assidûment, alors que la pierre est destinée à des édifices significatifs et emblématiques.

La forge, avec la fabrication des différents clous et goujons nécessaires, les renforts, les outils de chantier et les finitions participent au progrès. Le personnel, formé pour réaliser de nouvelles inventions, les fournisseurs de matières premières, les commerçants et les transporteurs.

Les chercheurs s'accordent sur un point, , à savoir que les indigènes enrôlés dans les troupes légionnaires, une fois licenciés -au bout de 25 ans de service- ont contribué au développement de la vie urbaine de leurs lieux d'origine. Compte tenu de la présence de nombre de soldats vardules et vascons dans les troupes situées en Bretagne ou sur le Rhin, il est très possible qu'ils fussent les protagonistes dans la formalisation de modes de vie urbains

. L'influence de cette   ville  "civitas " atteignait , au moins, les deux rives de l'estuaire, jusqu'à l'embouchure. On connaît des manifestations de cette période dans l'enceinte fortifiée de Fontarabie, à proximité immédiate de la plage d'Ondarraitz (Hendaye), sur le mont San Marcial, au Jaizkibel et au pied du château de San Telmo, dans l'anse du Figuier.

 Les habitants d'Oiasso jouissaient d'un niveau de vie équivalent à celui d'autres agglomérations urbaines de l'Atlantique. Ils observaient le régime alimentaire imposé par les us et coutumes romaines, les habitudes de toilette, d'habillement et de loisirs; ils partageaient les rites funéraires et les fêtes religieuses; ils connaissaient l'écriture latine et se dédiaient au commerce et à l'artisanat, sans oublier l'extraction minière, la pêche et les activités dérivées

 On a récemment découvert les restes d'un pont qui servait à relier les deux rives de la Bidassoa. Ce qui confirme sa condition de noeud de communications dans l'antiquité, mettant en rapport l'Aquitaine et l'Ibérie et distribuant le trafic par le réseau qui confluait à cet endroit, au gré de ses diverses ramifications et orientations.

 Sa condition portuaire lui confère, par ailleurs, une position importante sur la route de cabotage qui longeait la côte. Ce qui la situe comme référence de premier ordre entre les ports de Bordeaux (Burdigala) et Santander.

 

On doit situer l'âge d'or de la civitas d'Oiasso

entre les années 70 et 150 de notre ère.


La projection de la civita d'Oiasso     


Autre projection : on voit un pont reliant les deux rives 

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Antiochus VII (138-129 AV JC),

Tétradrachme,

 

 

· Métal : Argent                  Avers : Buste                                    diadémé, Revers

 

M. C. Jullian parle

"d’une monnaie d’Antiochus (?), trouvée à   ARRAGORI   à Hendaye, d’autres monnaies trouvées à Sainte-Anne de cette  ville, d’autres à Irun .

Antiochus est le nom de 13 rois de Syrie;

Au"Vieux fort", des monnaies très anciennes furent trouvées jadis. Mais par qui ? Que sont-elles devenues?

On l’ignore ( Camille Jullian  : Histoire des Gaules)

D'environ l'an 10 (12 à 6 av. J.-C.) date une monnaie à l'effigie d'Auguste découverte à l'occasion des fouilles de la rue Beraketa à Irun (1997). Elle est accompagnée d'autres trouvailles de l'époque d'Auguste, retrouvées dans les environs immédiats de l'église paroissiale de Juncal;

 

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 Les Fours d'Irugurutzeta

 

Aiako Harria renferme le substrat géologique le plus ancien d´Euskal Herria. Le batholite granitique d'Aiako Harria est la résultante du refroidissement du magma incandescent qui est remonté jusqu'à la croûte terrestre il y a plus de 250 millions d'années. La transformation de la composition des matériaux rocheux qui ont affleuré a favorisé l'apparition de différents minerais (argent, zinc, fer, …)

Depuis l'époque romaine les minerais d'Aiako Harria ont été exploités par l'homme.

 

  la plus grande activité minière s’est développée dans les monts d'Irun. Le carbonate de fer était

extrait des galeries de Meazuri, Meagorri, Aitzondo et Basakaitz et calciné dans les fours d'Irugurutzeta afin de le transformer en oxyde et augmenter ainsi sa teneur métallique. La Municipalité d'Irun œuvre maintenant pour récupérer ce patrimoine culturel, le mettre en valeur et l'offrir à ses concitoyens et visiteurs, pour qu'ils le découvrent et en profitent.

Le site et sa localisation

Aiako Harria renferme le substrat géologique le plus ancien d´Euskal Herria.

 Le batholite granitique d'Aiako Harria est la résultante du refroidissement du magma incandescent qui est remonté jusqu'à la croûte terrestre il y a plus de 250 millions d'années. La transformation de la composition des matériaux rocheux qui ont affleuré a favorisé l'apparition de différents minerais (argent, zinc, fer, …)


Origine et fonctionnement

les fours


restaurés


Il suffit d'un simple parcours à travers le territoire ou la toponymie de notre ville pour rencontrer des vestiges de cette activité. Et, parmi les traces matérielles qui sont parvenues jusqu'à nos jours, il faut signaler la batterie de fours de calcination d'Irugurutzeta, située dans le quartier de Meaka, aux pieds de l'impressionnant défi lé d'Aitzondo, au sein du Parc Naturel d'Aiako Harria.

