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SANCHEZ GARCES III ,'' le grand " de NAVARRE en revendiquant la GASCOGNE crée la Vicomté du  LABOURD

La paroisse d'URRUGNE  apparait sur un document


 

 

·         1031: Effondrement du Califat Omeyade de Cordoue   Morcellement politique  d-Al Andalous, permettant une impulsion décisive à laReconquête , avec la prise de Tolède 1085 notamment.

1059 premiers documents sur la pêche à la baleine sur le littoral basque

·         1066 :Bataille de  Hastings , début de la conquête de l'Angleterre par Guillaume le  Conquérant

·          : à la clôture du Concile de Clermont, le pape Urbain II appelle à la première croisade

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URRUGNE  :

 son église, apparait dans les documents d’engagement

des seigneurs du Labourd à coté  de Sanche “ le Grand ”.

En 1083 Fortun-Sanche, vicomte de Labourd fait donation à la cathédrale de Bayonne de l’église Saint Vincent d’Urrugne à l’occasion de la consécration de son fils Ramire Sanche devenu moine.

Jusqu’au XVIIe siècle Urrugne possédera un vaste territoire, de la Nivelle à la Bidassoa et du La Rhune à l’Océan; avant ce siècle Hendaye sera un lieu, un quartier sous sa juridiction.


La pierre tombale de Sanche III Garcés

musée Léon 


rois de Navarre :

de gueules aux chaînes d'or posées

 en orle, en croix et en sautoir,

chargées en cœur d'une émeraude au nature

Entre 1058 et 1086 le comté-duché de Gascogne va devenir propriété des Ducs d’Aquitaine d’abord avec Guillaume VIII de Poitiers et surtout Guillaume IX “ le Troubadour ” Comte de Poitiers, Duc d’Aquitaine et duc de Gascogne.

 

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XIIe et XIIIe siècles: L’EXPANSION DE LA SOCIETE FEODALE DANS TOUS LES ORDRES DE LA VIE

 

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PRESENCE ANGLAISE

Aliénor d'AQUITAINE

 

PRIEURE -  HOPITAL de ZUBERNOA

PELERINAGE DE COMPOSTELLE

URTUBIE

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Arrano beltza

 sceau du roi Sanche VII de Navarre - le fort -

 (1170-1234 )

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le château

d'URTUBIE


Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle. Bonion 1er, seigneur d'Urtubie, est mentionné vers 1120. On ne sait que peu de choses sur les premières familles d'Urtubie qui ne semblent pas avoir possédé de maison forte sur la seigneurie.Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle.

Le Château d'Urtubie

Appartenant à la même famille depuis sa construction en 1341, ce château fortifié a été agrandi aux XVIe et XVIIIe siècles pour devenir aujourd’hui un Monument Historique très accueillant, meublé et décoré avec raffinement.

Les pierres d’Urtubie racontent plus de six siècles de l’histoire du Pays Basque.

Le roi Louis XI y séjourna en 1463 et Louis XIV érigea le domaine en vicomté en 1654.

Au XIX° siècle, Soult puis Wellington y passèrent lors des guerres napoléoniennes.

Vous y trouverez des meubles d'époque du XVIème, XVIIème, XVIIIème et XIXème siècle, des tapisseries de Bruxelles du XVIème ; d'Aubusson du XVIIème et de Beauvais du XVIIIème siècle.

A l’extérieur du château vous pourrez vous balader dans le parc et les jardins à l'anglaise. Sans oublier la visite de la chapelle, de la salle de bain du XIXème et de l’orangerie du XVIIIème siècle.

                                                                                                                                             .

L'Histoire complète dans

 Documents

 

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La Bidassoa devient la limite sud du

duché d’aquitaine-Gascogne  

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 vers 1100  Fontarrabie Les réduits nord de la poudrière seraient les vestiges de ce château fondé peut-être par Sanche abarca sous le régne de Sanche le savant et les deux fenêtres en lancettes encadrant sa grande porte sont du même style  gothique primitif

 

1120 Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle. Bonion 1er, seigneur d'Urtubie, est mentionné vers 1120.

 1124/1169  le vicomte du Labourd est Bertrand fils de Semen Fortun  et petit fils de Fortun Sanche II

1126. Alphonse VII roi de Castille imposa son protectorat sur la Navarre

 

 le roi d'Aragon (“ le Batailleur ”) assiège Bayonne sans succès.