L'activité minière à Aiako Harria remonte à l'époque romaine

C'étaitune importante source de revenus qui a laissé son empreinte sur la vie d'Irun, de Hondarribia et de Hendaye

Le minerai de fer (carbonate ferrique) était acheminé depuis les sites d'extraction (mines de Meazuri, Meagorri, Aitzondo, Basakaitz…) jusqu'aux fours au moyen de wagonnets circulant sur voie ferrée, ou de façon aérienne, par un réseau de câbles auxquels étaient suspendues des bennes.

La calcination avait pour but de transformer le carbonate de fer en oxyde et d'améliorer en conséquence sa teneur métallique. Pour la combustion, on ajoutait 30 k. de charbon par tonne de carbonate, en alternant les couches lors du chargement du four. Malgré les différents types de fours existants à Irugurutzeta (circulaires, carrés, en pierre, en brique…), ils répondaient tous à une même fonction et aux même caractéristiques: un énorme foyer de calcination, alimentation par la partie supérieur et bouches inférieures pour le déchargement.


xabi Otero

 On obtenait l'éclairage à l'intérieur des mines à l'aide de lampes à huile. Ces lampes servaient également à régler les changements d'équipes des mineurs.

 

Restauration

La Municipalité d'Irun travaille depuis déjà plusieurs année à la restauration de cette batterie de fours, considérée par les experts comme étant l'un des meilleurs exemples d'archéologie industrielle de notre territoire. Les derniers travaux de restauration en cours intègrent la mise en valeur des ruines industrielles elles-mêmes, ainsi que leur adaptation à des visites culturelles et touristiques. Sans oublier le Train Vert d'Irun qui permet déjà la visite audio-guidée provisoire de celles-ci. Ces travaux vont supposer un important investissement de la part des administrations et institutions impliquées. Nous sommes cependant convaincus que l'effort en vaut la peine, pour que nos concitoyens et les visiteurs puissent les découvrir et en profiter.

Espace de compréhension

 du site minier d'Irugutzeta

L'Espace de Compréhension, situé dans l'édifice silo-entrepôt actuel, abritera une explication audiovisuelle de l'activité minière qui s'est développée à Irugurutzeta et qui permettra de donner plus de profondeur au contenu thématique de l'exploitation minière à Irun.

Depuis cet Espace débutera le circuit pour la visite de la batterie de fours conçu pour une complète compréhension du processus industriel qui s'est développé sur ce site. Grâce à un passage surélevé sur le ruisseau Irugurutzeta, on pourra même accéder à une galerie minière où seront recréées les tâches d'extraction du minerai. Pour les plus audacieux, le parcours pourra se prolonger au long de l'étroite vallée pour atteindre la zone minière d'Aiztondo et le ravin de Meatxipieta. A ce jour, ce parcours est déjà balisé par le Parc Naturel d'Aiako Harria et la Fédération du Gipuzkoa de Montagne comme Sentier Local (SL).

Il suffit d'un simple parcours à travers le territoire ou la toponymie de notre ville pour rencontrer des vestiges de cette activité. Et, parmi les traces matérielles qui sont parvenues jusqu'à nos jours, il faut signaler la batterie de fours de calcination d'Irugurutzeta, située dans le quartier de Meaka, aux pieds de l'impressionnant défi lé d'Aitzondo, au sein du Parc Naturel d'Aiako Harria.

 

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Les basques ont toutefois payé cette révolution  technologique  et culturelle   par une diminution  de l'utilisation de l'Euskuara au profit du Gascon .

 

voie romaine

 

. Les canoës monoxyle, creusés dans un tronc d'arbre, ont couvert les besoins de base de navigation dans les zones fluviales -  la Bidassoa -- depuis des temps antérieurs aux romains jusque bien entré dans le Moyen Age.


LA NOVEMPOPULANIE


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Sous-division de l’Aquitaine elle était constituée de neuf peuples -puis de douze- de langue proto-basque qui habitaient entre le sud de la Garonne et les Pyrénées.

La Novempopulanie sera appelée aussi “ Aquitaine Novempopulaine ”

Sa romanisation conduira à l’émergence de la Gascogne.

 

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la pierre d'Hasparren

 

Flamen item /du(u)mvir qu(a)estor/ pagiq(ue) magister/Verus ad August/um legato mu/nere functus/ pro novem opt/inuit populis se/ iungere Gallos/ Urbe redux ge/nio pagi hanc/ dedicat aram.

“ Flamine, duumvir, questeur et magister du canton, Verus ayant accompli la mission qui lui avait été confiée auprès de l'empereur, obtint pour les Neufs peuples qu'ils se séparent des Gaulois ; à son retour de Rome il dédie cet autel au génie du canton ”.

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Il s'agit d'une inscription découverte dans les fondations de l'autel de l'église en 1660.

Le texte est gravé sur un bloc de marbre des Pyrénées qui mesure 68,3cm de hauteur, 32,8cm de largeur et 15 cm d'épaisseur à l'origine. Il a été raboté à une date non déterminée et l'épaisseur n'est plus que de 5 cm environ. Côtés et dos sont enduits de ciment.

Les lettres ont entre 3,5 et 4cm de hauteur. La dernière ligne n'est pas de la même facture que les autres.

L'empereur aurait séparé complètement des Gaulois les “ vrais Aquitains ” sur le plan administratif, mais cela s'inscrit non dans la satisfaction d'une revendication locale (concilium des Neuf Peuples) mais dans un vaste programme de réformes de l'époque de Dioclétien (morcellement des grands ensembles territoriaux et formation des diocèses).

Les Neuf Peuples constituent, depuis cette réforme  une province séparée des deux Aquitaines  comme le montre  vers 312, la liste de Vérone (liste des cités romaines).

Selon G.Fabre et J.-Pierre Bost, la date de l'ambassade pourrait se situer entre 222/244 ou alors entre 270/274-282.

*G.Fabre, J.P Bost, L'inscription d' Hasparren, Aquitania, t6, 1988.

Flamen item /du(u)mvir qu(a)estor/ pagiq(ue) magister/Verus ad August/um legato mu/nere functus/ pro novem opt/inuit populis se/ iungere Gallos/ Urbe redux ge/nio pagi hanc/ dedicat aram.

“ Flamine, duumvir, questeur et magister du canton, Verus ayant accompli la mission qui lui avait été confiée auprès de l'empereur, obtint pour les Neufs peuples qu'ils se séparent des Gaulois ; à son retour de Rome il dédie cet autel au génie du canton ”.

                                                                                                   www.hasparren-histoire.fr

 

 

ROME

 

Capture

 

Le Bas-Empire: 305-476

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Déjà au Ier siècle, des tribus installées sur la rive droite du Rhin inférieur opéraient des raids maritimes et terrestres dans l'Empire romain. Ces tribus ne formaient pas encore un peuple, avec ses caractères ethniques, son histoire et ses coutumes.

Le pouvoir romain corrompu, décadent, qui dans l'opulence de sa conquête,avait oublié ses valeurs guerrières,  préférait composer que  combattre , discuter que sévir.

Il enrolait volontiers dans ses armées,  ces  envahisseurs en en faisant des soldats , pour la défense de l'empire  et perdait peu à peu de son autorité.

Puis les  grandes invasions barbares   qui, aux IVe et Ve  siècles, déferlèrent sur l'Empire romain, provoquèrent  son effondrement.

 Fuyant la menace d'envahisseurs venant d'Asie - les Huns d'Attila -, des peuples germaniques bousculent, dès le IVe  siècle, l'Empire romain déclinant et hâtent sa chute.             (A)

Les barbares arrivent sur la Bidassoa.

Cette migration se déroula entre 406 et 409, mais pendant 3 ans, ne réussit  pas à franchir les Pyrénées, car les passages étaient tenus par deux frères, Didyme et Vérinien, très nobles et puissants romains.

 Ce séjour forcé dans le piémont Pyrénéen entraîna dévastations,  et pillages

468. Dernière année de la Chronique de Hydace qui enregistre les passages des Suèves de Galice sur la Bidassoa , quelques fois en alliance quelques fois en ennemis des wisigoths de Toulouse.

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 La ville qui surgira sur l’ancien camp romain prendra le nom basque de Bayonne et celui de Lapurdum devenu Labourd sera le nom de la Province.

Le Camp romain accueillait les soldats romains qui défendaient la Novempopulanie dans ce temps du déclin de l Empire Romain.

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LES GRANDES INVASIONS

celles qui sont passées par Hendaye

 

image37

Les mouvements migratoires du IIe au Ve siècle

 

406  Commencement des Invasions des Barbares.

Les Burgondes (venus du bassin de la Wartha) (Allemagne), puis les Francs (venus d'entre Weser, Main et Rhin) pénètrent successivement par petites bandes armées, dans la Gaule romaine.

 Après eux viennent les Wisigoths (originaires des bords du Danube).

 

406 à 409  Orose, historien et théologien de Tarragone mort en 418, restitue quelques scènes de dévastation : " Les peuples des Alains, mais aussi des Suèves des Vandales et bien d'autres  avec eux, piétinèrent les Francs, traversèrent le Rhin, envahirent les Gaules, et, progressant d'un seul trait, atteignirent les Pyrenées.

Prosper d'Aquitaine raconte "

Celui qui labourait la terre avec cent boeufs il n'y a pas si longtemps a du mal à trouver une paire de boeufs.

 Celui qui circulait en ville dans des chars magnifiques, n'a plus que ses pauvres pieds fatigués pour rentrer dans sa demeure rurale vide. (...) La paix a déserté la terre et vous voyez que c'est la fin de tout.""

 P.Courteault dans son Histoire de la Gascogne  et du Béarn, nous parle d'une célèbre lettre de saint Jérôme qui décrit l'invasion des Vandales, Alains et Suèves, qui en 406 s'étendit à l'Aquitaine et à la Novempopulanie, - se dirigeant vers l'Espagne- qui furent ravagées;

les villes closes furent seules épargnées. Ces invasions ruinèrent les provinces :

 << Nos bestiaux, nos fruits, nos grains, nous ont été ravis ; nos vignes, nos oliviers détruits; nos maisons des champs ruinées; à peine reste-t-il quelque chose dans les campagnes... Les barbares n'ont épargné ni la faiblesse de l'âge ni celle du sexe. Les hommes et les enfants, le bas peuple et les plus puissants, tous ont été indistinctement frappés par le glaive.

 Ils ont brûlé les églises , pillé les vases sacrés. Ils n'ont respecté ni la sainteté des vierges ni la pitié des veuves... les évèques ont souffert les mêmes épreuves que les fidèles : ils ont été enchainés , fustigés , brûlés.>> 

Les populations furent aussi affectées par des soulèvement de '' bagaudes ''Les bagaudes  étaient, sous l'empire romain du 3 ème et du 4 ème siècle, le nom donné aux bandes armées de brigands, de soldats déserteurs, d'esclaves en fuite et de paysans sans terre qui rançonnaient   pour survivre.

Les révoltes bagaudes reprendront au  4 ème siècle, lors des invasions germaniques en Gaule et en Espagne.

 Les ravages exercés sur la population rurale et urbaine, et l’anarchie développée par le recul de l’autorité impériale, parfois remplacée par celles des dominateurs barbares.,seront considérables.