 Les rois de Navarre ne renoncent pas à la Gascogne et pour cela comptent sur la rive gauche de la Bidassoa:

 Sanche VI “ le Sage ” et Sanche VII “ le Fort ” améliorent les fortifications de Fontarabie jusqu’à la fin du XIIe siècle

 

 Au lendemain de l' éclatante victoire de   Cutanda,( 1120 )  contre les Maures ,Alphonse était passé en France à la fois pour accroître son influence dans le sud ouest de la France, Béarn et Gascogne, et pour recruter de nouveaux contingents de troupes en vue de nouvelles expéditions.

 

Alphonse Ier roi de Navarre et d'Aragon dit le Batailleur (v.1073-1134), roi d'Aragon et de Navarre de 1104 à 1134 ; passe par Andaye envahit le Labourd  et assiège  Bayonne.mais rappelé en Navarre pour refouler les Maures, il fut tué en 1132 au cours d'une bataille qu'il perdit

1149 Acte passé par l'évêque de Bayonne et Sanche de Donnezain, prieur des Bénédictins, avec G. de Zubernoa et B. de Irandatz pour l'érection d'une chapelle paroissiale à l'hôpital de Santiago (Saint Jacques de Compos­telle), fondé en 1135.

1150 La ville de Hondarribia est citée en 1150 dans la charte de ville accordée à Donostia par le roi de Navarre Sanche le Sage.

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Alphonse Ier le Batailleur,

roi d'Aragon,

par Francisco Pradilla,

Alphonse Ier le Batailleur (1104-1134) roi de Navarre et d'Aragon, envahit le Labourd et s'y maintient pendant 2 ans

.Grand conquérant il double la superficie du royaume d'Aragon        


Il y a malheureusement peu de traces  du long séjour des Anglais en Guyenne, car en partant ils ont emporté leurs archives avec eux.

 

 

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ALIENOR d'AQUITAINE

C'est à l'abbaye de Fontevraux, où elle s'est retirée, que meurt la reine de France et d'Angleterre, épouse successive du roi de France Louis VII le Jeune  , et de Henri II d'Angleterre.

Aliénor d’Aquitaine représentée sur un mur de la chapelle Sainte Radegonde de Chinon.


Aliénor d'Aquitaine (1122-1204), par Joos van Cleve 

(Musée d'histoire de l'art de Vienne).

 

Empire Plantegenet

Angleterre et France après le mariage avec Henri dePlantagenet

 


 

De 1337 à 1453, la rivalité entre les royaumes de France et Pendant tout le temps de l'occupation du Labourd par lesAnglais, les communications entre la France et l'Espagne se firent surtout par Dax, Saint-Jean-Pied-de-Port et Pampelune. Mais, après le retour de cette province à la France, cet itinéraire fut un peu délaissé et on passa plus volontiers par Dax, Bayonne,Hendaye et Tolosa.

 

1152. Le duché d’Aquitaine s’intègre dans le Royaume d’Angleterre quand Henri Plantagenet, époux de la Duchesse Aliénor, devient Henri II d’Angleterre.

Aliénor épouse le roi d'Angleterre en 1152.Cette alliance confère à Bayonne de nombreux privilèges commerciaux. Les Bayonnais deviennent les transporteurs des vins de Bordeaux et d'autres produits du sud-ouest comme la résine.

1170 à 1565 la  langue Gascone sera la langue officielle à Bayonne, donc aussi à Hendaye et ce pendant 400 ans ( André Pées )

1177, Richard  intervient contre les vassaux du roi de Najambon ou le pastel vers l'Angleterre.

 Bayonne est aussi une base militaire importante détenant des chantiers navals et de nombreux marins. En 1177, Richard Coeur  de Lion intervient contre les vassaux du roi de Navarre, en guerre contre lui. 

Richard Coeur de Lion sépare Bayonne en 1177 de la vicomté de Labourddont la capitale devint alors Ustaritz

 et y perd Bayonne et le Labourd

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Les rois de Navarre ne renoncent pas à la Gascogne et pour cela, ils  comptent sur la rive gauche de la Bidassoa: Sanche VI “ le Sage ” et Sanche VII “ le Fort ” améliorent les fortifications de Fontarabie jusqu’à la fin du XIIe siècle.

 

1193  La Navarre, en guerre contre lui.Le vicomte de Labourd, Guillaume Raymond, cède ses droits au roi d'Angleterre, Henri Plantagenet déjà devenu duc d'Aquitaine par son mariage

 

1194 Une bulle du pape Célestin III confirme en novembre que les pouvoirs de l'évêché de Bayonne s'étendent expressément et proprement au val d'Oléarzu à partir de Saint-Sébastien.