Elles se termineront vers l'an 600                                                                                         (A)

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MEROVINGIENS  428/ 750       338 ans de pouvoir

Les Mérovingiens 660.

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FIN  de l'ANTIQUITE

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 L'expansion du pouvoir

 FRANC (481-814)

Les Francs


La lutte entre Vascons, Wisigoths et Francs

En 507 les francs dominent l’Aquitaine, la corniche cantabrique de l’Hispanie et le nord de la vallée de l’Ebre.

A partir de 561une alliance  entre les Vascons et les Aquitains empêche la complète domination des francs.

 

 

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28 mai 2013

du 8eme au dixieme siecles

 

Capture

Les CAROLINGIENS .     751-987

Les Carolingiens, , forment une dynastie de rois francs qui régnèrent sur l'Europe occidentale  et dont la généalogie remonte à saint Arnoul (v. 582–640 ?), évêque de Metz.

Ils doivent leur nom au plus illustre des leurs, Charlemagne

236 ans de présence

 

La Vasconie au nord des Pyrénées commence à être nommée WASCONIE. Les Vascons déjà christianisés ont renoué avec le substrat proto-basque des aquitains et se sont allient avec eux contre les francs. Vascons et Aquitains  vont étendre leur influence des Pyrénées à la Loire d’où résultera une aire culturelle et linguistique, la GASCOGNE, et un comté-duché du même nom (quoique moins étendue que la Gascogne culturelle).

 

La Vasconie au nord des Pyrénées commence à être nommée WASCONIE. Les Vascons déjà christianisés ont renoué avec le substrat proto-basque des aquitains et se sont allient avec eux contre les francs. Vascons et Aquitains  vont étendre leur influence des Pyrénées à la Loire d’où résultera une aire culturelle et linguistique, la GASCOGNE, et un comté-duché du même nom (quoique moins étendue que la Gascogne culturelle).

 

invasion musulmane

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ.

Rocher de Gibraltar d'où débuta la conquête de l'Hispanie    

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   En l’année 622, Mahomet débute la prédication d’une nouvelle religion monothéiste, l‘Islam, en Arabie.

 Cette nouvelle religion va se propager rapidement ,

 et ,avant la moitié du VIIe siècle, elle aura atteint le Caucase au nord, les frontières de la Chine et de l’Inde à l’est, le nord du continent africain et les Pyrénées .

En 711 des chefs arabes commandant des troupes berbères traversent le Détroit de Gibraltar pour aider une des factions wisigothes en lutte pour le trône de Tolède.

 Cette armée musulmane provoque la fin  du Royaume wisigoth de Tolède.

 L’ancienne Hispanie romaine est intégrée dans l’empire islamique et renommée Al Andalous.

 Les chefs arabes et leurs troupes Berbères et Mauresques, trouvent une péninsule sans défense louable et de ce fait l'occupent en un temps record.En moins de cinq ans

les envahisseurs sans rencontrer de résistance notable,éliminent le pouvoir wisigoth

Conquête musulmane de la péninsule Ibérique - Wikipédia

Réduction du royaume wisigoth de 711 à 714

Naissance de l'Etat basque

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La lutte contre les musulmans dura longtemps.

Il fallut l'alliance  de tous les Vascons pour lutter d'une façon effective contre l'occupant. Ils se donnèrent d'abord un roi  "  le roi de Pampelune" puis  après ses succès militaires il devint

 le '' Roi de Navarre''

Ce fut Sancho Garces (905-925) qui forgea ce royaume de Navarre en s'opposant aux Musulmans.

Il arriva à reconquérir les terres riches occupées par les  Banu Qasi, ( autochtones islamisés ) et ce fut alors que l'Ebre servit de frontière

 En 921, les Basques et les Léonais  s'unissent contre les Musulmans .

 Ils participeront à la bataille  de las Navas de Tolosa  en 1212

qui verra  la fin de de l'expansion musulmane ,avant qu'ils ne soient chassés définivement en 1492.

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 A partir de  leurs nouvelles bases les musulmans décident d’avancer en Europe et d’autres armées traverseront les Pyrénées, mais en 721 Eudes duc de Vasconie  Lupus I duc d’Aquitaine et de Vasconie   les repoussera une première fois  à Toulouse  et définitivement à Poitiers (ou Tours) 

Une conquête simple mais une reconquête autrement délicate. Il aura fallu sept siècles de luttes incessantes avec les musulmans entre eux ,  les musulmans contre les wisigoths,  les francs et les Vascons de Navarre.

Al Andalous connaitra son apogée lors du Califat de Cordoue

de 929 à 1031 quand la splendeur économique et culturelle allait de pair avec la direction suprême politique et religieuse des califes andalous sur une bonne partie du monde musulman en concurrence avec les califes de Bagdad. 

 

     L’unité est réalisée par les Omeyyades, dynastie arabe, qui fixe la capitale à Cordoue en 756. Son souverain le plus prestigieux, Abd ar-Rahman III (912-961), prend le titre de calife. Le califat de Cordoue, 7 millions d’habitants vers l’an 1000, était un des pays les plus peuplés d’Occident. Le calife, "commandeur des Croyants et défenseur de la vraie foi", a un pouvoir absolu et personnel. C’est un mécène qui rassemble des artistes et des savants dont les oeuvres alimentent l’éclat et le raffinement de sa cour. Le plurilinguisme des élites et le brassage ethnique favorisent la floraison culturelle du califat de Cordoue qui a fasciné les chrétiens.

 

La fin d’Al Andalous aura lieu quand les chrétiens réfugiés dans le nord  s’organiseront en royaumes qui lutterons pendant plus de  sept siècles contre les musulmans -la Reconquête-, et feront rétrécir la superficie d’Al Andalous dès la fin du Califat de Cordoue et sa décomposition en plusieurs royaumes jusqu’en 1492, quand le petit Royaume  de Grenade sera  reconquis par Les Rois Catholiques   (A)d’Espagne


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La fin d’Al Andalous aura lieu quand les chrétiens réfugiés dans le nord  s’organiseront en royaumes qui lutterons pendant plus de  sept siècles contre les musulmans -la Reconquête-, et feront rétrécir la superficie d’Al Andalous dès la fin du Califat de Cordoue et sa décomposition en plusieurs royaumes jusqu’en 1492, quand le petit Royaume  de Grenade sera  reconquis par Les Rois Catholiques d’Espagne -

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Que s'est-il passé en Navarre

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Dire ce qu'il s'est passé à cette époque là en Navarre est une entreprise très compliquée.

Pour faire simple il y a eu conflits permanents entre les Francs débordant les Pyrénées et les occupants Arabes et leurs séides les visogoths islamisés ,tels les Banu Qasi.

 Au milieu de tout celà les Vascons encore inorganisés alliés tantôt aux uns tantôt aux autres et prenant des coups des deux côtés jusqu'au moment ou ils finiront par se rassembler  afin de pouvoir lutter de manière cohérente, en se donnant un roi en la personne de Eneko Arista.

 La Reconquête commence en 718 lorsque les musulmans sont défaits à la bataille de Covadonga par Pélage (Pelayo), noble d'origine wisigothe . Elle se terminera en

De ce fait, seule la frange nord de l'Espagne, correspondant aux actuels Pays basque, Cantabrie, Asturies et Galice, restera sous domination chrétienne, au sein du royaume des Asturies.

 Mais ce ne sont que plusieurs siècles plus tard que les chrétiens envisageront  leur  reconquête comme un effort commun pour restaurer le royaume chrétien d'Espagne.

Mais les combats contre les Maures n'empêchent pas les royaumes chrétiens de s'affronter entre eux ou de s'allier aux souverains musulmans.

Par exemple, les premiers rois de  Pampelune (Eneko Arista et ses successeurs) sont apparentés aux Banu Qasi (Wisigoths convertis à l'islam) .

 Les souverains maures ont souvent des épouses ou des mères chrétiennes.

La vulnérabilité et les divisions des royaumes chrétiens les amènent, pour nombre d'entre eux, à devoir acquitter un tribut aux seigneurs maures dans ce qui apparaît comme une forme de vassalité.

La Réconquista commence en 718 et s'achève le 2 janvier 1492 quand Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille, les “ Rois catholiques ” (Los Reyes Católicos), chasseront le dernier souverain musulman de la péninsule, Boabdil de Grenade, achevant l'unification de l'essentiel de l'actuelle Espagne — excepté la Navarre, incorporée en 1512                                                                 (A)

Quelques dates

714   premiers contacts basco -  arabes

718  Al-Hurr à Pampelune

732 Bataille de Poitiers

778  15 Août Charlemagne battu par les Vascons à Roncevaux

 

781 Abd el Rahman s'empare de Pampelune et bat Ximeno el Fuerte

799  le parti " carolingien" de Pampelune assassine le gouverneur musulman Murarrif, qui avait dû être désigné par la coalition Inigo- Qasi, avec l'accord de l'émir

812Le parti carolingien ayant dû être évincé, le roi d'Aquitaine, à la tête d'une puissante armée, est venu rétablir un gouverneur francophile dans la capitale Navarraise; et c'est au retour de cette mission de restauration, qu'aura lieu dans les ports pyrénéens un  " deuxième Roncevaux "... à l'envers , puisque un Basque qui  s'apprêtait à donner le signal d'un nouvel assaut, à payé de sa vie son courageux projet

 

814expédition de Louis le Débonnaire à Pampelune. Incident au retour à Roncevaux

816   Révolte Gasconne après la déposition du duc des Vascons

 824 nouvelle expédition franque à Pampelune , troisième Roncevaux, organisé par Inigo Arista et Musa ben Musa, marquera la fin des rêves carolingiens

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L'affrontement basco-arabe se jouera  essentiellement au au sud des Pyrénées

Avec des nuances importantes qui le différencieront de la " manière asturienne et castillane.

Non seulement parce que il n'y aura pas, au sens mythique du mot, de Covadonga basque, mais parce que le peuple basque n'aura même pas la pensée de profiter d'une dramatique occasion pour étendre son domaine par les armes

Pour la même raison il refusera une trop dangeureuse " protection " carolingienne  ou asturienne, préférant pour l'heure, à un moment capital de son Histoire une intelligente politique à la fois matrimoniale et militaire avec une puissante et ambitieuse famille wisigoths les Banu QuasiLa fin d’Al Andalous aura lieu quand les chrétiens réfugiés dans le nord  s’organiseront en royaumes qui lutterons pendant plus de  sept siècles contre les musulmans -la Reconquête-, et feront rétrécir la superficie d’Al Andalous dès la fin du Califat de Cordoue et sa décomposition en plusieurs royaumes jusqu’en 1492, quand le petit Royaume  de Grenade sera  reconquis par Les Rois Catholiques d’Espagne -                                                                                                                 (A)

 

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RONCEVAUX

 

En 778. lors de la  Bataille de Roncevaux. Les Vascons déciment l’arrière garde du futur Charlemagne qui quittait la vallée de l’Ebre

où il voulait établir une Marche défensive contre Al Andalous.