 

La Bidassoa devient la limite sud du duché d’aquitaine-Gascogne .C’est la conséquence de la rivalité entre les ducs     aquitains-gascons et les rois de Navarre avec leurs domaines au nord de Pyrénées et leurs prétentions sur la Gascogne.

 

En 1130 Alphonse Ier roi de Navarre et d’Aragon et prétendant

 aussi à la couronne de Castille, envahit le Labourd et y reste 2 ans

Santiago (Saint Jacques de Compos­telle), fondé en 1135.

 

1149 Acte passé par l'évêque de Bayonne et Sanche de Donnezain, prieur des Bénédictins, avec G. de Zubernoa et B. de Irandatz pour l'érection d'une chapelle paroissiale à l'hôpital de Santiago

 

De 1337 à 1453, la rivalité entre les royaumes de France et d'Angleterre, vieille de plus de deux siècles, se manifeste par une série de guerres entrecoupées de longues trêves: c'est ce que l'on appelle, improprement, «la» guerre de Cent Ans. Sur ce conflit majeur se greffent des conflits secondaires qui impliquent les alliés des deux rois (Aragon, Castille, Ecosse, princes des Pays-Bas et d'Allemagne rhénane), les papes et, dans la succession des guerres civiles, les grands féodaux français et anglais.

Au-delà des luttes féodales, et même si son prétexte est dynastique,- la guerre de Cent Ans- est en réalité l'expression du premier grand conflit de deux Etats souverains.

Et le Labourd ne fut pas absent de cet éternel conflit. Le déroulement des faits, d'une complication extrême n'offre pour nous que peu d'intêret. Ce qui nous importe c'est de savoir ce qui s'est passé sur notre sol et les conséquences qui en ont résulté.

Appartenant à la Gascogne jusqu'en 1152 notre province du Labourd passa alors sous la domination anglaise, à la suite du mariage d'Héléonore d'Aquitaine et d'Henri Plantagenet ; elle y demeura jusqu'en 1451 Le régime féodal connut peu d'altérations, les relations avec l'Angleterre étant presque exclusivement limitées au versement de contributions.

Après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II Plantagenêt, en 1152, les terres du Labourd passeront sous la dépendance de la couronne anglaise et elles seront l'objet de multiples intrigues, dont l'un des principaux protagonistes sera le fameux Richard Cœur de Lion, artisan du développement commercial et économique de Bayonne.
Cette influence anglaise dura jusqu'en 1450, quand le Labourd revint à la couronne française, après la signature du traité de paix au château d'Ayherre.

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Le prince noir_Toutefois, on doit mentionner que depuis son arrivée en Aquitaine en 1355, jusqu'à son retour définitif en 1371 pour cause de maladie, il a organisé pendant seize ans une interminable suite de chevauchées, tant contre ses adversaires en dehors de ses provinces que contre quiconque osait contester son autorité sur ses terres. Souvent implacable et brutal, il se conformait néanmoins aux terribles « usages » en vigueur en temps de guerre, savoir pillages, démolitions, ravages, incendies.

XIIe siècle, et y perd Bayonne et le Labourd.

 En 1177, Richard Cœur de Lion intervient contre les vassaux du roi de Navarre, en guerre contre lui.

 

 

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 Les plus anciens domaines que nous voyons exploités sur le territoire d'Hendaye sont ceux de Zubernoa, baigné par la Bidassoa, et d'Irandatz, qui lui était contigu
. Dès le XIIe siècle, nous trouvons Guillaume de Zubernoa et Bernard d'Irandatz apposant comme témoins leur signature au bas d'un acte du 1er janvier 1149. Le Vicomte ou Gouverneur de Bayonne fait appel aux chefs de ces deux maisons en qualité de conseillers, suivant la coutume féodale alors en vigueur dans le Labourd.
 Par la suite, le nom de Zubernoa cessa de s'appliquer au domaine, mais s'étendit par contre, de la nouvelle paroisse qui allait être créée, aux maisons qui formèrent la Campagne d'Hendaye et une partie de celle d'Urrugne. Quant à celui d'Irandatz, il subsiste encore, et après avoir passé entre les mains de la famille Laroulette, au XVIIè siècle, puis entre celles de la famille d'Aragorry au XVIII siècle, il est, depuis le mariage en 1752 de Rose d'Aragorry avec Michel d'Arcangues, la propriété des descendants de ce dernier

.Achetée par la Ville, cette vieille ferme qui avait nom d'Irandatz, est devenue la Maison de la petite
Enfance 

L'acte du 1er janvier 1149 dont nous venons de parler était un compromis passé entre l'Evêque de Bayonne, les seigneurs de Zubernoa et d'Irandatz et le Prieur de l'Abbaye Bénédictine d'Arthous dans les Landes. Celui-ci, Sanche de Donnezain, avait fondé quelques années auparavant, en 1135, sur les terres données par Guillaume de Zubernoa, un hospice pour les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il était question, dans ce compromis, de l'édification d'une chapelle que justifiait déjà l'importance de la population, et dont l'emplacement est encore aujourd'hui marqué d'une croix, à l'intersection des chemins de Béhobie et de Santiago.