RONCEVAUX

Chapelle du Saint Esprit   

La chapelle du Saint Esprit, pré-romane,

 possède une crypte, qui servait d'ossuaire pour les pèlerins

qui décédaient à l'hôpital...

La légende indique qu'elle se trouve à l'endroit précis où

 Charlemagne demanda d'édifier le tombeau de Roland,

et d'y recueillir les restes des soldats morts à la bataille en 778...libre

                   

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Roncevaux a toujours été un passage pour accéder à la péninsule ibérique. De Roncevaux ont pénétré les celtes, les barbares (409), les Wisigoths qui s'établiront le long de la Ribera del Duero et, naturellement, Charlemagne avec la plus puissante armée du VIIIe siècle, en route vers Saragosse.

 

Charlemagne, après l'échec de son expédition à Saragosse, décida de réduire en cendres Pampelune, la capitale du royaume de Navarre.

 En rentrant en France, via les Pyrénées et, entre le col d'Ibañeta et le ravin de Valcarlos, il dut subir une embuscade des natifs basques de cette région.

 Ce fut la bataille de Roncevaux.

 La chanson de Roland, écrite quelque part en France à la fin du XI siècle, attribue la victoire, localisé entre Roncevaux et Burguete, aux attaquants qui étaient des Basques et non des Sarrasins.

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Il ne semble pas que les musulmans aient séjourné au Labourd. Mais pendant toute leur présence en Navarre ils représentèrent un danger pour les pélerins qui allaient et revenaient de Compostelle. C'est pour celà qu'ils préférèrent emprunter " el camino françés del norte '' en longeant la côte cantabrique.

 Le prieuré-hôpital de Zubernoa devint  de ce fait un lieu de passage priviliégé.

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Capture

 

Le Royaume de Pampelune ' Eneko Aritza '

et le Comté de Wasconie/Gascogne

 se côtoient dans la Baie de Txingudi

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LES VIKINGS

sur la Bidassoa

naissance du      Royaume de Pampelune

Eneko Arista    ou Íñigo de Navarre1er roi de Pampelune (v. 771-851)

Suivi du Royaume de NAVARRE


La péninsule ibérique en 1030 : plus grande extension de la Navarre (orange foncé)


Arrano Beltza (l'aigle noir en basque),actuel

BREVE HISTOIRE des VASCONS

 pour la compréhension des autres évènements

 

Le Royaume de Navarre nait en 824 autour de Pampelune, ville fondée par Pompée -.

Ce Royaume atteint son apogée au XIe siècle et

dans la première moitié du XIIe.

En 1512 une fois conquis par Ferdinand le Catholique il est integré à la Couronne d'Espagne tout en conservant ses fors et le titre de royaume

 En 1530 la partie du royaume au nord des Pyrénées, la Basse  Navarre, est dévolu au roi Henri II par Charles V et en 1589 Henri III de Navarre devient Henri IV roi de France et de Navarre.

 En1789 La Navarre française perd ses fors et le titre de royaume en s'intégrant dans le Département des Basses Pyrénées et en 1841 la Navarre espagnole subit le même sort convertie en Province Forale puisqu'elle conservera quelques petites parcelles de ses anciens fors.

 

A partir de Pampelune ce royaume va se développer sur l'espace qui d'après les romains était peuplé par les vascons à l'aube de l'ère actuelle, et qui s'étendait sur les Pyrénées de l'Océan à la moitié de l'actuel Aragon et sur le versant sud jusqu'à l'Ebre en partant de la partie orientale de l'actuel Guipuzcoa et ensuite en pasant par l'Alava et la Rioja.

Le versant sud de cet espace va être romanisé contrairement aux hauteurs pyrénéennes.

A l'époque des invasions barbares cet espace va subir le passage des Suèves, des Wisigoths des Francs et enfin des Arabes.

Devant s'opposer à deux ennemis redoutables les Francs et les Musulmans d'Al Andalous qui veulent tous les deux les Pyrénées comme frontière, les Vascons qui y habitaient,  en permanence entre guerres et trêves , décidèrent de s'organiser.

Dès le VIIe siècle les grandes familles Vascones, très nouvellement christianisées et qui contrôlaient les vallées, s'allièrent avec les'' Banu Qasi '' ancienne famille hispano-wisigothe islamisée et toute puissante dans la vallée de l'Ebre.

De ce rapprochement est donc né le Royaume de Pampelune, puis de Navarre ,destiné à défendre l'indépendance des Vascons qui habitaient les Pyrénées, quand en 824 les basques  écrasent une seconde fois l'armée franque à Roncevaux et Eneko Aritza (mort en 851 )est proclamé Roi de Pampelune. 

 Il est le premier des 16 rois basques qui se succèderont de 824 à 1234  

Cet avènement ne s'est pas faite sans heurts, tant sur le plan intérieur en raison de l'opposition d'une partie de la population chrétienne ( minoritaire ) à l'alliance avec les  musulmans, qu'extérieur , la menace au sud de l'émirat de Cordoue, de plus en plus puissant, et de l'impérialisme carolingien.

Les alliances et les affrontements qui se suivent avec les rois de Léon, d'Angleterre ( qui étaient aussi ducs d'Aquitaine et de Gascogne), les comtes (puis rois) d'Aragon, les émirs (ou les califes de Cordoue) vont permettre l'expansion territoriale   du royaume appelé de Navarre sur l'ancien espace vascon et même au-delà, surtout du temps de Sanche III, le Grand, au début du XIe siècle.