 

Ordre de l'Epée rouge
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L’Hôpital de Saint Jacques est crée sur la rive droite de la Bidassoa en 1135, quelques mètres en amont de l’actuel pont Saint Jacques. l’Ordre de l’Epée Rouge (Ordre -militaire et religieux- de Saint Jacques)  sous la protection des roi de Castille et de Navarre, prendra dans un premier temps sa direction. Cet endroit était le passage des pèlerins qui, suivant le Chemin de la Côte, voyageaint à pied, le gué de Béhobie étant le passage des autres pèlerins qui allaient à Compostelle sur des cavaleries ou en charriot.

Le PRIEURE-HOPITAL de ZUBERNOA, résulte de la création de la
Chapelle de l’Hôpital Saint Jacques en 1149, qui se convertira en paroisse, et comprendra aussi le lieu de Biriatou avec son église. Sur le document de création figurent les noms de Guillaume de ZUBERNOA (sur les terres duquel se plaçaient hôpital et chapelle) et Bertrand d’IRANDATZ propriétaires respectivement des domaines du même nom
Ses fondateurs le voulurent là parce qu'il commandait le point le plus étroit du  passage de la rivière , non seulement par ses riverains des deux bords ( qui en firent usage jusqu'au XX ° s ) , mais aussi par les pélerins visant Fontarrabie et la route de la côte  cantabrique .
 Servir les uns et les autres entrait pleinement dans la vocation de ces religieux hôspitaliers.
D'ailleurs pour assurer leur propre subsistance et celle de leurs hôtes, ainsi que pour pourvoir aux dépenses d'entretien de la maison du prieur et de l'hôpital, ils jouissaient de biens étendus, que le manuscrit de 1305 énumère
<< l'annexe de Biriatou, son moulin, sa nasse, ses dimes et droits, ses champs, paturages , forêts, bois, terres cultes et incultes, ses péages, ports ou passages de Hendaye à Fontarrabie, de Béhobie à Irun, privilèges de chasse et de pêche , ses maisons et tous autres biens , fruits et revenus, questes, cens et appartenances >>
.Ces biens  étaient grands, mais nous sommes au Moyen- Age  en ces temps ou au Labourd, il était plus de terres incultes que de cultivées.
 Les fonds ne manquaient certes pas, mais si aux religieux il offrit quelque richesse, c'est à leur travail qu'ils la dûrent
.Peu à peu ils cédèrent aux uns et aux autres la plus grande partie des terres qu'ils avaient mises en valeur dans toute la vallée -- rive droite -- de la Bidassoa, tellement que nous  trouvons leurs propriétés et droits bien réduits au XVII ° s.
Ils sont, en effet, ainsi précisés dans un acte signé par Louis XIV, mettant fin à un litige d'ordre territorial avec l'Espagne:
-- à Urrugne, le passage de Béhobie ;
--à Hendaye , le passage de l'hôpital Saint-Jacques et aussi la grande île et autres terres dits  des Joncaux
( fait dans la barraque de l'île des Faisans, située au milieu de la rivière de la Bidassoa .)
Au commencement les biens sont inventoriés;25 journées de terres labourables 6 à 7 hectares, des vergers, une vigne et ...une nasse pour la pêche du saumon, celle-là qui valut au prieur  tant de jalousies de la part des Hendaiars !
Ce religieux ne cessa d'être leur bête noire ! Ainsi en 1775, dans une requête au roi relative aux diffilcultés qu'ils éprouvaient de la part des pêcheurs de Fontarrabie, les Hendaiars allaient jusqu'à accuser le prieur << d'une trop parfaite intelligence >> avec ces derniers ainsi qu'à rejeter  sur lui et bien d'autres, l'état de leur misère.