C'est Sancho III qui voulant dominer jusqu'à la Garonne crée la Vicomté du Labourd, s'appropie la Soule et ce qui deviendra la Basse Navarre et tout cela permettra jusqu'au XIII siècle à la Navarre d'intervenir dans la Gascogne en concurrence avec les rois de France de Castille et d'Angleterre.

Lorsque meurt sans descendance Sanche VII le Fort 1194-1234 dernier roi  vascon, qui avait désigné Jacques Ier d'Aragon comme son successeur, les seigneurs Navarrais, refusant de voir le Royaume de Navarre réuni avec le puissant voisin Aragonais  font appel au comte Thibaud IV de Champagne (que l'évêque de Pampelune ira chercher à Provins).

 Thibaud était le fils de Blanche de Navarre, sœur de Sanche VII le Fort.

 Un mois après la mort de son oncle ,Thibaud se présenta à Pampelune où il jura fidélité aux Fueros du Royaume, fournissant ainsi à la couronne de Navarre une dynastie bien installée, de puissants vassaux dans le nord du royaume de France. C'est ainsi que fut établie la “ Maison de Champagne ” et que commence le déclin de la Navarre entourée des puissantes royaumes d'Aragon, de Castille et de France. 

Thibaud sera le premier de la longue lignée de 21 rois

d'origine non directement basque

Lui succèderont les Dynasties de

CHAMPAGNE - CAPETIENNE - D'EVREUX - TRASTAMARE

FOIX -  ALBRET- BOURBON

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viking

 


 

Expansion viking du VIIIe au XIe siècle. NB : La coloration jaune du sud de l'Italie résulte d'une confusion Vikings /

domaine public :Fichier:Viking Expansion.svg

Après avoir subi les grandes invasions  barbares de l'an 400 à l'an 600 , avec le déferlement de populations venues du nord ou de l'est  , chassées de leur pays par les Huns ,voici un nouveau danger venu cette fois de la mer qui va essaimer sur toutes les côtes et plus profondément sur les fleuves dans presque toute l'Europe.

 Phénomème hallucinant  qui durera deux siècles et qui verra de redoutables marins et guerriers partir à la conquête de tous les trésors.

Venus du froid  et de leur nuits interminables,les vikings dès le retour du soleil , partaient à l'assaut de l'Europe , à bord de leurs bateaux d'une conception inédite et remarquable : les drakars

Ils seront, en Angleterre en France , en Espagne, ils seront à Paris , ou sur les bords de  la méditerranée : en 800 ils sont en Aquitaine et ils défieront les francs de Charlemagne

Toujours à l'abri de criques ou d'estuaires,opportunistes, insaisisables,

en 799 ils combattent les musulmans aux côtés du roi des Asturies

 C'est à ce moment qu'eut lieu l'une des incursions les plus audacieuses des Vikings en territoire vascon. La victime en fut le roi d'Iruñea Garcia Iñiguez, qui avait succédé à son père Eneko Aritza. Ibn Hayyan en fait le récit dans son livre “Al Muqtabis” : “les Normands arrivèrent à Iruñea en bateau” certains auteurs pensent que la Bidassoa était plus facilement navigable que de nos jours et “attaquèrent les baskunis, en tuèrent beaucoup et firent prisonnier leur émir”.

Ils seront aussi à Hendaye puisque

 Ibn Hayyan en fait le récit dans son livre “Al Muqtabis” : “les Normands arrivèrent à Iruñea en bateau” remontant la Bidassoa, et“attaquèrent les baskunis, en tuèrent beaucoup et firent prisonnier leur émir”.

Les Vikings demandèrent une rançon démesurée de 70 000 pièces d'or. Les Iruindarra étant incapables de réunir la somme demandée, plusieurs fils de Garcia Iñiguez se constituèrent otages des Normands.

 L'Histoire ne dit pas ce qu'il advint d'eux, mais il est probable qu'ils ne revirent jamais leur terre

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La baie de Txingudi était l’objet des disputes entre le Royaume de Pampelune, les Vikings et même le Royaume des Asturies ,puisque au milieu du IX siècle les chroniques des rois des Asturies Ramiro I et Ordoño I parlent des ravages causés par les Vikings à Bayonne et sur la rive droite de la Bidassoa

Pour survivre, les Basques furent les premiers à chasser les baleines dans le golfe de Gascogne.

 Le premier document  date de 670 et parle de la vente de 40 pots d'huile de baleines au nord de la France par des Basques venus du Labourd

 Peu  d'écrits, peu ou pas de vestiges, et pourtant ils séjournèrent souvent sur les côtes  des Pays Basques de France ou d'Espagne. On dit même que ce sont eux qui apprenèrent aux habitants de ce pays  l'art de la navigation en haute mer et la pêche à la baleine des mers arctiques

Il est à supposer qu'il séjournèrent souvent à Hendaye et à Hondarribia, la baie de Xingudi offrant un abri sûr.

DRAKKAR


musée oslo

 

dixieme

LE DUC DE GASCOGNE CHASSE LES VIKINGS DU LABOURD
 ET SE DECLARE VASSAL DU ROI DE PAMPELUNE
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SANCHO EL GRANDE
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Sanche III Garcés (v. 990 – 18 octobre 1035), dit le Grand est Roi de Pampelune entre 1004 et 1035, comte de Sobrarbe et Ribagorce (1018-1035), de Castille, Alava et Monzón (1029-1035). Il fut le monarque le plus puissant des royaumes chrétiens de la péninsule ibérique pendant le XIe siècle. en même temps qu’il intervenait en Gascogne en s’appropriant des territoires du nord des Pyrénées -Soule et Basse Navarre-), c’est probablement lui qui créa la Vicomté du Labourd, et revendiqua, sans succès, le duché de Gascogne.
Pendant son royaume apparait le nom de Guipúzcoa pour désigner, sans contours précis, la province d’outre-Bidassoa
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Enlevé du sein de sa mère morte et élevé par Fortunio de Guevara , il aurait aimé une jeune fille parfaitement belle ( Gustiz Ederra )et constitué pour ses descendants légitimes Justiz le domaine d'Ederra sur cette montagne.
Un monument dressé sur la pointe du
Jaizquibel est visible depuis la plage de Hendaye
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Renaissance Germanique L'approche de L'an mil correspond à une période de renaissance, qui se fait sentir dès les années 950 et associée à une période de réforme religieuse :L'ordre de  Cluny est fondé en 909. Il va rayonner sur une grande partie de l'occident. Premiers contacts avec la civilisation arabo-musulmane en Espagne  Evolution de la féodalité La terre donnée en usufruit viager devient la base de tout système de relation.
⦁    Le Califat de Cordoue est alors très florissant

 

 

 

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11eme et 12eme Siecles

 

 

Capture

 

SANCHEZ GARCES III ,'' le grand " de NAVARRE en revendiquant la GASCOGNE crée la Vicomté du  LABOURD

La paroisse d'URRUGNE  apparait sur un document


 

 

·         1031: Effondrement du Califat Omeyade de Cordoue   Morcellement politique  d-Al Andalous, permettant une impulsion décisive à laReconquête , avec la prise de Tolède 1085 notamment.

1059 premiers documents sur la pêche à la baleine sur le littoral basque

·         1066 :Bataille de  Hastings , début de la conquête de l'Angleterre par Guillaume le  Conquérant

·          : à la clôture du Concile de Clermont, le pape Urbain II appelle à la première croisade

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URRUGNE  :

 son église, apparait dans les documents d’engagement

des seigneurs du Labourd à coté  de Sanche “ le Grand ”.

En 1083 Fortun-Sanche, vicomte de Labourd fait donation à la cathédrale de Bayonne de l’église Saint Vincent d’Urrugne à l’occasion de la consécration de son fils Ramire Sanche devenu moine.

Jusqu’au XVIIe siècle Urrugne possédera un vaste territoire, de la Nivelle à la Bidassoa et du La Rhune à l’Océan; avant ce siècle Hendaye sera un lieu, un quartier sous sa juridiction.


La pierre tombale de Sanche III Garcés

musée Léon 


rois de Navarre :

de gueules aux chaînes d'or posées

 en orle, en croix et en sautoir,

chargées en cœur d'une émeraude au nature

Entre 1058 et 1086 le comté-duché de Gascogne va devenir propriété des Ducs d’Aquitaine d’abord avec Guillaume VIII de Poitiers et surtout Guillaume IX “ le Troubadour ” Comte de Poitiers, Duc d’Aquitaine et duc de Gascogne.

 

Capture

 

XIIe et XIIIe siècles: L’EXPANSION DE LA SOCIETE FEODALE DANS TOUS LES ORDRES DE LA VIE

 

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PRESENCE ANGLAISE

Aliénor d'AQUITAINE

 

PRIEURE -  HOPITAL de ZUBERNOA

PELERINAGE DE COMPOSTELLE

URTUBIE

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Arrano beltza

 sceau du roi Sanche VII de Navarre - le fort -

 (1170-1234 )

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le château

d'URTUBIE


Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle. Bonion 1er, seigneur d'Urtubie, est mentionné vers 1120. On ne sait que peu de choses sur les premières familles d'Urtubie qui ne semblent pas avoir possédé de maison forte sur la seigneurie.Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle.

Le Château d'Urtubie

Appartenant à la même famille depuis sa construction en 1341, ce château fortifié a été agrandi aux XVIe et XVIIIe siècles pour devenir aujourd’hui un Monument Historique très accueillant, meublé et décoré avec raffinement.

Les pierres d’Urtubie racontent plus de six siècles de l’histoire du Pays Basque.

Le roi Louis XI y séjourna en 1463 et Louis XIV érigea le domaine en vicomté en 1654.

Au XIX° siècle, Soult puis Wellington y passèrent lors des guerres napoléoniennes.

Vous y trouverez des meubles d'époque du XVIème, XVIIème, XVIIIème et XIXème siècle, des tapisseries de Bruxelles du XVIème ; d'Aubusson du XVIIème et de Beauvais du XVIIIème siècle.

A l’extérieur du château vous pourrez vous balader dans le parc et les jardins à l'anglaise. Sans oublier la visite de la chapelle, de la salle de bain du XIXème et de l’orangerie du XVIIIème siècle.

                                                                                                                                             .

L'Histoire complète dans

 Documents

 

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La Bidassoa devient la limite sud du

duché d’aquitaine-Gascogne  

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 vers 1100  Fontarrabie Les réduits nord de la poudrière seraient les vestiges de ce château fondé peut-être par Sanche abarca sous le régne de Sanche le savant et les deux fenêtres en lancettes encadrant sa grande porte sont du même style  gothique primitif

 

1120 Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle. Bonion 1er, seigneur d'Urtubie, est mentionné vers 1120.

 1124/1169  le vicomte du Labourd est Bertrand fils de Semen Fortun  et petit fils de Fortun Sanche II

1126. Alphonse VII roi de Castille imposa son protectorat sur la Navarre