 Leur plainte ne manque pas d'humour ! Du prieur ils disent ; << non content d'exercer un état que les disciples du Sauveur du Monde avaient quitté pour Le suivre, il s'approprie 2 arpents de terre comme joignant l'île d'Insura
.Il a fait construire une baraque pour l'utilité de sa nasse, il y fait traîner ses filets et s'oppose à ce que les opposants les mettent en culture.
Les habitants de Fontarrabie ont fait  << un pacte de famille >> avec le prieur, ils pêchent en commun avec lui.Ce prieuré est assez rentable pour fournir au titulaire la plus honnête subsistance >>
 .Il est vrai que bien d'autres ne sont pas épargnés dans cette plainte, tels les habitants des paroisses d'Ustaritz, Cambo et Larressore, << qui se permettent de venir pêcher sur la Bidassoa...,non contents  de disposer à leur gré de la Nive où abonde le saumon et autres poissons .>>
Considérant à nouveau l'activité du prieuré, nous ne disposons d'aucun texte qui nous éclaire tant soit  peu sur ce qu'elle fut aussi bien autant des religieux de l'Ordre du Saint Esprit. c'est à dire jusqu'en 1530, qu'au cours du long siècle qui suivit, sous les Prémontrés , jusqu'en 1650;
Il n'est pas douteux qu'au cours de tous ces siècles l'activité du prieuré - hôpital  se développa pleinement dans le cas de la vocation de ses religieux; il est également certain que le nombre des pélerins alla en déclinant.
 Le fait est que de 1650 à 1792, les registres de l'hôpital ne mentionnent que deux décès :
-- en 1683 , celui de S...de Bontour, du diocèse de Sens, venant de Saint Jacques en Galice et qui fut enterré dans l'église >>
-- en 1752, celui d'un bas-navarrais, de 70 ans environ .
Par contre, seuls depuis au moins 1650, le prieur et son vicaire concentrèrent toute leur activité dans le domaine spirituel
.Ayant ajouté aux bâtiments primitifs une église comprenant deux chapelles intérieures ( Saint- Bernard et Sainte-Croix ) ils reçurent de l'évêque  la juridiction d'une paroisse comprenant l'annexe de Biriatou ainsi que le quartier dit de Subernoa, prélevé sur la vaste paroisse d'Urrugne
et soulageant d'autant son église-mère.
L'Evêque, malheureusement, ne prit pas la précaution de délimiter très exactement cette nouvelle paroisse.
 Il en résulta une belle confusion, dont deux cents ans plus tard, Hendaye ne manqua pas  de tirer profit !
 Pour autant la paroisse Saint Vincent d'Urrugne conserva jusqu'en 1792 la coutume d'une procession annuelleà l'église de l'hôpital Saint- Jacques de Subernoa. c'était au temps des rogations et deux jours lui étaient consacrés.
 Le premier, ce sont les gens de Subernoa qui venaient en procession à leur ancienne église-mère; le lendemain, ceux d'Urrugne faisaient la procession inverse, toujours par le Pas-de-Béhobie ( trajet aller et retour environ 20 km ). La fatigue était grande, mais la communauté, généreuse, savait y apportait quelque soulagement !
De ce prieuré,de ce grand domaine du Moyen-Age, situé sur le bord de la Bidassoa , près du pont de Santiago, il ne reste plus que le bénitier conservé à l'église Saint Vincent                                             (F)
 et quelques pierres conservées à Priorenia
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Pour conclure citons une chanson guipuzcoane à propos du pèlerinage.
 En effet à la frontière franco-espagnole d’Irun il semble que l’on accueillait les pèlerins revenant de Saint-Jacques de Compostelle par un chant où les paroles espagnoles se mêlent aux paroles basques:

Pelegrino,pelegrino,
una limosnita
por amor de Dios.
Zingar, arraultze
bat ez bada bertze
bertze...
Pelegrinuac datoz Santiagotican,
Atea irequi beza, icusiagatican;
Chomin,jozac trompeta.
Pello, non duc conqueta?
Berdin baldic baciagoc
Ecarri beteta

<Pèlerin, pèlerin, l’aumône pour l’amour de Dieu. Jambon, oeufs sinon un, plusieurs, plusieurs...Les pèlerins viennent de Saint-Jacques; ouvrez la porte pour les voir.Chemin sonne trompette. Pierre, où est ta terrine? Si cela t’est égal apporte-la  pleine>                                                                       (F)

le passage vers Compostelle

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Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle  est un pèlerinage catholique, dont le but géographique est le tombeau légendaire de l'apôtre saint Jacques, , situé dans la crypte de la cathédrale -de-Compostelle en Galice
Mais c'est seulement après la prise de Grenade en 1492, sous le règne des Rois catholiques, Ferdinand d'Aragon et Isabelle la Catholique, que le pape Alexandre VI 1492 à 1503) a déclaré que Compostelle était, avec Rome et Jérusalem, le lieu d'un des “ trois grands pèlerinages de la Chrétienté ”.
Le mot “ tombeau ” a disparu des discours des deux derniers papes.
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Deux routes conduisaient de France en Espagne à travers les Pyrénées Occidentales : celle de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux et Pampelune et celle de Saint-Jean-de-Luz à Irun et Burgos par Santiago
. La première était la moins pénible ; c'était la voie naturelle de la traversée des Pyrénées. Les armées de Charlemagne et de Louis le Débonnaire l'empruntèrent au IXè siècle : on sait ce qu'il leur en coûta. A plus forte raison les pèlerins inoffensifs, proie facile pour les bandits qui infestaient le pays et pour les indigènes qui, bien qu'adonnés à la culture, n'avaient pas perdu l'habitude de détrousser les voyageurs, ne pouvaient s'y aventurer sans danger.
Beaucoup préféraient donc suivre le second itinéraire malgré les inconvénients qu'il présentait. De Saint-Jean-de-Luz à Santiago, la route passait à 500 mètres du bourg d'Urrugne, montait à Postaenea, un relai de poste, sans doute situé à la Croix des Bouquets, et, négligeant les lacets actuels de la descente sur Béhobie, atteignait la Bidassoa plus à l'ouest de ce bourg en dévalant la colline d'Aldapa.
 C'était le chemin suivi par les équipages et les courriers qui allaient de France en Castille et à Madrid. La chaussée était assez mal pavée, mais sans ornières. En hiver, par mauvais temps, les diligences avaient du mal à escalader ce que l'on appelait « la montagne de Béhobie ». Une diligence partait deux fois par semaine de Bayonne pour Madrid. Dans l'intervalle on devait louer des mules. Pour bénéficier de la poste et des relais, il fallait retenir sa place à l'avance et le prix était exorbitant : en 1722, le prix du voyage en poste de Paris à Hendaye était de 2.400 livres pour un fonctionnaire accompagné de deux valets, et autant pour le retour. Il ne faut pas oublier que la monnaie d'alors avait une toute autre valeur que notre  franc.

Les dégradations causées par l'eau au gué de Santiago obligèrent dans la suite à modifier l'itinéraire, On utilisa le Pas de Béhobie à proximité de l'île des Faisans et dès lors fut créé un nouveau tracé de route qui, au pied de la redoute Louis XIV, suivant à peu près le tracé actuel, rejoignait l'ancienne route à la Croix des Bouquets.
On passait la rivière dans un grand bac qui transportait voyageurs, bêtes de somme, carrosses et charrettes. Les droits étaient perçus avant l'embarquement. Le tarif n'empêchait pas les bateliers de rançonner les voyageurs, aussi bien d'un côté que de l'autre. Toutes les relations de voyage le constatent. Pour en finir avec les exigences des passeurs, le roi de Castille avait, dès 1525, ordonné la construction d'un pont, mais l'exécution ne suivit pas. En 1701 existait un pont de bois, traversant l'île des Faisans. Mais ce pont fut alternativement détruit et reconstruit au cours de chaque guerre. On le remplaça dans la seconde moitié du XVIIIè siècle par un pont en pierre qui fut lui-même détruit en 1813 par l'armée française battant en retraite. Les Anglais lui substituèrent des pontons. En 1823, à la suite du passage de l'armée du comte d'Artois, il fut refait en pierre et en bois et appelé « pont du duc d'Angoulême ». Le pont actuel a été construit en exécution du traité de 1856.
Quant au passage entre Hendaye et Fontarabie, enlevé aux habitants d'Hendaye qui n'avaient pas le moyen d'en assurer le trafic et concédé en 1634 à la maison d'Urtubie en reconnaissance des services qu'elle avait rendus au cours du siège de La Rochelle, il semble n'avoir été que peu utilisé malgré l'existence d'une assez bonne route qui, prolongeant la rue Agorette à Ciboure, suivait les falaises de Socoa jusqu'à Haïçabia, pour s'enfoncer ensuite dans les terres, et par Dorrondéguy, Errondonia et Chorrioenia atteindre Irandatz.
Les pèlerins n'étaient pas les seuls voyageurs passant par Santiago. Un courant d'affaires s'établit de très bonne heure entre le Labourd et le Guipuzcoa. Cette province basque espagnole, montagneuse et au sol pauvre, avait besoin de blé et de bétail qu'elle importait de France avec laquelle elle communiquait plus facilement qu'avec le reste de la Péninsule. En échange, elle fournissait du vin, du fer, du charbon et du bois. Le Guipuzcoa jouissait de tout temps de l'exemption des droits de douane et de la liberté du commerce, et de leur côté, les habitants du Labourd résistaient victorieusement aux tendances centralisatrices du pouvoir royal.                                              (OG)

Carte montrant les chemins contemporains en Europe pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle

L'endroit où les pélerins embarquaient pour accoster à quelques encablures en Espagne
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 Ce sera le début des grands itinéraires qui draineront tous les pèlerins des pays de l'Europe et de l'Angleterre

Plus tard ces cheminements en groupe se firent d'autan plus rares qu'à la suite d'abus ils furent interdits par les rois.
 Ne furent autorisés que les pélerins voyageant isolément, munis d'une attestation du curé de leur paroisse. C'est cette pièce qui nous a heureusement permis de connaître le point de départ de ceux d'entre eux qui vécurent leur dernière heure à Urrugne .
 Bien d'autres documents font ressortir la faveur dont jouissait notre route auprès les pélerins: des guides et des itinaires publiés à leur intention, des notes de voyage, des chansons, des cantiques spirituels et même des images d'Epinal.
 Le suprême tèmoignage demeure dans les pierres: sculptures dans nos lieux de prière, souvenr à l'état de ruines dans les hôstelleries et dans les hôpitaux qui jalonnaient les routes jacobites, marquant les gîtes d'étape desservis par les ordres hospitaliers ou religieux.
La route qui , fut la plus fréquentée est celle qui illustre au Moyen-Age le nom de Roncevaux.
De nombreuses et très sérieuses études l'ont mise en pleine lumière ainsi que le courant qui l'alimentait.
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 Mais ,avant elle, il y eut notre route, le première en date du milieu du X° s, elle fut un peu abandonnée dès le recul de la domination musulmane  et rendit celle de Roncevaux plus sûre , à partir du XII°
 Elle rentra toutefois dans le circuit normal de bien de pélerins. Normalement elle drainait les Bretons, les Normands,les Anglais, venus par la mer et qui après avoir débarqué à Soulac, en Gironde arrivaient à Bayonne par la route des lacs.
A Dax elle recueillait ceux, partis de Paris et Bordeaux, qui avaient choisi la route la moins accidentée en direction de Bayonne .De là tous avançaient vers Saint-jean-de-Luz (Donibane ) et Ciboure où de son hôpital il reste la Croix blanche.
 De même il était des pélerins, débouchant de Vézelay ou de Toulouse, que la vue des Pyrénées avait fait réfléchir, au fur et à mesure de leur approche et qui, finalement, avaient décidé de respecter leur majesté.
 Alors, sans s'avancer jusqu'à Ostabat, les uns, à Orthez ralliaient Bayonne. A tous Urrugne offrait trois points d'entrée en Espagne Béhobie, Hendaye -Zubernoa et Ibardin.

 

Puis à l'aide de gabarres, et avec l'aide de bateliers Hendayais, après un séjour à l' hôpital de Zubernoa,ils débarquaient  en terre encore Navarraise., à Irun d'ou commence la '' Voie Royale''
" nous fûmes bien étonnés quand nous fûmes à Sainte-Marie. Tous mes compagnons et moi dîrent adieu à la France jolie. Et en pleurant nous mîmes à dire : adieu les nobles fleurs de lys. En Espagne nous faut suivre. C’est un étrange pays ".

Le “ Chemin Français ”, itinéraire  fut établi au XIe siècle par le Roi Sanche le Grand de Navarre. Cette vague humaine de pèlerins que ce chemin canalisait était alimentée par une série d'affluents qui augmentaient son débit.
 L’un d’eux, sans doute l’un des plus importants de la Péninsule, passait par Irun. Le chemin de Gipuzcoa a pour point de départ Irun.
D'ailleurs cette voie fût empruntée depuis  la plus haute antiquité, vieille voie romaine dont les fouilles aux alentours de l'Eglise de Irun, ont révélé
d 'intéressants vestiges.

devraient pas en payer. Les péagers osent frapper des personnes à la recherche d'une quête spirituelle.
La perception du tribut est don exercée de manière injuste.
Les passeurs en chargeant les embarcations plus que cela n'est possible, mettent en péril la vie des voyageurs.
Alors que la religion chrétienne diffuse un message de paix et de charité, les péagers commettent tout ces abus, ce qui est intolérable pour l'Eglise, a fortiori que les pèlerins en sont les premières victimes.
 Nous nous sommes du Labourd et ce récit ne devrait pas nous concerner.
 Encore que - mais ceci est une légende - le bouche à oreille des anciens laisse entendre qu'à  Hendaye dans des temps trés reculés, la traversée de la Bidassoa se faisait de la manière suivante : les bagages étaient mis dans une barque, les pélerins dans une autre: la barque des bagages arrivait toujours à destination, celle des pélerins chavirait quelques fois. Je le répête ceçi ne peut être qu'une légende malveillante .
Dans le Guide du Pèlerin de St Jacques de Compostelle de 1139, Aymery Picaud décrit:

 "Puis près des ports de Cize on trouve le Pays des Basques qui possède une ville, Bayonne, sur le rivage, vers le septentrion
 Cette terre, à la langue barbare, est boisée, montueuse, dénuée de pain et de vin et de tous aliments corporels, mais, en revanche, on y trouve des pommes, du cidre et du lait ...
Ils sont féroces et la terre où ils habitent est aussi féroce, sylvestre et barbare; la férocité de leur visage et de même la barbarie de leur langue, épouvantent les coeurs de ceux qui les voient...(...)
Ils s'habillent vraiment mal et mangent et boivent mal.
 En effet, toute la famille d'un Navarrais, tant serviteur que maître, tant servante que maîtresse, a l'habitude de manger tous les aliments mélangés en une seule marmite, non avec des cuillères, mais avec les mains, et de boire à un même vase.
 Si tu les voyais manger, tu croirais voir manger des chiens ou des porcs.
 Si tu les entendais parler; tu te souviendrais de chiens aboyants.
En effet, ils ont une langue tout à fait barbare; (...)
 Ce peuple est un peuple barbare, différent de tous par ses coutumes et son essence, dénué de honte  , de teint noir; laid à voir, dépravé, pervers, perfide, dénué de bonne foi et corrompu, libidineux, ivrogne, savant en toutes violences, féroce et sauvage, mal honnête et réprouvé, impie et dur, cruel et querelleur, ignorant de tout ce qui est bon, savant en tous vices et iniquités, semblable en malice aux Gètes et aux Sarrasins, ennemi en tout de nos gens de France.
Pour un sou seulement, le Basque ou le Navarrais tue, s'il le peut, un Français. Dans certaines régions, soit en Biscaye et en Alava, quand les Navarrais se réchauffent, l'homme montre à la femme, et
la femme à l'homme, leurs parties honteuses. Les Navarrais usent même de la fornication incestueuse avec leurs bestiaux; on dit en effet que le Navarrais suspend au postérieur de sa mule et de sa jument un cadenas, afin que nul autre n'y parvienne. !

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LES FORS
Le for est un texte constitutionnel négocié entre les petits États basques et leur nouveau roi. Quand les Romains s'installèrent en 194 avant J.C. dans l'actuel Pays basque, les fors étaient faits verbalement, et les libertés des Basques étaient assurées.
Il fallut attendre 1155 pour que les premiers fors soient écrits et signés en Navarre.. D'ailleurs aujourd'hui, dans le nom de la Communauté forale de Navarre, l'adjectif forale vient de For.
 Les fors protégeaient la population basque des empiètements des seigneurs et des rois contre la liberté du peuple. Quand ils accédaient au trône, ils devaient s'engager par serment à respecter ces fors; ce n'est qu'ensuite qu'ils étaient reconnus par les représentants des provinces basques. Les fors des provinces basques avaient une force juridique supérieure aux édits royaux.
 Si une loi adoptée était en contradiction avec le for provincial, l'assemblée apposait la formule: "se obedece pero no se cumple", c'est-à-dire, "nous obéissons mais nous n'appliquerons pas". Cette formule garantissait la liberté des communautés basques vis à vis des rois de France ou de Castille. Elle établissait dans les fait un statut d'union entre égaux. Ces libertés furent détruites en France lors de la nuit du 4 août 1789.
 En Espagne, dans les faits, ces libertés furent sapées dans leurs fondement quand la loi de 1839 établit que les fors des provinces basques étaient conservées, pour autant qu'elles ne portaient pas atteinte à la Constitution espagnole. Les fors étaient alors réduits à une simple règle, modifiable à volonté par les autorités espagnoles.
Droit espagnol
Les fors locaux ou municipaux correspondaient à l'ensemble des statuts juridiques suivants:les coutumes de chaque localité,les privilèges octroyés par les rois,l'ensemble des dispositions qui protégeaient la noblesse, le clergé, et la vassalité d'une zone.
Il s'agissait d'un pacte solennel entre les peuples et le roi, et aussi, par extension les lois qui régissait telle ou telle contrée ou localité. Ils furent abrogés par Philippe V au début du XVIII ème siècle par le biais des décrets de Nueva Planta.                                                          M.Lafourcade

 

 

 

 

 

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